À la recherche du Hobbit (5/5) : Les créatures du Nord

John Howe, illustrateur et directeur artistique des deux trilogies de Peter Jackson, et le professeur Leo Carruthers nous emmènent en Islande sur la piste des dragons et des créatures nordiques. L’occasion d’évoquer les textes fondateurs que sont les Eddas et Beowulf.

John Howe achève sa quête à Oxford, où Tolkien fut étudiant puis professeur. Auprès des jeunes membres de la Oxford Tolkien Society s’esquisse enfin une réponse : et si le Hobbit n’était qu’un être ordinaire, sans passé mythologique, immergé dans un vaste monde de légendes ?

Réalisé par Olivier Simonnet (Décembre 2014)

Islande : Comment le pays parvient-il à jeter en prison ses banquiers indélicats

L’ancien directeur général de la deuxième banque islandaise jusqu’à l’effondrement du secteur financier du pays en 2008 a été condamné à de la prison ferme. Et bien d’autres dossiers attendent.

Ce mercredi matin, l’ancien responsable de Landsbanki, la seconde banque du pays avant le krach bancaire en 2008 (qui a entrainé l’effondrement complet du pays) a été condamné à 12 mois de prison, dont trois ferme, par un tribunal de Reykjavik.

Pourquoi l’Islande arrive à envoyer les patrons de banque en prison, et pas les autres pays ? Il y a une explication locale ?“, se demande-t-on sur Twitter.

Sigurjon Arnason, 48 ans, était accusé de manipulation du cours des actions de la banque. Pour soutenir ceux-ci, Landsbanki prêtait de l’argent à des investisseurs, à condition qu’ils achètent en retour des actions… Deux autres anciens cadres-dirigeants de la banque ont été condamnés par le même tribunal à neuf mois dont trois ferme, pour avoir participé à la combine.
Lire la suite

Islande : Finalement, les banquiers ne seront pas punis

A Reykjavik, en Islande, une cour de justice a acquitté jeudi quatre banquiers qui avaient été mis en cause pour le rôle qu’ils avaient joué dans la crise bancaire qui a plongé le pays dans une très grave crise économique en 2008. L’un d’eux est Jon Asgeir Johannesson, à la fois l’un des hommes d’affaires islandais les plus influents et l’ancien CEO de la société d’investissement islandaise Baugur Group.

Il avait été accusé d’avoir détourné un prêt de 2 milliards de dollars de la banque Glitnir, alors qu’elle se trouvait au bord du dépôt de bilan. Larus Welding, l’ex-CEO de Glitnir, et deux autres dirigeants, ont été également acquittés dans le cadre de cette affaire. Glitnir était la 3èmeplus grande banque du pays et elle a fait faillite en octobre 2008. En décembre 2012, Welding avait également écopé de 9 mois d’emprisonnement pour fraude concernant une autre affaire.

Lire la suite

L’Islande efface une partie de la dette immobilière des ménages

Le gouvernement islandais tire un trait sur une partie des crédits immobiliers des ménages. Ces derniers ont juste à déposer leur dossier sur le site internet. Une moyen, pour le pays, de relancer la consommation.

Le gouvernement islandais tient parole. Il avait promis, pendant la campagne électorale, d’effacer une partie de la dette immobilière des ménages.Le processus est bel et bien lancé depuis dimanche 18 mai. Le fisc a ouvert un site internet sur lequel les Islandais peuvent désormais déposer leur dossier, une mesure spectaculaire.

Le gouvernement a décidé de frapper fort pour éviter une flambée des impayés. Il va tout simplement tirer un trait sur une partie des crédits immobiliers des ménages. Au total, ce sont 900 millions d’euros qui vont être effacés, ce qui représente 13% de la dette immobilière des ménages.

Envolée des mensualités

Concrètement, c’est l’Etat qui remboursera directement cet argent aux banques. La raison d’un tel cadeau : le gouvernement considère que la situation n’est plus tenable. Les banques consentaient avant la crise des crédits à taux variables indexés sur l’inflation. Depuis, cette inflation s’est envolée avec à la clé, une explosion des mensualités de remboursement.

BFM tv

Roumanie : Ruée sur les terres agricoles avec la bénédiction de l’Union européenne

Paradis agricole, la Roumanie est de plus en plus convoitée par les investisseurs étrangers, au risque de voir ses terres arables lui échapper. Attirés par des terres grassement subventionnées par les aides européennes et une main d’œuvre bon marché, de nombreux Européens, mais aussi des Libanais ou des Qataris, s’y sont installés ces dernières années.

Bruxelles nie tout accaparement des terres: la venue des investisseurs étrangers ne serait que la suite logique de l’intégration européenne. C’est bien pourtant une nouvelle forme de spoliation qui s’est mise en place, avec la complicité, au moins tacite, du gouvernement roumain.

Avec 10 millions d’hectares de terres arables à bas prix – l’équivalent de la superficie du Portugal ou de la Hongrie – la Roumanie, cinquième surface agricole de l’Union européenne, attire forcément. Notamment les entreprises agro-alimentaires, comme les groupes français Limagrain, Guyomarc’h, Bonduelle, Roquette, Bongrain et Invivo. Ou les fonds d’investissement Agro-Chirnogi (Liban) ou Velcourt SRL (Grande-Bretagne).

En Roumanie, l’agriculture est faite de paradoxes. La terre roumaine est à la fois la plus riche et la moins chère d’Europe. Elle est noire, grasse, fertile, riche en humus. En 2012, elle s’achetait encore autour de 2.500 euros l’hectare, contre 5.400 en moyenne en France, ou dix fois plus au Danemark. A l’Ouest du continent, les terres disponibles manquent pour s’installer comme agriculteur ou agrandir les exploitations.
Lire la suite

Cinq ans après la crise, l’Islande juge toujours ses ex-banquiers

Cinq ans après avoir été balayée par une crise économique qui avait laissé le pays exsangue, l’Islande continue à juger les « Néo-Vikings » de la finance, des responsables du secteur financier accusés d’avoir mené le pays à la faillite. Trois anciens dirigeants de la banque Kaupthing – l’une des trois principales banques islandaises à avoir fait faillite en 2008 – ont été condamnés pour fraude, jeudi 12 décembre.

“Pas de chance, vous allez directement en prison. Vous ne passez pas par la case départ. Vous ne touchez pas 200 millions de dollars de bonus.

Les trois anciens banquiers ont été reconnus coupables par un tribunal de Reykjavik d’avoir enfreint leurs obligations de transparence et d’avoir manipulé le marché boursier. Ils avaient en effet caché qu’un investisseur qatari qui avait acheté 5,1 % de la banque en pleine crise financière l’avait fait avec des sommes qu’elle lui avait prêtées. A l’époque, l’arrivée de cet investisseur, alors que le système bancaire islandais était en pleine déliquescence, avait été saluée par Kaupthing comme un signe de solidité évident. Mais la banque avait fait faillite dès le mois suivant, emportée avec ses consœurs par la panique qu’avait déclenchée l’effondrement de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers.
Lire la suite

L’Islande ne souhaite plus rejoindre l’UE

L’Islande, dont un désaccord avec l’UE pour des questions relatives à la pêche pourrait aboutir à des sanctions, a indiqué jeudi qu’elle envisageait de procéder au retrait de sa demande d’adhésion à l’UE, rapporte l’agence de presse française AFP.

Selon le ministère islandais des Affaires étrangères, le conseil consultatif constitutionnel a estimé que le gouvernement n’était pas tenu de mener les négociations d’adhésion, initiées par un vote du Parlement datant de 2009.

L’Islande avait suspendu les pourparlers d’adhésion en janvier, dans la perspective de ses élections législatives qui se sont tenues en avril de cette année. C’est une coalition de centre-droit opposée à l’adhésion à l’UE qui a remporté les élections, ce qui explique pourquoi les pourparlers n’ont jamais repris depuis.

Le nouveau gouvernement a promis d’organiser un référendum sur l’adhésion à l’UE, mais certains de ses membres proposent de cesser dès à présent les négociations, alors que les sondages montrent que les Islandais ne sont pas favorables à l’adhésion du pays à l’UE.

L’Islande est déjà membre de l’Espace Schengen, mais on avait anticipé qu’elle pourrait avoir quelques difficultés dans ses négociations avec l’UE en raison d’un litige lié à la pêche. La Commission européenne lui reproche d’avoir augmenté ses quotas de pêche du maquereau. Cette semaine, l’UE a interdit les importations de maquereaux et de harengs en provenance des îles Féroé, une province autonome qui dépend du Danemark, précisément pour cette raison, et l’Islande encourt les mêmes sanctions.

Express.be

Banque : “Dans le secret du crime financier”

En 2008 éclate la crise des «subprimes», qualifiée de plus grave depuis la Grande Dépression de 1929. Cinq ans après, la crise demeure et la rigueur s’installe partout en Europe. Au-delà des lois et des mécanismes économiques invoqués pour expliquer cette situation,  ce documentaire braque le projecteur sur les institutions et les hommes qui ont rendu possible une telle dérégulation du système financier.

Pour comprendre la crise, il faut avoir une lecture criminologique de la situation”, avertit d’emblée Jean-François Gayraud, ancien membre de la DST, spécialisé dans la traque de la délinquance financière. Ces “criminels de la finance” ont bénéficié de complicités multiples: agences de notations, gouvernements de droite comme de gauche, Commission européenne, BCE ou bien encore FMI ne sont pas exempts de reproches.

Mais le crime n’est pas parfait pour autant. Un détour par l’Islande démontre que les peuples ne sont pas condamnés à subir et que les responsables peuvent également être poursuivis. Dans ce pays touché de plein fouet par la crise en 2008, le mouvement populaire a imposé la nationalisation des banques, le refus de payer la dette, l’élection d’une Assemblée constituante.

Une sortie de crise qui devrait faire figure de modèle à suivre à l’heure où la “troïka” (Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI) fait figure d’unique alternative.

Réalisation Jacques Cotta et Pascal Martin (Infrarouge – France2 – 11/06/2013)

(Merci à Roberto Fiorini et à Jacques)

Le Triangle des Bermudes de l’économie

Par Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank

Le mystère du triangle des Bermudes a stimulé l’imagination de bien des générations. Il a également attiré mon attention et j’ai le sentiment qu’il existe un triangle des Bermudes de l’économie: un espace où tout tend à disparaître des écrans radars, un trou noir dans lequel la rationalité et la science sont remplacées par l’espoir, la superstition et le non-sens.

Dans la vraie vie, le triangle des Bermudes s’étend des Bermudes à Porto Rico et à Miami. Le triangle des Bermudes de l’économie, quant à lui, va des sommets des marchés actions, en passant par un taux de chômage élevé et une croissance / productivité faible. Comme le vrai triangle des Bermudes, il existe à propos du triangle de l’économie, de nombreuses preuves scientifiques qui permettent d’expliquer la plupart des choses, sinon la totalité de ce qui se passe actuellement. Seulement, cela ne concerne pas Hollywood, désolé, mais la Réserve Fédérale. [...]

Le Triangle des Bermudes de l’économie a fait de nous des spectateurs en créant un style de vie dans lequel nous sommes persuadés que l’absence de changement est la solution.

Il y a un mythe disant que l’Atlantide engloutie serait au milieu de ce triangle. Ce mythe a été renommé Théorie Monétaire Moderne (MMT), et aboutit à une recette économique connue de longue date: imprimer et dépenser de l’argent, pour ensuite prier pour un temps plus clément…
Lire la suite

Islande : Comment jeter les banquiers voyous en prison, en 10 leçons

Par Agnès Rousseaux

Faire condamner les responsables de la crise financière : telle est l’ambition de l’Islande depuis quatre ans. Nomination d’un procureur spécial, investigations sur les crimes économiques, levée du secret bancaire… Si tout n’est pas rose sur l’île, une chose est sûre: face à la pire crise bancaire de l’histoire, l’Islande fait passer les intérêts des citoyens avant ceux des banquiers. Et a décidé de mettre fin à l’impunité des délinquants de la finance. Mode d’emploi d’une sortie de crise pas comme les autres.

Imaginez en France 20.000 agents de l’État chargés d’enquêter sur les crimes économiques, cherchant des preuves, interrogeant des témoins, fouillant dans les moindres recoins des archives des banques, plaçant en détention provisoire PDG, dirigeants ou traders. Plus de secret bancaire, accès illimité à toutes les informations. Un seul objectif: faire condamner les responsables de la crise financière. Science-fiction ?

C’est pourtant la voie choisie depuis quatre ans par l’Islande, avec des moyens à la mesure de ce petit pays de 320.000 habitants.

Octobre 2008. L’onde de choc de la crise des subprimes qui secoue les États-Unis arrive en Islande. Le tsunami financier submerge l’île. En 48 heures, les trois principales banques du pays (Glitnir, Kaupthing et Landsbanki) se déclarent en faillite. Elles détiennent des actifs d’un montant dix fois supérieur au PIB islandais ! Et sont incapables de faire face.
Lire la suite

Europe : Comment les plans d’austérité dégradent la santé des populations

Hausse généralisée des suicides et des troubles psychologiques, retour de maladies bannies comme la malaria, menace sur la santé des enfants des familles populaires… Tel est l’alarmant constat sur la santé des Européens que dresse une étude choc publiée par la revue médicale britannique The Lancet. En cause: l’orthodoxie économique et les plans d’austérité prônés dans toute l’Europe. L’étude dénonce également le silence des ministres de la Santé.

En avril 2012, un retraité grec de 77 ans se suicidait en plein jour sur la place Syntagma d’Athènes, devant le Parlement. Le pharmacien à la retraite avait laissé une note : sa pension était devenue misérable et il ne voulait pas être réduit à fouiller les poubelles pour se nourrir. Son acte est devenu le symbole de l’explosion des suicides dans le pays. Leur nombre a augmenté de 40% en un an ! Plans d’austérité, baisse de revenus et chômage mèneraient-ils au suicide ?

« Une hausse du chômage de plus de 3% dans un temps relativement court est associée à une augmentation d’environ 5% du taux des suicide et des blessures auto-infligées », estime, froidement, le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié début mars et consacré à l’Europe [1] En Grèce, le chômage a augmenté de 10% en seulement deux ans, pour atteindre 26,4% fin 2012…

Il n’y a pas que les suicides. Dans son rapport « Crise financière, austérité et santé en Europe », publié le 27 mars, la revue médicale britannique The Lancet [2], dresse un constat alarmant : la santé des européens se dégrade, en particulier dans les pays frappés de plein fouet par les politiques d’austérité. Et confirme la hausse générale des suicides dans l’ensemble de l’Union européenne, dont la courbe s’envole depuis 2007, après une période de sept années de baisse constante.

En Grèce : suicides, sida, malaria et dengue
Lire la suite

La guerre contre la finance a-t’elle commencé ? (CSOJ – 12/02/2013)

Frédéric Taddeï reçoit Myret Zaki et Olivier Berruyer dans Ce Soir Ou Jamais pour évoquer la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires; la lutte engagée par les États-Unis contre Standard & Poor’s; l’exemple de l’Islande.



Voir la l’émission dans son intégralité :

Lire la suite

Islande : “Nous avons laissé les banques faire faillite”

Olafur Ragnar Grimsson, président de l’Islande est interviewé en marge de la conférence de Davos à propos du renouveau de l’économie Islandaise. Son programme a été simple : laisser les banques faire faillite, investir dans l’innovation et la haute technologie.

Islande : Les ressources naturelles bientôt transférées aux citoyens ?

Les Islandais ont décidé de reprendre leur destin en main. Après avoir refusé le renflouement des banques en 2010 et 2011, ils ont voté lors d’un referendum en octobre, les propositions faites par un comité de citoyens pour élaborer une nouvelle Constitution. Le texte prévoit en particulier que les ressources naturelles soient « détenues par le peuple islandais ». Entretien avec Victor David, juriste de l’environnement à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

Novethic : Le projet de nouvelle constitution islandaise prévoit que les ressources naturelles soient «  détenues par le peuple islandais ». Quelle serait la portée de ce texte s’il était adopté ?

Victor David : Cette formulation est une façon politiquement correcte de parler de nationalisation des ressources naturelles. En Islande, un des grands enjeux concerne les produits de la mer. Quelques grosses entreprises concentrent presque l’ensemble des quotas de pêche. Cette nationalisation permettrait de renégocier les quotas vers une redistribution plus favorable à l’ensemble de la population. Les perspectives de trouver du pétrole dans les eaux territoriales islandaises en mer du Nord ne sont probablement pas non plus étrangères à cette proposition.

Plus largement, la nationalisation est motivée par la crainte de voir des multinationales, voire des États étrangers via des entreprises publiques, accaparer les ressources. La Chine a par exemple essayé d’acquérir des terrains en Islande. Il faut cependant relativiser la portée du texte islandais qui ne fait référence qu’aux ressources non déjà privatisées. Il ne s’agit donc pas pour le gouvernement de faire une chasse aux compagnies privées.

Lire la suite

Islande : Géothermie, l’énergie propre du futur

Grâce à des financements du gouvernement islandais et des Nations Unies, Charles Muturia, géophysicien Kenyan, vient étudier durant 2 ans la géothermie en Islande afin de pouvoir mettre en place le même type de projet dans son pays.


Islande : 4 ans après, le pays nargue l’Europe

Le 6 octobre 2008, les trois grandes banques islandaises faisaient faillite, provoquant une grave crise dans ce petit pays. Mais à présent, l’économie va beaucoup mieux grâce à une méthode inverse de celle suivie dans la zone euro.

Voici quatre ans, le 6 octobre 2008, le premier ministre islandais d’alors, Geir Haarde, provoque une onde de choc sur ce petit pays de 320.000 habitants. Trois semaines après la faillite de Lehman Brothers, il annonce que les trois grandes banques du pays, Kaupthing, Glitnir et Landsbanki, sont désormais incapables de faire face à leurs engagements. L’île nordique entre alors dans une des crises économiques les plus sévères de son histoire.

Un pays redressé

Quatre ans plus tard, l’économie islandaise affiche de nouveau une santé des plus robustes.

Le PIB, qui avait reculé de 6,6% en 2009 et de 4% en 2010, devrait croître de 2,1% cette année, bien plus que le niveau de la plupart des pays européens. Le déficit budgétaire, de 13,5% du PIB en 2008 devrait être équilibré l’an prochain. Le chômage, qui était monté à près de 8% de la population active en 2010 devrait redescendre en 2013 à près de 5%. Enfin, le prêt d’urgence du FMI, de 2,1 milliards d’euros a été remboursé en avance.

Pas de pitié pour les banques et les créanciers
Lire la suite

Austérité : Qui doit payer ?

par Myret Zaki

Les tensions viennent d’un sentiment de détournement des richesses: les populations paient à la place des spéculateurs

Ces dernières semaines, nous avons vu les populations se soulever contre les méfaits de l’austérité, que ce soit en Grèce, en Espagne ou au Portugal, sur fond de montée de l’europhobie. Dans l’esprit de tout-un-chacun, le coupable est «l’austérité».

Mais le vrai problème, ce n’est pas l’austérité. C’est qui paie la facture de cette austérité. Les sacrifiés, ce sont la masse des petits et moyens salariés de la zone euro, ceux qui forment le tissu de l’économie réelle. Or il y a tragique méprise: ceux qui passent à la caisse ne sont pas les principaux responsables de la crise. Jamais auparavant les peuples n’avaient dû s’appauvrir alors que le monde était si riche, et que leur propre prodigalité avait si peu à voir avec la crise. C’est à ce titre que cette austérité est illégitime. D’où le profond malaise. Cette crise a pour origine les dégâts colossaux de la spéculation financière sur l’économie réelle et sur les budgets des Etats.

Ces derniers ont dû encaisser les chocs récessionnistes et fiscaux majeurs de la bulle boursière et immobilière venue des Etats-Unis, qui avait entraîné, par voie de mimétisme monétaire, des bulles de même nature en Espagne, en Angleterre et en Irlande. Les mêmes techniques spéculatives importées ont permis à Goldman Sachs de s’enrichir en vendant à la Grèce une solution pour masquer son endettement. Les tensions actuelles viennent d’un sentiment de détournement des richesses, les populations ayant d’abord supporté les sauvetages bancaires, et devant, avec l’austérité, supporter le sauvetage des Etats… qui avaient sauvé la finance privée. Quand les Portugais marchent contre le «vol des salaires et des pensions», ils se doutent bien qu’il y a tromperie.

Lire la suite

Islande : La démocratie plus forte que les banquiers

Par Olivier Demeulenaere

Ou comment le politique reprend le pouvoir sur l’économique. L’île de feu et de glace, frappée de plein fouet par la crise financière de 2008, a refusé de se laisser dicter son avenir. Gouvernement viré, banquiers arrêtés, dettes non-remboursées… Et au final, un chômage qui baisse et une croissance de 3,5% en 2011.

Avez-vous entendu parler de la révolution démocratique islandaise ? Si vous avez cette chance, vous êtes-vous demandé pourquoi les médias n’en parlent pour ainsi dire jamais ?

Le cas de l’Islande, ce minuscule pays de 320.000 habitants, est pourtant emblématique de la crise systémique qui frappe aujourd’hui l’Europe. Et la façon dont il s’en est sorti pourrait, et même devrait, nous servir d’exemple. Mais peut-être est-ce justement la raison pour laquelle l’oligarchie politico-financière ne tient pas à ce que l’affaire fasse trop de bruit…

En 2008, le rêve éveillé des Islandais a brutalement pris fin et l’île des volcans a plongé dans l’abîme. L’énorme bulle de crédit qui avait fait de ce pays une sorte d’eldorado improbable a éclaté, laissant sur le carreau une population stupéfaite. Le peuple « le plus heureux de la terre » selon le classement du World Database of Happiness apprend la faillite de ses trois principales banques, dont les dettes représentent… 923 % du PIB.

Lire la suite

Comment l’Islande traque les “banksters”

A Londres, Barclays a falsifié les taux d’intérêts des prêts entre banques. A Madrid, Bankia aurait manipulé ses comptes pour entrer en Bourse. Comment obliger les banques fautives à rendre des comptes ? En Islande, des enquêteurs recherchent les fraudeurs pour les traduire en justice. Extraits.

Avant la crise économique, Olafur Hauksson était commissaire de police à Akranes, petit port de 6.500 habitants planté au bout d’une péninsule glacée, à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik. Depuis janvier 2009, il cherche et traduit en justice ceux qui ont joué un rôle dans l’effondrement économique du pays.
Lire la suite

Les banquiers détestent l’Islande…

A force d’enquêtes judiciaires, l’île aux volcans a fait drastiquement diminuer ses dettes. Étonnant non ?

La crise financière mondiale, attisée localement par la cupidité aussi surprenante que hors norme des banquiers islandais, a bien failli rayer l’île  de la carte en 2008.
Johanna Siguroardottir, Premier Ministre islandais

Aujourd’hui c’est du côté de Reykjavik – que l’agence de notation Fitch a d’ailleurs relevé d’un cran à la mi-février – et qui a renoué avec la croissance en 2011 jusqu’à tabler sur un taux de 2,7 % pour 2013 avec une balance commerciale redevenue excédentaire, que se déroule une véritable révolution dans l’indifférence quasi générale des médias européens.

Petit rappel d’islandais pour les nuls : C’est en 2008 que le phénomène a pris naissance. A l’époque, la Couronne Islandaise était sur le point de rejoindre l’épave du Titanic. Les Polonais employés en masse dans la pêche et la construction, allaient se résoudre à abandonner leur petit paradis d’immigration et à remettre le cap sur Varsovie.

Lire la suite

Le dessous des cartes : Islande, sortie de crise ?

La privatisation du système bancaire islandais

En 2003, le système bancaire islandais est privatisé. Les banques islandaises attirent massivement des fonds étrangers grâce à des taux intéressants. Elles proposent également des prêts en monnaies étrangères que la classe moyenne islandaise contracte en grand nombre. Les secteurs financiers et bancaires deviennent totalement hypertrophiés par rapport à l’économie réelle.

En 2008, les actifs des trois principales banques islandaises pèsent dix fois le PIB du pays. Et évidemment, cette forte exposition des banques s’avère redoutable lorsque la crise financière éclate en septembre 2008.

Les trois principales banques du pays font faillite, dès le mois d’octobre. Elles sont alors renationalisées pour un coût estimé à 80 % du PIB de l’Islande. La couronne islandaise perd près de 60 % de sa valeur entre l’automne 2008 et le printemps 2009.

Lire la suite

L’Espagne et l’Islande dans la crise

Au sommaire : 1 – L’Espagne au bord de la crise de nerfs. Depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, douze millions d’Espagnols vivent avec moins de 627 euros par mois, un sur quatre est sous le seuil de pauvreté.

Des milliers de personnes crient leur indignation contre la prochaine réforme du Code du travail qui facilite les licenciements pour motif économique.

2-Islande : Taak, la crise. Victimes de la crise des subprimes de 2008, les Islandais travaillent pour se réinventer un avenir.

La leçon de capitalisme de l’Islande

Par deux fois, les Islandais ont refusé de rembourser la dette de leurs banques. Un bel exemple de résistance au capitalisme financier et un modèle pour la Grèce? Pas du tout. Les créanciers commencent à être remboursés et les règles du jeu libéral respectées jusqu’au bout.

Par deux fois, les Islandais ont refusé de rembourser la dette de leurs banques. Un bel exemple de résistance au capitalisme financier et un modèle pour la Grèce? Pas du tout. Les créanciers commencent à être remboursés et les règles du jeu libéral respectées jusqu’au bout.

Devenue célèbre pour avoir dit non par deux fois à un référendum sur le remboursement de sa dette vis à vis du Royaume-Uni et des Pays-Bas, l’Islande est devenu l’élève modèle des Indignés et de certains économistes: dire “non” au capitalisme financier, voilà la voie à suivre pour la Grèce, piégée par une dette faramineuse. Mais les deux pays sont dans des situations incomparables.

Différence majeure avec la Grèce, la dette de l’Islande n’est pas lié à une mauvaise gestions des comptes publiques, mais à ses banques. Avant 2008, les établissements islandais pratiquaient le ‘carry trade‘, une technique de spéculation qui consiste à emprunter de l’argent dans une devise peu chère (tel que le dollar ou le yen) pour effectuer des placements dans une devise offrant des taux d’intérêts plus élevés, en l’occurrence la couronne islandaise.

50 milliards partis en fumée

Lire la suite

Islande : L’ex-Premier Ministre jugé suite à la crise financière de 2008

Dans le Musée de la culture islandaise, en haut d’une colline du centre-ville d’où l’on voit la banque centrale, la Haute Cour de justice et les bureaux du chef du gouvernement, l’Islande juge son ancien premier ministre.

http://img856.imageshack.us/img856/9387/16530053ca4ben2008geirh.jpg

Geir Haarde occupait cette fonction en 2008 quand son pays, sidéré, vit ses banques faire faillite et son économie s’effondrer.

C’est un tribunal spécial, seul apte à juger un ministre et interpellé pour la première fois, qui a été saisi. Et la mise en scène est spectaculaire : si elle n’est pas transmise en direct, les Islandais en suivent heure par heure le déroulement sur Internet. Plus de 60 témoins sont appelés à témoigner, dont une brochette de ministres présents et passés.
Lire la suite

Islande : Une Constitution du peuple, par le peuple, pour le peuple

Touchée par la crise en 2008, l’Islande a entrepris de revoir sa constitution pour revoir non seulement l’organisation des pouvoirs législatifs et exécutifs, mais aussi les piliers de l’infrastructure administrative islandaise.
 

La nouvelle constitution islandaise –la présente constitution étant inspirée de la constitution danoise, dont dépendait l’Islande jusqu’en 1944-, actuellement en cours de vote au Parlement, devrait permettre au pays de sortir d’une crise qui l’a durement impactée : c’est du moins l’espoir des citoyens islandais.

 

Dès 2008 en effet, l’Islande est touchée de plein fouet, par la crise des subprimes : la dette publique passe de 23.2% du PIB en 2007 à 81.3% du PIB en 2010, le taux de chômage est multiplié par 3 sur la même période (2,3% en 2007 à 7.7% en 2010)[1].

 

Le 10 mai 2009, un nouveau  gouvernement est formé issu d’une alliance entre les sociaux-démocrates et le mouvement écologique. Pour la première fois, une femme, Johanna Sigurdardottir, est élue Premier ministre.

 

Cependant, dans ce contexte de crise économique et politique, la pression populaire s’accentue sur le gouvernement  pour revoir l’organisation des pouvoirs législatifs et exécutifs ainsi que les piliers de l’infrastructure administrative islandaise. Le 4 novembre de la même année, le Premier ministre  propose au Parlement (Althingi) une révision de la constitution Islandaise. Le Comité constitutionnel est chargé rendre un rapport sur les principaux points à revoir.

 

Le Comité plébiscite un audit national.

Lire la suite

L’Islande troquerait sa couronne contre le dollar canadien

Par  Benjamin Leclercq

L’Islande veut changer de monnaie, et s’interroge sur l’opportunité de choisir le dollar canadien plutôt que l’euro. Dilemme monétaire pour sortir l’économie islandaise de l’ornière, alors que s’ouvre aujourd’hui le procès de l’ex-premier ministre Geir Haarde, présumé responsable de la crise bancaire de 2008.

Pays (presque) ruiné cherche monnaie, robuste de préférence, devise en crise s’abstenir.

L’Islande est en pleine prospection. Et veut se débarrasser de la couronne, sa fébrile monnaie, dont la valeur a chuté de 92% avec l’effondrement de son système financier, démarré en octobre 2008.

Parmi les candidats au poste, un outsider… le dollar canadien.

Lire la suite

Les “économistes à gages” sur la sellette

Éditoriaux, matinales radiophoniques, plateaux de télévision : en pleine campagne présidentielle, une poignée d’économistes quadrillent l’espace médiatique et bornent celui des possibles. Présentés comme universitaires, ils incarneraient la rigueur technique au cœur de la mêlée idéologique. Mais leurs diagnostics seraient-ils aussi crédibles si ces « experts » rendaient publiques leurs autres activités ?

Cette fois, la controverse concerne la collusion entre économistes et institutions financières. Nombre d’universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements, sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises. Un expert peut-il, « en toute indépendance », prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ?

Ces liaisons dangereuses, sources de conflits d’intérêts, ne sont pas secrètes. Mais leurs bénéficiaires se gardent bien d’en faire la publicité. Avant le cataclysme de 2008, chacun s’accommodait de l’équivoque : les journalistes exhibaient leurs experts censément neutres, lesquels empochaient les dividendes de leur ubiquité sous forme de notoriété accrue et d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Mais, depuis 2008, les accointances des économistes ne passent plus inaperçues. L’effet Dracula aura-t-il raison de cette forme intellectuelle de prévarication ? Suffira-t-il de la rendre publique pour la vaincre ? Tel est le pari de la prestigieuse Association américaine d’économie (American Economic Association, AEA).
Lire la suite

Islande : Quel avenir ?

À l’instar d’une petite poignée d’autres pays, la « terre de glace et de feu » réalise de grandes avancées: après avoir poussé le gouvernement au pouvoir rongé par la corruption à se retirer, mis les responsables de la crise financière derrière barreaux, entrepris de rédiger une nouvelle Constitution participative, le pays se trouve face à des perspectives de prospérité.

Ses habitants ont réussi à créer quelque chose que l’on pourrait qualifier d’effet exemple, montrant ainsi comment les choses doivent être faites. Tout est parti des émeutes de 2008, qui, grâce à la force d’une nation toute entière, ont transformé ce que l’on considérait comme une crise en une incroyable opportunité.

Aujourd’hui, d’après les chiffres avancés par la Commission Européenne, il s’avère que l’Islande clôture l’année 2011 avec une croissance de 2,1 % ; il est même prévu qu’elle enregistre en 2012 une croissance pouvant aller jusqu’à 1,5%, un chiffre trois fois supérieur aux prévisions pour les pays de la zone euro.

Cette tendance à la hausse pourrait ne pas s’arrêter là, et la croissance pourrait atteindre les 2,7 % en 2013. Plus important encore : des emplois se créent à nouveau dans le pays et la dette publique décroît de manière significative. Cet État insulaire de l’océan Arctique a refusé de porter secours aux banques.
Lire la suite

L’Islande est notre Utopie moderne

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.

Les Islandais ont décidé d’empêcher que l’avenir soit dicté par la roue tragique de la nécessité. Les autres pays vont-ils encore tolérer que le réel soit défini par le capital ? Allons-nous continuer à confier l’avenir, le possible et l’imagination aux banques, aux grands groupes et à ces gouvernements qui disent faire tout ce qu’il est vraiment possible de faire ?

Lire l’article en entier…

Le mal portugais va faire des victimes en Europe

Le Portugal ne demandera pas l’aide internationale a affirmé le Premier ministre portugais José Socrates. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? L’Irlande il y a un mois peut-être. Ou un peu plus loin de nous, la Grèce.

Le principal problème de la zone euro, pour le commentateur, c’est qu’elle est composée de nombreux pays. Quand les États-Unis feront faillite, certes, cela fera des remous, mais cela devrait être réglé en une fois. Mais en Europe… c’est sans fin : l’Islande, la Grèce, le Portugal, l’Espagne… Et à chaque fois, c’est la même chose.

Les taux grimpent, une agence de notation passe par là et dégrade la note souveraine, les taux grimpent encore plus. Les gouvernements, cherchant désespérément à éviter la panique, jurent que tout va bien, qu’ils n’auront pas besoin de l’aide de l’UE, de la BCE, du FMI… et peu de temps après, ils finissent par accepter. Les taux soufflent pendant quelques jours… et puis, rebelote, ils regrimpent.

Il faudra bien que tout cela prenne fin un jour ou l’autre. Et la crise de l’euro n’a que peu de chances de connaître une issue positive. L’UE et le FMI ne pourront pas éternellement renflouer les économies défaillantes. Il faut bien qu’ils trouvent l’argent de l’aide quelque part. Et ce quelque part, c’est sur le marché de la dette. Qui voudra encore nous prêter de l’argent si nous continuons sur cette voie ?

Lire la suite

Islande : La Première ministre soutient la pétition de Björk sur l’énergie

La star islandaise Björk, qui a lancé une pétition contre la vente de l’énergie géothermique de l’île à des étrangers, devrait être bientôt reçue par la Première ministre…

La chanteuse Björk en concert à Sydney, Australie, le 23 janvier 2008.

La Première ministre islandaise Johanna Sigurdardottir salue le succès d’une pétition lancée par la star islandaise Björk contre la vente de l’énergie de l’île volcanique à des étrangers, peut-on lire mercredi sur sa page Facebook officielle.

Plus de 47.000 personnes -soit 15% de la population totale islandaise- ont déjà signé ce texte appelant à un référendum pour tenter d’éviter que l’énergie islandaise, principalement géothermique, tombe aux mains de sociétés étrangères.

Une des tâches les plus importantes du gouvernement est d’assurer la propriété de la nation sur ses ressources et de s’assurer que leurs revenus vont au peuple,” déclare Mme Sigurdardottir sur Facebook.

Lire la suite

André-Jacques Holbecq : « L’économie en 2011 »

André-Jacques Holbecq analysait la situation économique internationale le 07 janvier dernier sur les ondes de Radio Ici & Maintenant et répondait à quelques auditeurs.

On est parti sur mauvaise idée de l’Europe, une idée qui était ultra-libérale et que les peuples ne suivent pas. Cela ne tiendra pas. Les pays sont trop disparates.

(Merci à Virtus & Honor, à K., franc & UltimaThom)

Islande qui rit, Irlande qui pleure

Par Ambrose Evans-Pritchard – The Daily Telegraph, 08/12/2010

Les deux îles ont été entraînées dans la récession par les excès de leurs banques. Mais l’une est dans la zone euro, l’autre pas. Et cela fait toute la différence.

L’économie islandaise a progressé de 1,2 % au troisième trimestre et la reprise devrait se confirmer en 2011. Le pays sort ainsi d’une profonde récession imputable aux « nouveaux vikings », les dirigeants des banques Landsbanki, Glitnir et Kaupthing, qui ont provoqué l’effondrement du système financier islandais en septembre 2008.

A l’instar de l’Irlande, dont les banques se sont également livrées aux pires excès, l’Islande a vu son PIB reculer d’environ 11 % [en deux ans], mais dans un contexte d’inflation qui entraîne une dévaluation de ses emprunts. L’Irlande, elle, est soumise au régime déflationniste de l’Union monétaire européenne qui alourdit le poids de sa dette.

Le déficit budgétaire islandais atteindra 6,3 % en 2010, avant de laisser place à un excédent. Celui de l’Irlande s’établira à 13 % (32 % avec le renflouement des banques) et ne devrait guère s’améliorer en 2011. La crise n’a pas non plus frappé partout avec une égale brutalité. En Irlande, le taux de chômage atteint 14,1 %, tandis que dans le pays nordique, après un pic de 9,7 %, il est retombé à 7,3 %.

Lire la suite

Qui veut la peau de l’Euro ?

Moody’s vient de dégrader violemment la note de l’Irlande. Motif : c’est un pays malade, la cure qu’il a entreprise va le tuer. Il faut se rendre à l’évidence : l’Europe gêne. Il y a de l’acharnement dans ces notes, dans ce jeu contre l’Euro. L’Euro n’est-il pas « l’homme à abattre » ?

Qui veut la peau de l’Euro ? Quand on regarde le champ de bataille alentour, il y a bien une méthode de combat, une sorte de battue à l’Euro. Une stratégie mise en œuvre contre l’Euro. On peut hésiter entre Cantona et Staline.

L’échec de Cantona à secouer les colonnes du temple des banques Euro malgré les craintes de la Commission Européenne, malgré les craintes de Christine Lagarde, malgré toutes les craintes de tous les gens raisonnables, laisse penser que ce n’est pas lui, ni même ses amis, qui veulent la peau de l’Euro le plus ardemment.

Reste la stratégie « Staline ». On a dit de la stratégie déployée par Staline et Joukov à partir de 1943 que c’était une stratégie « en tiroir ». Idéalement, il faut commencer par la partie du front la plus faible, puis monter progressivement jusqu’à ce que l’ensemble du front se soit embrasé. Dans le cas de Staline, le résultat a été probant.

Les agences de notation dans une stratégie stalinienne

Lire la suite

La faillite de la Grèce désormais officielle

Nouriel Roubini persiste et signe. Après avoir mis en garde la France sur le dérapage de ses finances publiques le mois dernier, le célèbre économiste a récidivé dans une interview accordée au Monde : « Un jour, les marchés se réveillent et il est trop tard ». Un constat valable pour toute l’Europe ?

Il y a d’abord eu l’Islande, puis la Grèce et la Hongrie. Et enfin l’Irlande. Malheureusement, le rouleau compresseur n’est pas près de s’arrêter en Europe et l’Espagne est dans la ligne de mire des investisseurs. Ainsi, l’agence Moody’s vient de publier un rapport annonçant que les banques espagnoles sont confrontées à des besoins de recapitalisation de l’ordre de 17 milliards d’euros.

Lire la suite