La région Centre : Un concentré de raffinement et de verdure

En Touraine, Xavier le maraîcher est le chantre de la biodiversité végétale et alimentaire, qu’il célèbre jour après jour dans son “champ de pagaille”, où il cultive des plantes aux goûts surprenants.

Les jardins font la ville

Le jardin est-il juste une alternative à la ville ou est-il en résistance, en dissidence au sein de l’urbain? Comment l’”espace vert” construit-il le paysage citadin? Une mise en perspective de l’histoire du jardin public permet de mieux appréhender le travail des paysagistes. Comment l’espace privé devient-il paysage public ? Comment le jardin public est-il conçu comme lieu intégrant, consacré à ceux qui viendront en jouir ?

En France, en Allemagne et en Espagne, le film s’attache à montrer des lieux emblématiques où les paysagistes Michel Péna, Gilles Clément, Pascal Cribier et Peter Latz confrontent leur approche à la réflexion d’urbanistes comme Olivier Mongin et François Barré. Séduction “Le jardin a une place à tenir en tant que ‘mi-lieu’ entre le privé et le public, ce ‘public’ de l’espace public démocratique où je ne suis plus anonyme puisque je délibère.

Dans un jardin, je peux rester anonyme si je le désire, mais c’est un lieu de frottement, de séduction. Les jardins sont le pendant des fameux passages si bien décrits par Walter Benjamin, mais en grand et non couvert. Ou couvert par les arbres : c’est une petite forêt urbaine, pourrait-on dire. Le jardin, c’est cela : une espèce de monument revalorisé comme tel, dans une période où notre problème est de retrouver le lien entre la nature et la culture, le public et le privé.

Paris : Des chefs cuisiniers adeptes des jardins sur les toits

En plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Je trouve que c’est un outil formidable pour la créativité et puis justement pour éviter d’être dans une routine quotidienne de faire les mêmes menus, les mêmes plat. Tous les jours, ça change, en fonction des semaines et des saisons“, explique Ogier Pottiez, chef en second au “Frame”, restaurant de l’hôtel Pullman Eiffel.

Dans son micro-jardin, Joseph produit 300 kilos de légumes

Pour rentabiliser chaque mètre carré de son petit jardin, Joseph a multiplié les astuces. Il a réussi à y caser un potager, un verger, une mare, une serre et à y faire pousser une centaine de fruits et légumes différents.

(Légumes récoltés dans le jardin de Joseph en 2014)

Un coin de gazon, quelques rangs de légumes, une petite serre. Vu de la rue, on pourrait croire qu’on passe devant un jardin comme un autre, cultivé depuis quelques décennies par un gentil papi consciencieux. On aurait tout faux.

Joseph Chauffrey et sa compagne ont emménagé à Sotteville-lès-Rouen – à quelques minutes en métro du centre-ville de Rouen (Seine-Maritime) – il y a quatre ans. A l’époque, ils étaient presque néophytes et une bonne partie du jardin actuel était bitumée.

Depuis, cet espace de 150 m² est devenu un micro-jardin hyper-productif.

On y trouve un potager de 25 m2, un verger de 10 m2 mais aussi une mare et une serre minuscules.

En 2014, 252 kilos de plus d’une centaine de fruits et légumes différents ont été récoltés ici.
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Belgique : La jungle étroite

L’association mouscronnoise « Fraternités ouvrières », aujourd’hui, ce sont des ateliers gratuits de taille et de greffage, un jardin-verger édénique et un grainier aux six mille variétés de semences. Son porte-parole et sa cheville ouvrière se nomme Gilbert Cardon. Tous les permaculteurs du nord de la France et de Belgique, tous ceux et celles qui veulent lier social et jardinage passent par chez lui, pour se frotter à sa parole roborative et à son jardin luxuriant.

Ancien syndicaliste de combat, Gilbert Cardon est un des piliers de l’association « Fraternités ouvrières », située à Mouscron. Il y assure la permanence hebdomadaire, où il ne manque jamais d’envoyer les visiteurs se perdre dans son jardin-verger expérimental, sorte de dédale vivrier et luxuriant, et y dispense gratuitement des cours de jardinage, en initiation aux autres règnes du vivant. Tantôt encore il y expose les conditions de réalisation de l’immense grainier occupant la salle polyvalente, nécessairement collectives.

Des jardiniers curieux y affluent pour l’offre inouïe en semences à prix risible et pour la richesse horticole de cette jungle enclavée au cœur d’une cité post-industrielle.

Cet oasis n’en est pas un, puisque Gilbert veille à maintenir un contact polémique avec le social. Et c’est tout naturellement que Benjamin Hennot, pour son premier film, explore les différents genres de relations cultivées autour de ce verger, les mondes qui s’y côtoient au détour d’un cours de taille d’été, d’un atelier d’ensachage hivernal ou encore de la distribution annuelle d’arbres fruitiers qui envahissent l’espace public.

Belgique : Dans cette forêt, tout est comestible

Dans leur jardin de Mouscron, en Belgique, Josine et Gilbert Cardon ont créé une forêt bio et comestible de 1.800 m2. L’histoire d’un « délire » qui a marché et qu’on peut visiter le jeudi après-midi.

Le sol est couvert de feuilles et de branches. La canopée qui intercepte les rayons du soleil laisse passer une lumière diffuse et apaisante. Ici, il fait bon se balader, à condition de faire un peu attention à là où l’on met les pieds et d’avoir une carte pour ne pas se perdre. Bref, c’est une véritable forêt. Sauf que tout ce qui pousse là se mange.

Dans ce jardin de 1.800 m2 trônent pas moins de 2.000 variétés d’arbres, du néflier du Japon aux figuiers en passant par les pommiers, pêchers et nashis. Sur ces arbres grimpent en prime des mûriers, des groseilles ou des ronces sans épines, tandis qu’au sol rampent plusieurs milliers d’espèces de plantes comestibles. L’ail des ours, par exemple, forme par endroit un véritable tapis et parfume tout le jardin.

Quand vient l’été, on peut donc cueillir ici plusieurs kilos de fruits et légumes très différents sans même bouger les pieds.
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Le buis est en danger

Les jardins à la française sont-ils en danger ? Depuis quelques années, une mystérieuse maladie ronge le buis, véritable star de ces parcs. L’arbuste est aujourd’hui menacé par deux fléaux : un champignon microscopique, le volutella, et la pyrale du buis, un papillon dont la chenille dévore les feuilles.

Espagne : Rêves de jardins

Roses anciennes ou fleurs exotiques, arbres remarquables ou plantes aromatiques, entrez dans les jardins qui font rêver.

Dans l’enceinte de la vieille ville de Cordoue, un concours désigne chaque année le patio le plus agréablement fleuri. Isabel Navajas et son mari Pedro y participent et nous font partager leur passion du jardinage.

Paris : Des chefs cuisiniers plantent leurs potagers… sur les toits !

Au pied de la Tour Eiffel, les abeilles butinent entre fraisiers et plants de tomate: en plein Paris, des chefs cuisiniers séduits par la mode du “consommer local” se lancent dans l’installation de potagers sur les toits.

Ogier Pottiez, deuxième de cuisine du restaurant «Frame», rattaché à l’hôtel Pullmann-Tour Eiffel dans l’ouest de Paris, remplit un panier de mesclun, fraises et fleurs mauves de ciboulette au goût d’ail, qu’il cueille dans un jardin planté sur le toit des cuisines.

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“Pourquoi je suis redevenue paysanne”

Perrine Hervé-Gruyer vit comme elle respire, au grand air, les mains dans les champs. Elle vient nous parler d’agriculture et de jardin, de pensée systémique et de permaculture.

Après un parcours de juriste internationale, Perrine Hervé-Gruyer crée, avec son mari Charles, la Ferme biologique du Bec Hellouin (Eure), en 2003. Paysanne, spécialiste de permaculture, Perrine a largement dépassé son objectif premier qui était de nourrir leurs quatre filles avec des produits sains, issus du travail de leurs mains.

Selon elle, chacun de nous a un jardin à cultiver.

Reportage sur ‘AMAP qui diffuse les produits de “La ferme du Bec Hellouin”
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Insectes auxiliaires, les alliés du jardin

Nombre d’insectes sont les amis du jardinier. Ce sont des “auxiliaires”, qui aideront à réguler les populations de ravageurs et polliniseront vos fleurs et légumes. Et tout ça, gratuitement et écologiquement !

La Chrysope

Toute frêle et habillée d’une belle robe vert vif qui vire au rose ou au brun à l’automne quand elle cherche à se réfugier dans les bâtiments pour passer l’hiver, la chrysope mérite bien son nom populaire de demoiselle aux yeux d’or.

Mais les entomologistes du XVIIIe siècle l’avait surnommée à juste titre le ”lion des pucerons” : à la belle saison, la larve et l’adulte en dévorent des centaines pour se nourrir. Pas étonnant que la chrysope soit élevée en masse et vendue pour protéger les cultures sous serre.

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Potagers de Marcoussis (91) : Une initiative solidaire

Au sein des potagers de Marcoussis, des personnes en grande difficulté cultivent onze hectares de terre. L’initiative existe maintenant depuis 15 ans et a fait ses preuves. Toutes les personnes qui y sont passées ont retrouvé un emploi durable.

Ici, on apprend à cultiver bio, avec des maraîchers professionnels. “Il faut être très patient, il faut réexpliquer, parfois ça rend un peu fou“, témoigne la cultivatrice Hélène Daillet.

Les apprentis travaillent 26 heures par semaine pour 850 euros net par mois. Le contrat dure un an et demi. Une stabilité qui permet de construire un avenir. Tous les quinze jours, ils ont d’ailleurs rendez-vous avec la chargée d’insertion pour définir un projet professionnel

Iran : Les jardins suspendus de Babylone

Babylone est réputée pour avoir été l’une des plus belles villes antiques jamais bâties. Située au milieu du désert, elle possédait jadis des murailles impressionnantes et a notamment abrité des jardins suspendus qui sont considérés comme la seconde merveille du monde.

Les recherches d’un archéologue allemand au début du XXe siècle les situent dans le sud de la ville. Une autre théorie les placerait dans la ville assyrienne de Ninive, conquise par les Babyloniens avec l’alliance des Mèdes.

Cet édifice fut construit au VI° siècle avant Jésus Christ par le roi de Perse, Nabuchodonosor II, qui régnait alors à Babylone (dans l’Irak actuel.). Ce dernier fit construire les jardins suspendus pour rappeler à son épouse, Amytis, la végétation des montagnes de son pays d’origine (la Médie, une région se trouvant aujourd’hui en Iran.).

Selon d’autres sources, se rapprochant plus de la légende que de la réalité, les jardins auraient été construits par la reine Sémiramis, épouse de Ninus, roi de Ninive. Il se pourrait, selon une nouvelle hypothèse, que les Grecs aient confondus Babylone et Ninive, cette dernière étant la capitale de l’Empire assyrien, qui précéda l’Empire perse.

Hauts de 23 à 92 mètres, les Jardins de Babylone étaient composés de plusieurs étages en terrasses, reliés par un grand escalier de marbre. L’édifice était soutenu par des voûtes et des piliers de brique. L’eau était ramenée de l’Euphrate, et remontait jusqu’au étages à l’aide d’un savant montage hydraulique.

Permaculture : Forêt comestible pour auto-suffisance alimentaire

Juan Anton Mora, 78 ans, va courir 40 minutes plusieurs fois par semaine. Il organise chez lui des réunions de plusieurs jours avec des dizaines de personnes. “Chacun apporte son sac de couchage et on se débrouille“, explique-t-il.

Y-a-t-il besoin de le dire : Juan Anton a une forme impressionnante ! Comment fait-il ? Une vie saine et son envie de changer le monde doivent avoir leur rôle à jouer. Car oui, chacune de ses actions a pour but de “changer le monde” ou pour être plus précis, combattre la faim dans le monde. Rien de moins.

La société devrait être basée sur deux piliers : le “travail” (ce que nous savons faire et qui participe à la société) et la production de sa nourriture. De cette manière, quoi qu’il se passe, si nous n’avons plus de travail, nous aurons toujours de quoi manger. Il faut que tout le monde puisse manger. Et comme la nourriture vient de la terre, produisons nous-même notre propre nourriture !

Tant que nous ne dépendrons que d’un contrat salarié, notre sécurité ne tiendra qu’à un fil.

Et tout cela ne s’arrête pas à un beau discours. Juan Anton met en pratique ces conseils et il va même plus loin: il expérimente toutes les manières possibles de faciliter le travail de la terre.

Gagner en indépendance alimentaire n’est pas seulement une sécurité, c’est aussi une manière de regagner une certaine liberté dans une société où nous n’avons plus le choix (de rien).

Il faut appeler les choses par leur nom !

Quand on rentre dans une boulangerie et que le boulanger ne peut pas nous dire d’où vient sa farine, quand le marché est contrôlé par les transgéniques et que nous n’avons pas le choix de ce que nous achetons, c’est une dictature.

Quand on élit des personnes qui passent leur temps à nous mentir et qui font le contraire de ce qu’elles disent, c’est une dictature.

Il faut trouver la manière de faire les choses par nous-même. Il faut apprendre à cultiver, produire des aliments sains, établir une relation commerciale ou d’échanges de produits que nous faisons nous-même.

Une forêt comestible pour nous nourrir sans effort
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Troquer des graines pour préserver la biodiversité du potager

Grainothèques et bourses aux semences permettent aux particuliers de se réapproprier leur patrimoine. « En moins de 100 ans, 95 % des variétés de choux, 91 % de variétés de maïs, 94 % de variétés de pois et 81 % de variétés de tomates ont disparu aux États-Unis », explique Dr Stephen Kampelmann, économiste à l’ULB et au Centre d’écologie urbaine.

« Semences à partager. Prenez et déposez librement les graines qui vous plaisent ». C’est en ces mots que s’annonce l’intention de la boîte en carton déposée à proximité d’ouvrages de jardinage de la bibliothèque de Waimes. « Les graines contiennent de l’information, ouvrent à la réflexion, se partagent comme un livre ou une photo et passent de main en main. Elles ont dès lors toute leur place au milieu des livres », explique Roseline Lemaire, responsable de l’établissement qui se veut en transition. Cette initiative d’emprunt gratuit de graines en tout genre vient de France, où en moins d’une année, elle a conquis 60 bibliothèques municipales.

Pourquoi inciter les particuliers à troquer les graines qu’ils cultivent dans leur jardin ? La réponse vient tout droit de Sébastien Wittevert, le fondateur de l’initiative, ancien cadre en finances de marché reconverti dans le maraîchage, « pour nous interroger sur notre héritage semencier en péril et défendre la biodiversité ». L’érosion de cette dernière est majeure. Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), en un siècle, l’humanité aurait perdu 75 % de la diversité génétique cultivée.

En outre « 75 % de l’alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales. Près de 60 % des calories et protéines végétales consommées par l’humanité ne proviennent que de 3 céréales : le riz, le maïs et le blé ». Et d’ajouter, « depuis quelques années, on assiste à une terrible standardisation génétique des plantes ». Les légumes produits dans l’Union européenne seraient issus à plus de 70 % de semences hybrides, « rendant les producteurs très dépendants des multinationales agroalimentaires. »
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Jardins : Au plus près de l’Eden

Goethe ne tarissait pas d’éloges sur le royaume des jardins de Dessau-Wörlitz, au bord de l’Elbe à 50 kilomètres au nord de Leipzig. Ce jardin , le premier d’inspiration anglaise en Europe continentale, en a inspiré bien d’autres par la suite, de France jusqu’en Russie. Une promenade en compagnie de l’écrivain Wladimir Kaminer.

Cuba : Comment l’île s’est convertie au bio

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !

1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides.

Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

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L’ortie : Vers un jardin sauvage

Comme inquiets de son succès, les pouvoirs publics décident d’encadrer l’usage du « purin d’ortie », législation à l’appui. Se déclenche alors une véritable « guerre de l’ortie », lutte emblématique contre la marchandisation du vivant.


Scientifiques, agriculteurs, paysagistes, ethnologues, nous font redécouvrir l’ortie depuis les versants pyrénéens, jusqu’aux forêts pluviales australiennes, en passant par les allées du Château de Versailles ou les laboratoires du Kew Garden de Londres.

Devenue un symbole de liberté, de défiance face aux lobbies de l’agrochimie, l’ortie interroge notre rapport à la nature sauvage, nous invite à une relation harmonieuse à la biodiversité.

Avec les interventions d’Alain Baraton, jardinier en chef du château de Versailles, Bernard Bertrand, paysan, éditeur, Claude et Lydia Bourguignon, ingénieurs agronomes, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, François de Conti, viticulteur, François Couplan, ethnobotaniste,  Francis Hallé, botaniste,  Pr Monique Simmonds, biologiste – Kew Gardens, Londres (Royaume-Uni) et Jacques Thierry, chef cuisinier.

Incroyables Comestibles : Rencontre avec François Rouillay

François Rouillay est le coordinateur national d’Incroyables Comestibles, un mouvement citoyen né en Grande-Bretagne.

« J’avais lu sur Internet un article qui racontait comment Todmorden (dans le Yorkshire) une ville de 15.000 habitants au taux de chômage vertigineux avait su retrouver un dynamisme. Simplement en mettant en place un mouvement d’échanges locaux de produits bio. J’ai voulu y aller pour me rendre compte par moi-même. »

Là-bas, il fait la connaissance de Mary Clear et Pam Warhust, deux quinquagénaires, travailleuses sociales au chômage. Elles lui font découvrir les centaines de bacs food to share (« nourriture à partager ») installés devant les habitations, la caserne de pompiers, l’école, le commissariat, l’hôpital… Comme « il n’y a rien à voler puisque c’est gratuit », un cercle vertueux semble même s’être créé avec un recul de l’incivilité et de la délinquance.

Les agriculteurs bio s’installent, et les touristes viennent en car. Désormais, 83 % des achats de nourriture de Todmorden sont des produits locaux. « L’autosuffisance alimentaire est en marche », affirme, un rien lyrique, François Rouillay qui croit à la multiplication des… citrouilles.

Nanterre (92) : Festival EcoZone pour l’agriculture urbaine

Le festival EcoZone ouvre ses portes. Du 12 au 18 mai, des animations autour de l’écologie seront proposées dans toute la ville de Nanterre. Conférences, débats, expositions, découvertes des plantes… tels seront les rendez-vous de cette 5e édition qui a pour thème l’agriculture urbaine.

Lydia et Claude Bourguignon sont deux grands biologistes français. Ils militent pour une agriculture biologique, sans pesticides. Selon eux c’est possible, notamment en cultivant des choses simples et en remplaçant les pesticides par des produits naturels. Ils donneront une conférence à l’Agora de Nanterre, lundi 12 mai à 19h, pour le lancement du festival EcoZone.

(Merci à Martine)

Merveilleux jardin

Partie 1: Le réveil du printemps

À la découverte du foisonnant microcosme d’un jardin au solstice de printemps. À peine la neige a-t-elle fondu que fleurit l’hamamélis, suivi des jonquilles, crocus bleus et scilles, tandis que surgissent d’innombrables animaux — belettes, écureuils, abeilles, merles… Un incroyable écosystème, peuplé de centaines d’espèces vivant en symbiose, où tout se recycle.

Partie 2: Le temps de la cueillette
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Permaculture : Concevoir un jardin pour nourrir une famille de 4 personnes

Dans ces vidéos, Christophe Köppel, de l’association Brin de paille, explique le fonctionnement d’un jardin cultivé avec les techniques de la permaculture, dans le quartier de Koenigshoffen à Strasbourg. Il présente toutes les informations importantes permettant de couvrir les besoins alimentaires d’une famille de 4 personnes en faisant attention à votre terre.

Partie 1:

Partie 2:
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Mode d’emploi de l’autonomie

(…) L’idée qui tourne beaucoup sur internet en ce moment, c’est l’idée de l’autonomie. Le principe est que comme nous n’avons aucun pouvoir pour faire changer le système, alors nous pouvons nous en passer tout simplement, et ne plus le financer.

http://www.heol2.org/maison3e/images/6maison3eavantcouverture.jpg

Sans consommateurs, le système n’existe plus. Les plus optimistes se disent même que si ça marche pour eux, ça va inciter beaucoup de gens qui n’avaient pas eu le courage de le faire ou qui n’en avaient pas eu l’idée à passer à l’acte, et de toute façon, d’après certains autres, ce système n’en a plus pour longtemps.

Bon, on n’en est pas encore là. Pour l’instant je vais essayer de rassembler dans un article tout ce qui pourrait aider ceux qui sont prêts à se lancer. Une sorte de petite encyclopédie des autonomistes pour les gens qui n’ont pas beaucoup d’argent sous le matelas (l’article est un peu long, mais il y a beaucoup de choses à dire). Bien sûr, je ne connais pas tout, et si vous avez des infos à ce sujet, envoyez-les ! C’est important pour nous de réapprendre les anciennes techniques de construction, et pourquoi pas, les mélanger avec des nouvelles tant que c’est encore possible.

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Italie : Potagers didactiques, quid est ?

Des livres, des cahiers mais également des graines, des outils et des tabliers spéciaux: les cartables des enfants d’aujourd’hui contiennent toute sorte d’objets pour se salir les mains avec de la terre.

Même au niveau des maternelles, les établissements scolaires sont en effet de plus en plus nombreux à proposer des activités de jardinage, transformant un bout de terrain en une classe à ciel ouvert.

Ici, les enfants apprennent à reconnaître les plantes vertes, à semer des graines et à les voir se transformer graduellement en plantes, à observer la nature, ses rythmes lents et parfaits ainsi que le cycle des saisons puis à récolter les fruits de ce travail.

L’activité manuelle des jardins potagers pour enfants stimule en effet leur goût de l‘expérience, les incite à développer de nouvelles compétences et habitudes, les invite à découvrir le monde des plantes, à faire des expériences concrètes sur le terrain, à se détendre tout en s’instruisant. Et à travailler en groupe, avec des enfants d’horizons variés.
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Blythe Masters commenté par Pierre jovanovic

« Tout ce que je vous avais annoncé sur l’avenir de Blythe s’est passé, plus vite même que je ne l’avais envisagé. Dans cette vidéo, je montre comment les destins, aussi lointains soient-ils dans le temps, finissent par se croiser… comme celui de Louis XIV et d’André Le Nôtre.

Son jardin est un pur joyau, s’offrant aux yeux de toutes les générations présentes et futures. Au moins, la dette gérée par Colbert a vraiment servi à quelque chose… mieux: elle a été transformée en une merveille du monde. Blythe Masters, elle, ne nous léguera que le Grand Crash grâce aux équations du cœur brisé.

Et aussi puissante et riche soit-elle, la reine des banquiers ne laissera pas de parc à son nom, ni de château majestueux, juste un océan d’amertume sur lequel flottent déjà des “cœurs brisés” par millions… »

Pierre Rabhi : Au nom de la Terre

Pierre Rabhi est paysan, écrivain et penseur. Il est l’un des pionniers de l’agro-écologie en France. Amoureux de la Terre nourricière, engagé depuis quarante ans au service de l’Homme et de la Nature, il appelle aujourd’hui à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où « une sobriété heureuse » se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines.

Partie 1 :

Partie 2 :

Europe : Cultiver son jardin pourrait devenir un acte criminel

Avoir un potager pourrait bientôt devenir un acte répréhensible. Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales). En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Nous voulons rester libres de manger ce que nous voulons et ce que nous cultivons et libres de cultiver les variétés anciennes.” Ces mots sont ceux de Damien qui rappele qu’une marche pacifique mondiale a eu lieu ce samedi 25 mai contre ‘Monsanto’.[...]

Monsanto est un géant américain producteur de semences génétiquement modifiées. Pour les militants d’aujourd’hui, il s’agit principalement de dénoncer une nouvelle loi proposée par la Commission européenne qui veut rendre illégal le fait de faire pousser, de reproduire ou de vendre des semences de végétaux qui n’ont pas été testées, approuvées et acceptées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales).

Bref, les jardiniers qui cultivent leurs propres plantes à partir de graines non réglementées pourraient un jour être considérés comme des criminels en vertu de cette loi.
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États-Unis : Auto-suffisance en climat nordique

Ben Falk est un designer en permaculture établi à Moretown, dans le Vermont. Dans cette vidéo, il nous parle de la vie relativement auto-suffisante qu’il mène, et des systèmes qu’il utilise pour s’adapter au climat hivernal.

Il explique le fonctionnement de son poêle à bois, qui produit toute son eau chaude “gratuite”, et du système de chauffage au compost qui réchauffe sa serre. Il parle aussi de l’importance de la relation avec notre environnement, et des bienfaits du jardinage.

Via l’excellent blog Au Bout de la Route

Au temps des Jardins ouvriers

C’est à la fin du XIXe siècle que l’abbé Jules Lemire, originaire d’Hazebrouck, lance les jardins ouvriers en France. Il y en aura jusqu’à 32.000 dans la seule ville de Roubaix !

L’abbé Lemire fonde en 1896 la Ligue française du Coin de Terre et du Foyer, dont est issue la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs.

Il en est persuadé : « Les jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un certain ordre social : s’ils permettent aux ouvriers d’échapper à leur taudis en profitant d’un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales ».

Une conférence sur les jardins ouvriers est donnée à Roubaix en 1898 par l’abbé Lemire, qui entraîne rapidement les premières initiatives. L’abbé Beuscart lance la première opération des jardins ouvriers, que l’abbé Podvin poursuivra en fondant ceux de l’Institut populaire de l’Epeule en 1902. Charles Droulers, industriel et poète, préside les Jardins Populaires fondés en 1906. Il sera le secrétaire rapporteur des congrès d’après-guerre de la Ligue du coin de terre et du foyer. Une autre oeuvre, les jardins du Progrès, est fondée en 1909.

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Europe : Des villages alternatifs contre la crise

Espagne : Marinaleda, un village en utopie

Alors que l’Espagne bat des records de chômage et d’expulsions, à Marinaleda, le chômage est à moins de 5% et tous les habitants sont propriétaires de leur logement contre un remboursement de quinze euros par mois. A la tête de ce village d’irréductibles, un maire qui est en train de devenir un exemple de rébellion pour des milliers d’Espagnols.

Allemagne : L’éco-village Sieben Linden

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Australie : Les villes organisent leur survie alimentaire

Les petits jardins citadins et autres potagers de poche ont la cote dans les banlieues australiennes. Mais suffiront-ils pour répondre aux besoins des villes en cas de crise alimentaire?

Sans changement radical imposé d’ici 2030, 30 millions de citadins seront dépendants d’une chaîne d’avions et de camions pour leur survie alimentaire, à la merci du moindre choc pétrolier. Certains ont décidé de ne pas attendre que les gouvernements réagissent, comme Michael Mobbs, dans la banlieue de Chippendale à Sydney.

Michael Mobbs vit dans une maison qui économise environ 100.000 litres d’eau par an. Mais le régime moyen d’un Australien implique le même volume utilisé pour la nourriture consommée en 10 jours. Pour résoudre le problème, il a décidé d’acheter local et de produire une partie de son alimentation, malgré le fait de vivre en hyper-centre.

Heureusement pour lui, ses voisins ont répondu à l’appel et l’ont aidé à transformer le quartier en potager. Dans sa banlieue, ils ont planté 200 arbres fruitiers et plantes sur 32 hectares, et ce n’est qu’un début.
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Un jardin qui bouleverse toute les règles de l’agronomie

Philippe cultive des légumes dont certains sont géants (pomme de terre de 500 grammes, brocolis de 2 mètres de haut, des choux fleurs de 40 cm de diamètre, des betteraves et radis de 5 kg, des panais de 40 cm de long).

Et tout cela : dans pratiquement 100% de résineux, sans travail du sol, sans arrosage, sans traitement, sans engrais, sans semis (pour certains légumes, tomate, pomme de terre, courge, salade).

Son secret: la combinaison de l’électro-culture et des buttes à humus avec 40 ans de tests.