L’économie russe paie “cash” la crise en Ukraine

La croissance du PIB russe devrait retomber à zéro en 2014, admet le ministre russe des Finances.

Anton Silouanov, Igor Sechin et Vladimir Poutine, le 4 avril 2012 (photo RIA Novosti)

Le spectre d’une récession se fait de plus en plus craindre en Russie, le ministre des Finances ayant lui même estimé mardi que la croissance de l’économie risquait d’être nulle en 2014 en raison des troubles “géopolitiques” liés à la crise en Ukraine. “Les conditions, dans lesquelles nous devons travailler en 2014, sont les plus difficiles depuis la crise de 2008-2009″, a lancé Anton Silouanov.

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La fuite des capitaux s’accélère en Russie

La fuite des capitaux de Russie a atteint 63,7 milliards de dollars (46,19 milliards d’euros) au premier trimestre, montrent des chiffres publiés mercredi par la banque centrale qui illustrent les difficultés économiques que rencontre le pays.

En 2013, la fuite des capitaux avait atteint 63 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice fiscal.

La banque centrale avait dans un premier temps annoncé mardi un montant de 50,6 milliards de dollars avant d’y ajouter près de 13 milliards de dollars correspondant à des transactions réalisées entre des banques et elle-même, une mesure considérée comme plus juste par les économistes.

Cette accélération coïncide avec la chute des investissements, la très nette détérioration du climat des affaires et la franche révision à la baisse des prévisions de croissance dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie.

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A Evry, les habitants paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls (Rediff)

Folles dépenses, dette record, pratiques clientélistes… Mais qu’a donc fait Valls dans sa ville ?

3 juin 2012, hôtel de Ville d’Evry : Manuel Valls, nommé ministre de l’Intérieur, passe le pouvoir municipal au nouveau maire Francis Chouat

Dès qu’il s’agit de faire le beau sur ses terres d’Evry, Manuel Valls ne ménage pas les balais-brosses. En mai 2012, il a fait repeindre à la va-vite des murs du quartier de Bois sauvage. « La veille au soir, des équipes étaient encore en train d’effacer des tags », se souvient une habitante. Il ne s’agissait pas de laisser les caméras donner une mauvaise image de la commune d’un futur président de la République…

Sacré Manuel Valls ! Depuis qu’il a été parachuté dans cette ville nouvelle de l’Essonne il y a douze ans, celui qui était alors simple chargé de presse au cabinet de Lionel Jospin à Matignon est devenu un vrai professionnel de la politique. Non seulement il a appris à policer son langage et à choisir ses cravates pendant ses dix années de mandat, mais il a réussi à faire d’Evry une ville tremplin pour servir ses desseins. « Quand il est arrivé ici, il ne cachait pas son ambition de s’asseoir un jour dans le fauteuil de l’Elysée », confie un ancien de la mairie. Et il voulait faire de sa cité un laboratoire vivant, témoignant de sa gestion dynamique, moderne et rigoureuse.

Une décennie plus tard, un simple coup d’œil aux finances municipales donne une idée de son bilan : les caisses d’Evry sont vides. « J’ai rarement vu ça, ils n’ont même pas de quoi payer leur dette », s’étonne Claude Jaillet, expert en finances locales. « Du coup, ils sont obligés d’emprunter pour rembourser les échéances ».

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Europe : Punir Moscou pourrait coûter très cher

De l’industrie automobile allemande au secteur du luxe italien, les entreprises européennes redoutent le contrecoup de sanctions économiques contre la Russie.

Par Margaret Coker, Jan, The Wall Street Journal

Les diplomates européens qui envisagent de durcir les sanctions contre les élites politiques et financières russes font face à un gros problème : ces mesures pourraient bien se retourner contre l’économie de leurs pays.
De l’industrie automobile allemande au secteur italien de la mode, en passant par les services financiers de la City à Londres et le tourisme grec, l’économie de la région est bien plus dépendante des Russes que ne l’est celle des Etats-Unis.
Après plusieurs années de récession, le commerce, l’industrie et les services européens sont encore très vulnérables. En outre, les milliards de dollars d’investissements étrangers en Russie pourraient être compromis si ce pays ripostait aux sanctions.
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L’investissement direct étranger (IDE) en Ukraine

En augmentation durant ces dernières années, les IDE à destination de l’Ukraine ont connu un net ralentissement du fait de la récession mondiale et de la crise économique sévère qui a touché le pays. Après avoir rebondi en 2010 (+23,7% par rapport à 2009), les flux se sont taris. En 2012, ils ont baissé de 9,4% par rapport à 2011, s’élevant à 4,13 milliards USD.

L’échec du rapprochement avec Bruxelles et la perte du soutien du FMI sont autant de facteurs qui jouent négativement sur la confiance des investisseurs.

 

En dehors de cette conjoncture défavorable, un système judiciaire inefficace et corrompu, la complexité des lois et règlements, le faible respect des contrats et la mauvaise gouvernance sont de sérieux freins à l’investissement.

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Les groupes du CAC 40 sont-ils encore français ?

Un jour encensé pour une grande opération internationale ou une grande réalisation industrielle, le lendemain conspué pour indifférence à la patrie ou incivisme fiscal… Le CAC 40 – c’est-à-dire l’ensemble formé par les quarante plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Paris – suscite des sentiments contrastés, souvent passionnés. Il cristallise les rapports complexes et ambivalents des Français aux entreprises.

Concession Renault à Shanghai, en Chine

Avec une question sous-jacente : ce CAC 40 est-il encore réellement français ? À partir ainsi à la conquête du monde et de nouveaux marchés, ces entreprises n’en oublient-elles pas leur pays d’origine ? Le reproche leur est souvent fait. « Là où on a un vrai déficit, c’est avec les grandes entreprises du CAC 40 qui ne font pas travailler la France », s’emportait récemment Arnaud Montebourg.

De fait, à l’aune de nombreux critères, ces grands groupes ne sont plus vraiment tricolores. Non qu’ils aient déménagé. Mais ils sont devenus, pour certains en tout cas, d’authentiques multinationales, des «world companies».

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La crise de croissance des pays émergents

Déconfiture monétaire, asthénie boursière, fuite des capitaux… En Chine comme en Argentine, en Afrique du Sud ou en Turquie, les économies toussent. Et c’est la planète entière qui s’enrhume.

Par Alain Faujas

Qui eût cru que les pays émergents seraient à leur tour touchés de plein fouet par la crise ? Il y a un an, ils caracolaient en tête de tous les palmarès de croissance. En 2008, ils avaient assuré 98 % de la création mondiale de richesse, selon le cabinet Euler Hermes. Les capitaux du monde entier affluaient pour profiter de leurs brillantes perspectives de développement.

Aujourd’hui, les nuages s’amoncellent sur leurs économies. Leurs populations grondent, et leurs monnaies s’affaissent les unes après les autres. Entre le 1er mai 2013 et le 30 janvier 2014, le peso argentin a perdu 35 % de sa valeur par rapport au dollar. Et les autres ne font guère mieux : – 21 % pour la livre turque ; – 20 % pour la roupie indonésienne ; – 19 % pour le rand sud-africain ; – 17 % pour le réal brésilien ; – 14 % pour la roupie indienne… Quant au rouble russe, il a perdu 11 % de sa valeur et, le 3 février, il a atteint le plus bas de son histoire face à l’euro.

“Pas de panique”, a conseillé le FMI, mais les financiers ne l’écoutent guère et fuient massivement les pays émergents

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Un parc immobilier de 6 milliards d’euros pour le Qatar en France, à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire

Le Qatar s’est constitué un parc immobilier de plus de 6 milliards d’euros sur les dix dernières années en France dans le résidentiel très haut de gamme et les sites commerciaux ou touristiques de prestige à la faveur d’un régime fiscal dérogatoire, montrent des documents administratifs et juridiques consultés par Reuters.

Une quarantaine d’actifs immobiliers acquis par l’émirat du Qatar en France soit en direct, soit au travers de son fonds souverain ou encore par le biais d’investissements réalisés en propre par des membres de la famille régnante al Thani ont ainsi été identifiés.

L’émirat et son fonds souverain contrôlent une dizaine de ses biens immobiliers pour une valeur totale de près de 3 milliards d’euros, selon les données compilées par Reuters.

Un fond créé par l’ex-émir, cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, qui a abdiqué en juin en faveur de son fils cheikh Tamin, en détient neuf et ses enfants, dont le nouvel émir, six.

Les autres sont contrôlés soit par d’autres membres de la famille soit par des hommes d’affaires qui entretiennent des liens étroits avec la famille régnante comme Ghanim bin Saad al-Saad.

L’ancien émir du Qatar s’est ainsi porté acquéreur du célèbre showroom Citroën des Champs-Elysées mis en vente par PSA, qui confronté à d’importantes difficultés financières, a cédé pour deux milliards d’actifs en 2012.

Les Qataris bénéficient en France d’un régime fiscal dérogatoire controversé en vertu d’un accord bilatéral dont la dernière mouture remonte à 2008 et qui exempte d’imposition sous certaines conditions les plus values immobilières.

Il s’agissait notamment pour Paris de proposer des conditions au moins aussi attractives que Londres à un moment où la crise financière avait exacerbé la concurrence pour attirer les investissements des pays exportateurs de pétrole et de gaz, enrichis par l’envolée des cours, soulignent plusieurs experts.

C’est grâce aux avantages fiscaux que les Qataris sont actuellement les seuls acheteurs sur le marché parisien“, relève Pour sa part Philippe Chevalier, directeur chez Emile Garcin, l’un des spécialistes de l’immobilier de luxe.

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«Les Français ruinés par l’immigration» de Gérard Pince

Gérard Pince est docteur en économie et spécialiste de l’économie du développement : il a publié en 2013 un petit livre intitulé Les Français ruinés par l’immigration (éditions Godefroy de Bouillon). Dans cet ouvrage assez aride Gérard Pince a résumé ses analyses de la comptabilité nationale destinées à évaluer l’impact des populations immigrées sur notre économie. Les sources de toutes les données chiffrées utilisées par l’auteur sont disponibles dans les annexes ; ce rapport est vérifiable par tous les amateurs d’arithmétique.

Les bases du calcul

A la différence d’autres rapports, celui de Gérard Pince ne prend pas en compte tous les étrangers et leurs descendants de la première génération mais seulement les étrangers d’origine extra-européenne parce que, selon lui, l’impact positif des étrangers d’origine européenne sur nos comptes nationaux masque l’impact négatif des étrangers originaires des pays tiers.

Par ailleurs et à la différence de rapports qui ont conclu au faible impact de l’immigration sur notre économie, celui-ci prend en compte la part des dépenses régaliennes qui sont imputables à ces étrangers (les premiers n’intègrent que les recettes).
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“La BCE devrait se montrer plus accomodante”

Un euro trop fort, une périphérie en déflation : la zone euro aurait besoin d’une banque centrale plus agressive pour relancer le crédit aux entreprises. La vidéo du Café Eco avec Michel Girardin, économiste, professeur à HEC Genève et Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan.

Bilan

JO: après les fastes de Sotchi, un gouffre financier guette la Russie

Les gigantesques constructions érigées à Sotchi pour les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire, achevés dimanche, risquent de se transformer en gouffre financier pour la Russie, compte tenu des énormes investissements difficiles à rentabiliser.

Après sa désignation en 2007 pour organiser les JO, Sotchi est devenue l’un des plus grands chantiers au monde où des bâtiments et des immeubles ont poussé comme des champignons sur les bords de la mer Noire et dans les montagnes du Caucase au-dessus de la ville, dans une zone auparavant quasi vierge d’infrastructures sportives.

L’aménagement de routes et voies de chemins de fer a porté le coût total de l’opération à 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros) pour cet événement international sans précédent en Russie depuis la chute de l’URSS, dont le président Vladimir Poutine a voulu faire une vitrine du pays.

Mais que vont devenir tous ces bâtiments neufs après le départ des milliers d’athlètes, accompagnateurs, journalistes et visiteurs qui occupent des appartements et hôtels construits spécialement pour les JO et les jeux paralympiques du 7 au 16 mars ?

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Quand les banques renouent avec les conduites à risques

Alors que l’économie a besoin d’investissements à moyen et à long terme, le cadre actuel des normes comptables et de la réglementation rend difficile, voire tout à fait impossible leur financement.

“Quand j’ai dit que je voulais un système de gestion des risques, ce n’est pas à ça que je pensais.”

Pour prendre en charge ces opérations, sans enfreindre ce cadre, les établissements bancaires européens ont adopté le modèle anglo-saxon d’externalisation du risque. Celui-là même qui a causé la crise des subprimes – les fameux crédits hypothécaires à risque – et ébranlé l’économie mondiale…

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États-Unis : Le boom du pétrole de schiste devrait plafonner en 2016. Et ensuite ?

Pour l’industrie, le boom du pétrole de schiste aux Etats-Unis ouvre une voie capable de repousser sine die le déclin de la production mondiale de brut. Une voie étroite, vu le dernier pronostic publié par l’administration Obama. Tout autour du globe, la course de crête est lancée !

Il n’y aura pas de miracle ici

Grâce à la fracturation hydraulique du pétrole de schiste aux Etats-Unis (et bientôt ailleurs), la question du pic de production “ne semble plus vraiment pertinente”, m’a récemment fait savoir un haut responsable du groupe pétrolier français Total.

Le boom du pétrole de schiste (ou de roche-mère à plus proprement parler) a permis un bond de 15 % de la production américaine de brut l’an dernier. Il s’agit de la plus forte progression enregistrée depuis vingt ans où que ce soit dans le monde. La production pourrait à nouveau augmenter de pas moins de 780 000 barils par jour en 2014, soit une nouvelle hausse spectaculaire de près de 10 %.

Les arbres ne montent cependant toujours pas jusqu’au ciel.

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La crise a favorisé les fonds souverains du Golfe

Entre 2007 et 2013, les fonds souverains des pétromonarchies du Golfe persique ont bondi de 60% pour atteindre 1.600 milliards de dollars. La crise économique a par contre poussé certains fonds vers une diversification des investissements.

Riyad, Arabie Saoudite

Avec un cours du pétrole autour des 100 dollars depuis 2011, les pays disposant de réserves d’or noir peuvent avoir le sourire. Si certains pays cherchent à trouver la parade en explorant la piste des hydrocarbures alternatifs (gaz de schistes aux USA, pétrole bitumineux au Canada), la majorité des grandes puissances importent en masse. Et à ce jeu-là, les pays du Golfe persique tirent leur épingle du jeu.
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Les pays émergents ont mal à leurs industries

Les bulles financières et immobilières ont pris trop d’importance.

Manifestation demandant des hausses de salaires, aux Philippines

Et si l’Asie émergente avait aujourd’hui mal à son secteur industriel ? Dans un rapport tout juste publié pour accompagner sa batterie d’indicateurs économiques Asie-Pacifique 2013, la Banque asiatique pour le développement (BAD) répond par l’affirmative. L’institution basée à Manille s’inquiète du fossé croissant, dans la région, entre le boom des services – dopés par les bulles spéculatives et immobilières – et la progression trop lente de la production manufacturière.

Plus inquiétant : la BAD s’alarme de la tentation qu’ont plusieurs gouvernements de «délaisser» l’industrie, base de leur modèle centré sur l’exportation et source de saine répartition des investissements en province, au profit de services concentrés dans les capitales.

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La Fed va-t-elle faire exploser l’économie mondiale ?

Asie, Amérique du Sud, Turquie… Les marchés des émergents s’effondrent sous l’effet Fed. Pour Michel Santi, la fin de la baisse des taux est une erreur… qui pourrait couler l’économie mondiale.

Par Michel Santi*

Les marchés émergents décrochent avec violence, les indices boursiers asiatiques et sud-américains plongent, la roupie indienne, comme la livre turque frôlent leur plus bas niveau historique… Pour défendre sa monnaie nationale, le Brésil a déjà dépensé 374 milliards de dollars, sachant que les réserves de la banque centrale turque ont diminué de 15% dans le cadre de sa lutte contre l’effondrement de la livre. Mentionnons brièvement l’Equateur qui a utilisé 8% de ses réserves, ce chiffre étant de 6% au Kazakhstan et au Koweït et de 5.5% en Indonésie…

Bref, la croissance de ces régions semble subitement remise en question et devoir brutalement s’inverser.

Tout – et tous – accusent la Réserve fédérale américaine, sur le point de réduire – dès l’automne prochain -  le rythme de ses baisses de taux quantitatives.

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Comment les Chinois conquièrent la France

Des grands crus bordelais à certains fleurons de nos entreprises, en passant par les étudiants, de plus en plus nombreux, Faut-il s’en inquiéter ou, au contraire, se féliciter de l’arrivée de ces nouveaux investisseurs ?

Nouvel an chinois à Paris, 2012

La cause de la Chine progresse à Paris. Le clash sur le Tibet de Sarkozy, lors des jeux Olympiques de 2008, s’éloigne des mémoires. Le business progresse, les investissements chinois en France explosent, et, en ces temps de tensions intercommunautaires, la cote de l’immigré chinois demeure bien meilleure que celle des autres immigrants.

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Méditerranée : le sud européen ravagé par la crise

Depuis 2010, les pays du sud de la zone euro, jadis modèles de croissance, traversent une crise profonde. Les espoirs de reprise restent minces.

Deux chômeurs grecs dans le parc Syntagma, à Athènes en Grèce

L’Europe méditerranéenne a été l’un des premiers axes d’intégration de l’Union européenne. Après le sud de l’Italie, la Grèce (entrée dans la CEE en 1981) et l’Espagne (entrée en 1986) ont très largement profité des fonds d’aides européens. Les adhésions de la Slovénie, de Malte et de Chypre en 2004 ont encore renforcé la position de l’UE sur les rives nord de la Méditerranée. D’autant que tous ces pays ont progressivement rejoint la zone euro. Jusqu’en 2009, tous faisaient figure d’exemples de croissance et de développement.

Tout s’est brusquement effondré en 2009, lorsqu’a été révélé le vrai état des finances publiques grecques. Aussitôt, la confiance et les investissements ont quitté cette zone, devenue le centre d’un tourment économique qui a finalement gagné le reste de l’Europe, puis le monde. Aujourd’hui, deux États, la Grèce et Chypre, vivent exclusivement de l’assistance de l’UE et du FMI. Trois autres pays, la Slovénie, l’Italie et l’Espagne, sont dans la ligne de mire des marchés financiers.

Que s’est-il passé ?
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Etats-Unis : le PIB gonflé par un nouveau calcul intégrant la production intellectuelle

Cela pourrait se traduire par un ouf de soulagement outre-Atlantique : les Etats-Unis viennent en effet de trouver la recette miracle pour afficher au monde entier que tout va bien dans le meilleur des mondes, et que la croissance américaine reprend de la vigueur.

Décollage de la navette spatiale Challenger, le 28 janvier 1986

Comment cela ?

C’est avec une relative discrétion qu’à compter du 31 juillet [2013], la production intellectuelle rentrera dans le calcul du PIB des Etats-Unis. Les dépenses en recherche et développement ainsi que la création artistique seront donc désormais considérées comme des investissements.

Une mise à jour de formules mathématiques dirons-nous poliment… qui permettra au gouvernement américain d’afficher une croissance de près de 3%. Pas belle la vie ?

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