Les espèces exotiques envahissantes

Direction le Lac du Grand Rieu dans le Hainaut à la recherche des envahisseurs aquatiques. Avec l’aide d’Etienne BRANQUART, responsable de la Cellule Espèces Invasives SPW, l’équipe du Jardin Extraordinaire s’intéresse aux écrevisses exotiques et à la jussie, un végétal aux fleurs jaunes qui envahit tout sur son passage.

Comment ces espèces entrent-elles sur notre territoire ? Pourquoi se développent-elles à ce point et surtout quel impact leur introduction a-t-elle sur notre environnement ? Vous trouverez les réponses à ces questions dans le documentaire consacré à ces espèces.

Le problème posé par ces envahisseurs est de taille puisqu’une étude récente, réalisée en Europe, démontre que sur l’ensemble des espèces exotiques introduites, 30% des oiseaux deviennent envahissants et pour les mammifères, cette proportion s’élève à 40%.

Conquérants : La Fourmi de feu

La fourmi de feu effraye tous ceux qui croisent sa route, et pour cause : elle est en train d’envahir le monde.

En moins d’un siècle, elle a pris possession du sud des États-Unis, abordé les Philippines, gagné la Chine et la Thaïlande et débarqué en Australie. Partout, elle extermine les autres espèces, confisque la nourriture à son profit et défend son territoire avec férocité.

Réalisateur : Bruno Victor-Pujebet (2010)

France : Le frelon asiatique progresse dans l’Ouest

Il poursuit sa marche vers le nord et les zones urbaines. Il stagne en Vendée mais explose à Nantes. Des espoirs d’éradication se font jour. Le point en Pays de la Loire.

Depuis la découverte du premier nid dans le sud-Vendée en 2008, le frelon asiatique progresse plus rapidement dans les départements à climat plus doux et océanique et moins rapidement plus au nord : Mayenne et Sarthe, nord du Maine-et-Loire. Les villes et les villages sont plus concernés que la campagne ; les grandes villes, notamment Nantes et sa grande métropole, sont plus colonisées que les petites. Sa présence tend à stagner en Vendée.

Un espoir : “Le piégeage par phéromone”

C’est ce qu’indique Gérald Guédon, directeur de la Fredon, Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles des Pays de la Loire. Il dit également espérer “beaucoup du piégeage par phéromone, une hormone spécifique au frelon asiatique. Des recherches en ce sens sont menées par des scientifiques de l’université de Tours.

Piqûre : pas plus dangereuse

Par ailleurs, l’Institut de la veille sanitaire et le Centre antipoison confirment que les piqûres de frelons asiatiques ne sont « pas significativement plus graves que celles du frelon commun et autres hyménoptères [abeilles, guêpes] », même si elles sont plus douloureuses. Les piqûres de frelon commun recensées par le Centre antipoison restent les plus nombreuses.

Ouest-France

La guerre des fourmis (Docu) (+màj vidéo)

Addendum du 19/06/14 : La fourmi d’Argentine : une tueuse en série ?

Sur le littoral méditerranéen, des fourmis venues d’Argentine forment une colonie qui s’étend sur une bande de 6000 kilomètres allant des côtes ligures, françaises et espagnoles jusqu’au Nord du Portugal. Hyper agressives, elles suppriment sur leur passage toutes les espèces de fourmis locales.

Xenius Arte (Allemagne – 2013)


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Amérique du Nord : L’invasion de la carpe volante

Espèce invasive, la carpe asiatique menace l’écosystème de la plus grande ressource mondiale d’eau douce : les Grands Lacs nord-américains.

Introduite par accident dans le Mississippi il y a 30 ans, la très destructrice carpe volante n’est plus qu’à cent kilomètres au sud du lac Michigan. Chercheurs et défenseurs de la nature tente de l’arrêter.

Europe : Invasion de coccinelles d’Asie avec “arme biologique”

En Europe, plus de 10.000 espèces d’animaux , d’insectes, de plantes et d’autres formes de vie ne sont pas originaires du continent. Certaines ont été introduites volontairement mais beaucoup sont arrivées au gré des déplacements de population et des transports de marchandises.

Leur implantation affecte les écosystèmes et a un impact économique et sanitaire important. Une espèce de coccinelle originaire d’Asie est capable de prendre le dessus sur les autres grâce au parasite qu’elle porte dans son sang.

La coccinelle harlequin Harmonia axyridis est native d’Asie. Suite à son introduction ailleurs dans le monde comme moyen de lutte biologique, elle est devenue une espèce invasive dans de nombreux pays où elle remplace les coccinelles autochtones. Rien d’évident ne semblait expliquer ce phénomène.

Les espèces invasives se multiplient après leur installation dans un nouvel habitat. Les scientifiques ne comprennent cependant pas pourquoi certaines espèces ont plus de succès dans la conquête de leur nouveau milieu, alors que d’autres, même si elles sont proches, restent non invasives.
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Des « fractures françaises » à la guerre civile ? (Rediff.)

Étudiant les Fractures françaises et leurs conséquences, le géographe Christophe Guilluy écrit dans son dernier livre : « La “guerre civile” n’est pas l’horizon le plus probable, en revanche le retour du “conflit” paraît, lui, assuré. » Une thèse qui a suscité une levée de boucliers.

C’est un réflexe pavlovien : chaque fois qu’un chercheur aborde sans oeillères la question de l’immigration, les bons esprits l’accusent de « faire le lit du Front national ». Ce fut hier le cas avec le sociologue Sébastien Roché, puis la démographe Michèle Tribalat coupable d’avoir fustigé dans un livre paru en mars dernier [2010] chez Denoël ceux qui veulent garder Les yeux grands fermés devant la substitution de population (la France abriterait 15 millions d’allogènes selon l’ancien ministre chiraquien Azouz Begag) et ses conséquences. C’est donc aujourd’hui Christophe Guilluy qui se trouve sous les feux du lobby antiraciste.

La mondialisation, matrice de l’insécurité sociale et … du populisme

Il est vrai que dans son nouveau livre, Fractures françaises (1), ce géographe né en 1964 et déjà coauteur avec Christophe Noyé d’un édifiant Atlas des nouvelles fractures sociales françaises en France / Les classes moyennes oubliées et précarisées, ne mâche pas ses mots. Appuyé sur une solide documentation, il accuse de manipulation ceux qu’il nomme les « prescripteurs d’opinion », et de « gâtisme » les prétendues élites qui « chaussent les lunettes des années 1970 » pour analyser la situation des banlieues.

Lesquelles ne relèvent plus de la question sociale comme ce fut longtemps le cas pour la « ceinture rouge ». Leur « fonction principale » est au contraire d’être devenues « des sas entre le Nord et le Sud », un « constat que les politiques répugnent à assumer ».

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Comment l’UE subventionne des organisations racistes noires sud-africaines

Le 12 juillet, le médiateur sud-africain chargé de la Presse faisait savoir qu’un article écrit par un nommé Andile Mngxitama et publié le 11 avril 2010 dans le City Press, très diffusé parmi les Noirs, avait contrevenu au Code de Déontologie. Celui-ci accusait en effet Terre’Blanche, l’AWB et les « racistes Blancs » de Ventersdorp d’avoir assassiné dix ans plus tôt le maire noir de la ville. Sauf que l’auteur du crime, Johannes Monatle, est en attente d’être jugé. Ce faisant, Mngxitama diffusait une propagande erronée incitant à la haine raciale contre les Afrikaners.

Thabo Mbeki et Nicolas Sarkozy au premier sommet Union européenne-Afrique du Sud, le 25 juillet 2008

Rien de nouveau en cela. Le jeune homme est le fondateur d’un groupe raciste noir du nom de “Blackwash” («Nous sommes un collectif de Noirs, par les Noirs et pour les Noirs exclusivement») qui demande aux Africains de ne pas « se livrer à des violences xénophobes contre les frères noirs » mais de « décharger leur colère contre les “colons” (sic) ».

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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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La Chine va-t-elle nous bouffer ?

Philippe Cohen et Luc Richard livrent dans ” Le Vampire du Milieu “, une enquête saisissante sur l’envers du décor du modèle chinois. Non seulement l’économie de marché n’a pas converti la deuxième puissance mondiale à la démocratie, mais elle n’a pas amélioré la vie des Chinois…

La naïveté vis-à-vis de la Chine est-elle une tradition des élites françaises ?

Il y a quelques décennies, la fine fleur de l’intelligence revenait émerveillée de voyages très organisés dans quelques villages Potemkine du paradis maoïste. Depuis quelques années, le gratin des patrons français croyait avoir trouvé le paradis du capitalisme dans quelques mégalopoles côtières chinoises.

Alors que brille l’Exposition universelle de Shanghai et que la plupart des médias continuent de s’émerveiller de la réussite chinoise, l’enthousiasme retombe dans les milieux économiques français. Mais, comme chez nos ex-maos, le pressentiment de s’être fait piéger ne pousse pas nos entrepreneurs déçus à l’analyse publique.

Le passionnant et terrifiant livre écrit par (…) Philippe Cohen et Luc Richard, longtemps correspondant de Marianne en Chine, permet de comprendre ce qui s’est passé.

Ils nous avaient prévenus, il y a cinq ans, avec un premier ouvrage, ” La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? ” (Mille et Une Nuits), et ont, depuis, poursuivi leur enquête sur l’envers du décor de ce ” modèle chinois “, un système sans précédent : une dictature qui a misé sur la mondialisation sauvage, avec, comme atout décisif, un immense prolétariat esclave dressé par un demi-siècle de communisme.

Car là résidait le principal intérêt de la Chine aux yeux des financiers d’Europe et d’ailleurs : une main-d’oeuvre de 20 à 30 fois moins chère, leur permettant de s’affranchir d’un salariat occidental protégé.

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Troisième Guerre de l’opium

Certains critiques, particulièrement sarcastiques, affirment que la guerre en Afghani­stan est certes sans espoir, mais qu’elle protège pour le moins la culture du pavot [sur] l’Hindou Kouch. C’est ne voir cette culture que comme une conséquence de la guerre, alors qu’il apparaît clairement qu’il s’agit d’un des objectifs de guerre des Etats-Unis.

Carte par provinces, combinant risques pour la sécurité (plus la couleur est foncée, plus le risque est élevé) et culture du pavot à opium (en hectares). Source : ONU

93% de l’opium cultivé dans le monde, servant à la production de morphine et d’héroïne, viennent d’Afghanistan.

En 2007, il s’agissait de 8.200 tonnes, l’année suivante on en était à 8.300 ; la récolte de l’année dernière fut moindre, du fait d’une mauvaise récolte, il n’existe pas encore de données chiffrées.

Selon les Nations Unies, 95% de l’opium afghan sont transformés en héroïne, donnant ainsi 80 tonnes d’héroïne pure. Près de la moitié, soit plus de 35 tonnes, fut introduite en 2009 en Russie (selon des sources convergentes de l’ONU et de la police des stupéfiants russe). On peut supposer – car il n’existe pas de données concrètes – qu’une bonne partie est transportée plus loin, notamment dans les centres urbains de la Répu­blique populaire de Chine.

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