Touristes étrangers, visiteurs express

La France attire un nombre considérable de touristes, mais ces derniers ne font souvent que passer dans notre pays. Les raisons de ces visites en coup de vent existent bel et bien: sites parcourus au pas de charge, pénurie de chambres d’hôtel, hégémonie parisienne…

Les châteaux de la Loire ne désemplissent pas, mais à Chenonceau, par exemple, le village distant de 50 mètres et ses restaurants restent déserts. Les visiteurs étrangers se risquent rarement hors des sentiers battus.

D’autres régions sont devenues de véritables “hubs” pour les Chinois ou Japonais partis à la découverte de l’Europe. La Côte-d’Or est ainsi une étape fréquente entre Paris et Genève, mais les touristes n’y passent guère qu’une courte nuit.

Europe/USA : le « miracle » japonais ne se répétera sans doute pas

Un scénario alternatif à un retour à une situation de forte récession, pouvait être envisagé avant les récents problèmes de dette souveraine de la Grèce : qu’il y ait une période longue (10 à 20 ans) de déflation douce et de stagnation économique, associée à une hausse régulière des dettes publiques, jusqu’à atteindre par exemple le niveau japonais (plus de 200% du PIB d’endettement public brut *), sans que cela ne pose de problème au marché obligataire (maintien de taux bas).

* Ce chiffre doit être fortement relativisé, puisque la dette gouvernementale japonaise détenue par le secteur privé ne s’élève en fait qu’à 52% du PIB (voir cet article sur la dette japonaise).

Les récents développements intervenus en Europe, avec des hausses importantes sur les taux à 10 ans de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, et dans une moindre mesure de l’Espagne, sont un signal très clair envoyé par le marché : ce scénario à très peu de chances de se réaliser chez nous, puisque plusieurs pays commencent déjà à inquiéter le marché (la Grèce ayant largement franchi la ligne rouge).

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Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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