Israël : L’État hébreu va embaucher 20.000 travailleurs chinois

Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche à la venue et au recrutement de 20.000 ouvriers chinois spécialisés dans le secteur du bâtiment afin de doper la construction de logements neufs dans le pays. «Il s’agit à mes yeux d’une mesure nécessaire et importante pour faire baisser les prix du logement», a justifié Benyamin Nétanyahou.

Le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, a pour part exprimé ses réserves en l’absence d’un accord bilatéral encadrant cette immigration et garantissant les droits des nouveaux arrivants.

L’embauche d’ouvriers chinois par des entreprises israéliennes était devenue presque impossible depuis que l’État hébreu avait décidé, en 2011, de réglementer l’immigration de travailleurs étrangers. Son objectif principal était alors de lutter contre les pratiques illégales de certains intermédiaires, qui imposaient aux migrants de leur verser jusqu’à 30.000 dollars en échange d’un permis de travail.

La situation était devenue si problématique que les États-Unis menacèrent d’inscrire Israël sur la liste des États qui pratiquent la traite des êtres humains. La relance de cette immigration économique fut dès lors suspendue à la signature d’un accord bilatéral entre Israël et la Chine. Mais les deux pays n’ont jusqu’à présent pas réussi à se mettre d’accord sur son contenu.
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Israël : Quand le rêve fait l’Histoire

Soixante ans après la création de l’État d’Israël, proclamée le 14 mai 1948 par David Ben Gourion, retour sur les événements majeurs qui y sont liés.

Au sommaire : Le jour où Israël est né
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Placements sur Internet : La ruine à portée de clic

Depuis quelques années, ils se sont multipliés sur internet: des dizaines de sites nous proposent de placer notre argent en nous faisant miroiter des gains rapides et faciles. Apparemment insoupçonnables, ils ont pignon sur rue et sont même parfois recommandés par des grands noms de la banque ou du web.

Pourtant, ils ont déjà fait des dizaines de milliers de victimes françaises. Des internautes crédules qui pour certains ont perdu plus de 100.000 euros en leur faisant confiance. Il faut dire que l’arnaque est bien rodée: avec ce type de placements, l’internaute est perdant dans 90 % des cas.

Derrière ces dizaines de sites, des filières très organisées repèrent, recrutent et dépouillent tous les jours de nouveaux clients grâce auxquels ils empochent de confortables bénéfices. En Bulgarie, à Chypre et en Israël, ou des dizaines de call center se sont spécialisés dans cette activité. Reportage sur ces filières d’autant plus redoutables qu’elles parviennent à détourner les règles bancaires européennes pour donner à leur activité l’apparence de la légalité.

Israël : L’affaire des vedettes de Cherbourg

Noël 1969 : cinq vedettes militaires, construites par les Chantiers de Normandie, quittent le port de Cherbourg. Très vite, on découvre que les navires ont été dérobés par des commandos israéliens. Tout commence en 1966, quand Israël commande douze vedettes à la France.

En 1967, à cause de la guerre des Six Jours, De Gaulle, président, décrète un embargo sur la vente d’armes à Israël. Cinq vedettes restent bloquées à Cherbourg. Utilisant une société factice, les service secrets israéliens proposent de racheter les navires. Finalement, les équipages, tous agents du Mossad, s’emparent des vedettes et les conduisent à Haïfa.

Grèce : Ce qui vous attend après la faillite

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras.

Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux.

« Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

Cuba : Depuis 1962 l’embargo aurait coûté 75 milliards d’euros [Rediff.]

L’Assemblée générale de l’ONU a voté, mardi 25 octobre, à la quasi-unanimité et pour la vingtième année consécutive une résolution condamnant l’embargo américain imposé à Cuba. Le texte a été adopté par 186 voix pour, deux contre (États-Unis et Israël) et trois abstentions.

L’embargo, imposé en février 1962 par le président John F. Kennedy, interdit l’importation par l’île de tout produit contenant des éléments d’origine américaine, même via des pays tiers, lesquels encourent des sanctions américaines. Son coût pour l’île, selon les chiffres du gouvernement, a entraîné des pertes de l’ordre de 75 milliards d’euros.

Le président américain, Barack Obama, a dit en septembre qu’il poursuivrait sa politique de libéralisation de transferts d’argent et de voyages vers l’île pour la communauté cubano-américaine, mais a réclamé des “gestes” de Cuba en matière de droits civils et de démocratie pour lever l’embargo.

Palestine : Les ordures de la survie

Des familles palestiniennes du village de Yatta, en Cisjordanie, doivent écumer les ordures provenant des villages israéliens voisins pour en tirer les métaux, le plastique et les vêtements qu’ils peuvent revaloriser pour survivre.

Réalisé par (Les Grands reportages – mars 2015)

Cisjordanie : Le business des colonies

En Cisjordanie, les colonies juives continuent de s’étendre. Autorisées ou non par le gouvernement israélien, elles sont considérées comme illégales par la communauté internationale et rendent chaque jour un peu plus difficile une solution au conflit israélo-palestinien.

Le paradoxe c’est que bien souvent, la main d’œuvre pour construire ces colonies est palestinienne. Les ouvriers palestiniens construisent ainsi des maisons qui seront occupées par les colons israéliens. Mais les Palestiniens y trouvent aussi leur compte, vu la situation économique difficile dans les Territoires.

Equation : La plus vaste opération de cyberespionnage de tous les temps

Kaspersky Lab affirme avoir découvert qu’un groupe nommé “Equation”, présenté comme proche de la NSA, espionne le monde entier. Ce groupe a développé des outils d’espionnage indétectables et les a installés secrètement sur les disques durs des ordinateurs, révèle l’éditeur de logiciels anti-virus.

C’est l’un des groupes les plus menaçants que nous ayons vus“. Un rapport publié lundi par la société spécialisée en sécurité informatique russe Kaspersky Lab affirme que des millions d’ordinateurs sont espionnés en secret par les outils du groupe Equation.

La mystérieuse organisation, dont plusieurs indices pointent vers un lien fort avec la NSA, userait de méthodes sophistiquées pour installer des fichiers indétectables sur les disques durs des ordinateurs. 

Cette campagne “surpasse tout ce qui a été fait en matière de complexité et de sophistication” dans le domaine du cyber-espionnage, indique l’éditeur d’antivirus, qui a retrouvé sa trace jusqu’à aussi loin que 2001. Appelés Fanny ou GRAYFISH, les programmes développés par le groupe Equation volent les informations des ordinateurs infectés en exploitant les failles de Windows.
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Israël : En 2015, Niel et Drahi poursuivront leur guerre dans le monde de l’information

Les affaires de Xavier Niel et de Patrick Drahi sont nombreuses et complexes. Certaines sont néanmoins plus marquantes. Patrick Drahi aura notamment marqué l’année avec le rachat de SFR en France par Altice, maison-mère de Numéricâble. Xavier Niel de son côté aura tenté de se lancer sur le marché américain en faisant une offre de rachat à T-Mobile. Offre néanmoins repoussée. Mais c’est en Israël que les deux milliardaires français auront le plus manifesté leur affrontement économique.

C’est avec un partenaire israélien, Jérémi Berrebi, co-dirigeant du fonds Kima Ventures, que Niel s’est allié d’abord pour repérer et financer des start-ups partout dans le monde, à raison d’une à deux par semaine. Rien que ça. Mais 2014 fut aussi l’année du grand affrontement entre deux télé-opérateurs : Hot d’une part, dont Patrick Drahi est actionnaire majoritaire, et Golan Telecom d’autre part, emmené depuis 2011 par Mickaël Golan (ancien Boukobza), ancien DG de Free de 2000 à 2007, dont Xavier Niel est aussi actionnaire.

Depuis 2011, Mickaël Golan tente de reproduire en effet en Israël, la révolution technologique menée par Free en France en baissant les prix des télécommunications en Israël et en apportant le principe de l’honnêteté vis-à-vis des consommateurs en matière de prix. 2014 fut une réussite pour lui puisque Golan Telecom a augmenté sa base de consommateurs de 137.000, un chiffre important dans un pays d’à peine 8 millions d’habitants.

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Vers un monde sans argent (liquide)

La “Near field communication” ou, en français, la “Communication en champ proche”, voilà une notion avec laquelle nous allons devoir nous familiariser. Déjà présente dans notre quotidien via les cartes bancaires “sans contact”, elle prendra d’assaut l’ensemble des smartphones. Le plus populaire d’entre eux, l’iPhone, dont le sixième du nom vient tout juste d’être présenté, est équipé de cette technologie. Cette “avancée” va reléguer à terme pièces et billets au rang des antiquités.

D’un côté un téléphone, de l’autre un portefeuille rempli de cartes bancaires. Au centre, Tim Cook, le PDG de la marque à la pomme, qui a la volonté avec Apple Pay de faire triompher le premier au profit des secondes. Une « révolution » en marche qui menace clairement la bonne vieille carte bleue et devrait sonner le glas des espèces dans un futur proche.

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Israël bloque la vente d’armes à l’Ukraine pour ne pas mécontenter Moscou (+extrait TV libertés)

Par crainte de mécontenter la Russie, le ministère des Affaires étrangères israélien a mis son veto à un projet de vente à l’Ukraine d’armes israéliennes. Israël affiche une prudente neutralité dans l’épreuve de force entre la Russie et l’Ukraine.

Une affaire de Mistral à l’envers ? Un projet de vente à l’Ukraine d’armes israéliennes a récemment été bloqué par crainte de mécontenter la Russie, a indiqué lundi la deuxième chaîne de télévision israélienne.

Une délégation ukrainienne a effectué ces dernières semaines une visite en Israël en vue d’acquérir du matériel militaire, notamment des drones, pour les utiliser contre les séparatistes pro-russes, selon la chaîne.

Le ministère israélien de la Défense a dans un premier temps donné son feu vert à la vente à l’Ukraine de drones produits par l’entreprise israélienne Aeronautics. Mais le ministère des Affaires étrangères, qui doit également donner son aval à toute exportation d’armes, a mis son véto à la transaction.

Les “capacités de nuisances non négligeables” de la Russie
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Gaza : Le gaz dans le viseur

Pour comprendre quelle est une des raisons de l’attaque israélienne contre Gaza il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes. Là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un gros gisement de gaz naturel, Gaza Marine, estimé à 30 milliards de mètres cubes d’une valeur de milliards de dollars. D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale étasunienne), se trouvent en terre ferme à Gaza et en Cisjordanie.

En 1999, avec un accord signé par Yasser Arafat, l’Autorité Palestinienne confie l’exploitation de Gaza Marine à un consortium formé de British Group et Consolidated Contractors (compagnie privée palestinienne), avec respectivement 60% et 30% des actions, dans lequel le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne a un pourcentage de 10%. Deux puits sont creusés, Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2. Mais ils n’entrent jamais en fonction, car bloqués par Israël , qui veut tout le gaz à des prix cassés.

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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Israël / Palestine : La guerre secrète du Mossad

Le Mossad est l’un des services secrets les plus redoutés de la planète. Depuis 40 ans, ses commandos d’élite traquent les « ennemis d’Israël », où qu’ils se cachent dans le monde, et ils les éliminent de façon spectaculaire.

Partie 1:

Pour la première fois, plusieurs agents racontent de l’intérieur ces opérations dignes de « Mission impossible ». Choix de la cible, conception du plan et exécution, ils révèlent les dessous de ces actions à haut risques physiques, politiques et diplomatiques.

Plongée au cœur de trois « opérations spéciales » décidées au plus haut niveau de l’état. Tunis, 1988 : exécution par balles d’Abu Jihad, le numéro 2 de l’OLP et bras droit de Yasser Arafat. Amman, 1997: empoisonnement de Khaled Mechaal, cadre emblématique du Hamas, réfugié en Jordanie. Dubaï 2010: élimination de Mahmoud Al Mabhouh, pourvoyeur d’armes pour la bande de Gaza, dans sa chambre d’hôtel, presque sous l’œil des caméras de surveillance.

Les proches des cibles palestiniennes, parties prenantes ou témoins des drames, livrent également leurs témoignages. Regards croisés sur une guerre qui ne dit pas son nom, une guerre presque invisible, qui éclaire aussi l’histoire récente du Proche Orient.

Partie 2:
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Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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États-Unis : Espionnage, « Nos alliés israéliens ont dépassé les bornes ! »

L’espionnage de l’État hébreu aux États-Unis serait sans égal. Newsweek décrit la panique au sein des services secrets américains. Ces révélations ont aussi provoqué un débat parmi les médias israéliens.

Il n’y a pas d’honneur entre voleurs. Lorsque le monde a découvert que la National Security Agency (NSA) avait mis le portable de la chancelière Angela Merkel sur écoute, le comportement des Américains a été décrié et jugé indigne d’une nation amie.

Aujourd’hui, ce sont les responsables américains du renseignement qui s’élèvent – en toute discrétion et seulement derrière les portes closes du Capitole – contre les opérations d’espionnage de nos “amis” israéliens.

Selon plusieurs rapports confidentiels concernant un projet de loi visant à assouplir les conditions d’attribution de visa aux citoyens israéliens entrant aux États-Unis, les manœuvres israéliennes pour dérober des secrets américains sous couvert de missions commerciales et de contrats de technologie de défense ont “dépassé les bornes”.

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Israël : Le prophète économique de Forbes prédit l’apocalypse

Le boom économique d’Israël est en fait une bulle spéculative destinée à éclater, affirme mardi le prophète économique du magazine Forbes, Jesse Colombo, connu pour avoir prédit entre autre la crise financière mondiale.

Dans une analyse détaillée, graphiques et chiffres à l’appui, l’analyste économique estime que l’économie israélienne est la plus susceptible d’éclater dans les années à venir.

Malheureusement, le boom économique d’Israël n’est pas le miracle qu’il semble, mais est en fait une bulle semblable à celle qui a provoqué la crise financière”, prévient-il, soulignant que l’éclatement de la bulle spéculative immobilière israélienne va avoir des répercussions économiques désastreuses.

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Un échec cinglant de l’Aipac : Le lobby pro-israélien a-t-il présumé de ses forces ?

La conférence de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) s’est achevée hier. Malgré l’euphorie de façade, c’est l’absence du président Barack Obama et le souvenir proche de la cuisante défaite subie par le lobby dans sa bataille pour entraver les négociations avec l’Iran qui ont dominé.

Les différents chiffres annoncés concernant la conférence annuelle de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) n’auront trompé personne. Malgré la présence de 14 000 participants, de plus de deux tiers des sénateurs américains, de dizaines de responsables politiques de haut rang, y compris John Kerry et Benyamin Nétanyahou, c’est bien l’absence de Barack Obama qui en aura été l’élément marquant.

Agacé par l’activisme du lobby qui tient à voir appliquer de nouvelles sanctions contre l’Iran, le président n’a pas honoré le meeting de sa présence. Traditionnel lieu de tous les éloges pour Israël et sa politique, la conférence n’a pas trahi sa réputation. Cependant, quelques semaines seulement après une défaite cinglante de l’Aipac face à l’administration Obama, les intervenants démocrates ont été moins consensuels qu’à l’accoutumée.

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Scandale bitcoin: Un «supergeek» français au cœur de l’affaire

Les yeux des autorités, et ceux des utilisateurs, sont braqués sur Mark Karpèles, le jeune PDG du sulfureux marché d’échange… En ce moment, c’est l’ennemi public numéro un.


Les autorités japonaises et américaines s’intéressent aux comptes de son entreprise. Les internautes veulent sa tête sur une pique et surtout savoir si leurs 744.408 bitcoins ont disparu à tout jamais du MtGox, l’un des principaux bureaux de change de cette jeune monnaie virtuelle.

Si ce chiffre est confirmé, Mark Karpèles, son PDG, va devoir expliquer comment l’équivalent de 400 millions de dollars a pu s’évaporer dans les interwebs sans qu’il le réalise.

«Un génie de l’informatique»

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Le Nouveau Grand Jeu (docu)

Après des siècles de domination navale des eaux du golfe persique, les grandes puissances occidentales font désormais face à la compétition de la Chine et de l’Inde qui arrivent dans la région affamées de ressources et dotées de portefeuilles bien garnis.

Réalisé par Alexandre Trudeau (2012)

Revoir également : La Corne d’Afrique et la malédiction du pétrole

Pays-Bas : Boycott de banques israéliennes et convocation de l’ambassadeur

Mauvaise passe pour Israël. Alors que des dizaines de milliers de demandeurs d’asile africains ont défilé la semaine dernière à Tel Aviv pour protester contre les mesures entravant leur liberté de mouvement, leur droit à travailler et de longs retards dans le traitement de leurs demandes d’asile, un des plus grands fonds de pension néerlandais – PGGM – a décidé de boycotter des banques israéliennes. Raisons invoquées : les activités exercées par ces dernières dans les colonies israéliennes implantées en territoire palestinien.

Le fonds PGGM – qui affirme gérer 153 milliards d’euros – a en effet annoncé cette semaine mettre fin à ses investissements dans les produits de cinq banques israéliennes, motivant sa décisions par le fait que ces dernières financent la construction des colonies dans les territoires occupés.

Or, ces colonies sont illégales au regard du droit international, étant en effet bâties sur des terres qui ne font pas partie de l’État israélien. « Étant donné qu’il n’y a aucune perspective de changement dans un futur proche », PGGM « a arrêté d’investir dans ces cinq banques à partir du 1er janvier 2014 » a-t-il été précisé.

En retour, l’État hébreu a demandé vendredi au gouvernement des Pays-Bas de s’opposer à cette décision, l’ambassadeur des Pays-Bas en Israël, Caspar Veldkap, étant quant à lui convoqué pour clarification au ministère israélien des Affaires étrangères.

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Memorandum d’anciens du renseignement à Obama : ” La Syrie est-elle un piège ?”

MEMORANDUM FOR: Le Président – Sept. 2013

FROM: Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)

SUBJECT: La Syrie est-elle un piège ? (Is Syria a Trap?)

Priorité : IMMÉDIATE

Nous sommes au regret de vous informer que certains anciens collègues nous disent avec certitude que, contrairement aux déclarations de votre administration, les sources les plus fiables attestent que Bashar al-Assad n’est pas responsable de l’incident chimique du 21 août qui a tué et blessé des civils syriens, et les services secrets Britanniques le savent également. En écrivant ce bref rapport, nous préférons penser que vous n’avez pas été totalement informé car vos conseillers ont préféré vous ménager la possibilité future de nier – couramment désignée comme “le déni plausible”.

Nous avons déjà connu cette situation – avec le Président George W; Bush, à qui nous avions adressé notre premier memo VIPS juste après la déclaration de Colin Powell le 5 février 2003 dans son discours aux Nations Unies, dans lequel il avait colporté de faux renseignements pour justifier l’attaque contre l’Irak. Par la suite, aussi, nous avons préféré accorder au Président Bush le bénéfice du doute, pensant qu’il avait été trompé ou à tout le moins très mal conseillé.

La nature frauduleuse du discours de Powell était évidente. C’est pourquoi, l’après-midi même, nous avions fortement recommandé à votre prédécesseur “d’élargir la discussion au-delà [...] du cercle des conseillers clairement partisans d’une guerre dont nous ne voyions pas de raisons valables, et dont les conséquences seraient, d’après nous, catastrophiques.” Nous donnons le même conseil aujourd’hui.

Nos sources confirment qu’un incident d’origine chimique a fait des victimes, morts et blessés, le 21 août, dans la banlieue de Damas.

Nos sources insistent, cependant, sur le fait que cet incident n’était pas le résultat d’une attaque de la part de l’armée syrienne utilisant des armes chimiques de classe militaire provenant de son arsenal. C’est le fait le plus marquant, d’après un officier de la CIA qui travaille sur le dossier syrien. Elles nous expliquent que le directeur de la CIA John Brennan est en train de tromper les membres du Congrès, les médias, le public, et peut-être même vous, avec une supercherie du même type que celle qui a été utilisée avant la guerre en Irak.

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Intervention en Syrie : La recherche d’un prétexte à tout prix [1]

La coalition réunissant les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar vient de franchir un nouveau pas dans sa volonté d’intervenir en Syrie afin de renverser le régime de Bachar El-Assad. Utilisant ses énormes moyens de communication, elle vient de lancer une vaste campagne d’intoxication de l’opinion internationale afin de la convaincre que Damas a utilisé l’arme chimique contre son peuple, commettant ainsi un véritable crime contre l’humanité et méritant  « d’être puni ».

Par Eric Denécé

Aucune preuve sérieuse n’a été présentée à l’appui de ces affirmations. Au contraire, de nombreux éléments conduisent à penser que ce sont les rebelles qui ont utilisé ces armes. Ces mensonges médiatiques et politiques ne sont que des prétextes. Ils rappellent les tristes souvenirs du Kosovo (1999), d’Irak (2003) et de Libye (2010) et ont pour but de justifier une  intervention militaire afin de renverser un régime laïque, jugé hostile par les Etats-Unis  - car allié de l’Iran et ennemi d’Israël – et impie par les monarchies wahhabites d’Arabie saoudite et du Qatar. Il est particulièrement affligeant de voir la France participer à une telle mascarade.

  • [1] Ce texte reprend, pour partie, des analyses produites par Alain Chouet, Alain Corvez et Alain Rodier, tous trois anciens officiers du renseignement français.

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Liban : Une participation de Paris à une opération en Syrie exposerait les militaires français

Malgré les difficultés diplomatiques, en particulier au Conseil de sécurité des Nations unies, et la mise hors-jeu des Britanniques, le président Hollande a indiqué, ce 30 août, au quotidien Le Monde, ne pas exclure une intervention militaire en Syrie avant le 4 septembre prochain, jour où le Parlement sera convoqué en session extraordinaire pour débattre de la situation syrienne.

Soldat français de la Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban)

Cette opération, a précisé le chef de l’Etat, ne viserait pas “à libérer la Syrie ou à renverser le dictateur (ndlr, Bachar el Assad)” mais à porter un “coup d’arrêt” à “un régime qui commet l’irréparable sur sa population”.

Pour les partisans d’une intervention, il s’agit, en “punissant” le régime de Bachar el-Assad pour sa responsabilité encore présumée dans l’attaque chimique du 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, d’éviter que lui ou d’autres aient à nouveau recours à ce type d’armes. D’autres espèrent qu’elle permettra de renverser le rapport de forces sur le terrain en faveur de la rébellion, elle-même divisée. Cela étant, il n’est nullement question, selon les déclarations des présidents Hollande et Obama, d’en arriver là.

Seulement, l’équation syrienne est extrêmement compliquée. Et pour les opposants à cette intervention – qui ne sont pas forcément de farouches admirateurs de Bachar el-Assad ou même encore de Vladimir Poutine – lancer des frappes, même pendant un temps limité, ne servirait à rien, si ce n’est à obtenir une situation pire qu’avant. En clair, ce serait mettre un coup de pied dans un nid de frelons et ce n’est pas la meilleure chose à faire.

Le temps où l’ancien président Sarkozy évoquait “l’harmonie insoupçonnée” entre les différentes communautés qui se côtoyaient à Damas grâce à la “spécificité  d’un régime autoritaire laïque” (Libre, Robert Laffont/ XO Editions, 2001) est désormais révolu. Car le conflit syrien est une guerre civile impliquant Kurdes, arabes sunnites, chrétiens, alaouites et druzes.

Mais il tend aussi à s’internationaliser, avec l’engagement du Hezbollah chiite, allié de Bachar el-Assad, de combattants iraniens (probablement) et de jihadistes venus de l’extérieur prêter main forte à leurs homologues syriens (ndlr, pour rappel, ces derniers n’ont pas effrayé plus que ça le régime syrien quand il les laissait passer en Irak, à l’époque où les Américains y étaient encore présents… Mais passons).

En outre, des puissances étrangères se font ainsi une guerre par procuration, l’Arabie Saoudite et le Qatar tentant de damer le pion à l’axe chiite (donc Téhéran) qu’ils redoutent sans doute plus que tout, en soutenant telle ou telle faction rebelle. Qui plus est, il y a des intérêts dont on ne parle que très peu. Comme par exemple ce projet de Doha de faire passer un gazoduc via la Syrie et la Turquie afin d’exporter son gaz vers l’Europe sans passer par le détroit d’Ormuz, à la merci d’un coup de sang iranien. Seulement, Bachar el-Assad s’y était opposé…
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Euramérique, Eurorussie ou Eurasie?

Par Alexandre Latsa

Récemment, le site Atlantico a publié un échange de réflexions fort intéressant entre Alexandre Del Valle et Alexandre Melnik sur les perspectives viables pour l’Occident. Les deux Alexandre, qui n’ont de commun que leurs prénoms, prônent deux voies différentes et opposées pour la réaffirmation de l’Occident puissance: l’Alliance continentale Europe-Russie ou l’alliance transatlantique Europe-Amérique.

Cette thématique semble prendre une importance croissante au fur et à mesure que les relations Russie-USA se détériorent, que l’Europe s’enfonce dans la crise et que la Russie regagne stratégiquement des positions, réaffirmant ainsi peu à peu sa position de grande puissance. La même semaine, le site Europe-Israël publiait lui un article intitulé: La morale change de camp, article très élogieux envers Vladimir Poutine et envers la politique russe dans le monde musulman, présentant une Russie devenue la protectrice des minorités, notamment chrétiennes. Le site prenait en exemple les manifestants de la place Tahrir qui dénonçaient l’alliance entre États-Unis et Frères musulmans et appelaient la Russie à s’impliquer dans la révolution égyptienne.

L’occident a été historiquement lié à l’Europe, la Méditerranée puis l’Europe du nord et de l’ouest, avant de ne se juxtaposer sur le monde anglo-saxon dès le 17ième siècle via l’empire colonial de l’Angleterre et sa puissance maritime. Ce règne de la rose n’a réellement pris fin qu’après la première guerre mondiale, qui a historiquement marqué la fin des empires européens, y compris l’empire britannique, supplantés par la puissance la plus occidentale et la plus maritime d’Occident: les États-Unis d’Amérique.

Ceux-ci achèveront la déseuropéanisation de l’Occident en confirmant leur leadership planétaire en 1991, lors de la mort de l’Union Soviétique. La fin de l’Union Soviétique scellera aussi le destin eurasien de la Russie et donc le déplacement du centre d’attraction du continent vers l’Est et l’Eurasie.
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“On assiste à la plus grande explosion du commerce des armes que le monde ait connue”

Le marché mondial de l’armement a augmenté de 30% en quatre ans et pourrait doubler d’ici 2020 sous la poussée des budgets militaires, notamment en Asie, selon une étude du cabinet IHS Jane’s.

Le commerce des armes n’a jamais été aussi florissant. Une étude présentée mardi à Londres, que le marché mondial avait augmenté de 30% en quatre ans et pourrait doubler d’ici 2020 avec l’explosion des budgets militaires, notamment en Asie.

Les exportations et les importations d’armements dans le monde sont passées de 56,5 à 73,5 milliards de dollars (de 43 à 56 milliards d’euros) entre 2008 et 2012, selon cette étude publiée par le groupe de consultants spécialisés dans la défense IHS Jane’s.

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Drones : l’histoire d’un incroyable fiasco français

Guerre entre industriels, indécision de la France et de l’Allemagne, multiplication d’accords non respectés… Trois raisons qui ont cloué au sol tous les projets de drones de reconnaissance et de surveillance (MALE) en France. Industriels et responsables politiques se partagent les responsabilités de cet incroyable fiasco. Au final, Paris va acheter des drones américains Predator Reaper. Récit.

Difficile de mieux résumer un fiasco politique, industriel et militaire d’une telle envergure : “La France a raté le rendez-vous des drones (…) ce qui est invraisemblable pour une nation qui a un savoir faire technologique, aéronautique, électronique considérable avec des entreprises majeures qui étaient en situation de pouvoir le faire“, a ainsi reconnu il y a une dizaine de jours le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

On croirait presque à un coup monté, tant les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) ont savamment sabordé depuis le début des années 2000 tous les projets de programmes de développement d’une arme qui, au fil des conflits, est pourtant devenue indispensable aux armées modernes dans le ciel de tous les théâtres d’opérations.

Comment la France a-t-elle pu manquer à ce point le virage des drones alors que bien rares sont les pays qui disposent d’autant de compétences grâce aux Dassault Aviation, EADS, Safran et autres Thales pour créer une filière industrielle solide? Au final,  la France, pourtant si fière de son autonomie stratégique en matière militaire, est contrainte aujourd’hui de quémander aux États-Unis des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), les fameux Reaper (faucheuse en français).
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Un bébé en kit, ça coûte combien ?

Doron, un entrepreneur Israélien high tech, a lancé une nouvelle offre de service: la production de grossesse.

- La grossesse se fait en Inde (c’est moins cher).
- Le matériau génétique est sélectionné  par les clients via une interface web.
- Le sperme et les ovules s’achètent en ligne.
- Les embryons fabriqués sont congelés et expédiés par avion en Inde.
- Ils seront implantés dans l’utérus de mères porteuses locales (Inde).
- Les clients se présentent à la fin des 9 mois de grossesse pour récupérer leur bébé.
-  Il suffit d’une carte de crédit pour acheter bébé.

Note du producteur du film :

Il m’a fallu 3 ans pour concevoir ce film. Au fur et à mesure de son avancement j’ai compris que très peu de gens comprennent que les bébés sont en train de devenir un bien de consommation et qu’à ce titre, la mondialisation de l’économie, avait un profond impact sur cette industrie naissante.

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Israël : Manifestations contre les mesures d’austérité

Plusieurs milliers d’Israéliens ont défilé, samedi 12 mai au soir à Tel-Aviv et dans d’autres villes, pour protester contre le budget d’austérité qui va être présenté lundi par le ministre des finances au gouvernement libéral-conservateur de Benjamin Netanyahu. Ces défilés, dans un climat d’inquiétude socio-économique, faisaient écho à la vague de contestation sociale sans précédent qui avait secoué Israël pendant l’été 2011.

Les manifestants avaient, comme tête de turc, le nouveau ministre des finances, Yaïr Lapid, populiste sorti grand vainqueur des récentes élections législatives en se présentant comme le champion des classes moyennes et de l’égalité sociale.

Pour limiter le déficit budgétaire à 4,65 % du PIB cette année et à 3 % pour 2014, M. Lapid a proposé une hausse de 1,5 % des impôts directs pour les particuliers – limitée à 1 % pour les entreprises –, ainsi qu’une augmentation de la TVA (+ 1 %) et une réduction des allocations familiales.

Les médias israéliens ont fait état de 10.000 manifestants à Tel-Aviv, haut lieu de la contestation en 2011, et de plusieurs centaines à Jérusalem, Haïfa, Modiin, Rishon LetZion et Ashdod. “Il faut prendre aux magnats, pas à nous“, pouvait-on lire sur les pancartes. Sur la sellette, Yaïr Lapid a mis en garde les manifestants contre le risque d’un effondrement de l’économie israélienne, jusque là relativement épargnée par la crise internationale.
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Belgique/Israël/France : Vaste escroquerie aux droits d’émissions de CO2

La justice bruxelloise a découvert une importante fraude aux droits d’émissions de CO2, dont la principale victime a été la banque Fortis, qui a perdu 72 millions d’euros. La fraude découverte en Belgique n’est toutefois qu’une petite partie de ce qu’Alex Khann avait mis en place.

L’enquête, qui a débuté en 2009, est aujourd’hui clôturée. La Belgique a demandé à l’État d’Israël d’extrader Alex Khann. Le juge d’instruction bruxellois Michel Claise souhaite le faire comparaître car il aurait dirigé l’organisation criminelle qui a monté l’escroquerie sur les droits d’émissions de CO2.

Le millionnaire franco-israélien aurait fait près de 5 milliards d’euros de butin dans toute l’Europe entre 2008 et 2010, dont la majeure partie en France.

Alex Khann et son complice, Ezra B., sont soupçonnés notamment de fraude à la TVA, blanchiment et faux en écriture. Un homme d’affaires français qui a œuvré comme agent boursier est également soupçonné.

DHNet

LEAP-GEAB : L’économie globale aspirée dans un trou noir…

…et la géopolitique mondiale chauffée à blanc.

GEAB N°67 (Septembre 2012)

Comme anticipé par LEAP/E2020 depuis la fin 2011, cette fin d’été 2012 marque le début du renouveau pour l’Euroland avec l’émergence d’une dynamique positive nourrie par deux phénomènes durables : d’une part, la mise en place opérationnelle progressive des instruments âprement discutés et décidés au cours des 18 derniers mois ; et d’autre part, l’étincelle visionnaire apportée par les changements politiques de ces derniers six mois qui ont replacé l’avenir de l’Euroland à moyen/long terme au cœur du processus décisionnel.

L’évolution de l’Euro ces dernières semaines offre une parfaite illustration du phénomène (1). Cela étant dit, l’Europe va être en récession pour les 6 à 12 mois à venir. Comme quoi la seule bonne nouvelle que nous annoncions dans le GEAB N°66 du mois de Juin 2012 est loin d’être miraculeuse. D’une certaine manière, c’est même le contraire, puisqu’il n’est désormais plus possible de cacher derrière le prétexte de la « crise de l’Euro ou de la Grèce » l’état tragique de l’économie mondiale.

Plus l’Euroland va avancer sur un chemin constructif, plus va se révéler le caractère « Potemkinien » (2) de la « santé » des économies US, chinoise, japonaise, brésilienne, …. L’arbre ne cachera plus la forêt, à savoir que toutes les grandes économies mondiales entrent simultanément en récession ou en croissance ralentie, entraînant la planète socio-économique et financière dans un trou noir.

Parallèlement l’été 2012 aura marqué une accélération majeure de la dislocation géopolitique mondiale avec un conflit syrien qui devient chaque jour plus dangereux pour le Moyen-Orient et le monde (3), une tension israélo-iranienne prête à exploser à tout moment et un test généralisé de la puissance US déclinante – de la Mer de Chine à l’Amérique latine en passant par l’ensemble du monde musulman. Le monde stratégico-militaire est chauffé à blanc comme l’illustre d’ailleurs la reprise massive des ventes d’armes au niveau mondial, avec les États-Unis fournissant 85% du total (4).

Évolution des ventes d’armes dans le monde et de la part des principaux exportateurs (2010-2011) – Source : New York Times, 08/2012

Pour ces raisons, LEAP/E2020 maintient son Alerte Rouge de Juin 2012 et estime que, d’ici la fin Octobre 2012, l’économie globale va être aspirée dans un trou noir sur fond de géopolitique mondiale chauffée à blanc. Autant dire que les semaines à venir vont, selon notre équipe, emporter la planète dans un ouragan de crises et de conflits sans précédent.
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Chroniques de la Vieille Europe: L’énigme syrienne, l’Europe ne comprend plus rien !

Le 18 septembre, Patrick Péhèle, Grégoire Gambier et Philippe Christèle recevaient sur Radio Courtoisie, Xavier Guilhou, à propos de la crise syrienne et de ces conséquence sur le plan géopolitique.

De formation littéraire (historien et géographe), il est titulaire de plusieurs doctorats en Sciences Humaines et en Sciences Politiques. Il est aussi auditeur de l’IHEDN (Institut des Hautes Études de Défense Nationale).

Géopolitique de la Syrie. Face à la crise syrienne, l’Occident apparait affaibli, divisé, déstabilisé dans ses stratégies de résolution de ses propres crises internes et en repli sur ses stratégies de projection de puissance face à un Orient qui se « poutinise » dans ses postures aussi bien à Ankara, qu’à Téhéran ou à Jérusalem.

(Merci à Patrick)

On joue avec le feu !

par Nouriel Roubini

Depuis juillet les marchés financiers espèrent que la situation économique et les perspectives géopolitiques mondiales ne vont pas s’aggraver, ou bien que dans ce cas les banques centrales soutiendront l’économie et les marchés en injectant à nouveau des liquidités et en procédant à une phase de relâchement de la politique monétaire supplémentaire.

Les bonnes nouvelles (ou meilleures que celles que l’on attendait) ont donc redynamisé les marchés. Cependant les mauvaises nouvelles ont joué le même rôle, parce qu’elles augmentent la probabilité que les responsables des banques centrales qui servent de pompiers – tels Ben Bernanke, le responsable de la Réserve fédérale américaine, et Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne – inondent les marchés de flots de liquidités.

Mais les marchés qui se redressent qu’elles que soient les nouvelles, sont instables. Si la situation économique s’aggrave et si la confiance à l’égard de l’efficacité des responsables politiques chute, des phases durant lesquelles les investisseurs inquiets ne prennent aucun risque vont probablement réapparaître.

Dans la zone euro, la décision de la BCE d’aider les pays en difficulté en achetant potentiellement sans limite leurs obligations a suscité l’euphorie. Pourtant cela n’a pas changé la règle du jeu, mais simplement permis aux dirigeants politiques de gagner du temps pour appliquer les mesures difficiles indispensables pour résoudre la crise. Or les défis politiques sont impressionnants : la récession de la zone euro s’aggrave, alors que les mesures de consolidation budgétaires supposées résoudre la crise continuent à s’appliquer et que le crédit reste toujours sévèrement rationné. Les banques de la zone euro et le marché des dettes publiques se balkanisent de plus en plus, il va donc être extrêmement difficile de parvenir à une union bancaire, budgétaire et économique, tout en poursuivant une politique macroéconomique destinée à restaurer la croissance, la balance extérieure et la compétitivité.

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La Corne d’Afrique et la malédiction du pétrole

Depuis la découverte d’hydrocarbures dans la Corne de l’Afrique, la région, déjà mise à mal par les conflits “internes” aiguisés par les appétits extérieurs, est devenue plus stratégique encore. Les pays occidentaux n’y règnent plus en maîtres. De nouvelles puissances mondiales, notamment la Chine, entrent dans le jeu, attirées par les ressources disponibles de la région.

http://www.dailymotion.com/video/xtdohi

(Documentaire réalisé par Alexandre Trudeau et Jonathan Pedneault – Canada – 2012)

Allemagne : 1953, le tournant qui a permis au pays de rebondir

L’Accord de Londres, signé le 27 février, a permis à la République fédérale d’effacer la moitié de sa dette d’avant et d’après-guerre. Le «miracle économique» allemand est lancé.

Hermann Josef Abs ratifie l’Accord de Londres du 27 février 1953

En 1951, lorsque Hermann Josef Abs est chargé de représenter la délégation allemande lors d’une série de conférences prévues à Londres, le banquier est conscient de la difficulté de la tâche qui l’attend.

«Monsieur Abs, si vous faites du mauvais travail, vous serez pendu à un poirier. Et si vous faites du bon travail, ce sera à un pommier», lui déclare Fritz Schäfer, le ministre des Finances. La boutade, rapportée par Hermann Josef Abs, ne décourage pas pour autant le conseiller financier du chancelier ouest-allemand Konrad Adenauer.

Durant deux ans, le responsable de la délégation allemande tentera de négocier les conditions les plus avantageuses pour la jeune République fédérale d’Allemagne. La RFA doit rembourser à la fois les obligations financières issues du Traité de Versailles, jamais honorées; les emprunts internationaux contractés durant la République de Weimar, dont le paiement des intérêts a été suspendu au début des années 1930; à quoi s’ajoutent encore les aides financières accordées par les Alliés pour reconstruire le pays ravagé après 1945.

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Mitt Romney et le fantôme de Bush

Un candidat nommé George Bush a participé aux six des huit dernières élections présidentielles aux Etats-Unis. Apparemment, la présidentielle de 2012 ne fera pas l’exception. Certes, le nom Bush ne sera pas inscrit sur les bulletins de vote. Mais la tournée mondiale du candidat républicain Mitt Romney a prouvé de façon concluante ce que tout le monde soupçonnait déjà. En termes de compréhension en profondeur de la politique mondiale, Romney peut être considéré comme le frère jumeau de George W. Bush ou, si vous voulez, son fantôme.

Pendant son voyage à l’étranger, Romney s’est rendu au Royaume-Uni, en Israël et en Pologne. Et seulement à la fin de sa tournée il a réussi à ne pas se mettre dans une position inconfortable.

A Londres, le candidat a publiquement douté de la capacité de la ville d’organiser les Jeux olympiques à un niveau suffisamment élevé. Et ce, en sachant que Londres organise les JO pour la troisième fois (les JO s’étaient déjà déroulés en Grande-Bretagne en 1908 et en 1948). Aucune autre ville, à l’exception d’Athènes, n’a réussi à approcher la performance de Londres.

Au Proche-Orient, Mitt Romney a mis une croix sur la possibilité d’entretenir des relations chaleureuses avec les pays arabes en déclarant : “Je suis très ému de me trouver à Jérusalem, la capitale d’Israël.

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Israël rattrapé à son tour par l’austérité

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu annoncera lundi (avant-hier) un train de mesures qui prévoit des hausses de taxes et des coupes dans les budgets ministériels. Le déficit public prévu à 2% du PIB devrait atteindre 4%, et Standard & Poors menace de dégrader la note de l’Etat hébreu.

« Il n’y a pas de repas gratuit. » Ce dicton américain revient sans cesse dans la bouche de Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre israélien souhaite ainsi justifier les mesures d’austérité nécessaires pour financer les dépenses sociales et de sécurité. Un ton qui préfigure des temps difficiles pour les Israéliens habitués à entendre Benjamin Netanayahu se féliciter des succès d’une politique économique qui a permis à l’Etat hébreu de passer sans encombre la crise des subprimes en 2008 et celle actuelle de la zone euro, qui absorbe 40% des exportations israélienne.

Réveil brutal

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Bon, cette guerre avec l’Iran, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

Ah bon, elle a déjà commencé ? Sans images, sans éditions spéciales, sans logo en incruste sur l’écran, sans cartes, sans experts ?

(…) Dans cette guerre qu’on nous annonce comme imminente, il y a un méchant, Ahmadinejad, l’Iznogoud iranien qui rêve de satisfaire à la fatwa des ayathollahs de rayer Israël de la carte. Il sait qu’il n’a pas de bombe atomique à brandir à la face du monde et que le blocus international sur le pétrole, s’il dure, risque de retourner la rue contre lui. En Iran, patrie des chiites, le pouvoir est religieux et veut la guerre parce qu’elle est sainte, et la rue veut la paix, la démocratie et la consommation. Pour l’heure, le pays est tenu, mais les révolutions arrivent vite en ce moment. Mais l’Iran n’est le méchant qu’aux yeux de la moitié du public. L’autre moitié veut voir Tel Aviv en cendres. C’est la suite de cette guerre qui est brandie comme une menace par Israël, les USA et l’Iran, pas son commencement. (…)

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