Le succès du livret A? Du gaspillage!

Les Français n’ont jamais autant sollicité le livret A : en avril, les épargnants y déposaient plus de trois milliards d’euros supplémentaires. Un chiffre qui inquiète les analystes, comme Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, puisque cet argent ne contribue pas à développer l’économie et la croissance…

Par Philippe Crevel

Sur les quatre premiers mois de l’année, le Livret A et le Livret de Développement durable ont enregistré une collecte nette de 20,66 milliards d’euros. Ces deux produits devraient, cette année, dépasser la collecte de 2012 qui avait atteint 49,17 milliards d’euros.

Cet engouement pour des produits d’épargne faiblement rémunérés symbolise parfaitement notre époque: l’épargnant français recherche avant tout la sécurité. La garantie de l’Etat apportée au Livret A, en ces temps troublés, n’a pas de prix.

Le deuxième atout de ce produit est lié à l’exonération fiscale (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) qui lui est attachée. En mettant l’argent son argent sur un Livret A, l’épargnant a l’impression de faire une bonne affaire en ne donnant pas d’argent à l’Etat.

Ironie de l’histoire, l’Etat sous couvert d’exonérations fiscales et sociales, fait main basse sur une partie de l’épargne des Français afin de financer sa politique du logement voire sa politique en faveur des PME.

 

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Devenir l’associé d’un agriculteur et payer moins d’impôts

La Fédération nationale ovine et un fonds d’investissement parisien s’associent pour venir en aide aux jeunes agriculteurs. Comment ? En facilitant l’apport de capitaux extérieurs.


L’idée remonte à septembre 2012 :

Permettre à des investisseurs de donner un coup de pouce financier aux jeunes éleveurs souhaitant démarrer leur activité.

La Fédération nationale ovine et le fonds d’investissement Labeliance, spécialisé dans les fonds propres pour les PME-PMI, se sont alors associés afin de faciliter la transmission des exploitations détaillait le site de la Nouvelle République.

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L’adieu à la croissance

Que cela plaise ou pas, une nouvelle ère s’ouvre, celle d’une croissance durablement proche de zéro.

L’annonce d’un recul du PIB au tournant de l’année 2013 ( – 0,2 % au quatrième trimestre 2012, -0,2 % au premier trimestre) a occulté une réalité bien plus alarmante encore : la panne sans précédent dans sa durée de la croissance française. Sur les cinq derniers trimestres, l’activité n’a pas progressé d’un iota en France et le niveau de la richesse produite se trouve toujours aujourd’hui en deçà de celle de 2007, l’année du déclenchement de la crise des subprimes aux Etats-Unis. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’économie française n’a connu une période aussi longue de stagnation.

Et l’horizon à court et moyen terme apparaît désespérément bouché. Une réalité bien perçue par la force des choses par les agents économiques, ménages et chefs d’entreprise mais encore largement niée par les politiques qui ne cessent pas d’entrevoir le futur avec des lunettes roses. Un tel comportement ne surprend pas l’expert Olivier Berruyer :

Les politiques sont dans l’idéologie de la croissance. Ils vivent dans le règne révolu du “toujours” plus”, estime ce dernier. Or ce retard dans la prise de conscience est lourd de conséquences car il freine les adaptations nécessaires à la nouvelle ère qui s’ouvre, celle d’une croissance durablement proche de zéro et qui appelle nécessairement des révisions douloureuses dans nos façons de produire et de redistribuer.

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Transition énergétique : le contre-modèle allemand

Par Jean Syrota, ancien président de la commission énergie au Centre d’analyse stratégique, ancien directeur de la Cogema, et Etienne Beeker, économiste de l’énergie

L’Allemagne a fondé son développement industriel sur le charbon (houille et lignite), dont elle continue à subventionner la production Aujourd’hui encore, rien que pour assurer 45% de sa production d’électricité, elle en consomme plus de 200 millions de tonnes par an qui sont la première source des fortes émissions de CO2 du pays. Ainsi, en moyenne, un citoyen allemand émet moitié plus de ce gaz à effet de serre qu’un citoyen français (10,3 tonnes par an contre 6,3), pour une consommation d’énergie et un niveau de vie comparables.

L’action du gouvernement allemand, ces dernières années, dans le domaine de l’énergie, a été axée principalement autour de :

- la construction de 23 centrales électriques au charbon,

- l’inauguration d’un nouveau gazoduc, Nordstream, permettant des importations massives et directes de Russie,

- un fort développement des énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque) et de la biomasse avec des cultures dédiées

- une attitude cahoteuse et imprévisible concernant l’avenir du nucléaire, qui faisait l’objet d’un consensus favorable jusqu’en 1998 ; une coalition SPD-Verts planifie alorsla sortie progressive du nucléaire, avec 2020 comme échéance. En 2010, le gouvernement dominé par la CDU prolonge la durée de vie des réacteurs jusqu’en 2036 puis, après l’accident de Fukushima, en 2011, ramène cette date à 2022 et fait arrêter huit réacteurs, dans le cadre d’une transition énergétique, ou « Energiewende ».

L’Energiewende : une gigantesque ambition nationale et déjà des interrogations
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Grèce : première baisse des prix à la consommation en 45 ans

Les prix à la consommation en Grèce ont baissé de 0,2% en mars, marquant le premier recul annuel de l’indice des prix depuis mai 1968, selon les données publiées mardi [9 avril 2013] par l’Autorité statistique grecque (Elstat).

En février, les prix avaient augmenté de 0,1% sur un an.

C’est la première fois depuis mai 1968 que l’indice des prix est négatif” en Grèce, a indiqué à l’AFP Michaïl Glenis, responsable du suivi de l’inflation de l’Elstat.

A l’époque, deuxième année de la junte des colonels en Grèce (1967-1974) l’indice des prix avait enregistré “une baisse de 0,3%, avant de commencer à monter en juin 1968 avec un taux de +0,5% sur un an“, a-t-il ajouté.

Les économistes diffèrent sur la signification de ce recul, soit entrée en déflation potentiellement dangereuse dans une économie hyper fragilisée et en récession sévère, soit premier symptôme de guérison après la potion amère de l’austérité, administrée depuis 2010 à la Grèce.
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La crise larvée des pays du Golfe

Des pays du Golfe, on ne voit en ce début d’année que le Qatar et ses nouvelles vitrines françaises : le récent rachat du Paris-Saint-Germain et les investissements dans les banlieues.

Manifestants anti-gouvernementaux à Manama, capitale du Bahreïn, en 2011

Pourtant à Bahreïn, deux ans après l’écrasement de la révolution par les chars saoudiens, les manifestations en faveur de la démocratie continuent. Par-delà le débat créé par les placements qataris, les tensions dont Bahreïn est l’épicentre sont révélatrices d’un séisme en devenir. La capacité des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG : Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes uni, Koweït, Oman, Qatar) à poursuivre durablement leur expansion internationale est incertaine.

Derrière leur force de frappe financière couve en effet le dérèglement d’un modèle économique rentier, dont les prémices sont perceptibles dans les crises énergétique, de l’emploi et fiscale auxquelles ils font face.

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Chypre : trois leçons pour un sauvetage réussi

« Caramba, encore raté ! » Avec le plan de sauvetage de Chypre décidé lundi matin, les ennemis de l’Europe en sont, une nouvelle fois, pour leurs frais. A gauche, les accusations proto-staliniennes de M. Mélenchon contre les « 17 salopards » de l’Eurogroupe ( « dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse [sic], il s’appelle Pierre Moscovici… ») nous feraient presque regretter la modération de feu Hugo Chavez et ont l’effet d’un boomerang. A droite, les éditorialistes de la presse anglo-saxonne, tout heureux de divertir l’attention des marchés loin de l’effondrement de l’économie et des finances publiques britanniques, se réjouissaient de la énième implosion imminente de la zone euro.

Ces partisans de la mort de l’euro devront prendre leur mal en patience : l’Eurogroupe a spectaculairement retourné, au bénéfice des intérêts des citoyens de l’Union européenne, une situation très mal engagée la semaine dernière.

Rappelons les chiffres, quand on parle de Chypre. Cette île de la Méditerranée est pour l’Union européenne un caillou dix fois plus petit que la Grèce : 0,2% du PIB et de la population de l’Union. Un caillou petit, mais costaud : à l’image d’autres îles ayant prospéré dans le giron britannique (Jersey, Guernesey, les îles Caïmans, les îles Vierges britanniques, etc.), Chypre est devenu un paradis bancaire et fiscal.

Les banques s’y sentaient tellement bien qu’à force d’effets de levier, d’expositions excessives aux activités de marché, de prêts abondants, permis notamment par l’appartenance à la zone euro (et la garantie implicite de la BCE), elles ont fini par représenter 670% du PIB de l’île.

Qui dit mieux ? Pas la France (387%), ni l’Allemagne (333%), qui se sont gardées de cette déviance. Seule la Grande-Bretagne, avec les banques de la City, approche le niveau de Chypre (507% du PIB – source : European Banking Federation).

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Algérie : Christine Lagarde appelle à ne pas maintenir la règle 49/51

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a appelé mercredi Alger au développement des investissements directs étrangers (IDE) sans la règle de participation des 49/51, lors d’une visite de trois jours dans la capitale algérienne.

Je ne suis pas personnellement convaincue de la nécessité d’avoir un actionnariat partagé entre des investisseurs publics algériens et des investisseurs directs étrangers“, a déclaré Mme Lagarde lors d’une conférence de presse au second jour de sa visite à Alger.

C’est une décision de souveraineté qu’il appartient aux autorités algériennes de prendre“, a-t-elle toutefois ajouté.

Face à la crise mondiale, l’économie algérienne se porte bien et, selon elle, “la croissance devrait rester vigoureuse entre 3 et 3,5% durant les prochaines années”.

Interrogée sur une nouvelle demande de prêt que le FMI adresserait à Alger l’occasion de sa visite, elle a indiqué qu’elle était “simplement venue remercier les autorités” pour les 5 milliards de dollars déjà accordés à l’institution monétaire il y a quelques mois.

Nous nous contentons d’observer ce qui se passe ailleurs dans le monde et il y a très peu de pays à ce jour qui maintiennent une règle de 49/51 tous secteurs confondus“, a-t-elle souligné, indiquant que c’était ce qui pouvait être apporté “comme élément de comparaison aux autorités algériennes“.

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La bulle des gaz et pétrole de schiste va bientôt éclater

L’extraordinaire progression de la production de gaz et pétrole de schiste aux États-Unis génère un questionnement dans tous les pays qui disposent de grandes quantités de cet hydrocarbure : faut-il se lancer dans ce nouveau type de production pour réduire notre facture énergétique ?

En 5 ans, la production d’hydrocarbures de schiste y a été multipliée par 14 pour le gaz et par 5 pour le pétrole. Cela représente une progression considérable qui ne manque pas d’attirer les regards et de provoquer une frénésie dans de nombreuses régions du monde.

Mais l’expérience américaine offre de bonnes indications sur ce qu’implique une telle politique énergétique et sur sa durabilité. En effet, il est déjà question d’une «bulle» prête à éclater et nous allons voir pourquoi.

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Grèce : le Qatar va investir un milliard d’euros via un fonds d’investissement

Alors que la Grèce entre dans sa sixième année de récession, le Qatar et la Grèce vont investir chacun un milliard d’euros dans un fonds d’investissement commun.

Après avoir investi un milliard d’euros en Italie il quelques mois, le Qatar remet le couvert en Grèce. Le richissime Etat gazier va investir la même somme dans des PME grecques, via un fonds d’investissement commun avec la Grèce, en pleine récession, a annoncé le Premier ministre qatari, Cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, cité par l’agence officielle QNA. Ce dernier a précisé que le Qatar et la Grèce investiraient chacun un milliard d’euros (1,34 milliard de dollars) dans ce fonds, lors d’une conférence de presse avec son homologue grec Antonis Samaras à Doha mardi soir. « Nous voulons rééditer l’accord conclu avec l’Italie mi-novembre ( “IQ Made in Italy Venture” ) pour la constitution d’un fonds d’investissement doté de deux milliards d’euros, partagés à égalité entre les deux pays », a-t-il dit.

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La révolution du salaire à vie

Bernard Friot, sociologue et économiste, nous montre comment nous pouvons à l’avenir nous réapproprier notre travail et la valeur économique que nous produisons, en nous opposant à la logique du capital et du marché du travail. Supprimer la propriété lucrative, redéfinir la valeur et instaurer un salaire à vie pour tous, en prolongeant le principe de la cotisation sociale, déjà présente chez les fonctionnaires, les retraités, et dans la sécurité sociale : telles sont les pistes évoquées par Bernard Friot pour émanciper les individus économiquement et sortir du capitalisme.

L’énergie verte se dégonfle

Que la faute soit attribuable aux bas prix du gaz naturel ou à la situation budgétaire corsée des gouvernements, l’engouement pour les énergies vertes s’est dégonflé en 2012. Les investissements annoncés par le secteur privé dans des projets verts, majoritairement des projets d’énergies alternatives, ont chuté de 75% en 2012 au Canada, selon une analyse de la firme E&B Data.

Pendant que l’argent coule par dizaines de milliards dans le secteur des hydrocarbures, la valeur des investissements verts annoncés en 2012 a été de seulement 2 milliards, contre 8 milliards en 2011 et 7 milliards en 2010, d’après la compilation d’E&B Data.

Les projets verts incluent les projets de génération d’énergie renouvelable (à l’exception de l’hydroélectricité), de fabrication de composantes pour cette industrie, de biocarburants et de réduction d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre.
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Géoéconomie : la stratégie d’investissement du Qatar

Le Qatar, pays de 11 437km² peuplé d’1.8 millions d’habitants dont 80% d’immigrés tire de très importantes rentes de ses exportations de pétrole mais surtout de gaz liquéfié dont il est le premier producteur. Ce pays du Golfe est confronté à une surcapacité de financement et après avoir investi massivement dans de somptueuses infrastructures en interne est en train de se diversifier pour parer la fin de l’ère pétrolière. Au travers de ses différentes holdings, le Qatar investi dans des entreprises et industries mais aussi dans le sport et l’immobilier tout en menant une politique agressive d’achat de terres arables à l’extérieur de ses frontières. Quelle est la stratégie d’investissement du Qatar ?

Par Antoine Laurent

Industriels : Sur la carte ci-dessus, les principaux investissements industriels du Qatar sont matérialisés par des flèches bleues. On peut observer que les principaux investissements se font en Europe de l’Ouest mais aussi en Chine dans le secteur stratégique des télécommunications. L’Europe reste une zone géographique privilégiée de cet Etat de part ces anciennes attaches coloniales mais aussi de par la crise financière que traverse le continent.

On peut noter une très forte concentration d’investissement en France dans des industries considérées comme stratégiques ou autres grands groupes du CAC40 dans divers secteurs. Ces investissements massifs en France sont les résultantes de la politique du pays accueillant les investisseurs qataris comme dans un paradis avec des exonérations d’impôts comme  les plus-values sur cessions.

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La débâcle de l’austérité

Alors que la sortie de récession des économies développées dans le courant de l’année 2009 paraissait marquer la fin de la crise, la rechute de l’activité depuis la mi-2011 a anéanti les espoirs d’une sortie sans douleur de la dégradation des finances publiques causée par l’épisode précédent. Les stabilisateurs automatiques, les plans de relance et les dispositifs de sauvetage des agents privés menacés par la crise financière de 2008/09 ont évité un engrenage récessif, mais au prix d’un creusement des déficits et d’une montée de l’endettement public.

Prévision du 18 octobre 2012, Sous la direction de Xavier Timbeau – L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

OFCE

Pour un choc d’efficacité énergétique

Par Pierre Ducret et Jean-Pierre Sicard, PDG et directeur général délégué de CDC Climat

Impitoyable agenda médiatique : à peine la question de la compétitivité évoquée que la transition énergétique la remplace à l’ordre du jour. Les deux enjeux sont pourtant indissociables. Pire, un débat peut masquer un consensus.

Chantier de construction d’une maison en paille à Fleurac en Dordogne, en 2009 (source : http://mamaisonenpaille.blogspot.fr/2007_10_01_archive.html)

On peut redouter que le débat national sur la transition énergétique se focalisera sur le très discuté « mix énergétique », au risque de minimiser la réduction des consommations d’énergie. Alors que l’ensemble des acteurs du débat pourrait s’accorder pour faire de l’efficacité énergétique la priorité nationale qui rendrait notre économie plus compétitive.

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La richesse chinoise s’exporte en masse

Selon un nouveau rapport paru cette semaine, une grande partie de la richesse chinoise est en train de s’exporter à l’étranger et principalement vers les États-Unis. Selon le rapport, les Chinois les mieux nantis recherchent une meilleure qualité de vie, une meilleure éducation pour leurs enfants, ou encore un meilleur environnement fiscal.

Ouvriers chinois travaillant à la construction du chemin de fer transcontinental aux États-Unis, vers 1865

La Chine s’enrichit mais de plus en plus de grandes fortunes pensent à quitter le pays, s’ils ne l’ont pas déjà fait.

Ce lundi [17 décembre 2012], l’Institut de Pékin de l’école technologique de Droit a publié son “Rapport annuel sur la migration internationale chinoise“.

Ce rapport montre que plus d’un Chinois sur quatre, possédant plus de 100 millions de yuans, soit 16 millions de dollars, ont émigré ; 47% supplémentaires pensent à émigrer.

Parmi les gens possédant plus de 10 millions de yuans, près de 60% ont émigré ou décidé d’émigrer. En 2012, le nombre de responsables de haut niveau qui quittent la Chine avec leur argent, a atteint un sommet.

Mais pourquoi quittent-ils la Chine ?
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Le cancer chinois du shadow banking

Par Damien Durand (*)

De Charybde en Scylla, alors que la Chine essaie de sauver la stabilité de son économie d’une bulle immobilière prête à éclater, ne risque-t-elle pas sur son autre flanc de succomber au shadow banking ?

Cité fantôme du nouveau district de Zhengzhou, dans la province du Henan

Terme générique un peu flou, le shadow banking regroupe sous sa bannière l’ensemble des structures privées se substituant aux banques en développant une activité de crédit auprès des entreprises exclues du circuit bancaire classique. Taux d’intérêts assimilables à de l’usure, financement d’activités peu porteuses et montages financiers douteux, le cocktail explosif est en place. Il n’y a plus qu’à attendre l’étincelle pour mettre le feu à un baril de poudre qui représente entre 30 et 50% du PIB chinois selon les estimations.

Le prestige à crédit

Mais comment la Chine, deuxième puissance économique mondiale, a-t-elle pu se laisser prendre dans l’engrenage du shadow banking ? Les raisons du phénomène ne sont pas à chercher du côté de l’économie pure, mais de deux réalités politiques qui, fortement imbriquées, portent la majorité de la responsabilité : l’incurie des dirigeants locaux, et la proximité nauséabonde entre système bancaire et pouvoir politique.

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Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation

Qu’est ce que l’Afrique du Sud a de commun avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Russie ? Ces puissances émergentes incarneraient l’avenir de l’économie mondiale. Un expert des BRICS démêle le vrai du faux.

Le PIB cumulé des BRICS est aujourd’hui presque égal à celui des États-Unis. Incarnent-ils pour autant l’avenir de l’économie mondiale ?

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Régime chinois cherche cap désespérément

La récente visite d’Angela Merkel est venue le rappeler : la dynamique chinoise apparaît plus que jamais comme une planche de salut aux pays européens englués dans le marasme. A défaut de pouvoir se développer dans leur environnement immédiat, les groupes allemands mettent le cap à l’est et multiplient les contrats commerciaux avec la deuxième économie mondiale. De la même manière, lors de ses échanges avec son homologue chinois Wen Jiabao, Angela Merkel ne s’est pas cachée de courtiser les investissements chinois.

Réunion de clôture de la 5e session de la 11e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) au Grand palais du Peuple à Beijing, le 14 mars 2012

De fait, en dépit des remous qu’ils peuvent occasionner dans l’opinion publique, les capitaux chinois sont les bienvenus en Europe. Vignobles français, yachts italiens, machines-outils allemandes, infrastructures anglaises, portugaises ou grecques : le rapport de force économique apparaît inversé entre une Europe déboussolée et une Chine sûre d’elle et de son modèle.

En ce début d’automne, la fébrilité n’est pourtant pas uniquement du côté européen. A la chancelière allemande, Wen Jiabao n’a, d’ailleurs, pas caché son « inquiétude » la semaine dernière. La Chine l’avoue : elle a besoin d’une Europe solide pour continuer à faire fonctionner sa machine exportatrice. En juillet, ses ventes à destination de l’Europe étaient en baisse de 16 % sur un an. Or le Vieux Continent constitue son premier marché à l’export. Le coup est donc rude pour l’ensemble de la filière, déjà touchée par une nette érosion de sa compétitivité. Elle affiche, en valeur, une croissance à seulement un chiffre. Compte tenu de la hausse des coûts de production, cela signifie que le fameux moteur exportateur chinois a calé. Le risque social est réel, dans un pays où ce secteur constitue l’un des premiers pourvoyeurs d’emplois faiblement qualifiés.

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Qatar, Arabie saoudite : L’emprise des pays musulmans sur notre économie

Yves Pendeliau est un Français retenu au Qatar depuis juillet 2011 en raison d’un litige relatif à la location d’un appartement. Jean-Marc Nesme, maire de Paray-le-Monial, membre honoraire du Parlement et ancien vice-président du groupe d’amitié France-Qatar, livre sa vision de cette affaire et analyse les relations franco-qataries.

L’ambassade du Qatar à Paris

La France de Sarkozy a développé des relations cordiales avec le Qatar. Comment se fait-il alors que le gouvernement français n’arrive pas à débloquer une affaire comme celle de Yves Pendeliau ?

Pour toutes les relations diplomatiques, le Quai d’Orsay préfère la sérénité à des situations qui peuvent être conflictuelles. Le Qatar investit beaucoup en France et en Europe. La France espère bénéficier de ces investissements qataris. Prenez le football. Les Français adorent. La venue du Qatar au PSG a permis l’intégration du meilleur avant-centre européen dans cette équipe et laisse donc présager de bons résultats pour les footballeurs français. Si le PSG gagne la Ligue des Champions, les Français seront heureux et fiers. Le Qatar a bien compris cela. Et en terme d’image, c’est très bon pour la France.

Très bon en terme d’image oui, mais quel est l’intérêt en terme d’économie française ?

C’est l’arbre qui cache la forêt… En acceptant ce genre d’investissement comme le sport, la France satisfait les Français.

Mais j’ai le sentiment que ces investissements des Qataris dans l’immobilier, l’hôtellerie, le télévisuel ou le sport ne sont qu’une manière pour le Qatar, comme pour l’Arabie Saoudite, de conforter l’emprise de pays musulmans sur l’économie occidentale. Derrière ces opérations financières, on peut en effet se demander s’il n’y aurait pas d’autres objectifs, comme celui de conforter l’islam.

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