Europe : Cultiver son jardin pourrait devenir un acte criminel

Avoir un potager pourrait bientôt devenir un acte répréhensible. Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales). En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Nous voulons rester libres de manger ce que nous voulons et ce que nous cultivons et libres de cultiver les variétés anciennes.” Ces mots sont ceux de Damien qui rappele qu’une marche pacifique mondiale a eu lieu ce samedi 25 mai contre ‘Monsanto’.[...]

Monsanto est un géant américain producteur de semences génétiquement modifiées. Pour les militants d’aujourd’hui, il s’agit principalement de dénoncer une nouvelle loi proposée par la Commission européenne qui veut rendre illégal le fait de faire pousser, de reproduire ou de vendre des semences de végétaux qui n’ont pas été testées, approuvées et acceptées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales).

Bref, les jardiniers qui cultivent leurs propres plantes à partir de graines non réglementées pourraient un jour être considérés comme des criminels en vertu de cette loi.
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États-Unis : Auto-suffisance en climat nordique

Ben Falk est un designer en permaculture établi à Moretown, dans le Vermont. Dans cette vidéo, il nous parle de la vie relativement auto-suffisante qu’il mène, et des systèmes qu’il utilise pour s’adapter au climat hivernal.

Il explique le fonctionnement de son poêle à bois, qui produit toute son eau chaude “gratuite”, et du système de chauffage au compost qui réchauffe sa serre. Il parle aussi de l’importance de la relation avec notre environnement, et des bienfaits du jardinage.

Via l’excellent blog Au Bout de la Route

Au temps des Jardins ouvriers

C’est à la fin du XIXe siècle que l’abbé Jules Lemire, originaire d’Hazebrouck, lance les jardins ouvriers en France. Il y en aura jusqu’à 32.000 dans la seule ville de Roubaix !

L’abbé Lemire fonde en 1896 la Ligue française du Coin de Terre et du Foyer, dont est issue la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs.

Il en est persuadé : « Les jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un certain ordre social : s’ils permettent aux ouvriers d’échapper à leur taudis en profitant d’un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales ».

Une conférence sur les jardins ouvriers est donnée à Roubaix en 1898 par l’abbé Lemire, qui entraîne rapidement les premières initiatives. L’abbé Beuscart lance la première opération des jardins ouvriers, que l’abbé Podvin poursuivra en fondant ceux de l’Institut populaire de l’Epeule en 1902. Charles Droulers, industriel et poète, préside les Jardins Populaires fondés en 1906. Il sera le secrétaire rapporteur des congrès d’après-guerre de la Ligue du coin de terre et du foyer. Une autre oeuvre, les jardins du Progrès, est fondée en 1909.

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Europe : Des villages alternatifs contre la crise

Espagne : Marinaleda, un village en utopie

Alors que l’Espagne bat des records de chômage et d’expulsions, à Marinaleda, le chômage est à moins de 5% et tous les habitants sont propriétaires de leur logement contre un remboursement de quinze euros par mois. A la tête de ce village d’irréductibles, un maire qui est en train de devenir un exemple de rébellion pour des milliers d’Espagnols.

Allemagne : L’éco-village Sieben Linden

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Australie : Les villes organisent leur survie alimentaire

Les petits jardins citadins et autres potagers de poche ont la cote dans les banlieues australiennes. Mais suffiront-ils pour répondre aux besoins des villes en cas de crise alimentaire?

Sans changement radical imposé d’ici 2030, 30 millions de citadins seront dépendants d’une chaîne d’avions et de camions pour leur survie alimentaire, à la merci du moindre choc pétrolier. Certains ont décidé de ne pas attendre que les gouvernements réagissent, comme Michael Mobbs, dans la banlieue de Chippendale à Sydney.

Michael Mobbs vit dans une maison qui économise environ 100.000 litres d’eau par an. Mais le régime moyen d’un Australien implique le même volume utilisé pour la nourriture consommée en 10 jours. Pour résoudre le problème, il a décidé d’acheter local et de produire une partie de son alimentation, malgré le fait de vivre en hyper-centre.

Heureusement pour lui, ses voisins ont répondu à l’appel et l’ont aidé à transformer le quartier en potager. Dans sa banlieue, ils ont planté 200 arbres fruitiers et plantes sur 32 hectares, et ce n’est qu’un début.
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Un jardin qui bouleverse toute les règles de l’agronomie

Philippe cultive des légumes dont certains sont géants (pomme de terre de 500 grammes, brocolis de 2 mètres de haut, des choux fleurs de 40 cm de diamètre, des betteraves et radis de 5 kg, des panais de 40 cm de long).

Et tout cela : dans pratiquement 100% de résineux, sans travail du sol, sans arrosage, sans traitement, sans engrais, sans semis (pour certains légumes, tomate, pomme de terre, courge, salade).

Son secret: la combinaison de l’électro-culture et des buttes à humus avec 40 ans de tests.

“Pourquoi je suis redevenue paysanne”

Perrine Hervé-Gruyer vit comme elle respire, au grand air, les mains dans les champs. Elle vient nous parler d’agriculture et de jardin, de pensée systémique et de permaculture.

Après un parcours de juriste internationale, Perrine Hervé-Gruyer crée, avec son mari Charles, la Ferme biologique du Bec Hellouin (Eure), en 2003. Paysanne, spécialiste de permaculture, Perrine a largement dépassé son objectif premier qui était de nourrir leurs quatre filles avec des produits sains, issus du travail de leurs mains.

Selon elle, chacun de nous a un jardin à cultiver.

Reportage sur ‘AMAP qui diffuse les produits de “La ferme du Bec Hellouin”
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