Noorassur : Une assurance hallal, mais pas sans risque

La ferveur musulmane progresse et, avec elle, les affaires, notamment en matière financière. Sonia Mariji, 43 ans, l’a bien compris et vient d’ouvrir à Chelles (77) sa première agence d’assurance islamique sous la marque Noorassur. La première pierre d’une franchise d’assurance « hallal » qui devrait compter plus d’une vingtaine d’agences d’ici à la fin de l’année.


À l’origine de ce projet, assure-t-elle, une prise de conscience personnelle : « Le krach de 2008 était une crise de cupidité. J’ai alors pris conscience que les choses ne pouvaient plus continuer ainsi. Je suis musulmane: j’ai cherché une manière plus éthique de faire de la finance. »

Le marché est mûr, pense Sonia Mariji. D’abord parce que les musulmans en Europe, et notamment en France, sont de plus en plus nombreux à vouloir revenir à une pratique plus stricte de la loi musulmane. Or celle-ci interdit le prêt à intérêt et l’usure, ce qui exclut en théorie tout investissement dans des produits à intérêt garanti comme les produits obligataires.

Est aussi proscrit le fait de gagner de l’argent sur le malheur des gens, donc si assurance il y a, elle est fondée sur la solidarité et de type mutualiste et interdit de facto le principe de l’assurance décès ; l’investissement dans des secteurs « haram », impurs, comme l’industrie porcine, bien sûr, mais aussi la drogue, l’armement, etc. est prohibé.
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Pourquoi l’État islamique a décidé de frapper sa monnaie en or ?

Après l’annonce fait il y a plusieurs mois, l’organisation de l’État islamique a entamé la frappe de sa propre monnaie en or. L’EI montre en image les pièces d’un et de cinq Dinar coulées et frappées, cela dans le cadre d’une vidéo de 54 minutes dans laquelle il explique ses motivations.

Pourquoi l’EI a-t-il décidé d’entreprendre la frappe de sa monnaie et dans quelle mesure pourra-t-il l’imposer sur les territoires sous sont contrôle ?

DCRI : Dans l’ombre du renseignement (Archive)

Après le choc des attaques au siège de Charlie Hebdo et à l’épicerie Hyper Cacher, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé de nombreuses mesures, mercredi 21 janvier, pour contrer la menace terroriste islamiste. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se verra ainsi dotée de 500 postes supplémentaires et bénéficiera des 425 millions d’euros de crédits d’investissement et de fonctionnement dédiés à la lutte antiterroriste.

Du siège de la DCRI (la DGSI s’est substitué à la DCRI le 12 mai 2014) jusqu’aux centres d’écoute satellitaire, notre caméra a pu pénétrer, pour la première fois, dans les coulisses de l’espionnage français. Nous avons suivi la filature de dix agents secrets chargés de repérer un homme suspecté de planifier un attentat. À l’aéroport, où ils attendent son arrivée, rien ne les distingue des autres passagers. “Le filocheur, c’est monsieur Tout le monde”, confie un espion.

Ces nouveaux moyens s’ajoutent à la création, mardi 13 janvier, d’un fichier répertoriant les personnes suspectées de terrorisme. Enfin, le Premier ministre a présenté un projet de loi sur le renseignement à l’Assemblée nationale le lundi 13 mai dernier.

Afrique du Sud : Mercenaires, les soldats perdus de l’apartheid

Ils ont appris à se faire discrets : officiellement, Pretoria interdit le mercenariat. Mais d’anciens militaires formés du temps du régime ségrégationniste vendent encore leurs services au plus offrant.

La vie de Leon Lotz, 59 ans, pouvait-elle se terminer autrement ? Cet ancien militaire sud-africain formé du temps de l’apartheid n’avait jamais véritablement raccroché. À l’âge où certains coulent une retraite paisible, il arpentait encore ces derniers mois les champs de bataille du nord-est du Nigeria. Il a trouvé la mort le 9 mars dans l’État de Borno, fauché par le tir ami d’un char nigérian. Selon sa veuve, Almari, Leon Lotz était sur place “avec des frères d’armes qui [avaient] suivi le même chemin que lui pendant de nombreuses années“.

Ce décès a confirmé la présence d’anciens militaires sud-africains engagés aux côtés de l’armée nigériane dans la guerre contre les islamistes de Boko Haram. La presse sud-africaine l’avait déjà affirmé en janvier, et des photos d’hommes blancs juchés sur des véhicules blindés circulant dans les rues de Maiduguri (des clichés publiés sur les réseaux sociaux début mars) avaient donné encore un peu plus de crédit à cette thèse.

Dans un entretien accordé le 11 mars au service de diffusion internationale Voice of America (VOA), le président Goodluck Jonathan s’est toutefois borné à admettre que “des instructeurs et des techniciens” étrangers étaient présents sur le sol nigérian. Mais, sur un champ de bataille, comment différencier un instructeur armé d’un mercenaire ?
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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 6e et dernière partie

V Dissuation

Il serait trop facile, voire disculpatoire, de qualifier le problème posé par l’État islamique de “problème avec l’Islam.” La religion permet de nombreuses interprétations, et les partisans de l’EI sont moralement tenus de suivre la leur. Pourtant, dénoncer simplement l’EI comme étant non conforme à l’Islam peut être contre-productif. Surtout si ceux à qui s’adresse ce message ont lu les textes sacrés et y ont clairement vu une adéquation avec la plupart des pratiques du califat.

Par Graeme Wood - Traduction libre réalisée par Fortune.

Des musulmans peuvent dire que l’esclavage n’est pas légitime aujourd’hui, et que la crucifixion est une erreur dans le contexte historique actuel. Beaucoup l’affirment d’ailleurs. Mais ils ne peuvent pas condamner l’esclavage ou la crucifixion purement et simplement sans contredire le Coran et l’exemple du Prophète.

La seule voie que les adversaires de l’État islamique pourraient prendre serait de dire que certains textes et enseignements traditionnels de l’Islam ne sont plus valides», explique Bernard Haykel. Ce qui serait vraiment un acte d’apostasie.

L’idéologie de l’État islamique exerce une puissante emprise sur une frange de la population. Les hypocrisies et les incohérences de la vie disparaissent à son contact. Musa Cerantonio et les salafistes que j’ai rencontrés à Londres sont imbattables : pas une question que je leur ai posée ne les fit bégayer. Ils m’ont tenu des discours de façon très convaincante, à condition que l’on accepte leurs arguments.
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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 5e partie

IV Le Combat

La pureté idéologique de l’État islamique offre au moins un avantage : elle nous permet de prévoir certaines de ses actions. Ben Laden était difficilement prévisible. Il avait achevé son dernier entretien télévisé sur CNN de manière mystérieuse. A la question de Peter Arnet concernant ses futurs plans, il avait répondu: “vous le verrez et vous en entendrez parler dans les médias, si Dieu le veut”. L’État islamique claironne au contraire ouvertement ses plans – pas tous, mais suffisamment pour qu’en l’écoutant avec attention nous puissions déduire comment il compte s’étendre et gouverner.

Par Graeme Wood - Traduction libre réalisée par Fortune.

A Londres, Choudary et ses étudiants ont décrit dans le détail la manière dont l’EI devait désormais mener sa politique étrangère en tant que califat. Il a déjà repris ce que la loi islamique désigne comme le “djihad offensif”, à savoir l’expansion par la force dans les pays dirigés par les non-musulmans.

Choudary explique : “Jusqu’à maintenant nous ne faisions que nous défendre. Sans califat, le djihad offensif reste un simple concept. Mais la guerre d’expansion est un devoir essentiel du calife.

Difficile pour Choudary de faire passer les lois de la guerre, appliquées par l’EI, comme clémentes plutôt que brutales. Il m’affirme que l’État est obligé de terroriser ses ennemis – c’est un commandement sacré que de les effrayer à grands renforts de décapitations, crucifixions, mises en esclavage des femmes et des enfants, parce que toutes ces actions précipitent la victoire et évitent l’enlisement.

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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 4e partie

III. L’Apocalypse

Tous les musulmans admettent que seul Dieu connaît l‘avenir. Mais ils admettent également qu’il nous a accordé un moyen de l’entrevoir grâce au Coran et aux paroles du Prophète. L’État islamique considère que l’origine divine de ces écritures et de ces récits tient une place centrale. En cela, il se distingue de presque tous les autres groupes djihadistes du moment. C’est dans cet aspect des choses qu‘il est le plus audacieux par rapport à ses prédécesseurs, en donnant à sa mission une nature très clairement religieuse.

Par Graeme Wood

Pour faire simple, al-Qaeda agit comme un mouvement politique clandestin aux visées planétaires et intemporelles – l’expulsion des non-musulmans de la péninsule arabique, l’abolition de l’État d’Israël, la fin du soutien aux dictatures dans les pays musulmans.

L’État islamique possède également des objectifs globaux (incluant, partout où il s’est implanté le ramassage des ordures et le maintient de la distribution d’eau), mais la fin des temps constitue un leitmotiv de sa propagande. Ben Laden faisait rarement mention de l’apocalypse et lorsque c’était le cas, il avait l’air de penser qu’il serait mort depuis longtemps quand sonnerait enfin l’heure du jugement dernier.

Will McCants, membre du Brookings Institution et auteur d’un ouvrage en cours sur la pensée apocalyptique de l’État islamique, affirme que “Ben Laden et Zawahiri appartiennent à l’élite des familles sunnites et regardent avec une certaine condescendance ce genre de spéculations populaires“.

État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 3e partie

II. Territoire

Le nombre de musulmans étrangers ayant émigré vers l’État islamique est estimé à plusieurs dizaines de milliers. Les recrues viennent de France, du Royaume-Uni, de Belgique, d’Allemagne, de Hollande, d’Autriche, d’Indonésie, des États-Unis et de bien d’autres pays. Beaucoup sont venus pour combattre, et beaucoup entendent y mourir.

Par Graeme Wood

Peter R Neumann, professeur au King’s College de Londres, m’a affirmé que les discussions en ligne jouent un rôle essentiel pour la diffusion de la propagande et pour s’assurer que les nouveaux venus savent ce qu’il faut croire.

Le recrutement par internet a également contribué à élargir la démographie de la communauté djihadiste, en permettant à des musulmanes conservatrices -ne quittant pas leur domicile- d’entrer en contact avec des recruteurs, de se radicaliser et d’organiser leur voyage en Syrie. Grâce à ces appels vers les deux sexes, l’État islamique espère construire une société à part entière.

Au mois de novembre, je me suis rendu en Australie pour rencontrer Musa Cerantonio, un homme âgé d’une trentaine d’années que Neumann et d’autres chercheurs avaient identifié comme une des deux plus importantes “autorités spirituelles” pour ce qui est d’inciter les étrangers à rejoindre l’État islamique.

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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 2e partie

I. La Dévotion

En novembre, l’État islamique a diffusé un publi-reportage faisant remonter ses origines à Ben Laden. Abu Musa’b al Zarqawi, le cruel chef d’al-Qaeda en Irak de 2003 jusqu’à sa mort en 2006, y est considéré comme un géniteur plus récent. Deux autres chefs de guerre lui ont succédé avant l’arrivée de Baghdadi, le calife. Ayman al Zawahiri, le chirurgien ophtalmologiste égyptien au look d’intellectuel, successeur de Ben Laden à la tête d’al-Qaeda, n’y est pas mentionné.

Zawahiri n’a pas prêté allégeance à Baghdadi et il est de plus en plus détesté par ses camarades djihadistes. Son absence de charisme aggrave son isolement. Dans les vidéos, il apparaît biaiseux et ennuyeux. Mais la scission entre al-Qaeda et l’État islamique a mis du temps à se concrétiser et elle explique en partie la soif de sang hors norme de ce dernier.

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État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 1e partie

Nous publions ici l’article d’un journaliste américain, Graeme Wood de la revue The Atlantic, relatif aux objectifs et à la nature profonde du groupe l’État islamique. Comme il est de coutume sur le site, cette publication ne constitue pas l’expression de notre adhésion aux analyses et aux conclusions de l’auteur, mais son approche peu commune et plutôt originale dans le paysage médiatique français nous est apparue digne d’intérêt et propre à nourrir la réflexion sur une question qui demeure, quoiqu’il en soit, des plus complexes. Extrêmement (sic!) long et détaillé, il fera l’objet de 6 articles distincts. Fortune.

L’État Islamique est sans conteste un ramassis de psychopathes. Mais c’est aussi un groupe religieux avec des croyances très spécifiques, parmi lesquelles la certitude de l’imminente fin des temps. Une certitude qui imprègne fortement sa stratégie mais qui nous offre également des pistes pour la mettre en échec.

Par Graeme Wood – Traduction libre réalisée par Fortune.

D’où vient l’État islamique et quelles sont ses intentions ?

La simplicité de ces questions peut être trompeuse, et il est probable que seuls quelques dirigeants occidentaux soient en mesure d’y répondre.

Au mois de décembre, le New York Times publiait des propos confidentiels du général de division Michael K. Nagat, commandant des opérations spéciales américaines pour le Moyen-Orient :

” Nous n’avons pas vaincu l’idée… Nous ne l’avons même pas comprise“,

illustrant ses difficultés à seulement pouvoir donner du sens à l’appel de l’État islamique.

Au cours de l’année écoulée, le président Obama l’a, quant à lui, défini comme n’étant

“pas islamique”

ou encore l’a qualifié “d’équipe junior” d’al-Qaeda.

Autant de déclarations qui reflètent la confusion régnant à propos de ce groupe, une confusion qui est sans doute à l’origine d’importantes erreurs stratégiques.

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Égypte : Les bimbos d’Orient, enquête sur un paradoxe

Le Caire, avec ses vingt millions d’habitants, est l’épicentre d’un nouveau phénomène qui secoue le Moyen-Orient : la “bimbomania”. Une nouvelle génération de stars plantureuses de la pop arabe y a émergé en quelques années.

Clips torrides et attitudes lascives font désormais débat dans un monde où le rigorisme religieux prend de l’ampleur.

Indonésie : Le nouveau tigre asiatique ?

Pour la plupart des Français qui ont eu la chance de s’y rendre, la connaissance de l’Indonésie se limite à Bali et à ses charmes touristiques. C’est oublier un peu vite que ce pays est grand comme 4 fois la France, le plus grand archipel au monde avec 13000 îles ! Son territoire, doté de toutes les richesses, s’étend sur 5000 kms, soit la distance de Londres à Bagdad ! Et sa population est la 4ème de la planète.

Selon certains analystes, l’Indonésie sera en 2030 la septième puissance mondiale, devançant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. L’Indonésie tiendra-t-elle enfin ses promesses ? Sa monnaie a tangué en 2013, ses infrastructures sont lamentables, ses inégalités criantes, la corruption reste une plaie et les intégristes islamistes une menace.

Et malgré tout cela, selon une formule, l’Indonésie serait le « marché le moins inattractif du monde ». Alors, peut-on déjà parler d’un nouveau tigre asiatique ?

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Jihad : Une guerre, une stratégie, des références

Les différentes déclinaisons du « jihad » diffusent aujourd’hui une avalanche d’images — photos et vidéos extrêmement choquantes, qu’il s’agisse des conséquences d’un bombardement sur une population, de corps disloqués d’ennemis tués au combat qu’on enterre par bennes dans des fosses communes, de gens qu’on décapite, brûle vifs, lapide, précipite du haut d’immeubles…

La guerre est quelque chose qui relève de l’entendement — un outil destiné à atteindre des buts politiques par usage de la violence. Elle est également animée par des ressorts de nature passionnelle — le déchaînement de violence sans passion, est-ce bien envisageable… ?

Maîtriser l’art de la guerre pourrait d’ailleurs bien relever d’une exploitation habile et équilibrée de ses ressorts passionnels et rationnels. Or, ceci a été théorisé au profit du jihad. Un certain Abu Bakr Naji (1), Égyptien tué dans les zones tribales Pakistanaises en 2008 et membre du réseau Al Qaeda, a en effet publié sur Internet en 2004, en langue arabe, un livre intitulé le Management de la Sauvagerie : l’étape la plus critique que franchira l’Oumma. (2)

L’ouvrage a été traduit en anglais par William Mc Cants au profit de l’institut d’études stratégiques John M. Olin de l’université de Harvard. C’est sur cette traduction qu’est fondé le présent billet. On a parfois l’impression d’y lire les enseignements de l’implantation de Jabhat al Nusra en Syrie, à ceci près qu’il a été écrit avant… Et l’on y découvre des théories auxquelles ont donné corps des gens comme Abu Mussab al Zarqaoui, ou les actuels décideurs de l’organisation État Islamique.

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Le dessous des cartes : L’Islam en conflit (2/2)

Quels sont les facteurs et la nature du conflit qui oppose aujourd’hui les deux communautés ? Qu’en est-il de l’État islamique – ou “Daesh” –, nouvel acteur apparu en juin dernier ?


Revoir Le dessous des cartes : L’Islam en conflit (1/2)

Petite coloscopie des derniers attentats de Paris

Ils sont donc passés, finalement, après toutes ces années de tentatives parfois brouillonnes et ces sauvetages parfois in extremis. Ils sont donc passés, et la France découvre que ses services de contre-terrorisme ne sont pas infaillibles, que la cuirasse a cédé et nous a cruellement exposés.

Par Abou Djaffar

Le drame est terrible, le choc frontal, et nombre de commentaires lus ou entendus ont manifestement été proférés sous le coup de l’émotion.

Laissons donc Michel Onfray, l’homme qui a tout lu sans rien comprendre, délirer sur son blog. Il n’est, après tout, pas le seul à se tromper avec assurance. M. Kepel n’annonçait-il pas, au mois de juin 2001, le déclin de l’islamisme ?

D’autres invoquaient, à tort, le jihad syrien, et d’autres encore, faisant peu de cas des faits, en sont encore à accabler la pauvreté ou des pathologies mentales.

Laissons-les, car il n’y a plus rien à attendre de commentateurs qui ne font que se commenter eux-mêmes sans plus jamais observer le monde.

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Reportage : Pèlerinage, un business éternel

Le pèlerinage sur les lieux saints de l’Islam est un phénomène saisissant : des musulmans du monde entier se retrouvent pendant une courte période, quelques semaines seulement, accomplissant, dans un ordre immuable les mêmes actes “sacrés”. Autour de ces grands moments de prières, un véritable commerce s’est développé aussi bien sur place que dans les pays d’origine. En Arabie Saoudite, les commerçants font 40% de leur chiffre d’affaire pendant ces quelques jours. Et dans le monde entier, c’est le grand mouvement des agences de voyages.

Le dessous des cartes : L’Islam en conflit (1/2)

À la mort du prophète Mahomet, se pose la question de sa succession à la tête tant la communauté des croyants que du territoire que vous voyez sur la carte. Certains veulent désigner un successeur au sein de la famille proche : Ali, son cousin et gendre. Mais d’autres prônent un retour aux traditions tribales, avec la désignation du plus fidèle de ses compagnons : Abou Bakr. C’est ce dernier qui, le premier, est nommé calife, c’est-à-dire “successeur du Prophète”.

Le dessous des cartes (Arte 24/01/2015)

Iran : Voyage au pays de la fureur de vivre

On part en Iran aujourd’hui. Un pays où près de deux tiers de la population à moins de 30 ans. Cette jeunesse aspire comme partout à la liberté et les réseaux sociaux rendent compte d’initiatives clandestines des jeunes iraniens.

Ici des filles osent poser sans leur voile, comme un défi aux gardiens de la révolution, ailleurs on poste une vidéo ou des ados dansent sur de la techno dans un pays où le bonheur d’être jeune semble être un crime.

Ces moments de liberté peuvent sembler bien anodins mais pour ceux qui bravent les interdits de la société iranienne les sanctions peuvent être terribles.

Radio Courtoisie : « Les 14 mensonges sur l’immigration » (Audio)

Le lundi 19 janvier 2015, dans son “Libre journal” diffusé sur Radio Courtoisie, Henri de Lesquen recevait Jean-Yves Le Gallou de la Fondation Polemia, Gérard Pince, auteur de l’ouvrage Les Français ruinés par l’immigration et André Posokhov, pour leurs rapports respectifs sur les coûts de l’immigration.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Au chapitre des mensonges abordés lors de l’émission:
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L’économie, un rempart contre le terrorisme islamiste ?

Le redressement de l’économie peut-il constituer un rempart contre le terrorisme? Après l’union nationale, apparaissent les risques de fracture, des écoles aux quartiers défavorisés en passant par les prisons et les réseaux sociaux.

La crise économique, la panne de l’ascenseur social et le délaissement de certaines banlieues forment-elles un terreau pour le terrorisme? Débat avec Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’École de Guerre (2008-2010), Christian Menanteau, chroniqueur économique sur RTL et l’ économiste Jean-Paul Betbèze.

Le marché ethnique : le nouvel eldorado des entrepreneurs musulmans

Dans un monde globalisé à outrance, la singularité des individus, des groupes sociaux ou ethniques n’a jamais été autant recherchée. Elle est aujourd’hui au centre des attentions des campagnes marketing des entreprises qui ciblent cette particularité afin de développer de nouvelles niches économiques.

Par HBD Ajib

Si l’expression « business ethnique »  est un terme générique pour les anglo-saxons, il reste encore tabou de ce coté-ci de la manche. Le développement fulgurant du commerce en ligne a ouvert de nouvelles perspectives.Aujourd’hui, cibler une communauté pour sa différence, son style de vie, est un concept vendeur.

Légitimement, un marché de plusieurs dizaines de millions de musulmans attise la convoitise.

Ainsi, de jeunes sociétés et entrepreneurs musulmans saisissent cette opportunité et tentent de séduire leur communauté par

la valorisation de cette identité en leur proposant des produits et services qui répondent à la fois à leur besoin et à leur éthique de consommation.

Dans les secteurs de la mode, de l’alimentation, du tourisme, des offres ciblées fleurissent et se développent avec plus ou moins du succès.

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Les esclaves oubliés (Rediff)

Ce documentaire raconte l’histoire de la traite orientale et arabo-musulmane, au cours de laquelle dix-sept millions d’Africains ont été réduits en esclavage pendant quatorze siècles.

Il s’intéresse également à une filière encore plus méconnue, la traite interne à l’Afrique noire, menée pendant des siècles par les royaumes africains. Il montre enfin que ces systèmes ont perduré dans le monde musulman et en Afrique noire jusqu’au milieu du XXe siècle.

Réalisé par Antoine Vitkine (2008)

Bangladesh : Survivre dans le chaos

Au Bangladesh, le pays le plus peuplé de la planète, un dicton soutient que ce qui coûte le moins cher, c’est la vie. Chaque année a lieu le plus grand pèlerinage musulman du monde après celui de La Mecque, la Bishwa Ijtema, qui dure trois jours. Pour l’événement, près de six millions de fidèles affluent de tout le pays et de l’étranger. Bus, bateaux et trains sont pris d’assaut.

Les voyageurs sont partout et certains prennent des risques inconsidérés : entassés sur les toits, accrochés aux fenêtres et aux essieux… Bus, Bateaux et trains sont pris d’assaut. Une foule quasi ingérable dans un pays aux infrastructures obsolètes, mais où l’on garde toujours le sourire.

Monnaie islamique : Mythe et réalité

Avec la diffusion d’une vidéo de propagande mettant en scène trois djihadistes français, le mouvement islamiste Daesh fait beaucoup parler de lui dans les journaux. Aussi, l’annonce d’instaurer sa propre monnaie officielle en métaux précieux a elle-même été beaucoup relayée dans les médias. Alerte ! L’organisation terroriste va pouvoir se développer en toute indépendance grâce à leur monnaie ! Même pas peur…

Il s’agirait d’une version modernisée du dinar d’or qui circulait au VIIe siècle au temps du calife Othman, autant dire la résurrection d’une vieille monnaie. Cette monnaie serait constituée de pièces en or de 1 et de 5 dinars, de pièces en argent de 1, 5 et 10 dirhams et de pièces en cuivre de 10 et 20 « fills ».

Les enjeux d’une monnaie islamique

En créant sa propre monnaie, l’État Islamique souhaite « s’émanciper » du système économique mondial « diabolique », « concurrencer le système tyrannique occidental » selon ses propres termes.

Outre la volonté de renforcer le pouvoir et l’indépendance d’un nouveau califat, le fait de posséder sa propre monnaie est un symbole idéologique fort. « En créant sa monnaie, le groupe État islamique veut se donner les attributs d’un vrai État » dit Nicolas Véron dans Les Échos.

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Propagande : “les lionceaux du Califat”

Lundi 24 novembre, l’Etat islamique a mis en ligne sur Vidme une vidéo de propagande qui atteste pour la première fois de l’existence de camps d’entraînement djihadistes pour enfants. On y voit de jeunes garçons en uniforme noir s’entraîner au combat sous l’égide d’un adulte qui les dirige. Pour la décrypter, nous avons interrogé Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des mouvements djihadistes, et David Thomson, reporter pour RFI et auteur du livre Les Français jihadistes (éd. Les Arènes).

par Mathieu Dejean

Dans cette vidéo, on voit des enfants recevoir un entraînement militaire brutal, se faire taper dans le ventre, casser des briques avec la tête et tirer avec des armes à feu. Ces scènes sont ponctuées par l’intervention d’un djihadiste qui semble diriger le camp : que dit-il ?

Wassim Nasr – Il explique que l’Etat islamique a eu l’idée de mettre en place un camp d’entraînement pour ces enfants qu’ils appellent “les lionceaux du Califat”, et que ce sont des enfants des mosquées. Cela signifie qu’a priori ce sont des enfants orphelins et des enfants de djihadistes. Le programme s’articule en trois phases. Une phase de combat au corps à corps, d’endurance, et d’entraînement militaire pour combattre “les mécréants”, les laïques et les chiites.

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Massy (91) : La première mosquée bio voit le jour

Une première en France. À Massy (Essonne), la mosquée sera écologique. Une manière de concilier le message du Prophète et les économies d’énergie. L’eau et la lumière sont au cœur de la conception de l’édifice, qui devrait être terminé en septembre 2016. Mais les portes de la mosquée s’ouvrent déjà pour la prière du vendredi.

« Le Prophète Mahomet faisait ses ablutions avec un verre d’eau. Le message nous enjoint de ne pas prendre plus que nécessaire. » Pour le président du Conseil des musulmans à Massy (CMM), la question de l’économie d’eau était une priorité dans la réalisation du projet de mosquée écologique.

« Cinq prières, cela signifie autant d’ablutions par jour. Les fidèles se lavent les mains, la bouche, le nez, la figure… Cela demande une certaine quantité d’eau. » Tout a été fait pour réduire la consommation d’eau, tout en permettant au fidèle de faire ses ablutions de manière adéquate : réducteur de débit en amont, robinets à capteurs optiques et « double plancher incliné pour que l’eau puisse s’écouler au centre ». Un bassin de rétention d’eau de pluie alimentera les chasses d’eau.

Le président de l’association s’attend à des économies considérables : « Un litre d’eau par ablution, au lieu de trois à six litres dans une mosquée classique », selon les mesures réalisées à la mosquée de Créteil par les étudiants de l’école d’ingénieurs de Sceaux, partenaires du projet. Mais une mosquée écologique se doit d’optimiser toutes les sources d’énergie.
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Le hadj, un business porteur

A partir de l’année prochaine, les revenus générés par le pèlerinage à La Mecque progresseront régulièrement pour atteindre, à l’horizon 2020, 47 milliards de riyals [près de 10 milliards d’euros] par an, prévoient les économistes et les spécialistes. Un premier pic avait été atteint en 2012, avec 26,9 milliards de riyals [5,6 milliards d’euros]. En 2013 et 2014 en revanche, ces revenus ont chuté à 2 milliards d’euros, en raison des colossaux travaux en cours à La Mecque.

Par Yahia Al-Hajiri et Mounira Al-Saïd dans Al-Yaum (extraits) Dammam.

Ces travaux touchent à leur fin. Grâce à eux, les capacités d’accueil des deux lieux saints [La Mecque et Médine] doubleront : ils pourront recevoir 5 à 6 millions de personnes pour le grand pèlerinage [le hadj, qui a eu lieu cette année début octobre], explique Abed Al-Abdali, professeur d’économie à l’université de La Mecque. Quant au petit pèlerinage[oumra], qui se pratique tout au long de l’année, il devrait concerner 20 millions de personnes par an, et enregistrer des revenus de 25,8 milliards de riyals [5,4 milliards d’euros] d’ici à 2020, contre 21,5 milliards actuellement.

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La ville comme idéal-type de Max Weber

« La vraie manière d’étudier une agglomération urbaine ayant vécu d’une longue existence historique est de la visiter en détail conformément aux phénomènes de sa croissance. Il faut commencer par le lieu que sacra presque toujours la légende, où fut son berceau, et finir par ses usines et dépotoirs. »

Elisée Reclus : L’Homme et la Terre

George Grosz : Metropolis

Oublieux du passé, parvenu à un stade de civilisation où nos repères à force d’être transgressés s’effacent, nous nous échinons à en retrouver les traces sur un sol à jamais bouleversé. La ville qui en émerge, dans son évidente présence, repose sur les ruines accumulées par les générations précédentes que les nouvelles, malgré leur hâte à reconstruire, cherchent à sauvegarder à tout prix, ou presque. Insouciante humanité de jadis ; remord dérisoire ou vaine nostalgie d’aujourd’hui !

Mais, quelle est donc la spécificité de l’histoire urbaine ? Si la ville n’est que la projection de la société dans l’espace, la ville se dissout dans l’histoire économique, l’histoire sociale, l’histoire politique… La partie ne se distingue plus du tout et l’histoire urbaine perd son objet.

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Le banquier de l’État islamique était un directeur d’école britanique

Il est apparu aujourd’hui qu’un des principaux bailleur de fonds du groupe terroriste de l’État islamique était directeur d’une école musulmane de Birmingham.
Par Leon Watson (Traduction libre par FORTUNE).


Religieux musulman éminent, le Docteur Nabil al-Awadi, un Koweïtien naturalisé, résidait en partie au Royaume-Uni jusqu’à l’année dernière, vivant à Brixton, au sud de Londres.

Jusqu’en février 2013, le sunnite a en effet été le directeur de l’école privée Al-Birr, fondée  il y a sept ans à Nechells dans la banlieue de Birmingham.

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La triche «halal», une marque déposée

En Algérie, le copiage, lors des examens, est presque devenu un sport national, tant il est vrai qu’aucune institution pédagogique, de l’école primaire jusqu’à l’université, n’est épargnée par ce procédé inélégant.

Par Lydia Rahmani

Il est pratiqué sans honte, assumé même, par bon nombre d’apprenants qui s’y adonnent sans en rougir.

Or, tricher, c’est enfreindre les lois civiques et divines, sachant que ce procédé est abhorré par le Créateur et censé être proscrit par les croyants. Et quand la triche a pour scène la prestigieuse université des sciences islamiques Emir Abdelkader de Constantine (USIC), cela dépasse l’entendement,

surtout quand on n’hésite pas à déchirer les pages du Saint Coran pour arriver à ses fins !

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Demain, tous immortels ?

Pourra-t-on un jour supprimer la mort ? Les transhumanistes y croient. 
Ils travaillent à mettre au point différentes techniques pour abolir 
le vieillissement, prémunir contre les maladies et accidents, 
ou encore conserver nos données en vue d’une future résurrection.

« Certains préfèrent assurer leur immortalité par leur descendance, d’autres par leurs œuvres. Je préfère assurer la mienne en ne mourant pas », a écrit Woody Allen.

Si l’abolition de notre condition mortelle est un vieux rêve, ce siècle voit pour la première fois des chercheurs, penseurs, simples quidams du monde entier espérer très sérieusement passer le cap du quatrième millénaire. De fait, de nombreuses technologies, telles la génétique, les cellules souches, la biologie synthétique ou la nanotechnologie nous permettent d’envisager un tel projet de manière rationnelle. Google vient même de lancer une filiale, Calico, qui se propose de lutter contre les maladies liées au vieillissement. Pour Laurent Alexandre, cofondateur de Doctissimo et auteur de La Mort de la mort (2011), « le premier être humain qui vivra mille ans est peut-être déjà né ».

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Russie : Démographie, la population ne baisse plus

Par Alexandre Latsa

La Russie en 2013 aura donc connu une hausse naturelle de population, le nombre de naissances dépassant celui des décès, et ce pour la première fois depuis 1991.

Décembre 2013 aura vu 157.904 naissances contre 152.066 en décembre 2012, soit 5.838 naissances en plus, et 157.641 décès, contre 159.239 en décembre 2012 soit 1.598 décès en moins. Au final en décembre 2013, la population russe aura donc augmenté naturellement de 263 habitants contre une baisse de 7.173 en décembre 2012.

Sur l’année 2013, le pays aura connu 1.901.182 naissances contre 1.896.263 l’année dernière, soit 4.919 naissances en plus, et 1.878.269 décès contre 1.898.836 l’année dernière, soit 20.657 décès en moins. La population a donc naturellement augmenté de 22.913 habitants, un record bien inattendu et imprévu, même pour les démographes les plus optimistes.

Brève synthèse de l’évolution démographique russe de 1992 à nos jours

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Europe de l’Est : Une alliance orange-brune ?

Par Alexandre Latsa

Il y a près de deux ans, j’écrivais une tribune qui tentait d’expliquer la naissance quasi-inévitable d’un courant politique nouveau en Russie, sorte de syncrétisme entre une version modérée et occidentalisée du libéralisme des années 90 et une version 2.0 moins modérée du nationalisme russe, dans sa version la moins impériale mais la plus nationale, sur le modèle européen.

Ce courant politique nouveau a pris la succession des nationalismes préhistoriques et impériaux classiques de Russie et aussi la succession des courants ultra libéraux sans foi ni morale des années 90, en créant une nouvelle idéologie que l’on qualifie de nationale-démocrate ou nationale-libérale.

Ce courant sociopolitique a en réalité surtout émergé à Moscou et Saint Petersbourg, lors des grandes manifestations de fin 2011 qui ont fait suite aux élections nationales que ces manifestants jugeaient truquées et injustes. Cette idéologie est donc très en vogue aujourd’hui chez les jeunes russes des grandes villes modernes qui souhaitent s’identifier culturellement, moralement et politiquement à l’Europe de l’Ouest et à l’occident en général.  On a majoritairement qualifié, à tort ou à raison, de « classe créative » cette fraction de l’opinion, en quelque  sorte l’équivalent russe du Bobo Français.

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Strasbourg : La ministre de l’Intérieur adoubée par les autorités musulmanes (dystopie)

NB: Ce texte correspond à une série d’anticipation et/ou de politique-fiction…

Strasbourg, 1er octobre 2022 – La ministre française de l’Intérieur, Cécile Dufloch, intervenait ce mardi à la Mosquée cathédrale de Strasbourg afin d’obtenir l’aval des autorités islamiques de France concernant sa nomination, dans un premier discours très attendu suite au partage du pouvoir de 2022.

J’affirme, ici même, que jamais je n’outrepasserai les droits et compétences de l’État français, qui en aucun cas ne doit interférer avec le domaine de compétence des autorités musulmanes“, a martelé le ministre, une main sur le Coran, l’autre sur la Constitution, face à un parterre de dignitaires musulmans venus de l’ensemble du monde arabe.

“Je remercie les délégués ici présents de leur confiance, et m’engage, dans le cadre de mes fonctions, à respecter le Partage du pouvoir de 2022 entre la Constitution française, d’une part, et le Coran, d’autre part.”

Je rappelle que j’ai été l’artisane de l’unification des autorités musulmanes de France. Visionnaire, j’appelai dès 2010 l’islam de France à “prendre ses responsabilités et à s’organiser”. Ma mission a, il me semble, réussi“, a poursuivi le ministre.

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Lille 2021 : Trois quartiers se regroupent en “zone islamique autogérée” (dystopie)

NB: Ce texte correspond à une série d’anticipation et/ou de politique-fiction…

LILLE, 24 octobre 2021 – AFP. Les autorités de fait de trois quartiers de Lille (Five, Lille-Moulins, Lille-Centre) ont décrété la création d’une “zone islamique autogérée” (ZIA) régie par la charia en plein centre de la quatrième ville de France, avec l’aval tacite de Paris désireux d’éviter d’exacerber les tensions dans cette zone sensible.

L’annonce a été faite ce lundi à midi par le collectif “Sultanat du Nord”, qui se fixe l’objectif de “constituer à terme une zone autogérée régie par la Charia en Flandre belge et française”.

La ZIA lilloise est vouée à constituer un “centre de décision politique” chargée d’”unifier la bande à population musulmane majoritaire (BPMM) sous un pouvoir musulman, tout en restant fidèle à la métropole en termes de système social et économique“, poursuit le Sultanat du Nord.

Avec l’aide d’Allah, nous annonçons la création de la première Zone islamique autonome en territoire français. La supériorité numérique de la population musulmane constatée dès 2017 rend nécessaire une redéfinition de notre État sur la base de zones autogérées, à l’instar d’une fédération. Nous réaffirmons notre attachement à la République et à ses principes de base“, lit-on sur le site du “Sultanat du Nord” dirigé par Qabiq el-Kédir, baptisé par les analystes l’”émir de Flandre”.

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Deux mosquées verront le jour à Colombey-les-Deux-Églises (dystopie)

NB: Ce texte correspond à une série d’anticipation et/ou de politique-fiction…

Paris, 18 juin 2018 (AFP) – Le conseil municipal de Colombey-les-Deux-Églises, dirigé par l’écologiste Jean-Pierre Lestrade, a donné son feu vert à la construction de deux mosquées dans la ville, fief historique du général de Gaulle, la décision se voulant “un pied de nez” à un de ses mots restés célèbres.

Quand la communauté musulmane de Colombey est venue me voir pour m’expliquer que la reconversion de la salle des fêtes en centre de prière de 1.200 m2 était insuffisante, j’ai tout de suite dit ‘chiche’“, raconte l’élu, un sourire en coin.

Vous voulez une mosquée? Eh bien on va en construire deux. Ça s’appelle la générosité chrétienne, non?“, ajoute-t-il un brin sarcastique.

Nous allons concéder les terrains pour un euro symbolique“, a précisé M. le Maire.

Les réticences autour de la construction de la mosquée sont très fortes, a-t-il poursuivi. Selon lui, la décision se veut un “pied-de-nez” au Général de Gaulle, qui aurait déclaré qu’en cas d’immigration excessive en provenance d’Afrique du Nord “Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées“.

L’opposition a immédiatement dénoncé un “marché de dupes”, le beau-frère de M. Lestrade étant le PDG de l’entreprise de BTP possédant le quasi-monopole des contrats immobiliers de la ville. La Mairie a d’ores et déjà annoncé un don d’un million d’euros à l’”Association Cultuelle de Colombey”.