Al-Qaïda menace des chefs d’entreprise et veut déstabiliser l’économie américaine

Le réseau al-Qaïda a beaucoup communiqué pour le 14e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Ainsi, dans un message de 45 mn dont la date de l’enregistrement n’a pas pu être déterminée avec certitude, son chef, Ayman al-Zawahari, a longuement évoqué les relations avec l’État islamique (EI).

Les rapports entre les deux organisations jihadistes étant loin d’être au beau fixe – l’EI a ainsi mis à prix la tête du terroriste algérien Mokhtar Belmokhtar, fidèle d’al-Zawahiri – la crainte est qu’elles finissent par s’entendre, notamment en Syrie.

(à gauche Ayman al-Zawahari, chef d’al-Qaïda, à droite Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l’organisation Etat islamique)

« Une coopération tactique ou opérationnelle entre l’EI et al-Qaïda est un scénario dangereux qui peut conduire à un pic des attaques terroristes contre des cibles occidentales et compromettre les efforts de la coalition », estime ainsi l’institut américain « Study of War ».

En tout cas, sans abandonner ses griefs à l’égard d’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’EI, Ayman al-Zawahiri a lancé un appel à l’unité des jihadistes, notamment en Irak et en Syrie. Pour cela, il a fixé 5 axes : l’arrêt des combat entre groupes rivaux, la fin des appels à s’éliminer mutuellement, la création d’un tribunal religieux indépendant, une « amnistie générale » et une collaboration pour la logistique.

Pour le successeur de Ben Laden, ce rapprochement est nécessaire en raison de l’intervention occidentale en Irak et en Syrie, qu’il qualifie de « croisade contre l’islam ». D’où l’objet de son adresse à « tous les musulmans qui peuvent nuire aux pays de la coalition des croisés à ne pas hésiter » à commettre des attaques.
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Trafic pétrolier, racket et kidnapping, l’État islamique amasse 2 milliards de dollars par an

Taxes, donation, exportations, les jihadistes du groupe État islamique, qui occupent un large territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak, se financent à la manière d’un véritable État, avec son administration et des complicités à tous les niveaux.

Suisse : Cyberdjihad, une plongée dans les réseaux helvétiques

L’État islamique est le premier groupe terroriste qui profite aussi massivement de l’usage des réseaux sociaux. Ses membres ont tous grandi avec Internet.

Sur Facebook ou Twitter, accéder en ligne aux profils et aux comptes des djihadistes qui combattent en Syrie, dont une poignée de Suisses, et à leur propagande est d’une facilité déconcertante.

Durant plusieurs semaines, Le Temps s’est immergé dans ce monde obscur, entre vidéos horrifiantes, appels aux meurtres, humour atroce et codes secrets pour échapper à la censure.

Une enquête de Valérie de Graffenried (Décembre 2014)

Via Theatrum Belli


Comment l’Etat islamique empoche 3 millions de dollars par jour

Pendant deux semaines, l’Etat islamique d’Irak et de la Syrie (ISIS) et les forces fidèles à Bachar al-Assad se sont affrontés pour le contrôle du gisement de gaz de Shaar, l’un des plus grand de Syrie, près de la ville historique de Palmyre. Le 19 Juillet, il a été signalé que le groupe militant sunnite avait tué 270 soldats du régime, prenant le contrôle du champ au cours d’un combat de 48 heures, un des plus meurtriers du conflit.

Par Karen Leigh

A mesure qu’ ISIS progresse en Syrie, les analystes affirment qu’une partie importante de ses ressources financières provient du pétrole brut qu’elle vend sur le marché noir; en conséquence, les champs de pétrole sont devenus un objectif prioritaire dans cette guerre. A l’image de gisements de gaz comme celui de Shaar, dont la perturbation des lignes provoque des pénuries et des coupures d’électricité dans les zones contrôlées par le régime, jusqu’à Damas.

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