Robotisation et chômage de masse : à quoi ressemblera la société de demain ?

Trois millions d’emplois vont être supprimés en France d’ici à 2025 à cause des robots. Telle est la prédiction d’une société internationale de conseil stratégique. L’automatisation accélérée des tâches et des métiers va bouleverser notre quotidien. Faut-il s’inquiéter de ce chômage à venir, dû aux progrès technologiques ? Ou réfléchir déjà à quoi ressemblera la société à ce moment-là?

Pour avoir une idée de ce que nous réserve le futur, rencontre avec Charles-Edouard Bouée, PDG de Roland Berger Strategy Consultants et auteur de Confucius et les automates (Grasset), ouvrage sur “l’avenir de l’homme dans la civilisation des machines”. Passionné de science-fiction, il a analysé les changements industriels dans les différents pays où il a vécu : l’Angleterre, la France, la Chine, les États-Unis et désormais l’Allemagne.

Pourquoi l’automatisation est-elle amenée à progresser dans les usines ?

Charles-Édouard Bouée : Aujourd’hui, les robots des usines sont de grosses machines qui sont “en cage” car elles ne savent pas interagir avec les êtres humains. Mais on va passer au concept de l’industrie 4.0, lancée à la foire d’Hanovre (Allemagne) l’an dernier : les robots vont sortir “des cages” et être mis sur des programmes qui leur permettront de communiquer entre eux. On va pouvoir concevoir des simulations d’usines avant de les construire, et donc éliminer l’imprévisible, lié aux humains.

L’usine se déshumanise, comme ce fut le cas dans le passé pour l’industrie militaire, qui est toujours un bon indicateur du futur. Quand les premiers avions de chasse à réaction, ont été créés, le problème, c’était l’humain. Ce genre d’appareil doit être très rapide. Et l’être humain qui se trouve à bord a des contraintes physiques et un temps de réponse limité à son œil et son cerveau, ce qui limite sa vitesse. Si on veut une armée efficace, l’avion de chasse doit être, du coup, sans pilote. Et ça, ça s’appelle un drone.

Lire la suite

Réactance : Quand les « rebelles » se font exploiter…

Rebelle : individu « qui est fortement opposé, hostile à quelque chose, qui refuse de s’y soumettre ». Ceci est la définition du Larousse. Cependant on a déjà vu que cet individu opposé peut avoir l’allure et le comportement apparent d’un rebelle et pourtant être totalement soumis à une situation.

Dans le milieu de l’hacktivisme, cette rébellion qui n’en a que les apparences, est clairement moquée : ils moquent par exemple des clicktivistes qui s’insurgent à coup de « j’aime » sur Facebook, en cliquant et en râlant, tout en étant d’un autre côté, totalement conformistes, voire incohérents (par exemple, ils s’opposent à Big Brother, mais sont addict à Big Brother Facebook où ils y postent toutes leurs photos et détails de leur vie).

Si on devait donc rajouter quelque chose à la définition du Larousse, ce serait que le rebelle fait preuve de cohérence entre sa pensée et ses actes. Ce rebelle là est déjà beaucoup plus rare. Par exemple, le rebelle défenseur de l’environnement perdrait son titre dès lors qu’il va chercher son pain, à deux rues de chez lui, en 4×4.

Mais il n’y a pas que les incohérents à s’autoproclamer rebelles : les réactionnaires se disent rebelles, voire carrément résistants, car ils s’opposent à certaines évolutions de la société. Autrement dit, ils préfèrent la soumission à des systèmes passés. En cela, peut-on vraiment parler de rébellion ? N’y a-t-il pas dans la rébellion une volonté d’avancer, de créer, de trouver de nouvelles voies ?
Lire la suite

Edward Snowden : « Nos droits sont en train d’être redéfinis en secret »

Le 28 octobre 2014, l’hebdomadaire américain The Nation a publié un grand entretien réalisé avec le lanceur d’alerte Edward Snowden [1]. Voici  une version exclusive de ce document en français.

Lundi 6 octobre 2014, les journalistes Katrina vanden Heuvel et Stephen F. Cohen se sont entretenus à Moscou, pendant près de quatre heures, avec l’ancien consultant des services secrets. Dans cet échange, Edward Snowden évoque sa situation et ses rapports avec les autorités russes. Il rappelle que ce sont les États-Unis qui l’empêchent de sortir de son « exil ».

L’ancien employé de la CIA et de la NSA (Agence nationale de sécurité) aborde plusieurs sujets centraux : est-il possible de renforcer le contrôle démocratique des actions des gouvernements et des entreprises sur Internet ? Si oui, de quelle manière ? Pourquoi est-il nécessaire de s’engager pour de nouvelles formes de « désobéissance civile » et de se battre pour défendre nos droits fondamentaux ?

Faut-il saluer les initiatives des pays qui prônent le renforcement de leur souveraineté digitale ? De quelle manière Internet recompose-t-il les relations sociales et les pratiques politiques au niveau planétaire ? Pourquoi faut-il élaborer une Magna Carta (Grande Charte des libertés) pour Internet ? Quels seraient les contours de nos nouveaux « droits numériques » ?

Enfin, Edward Snowden expose pourquoi, selon lui, l’organisation de la production mondiale et la robotisation progressive des économies imposent la mise en place d’un revenu garanti pour tous.

PARTIE 1 – De la nécessaire désobéissance civile

The Nation  : Nous sommes très heureux d’être ici avec vous. Nous venons souvent à Moscou pour notre travail et pour voir de vieux amis, mais, de votre côté, vous n’avez pas choisi de venir vivre en Russie. Arrivez-vous à travailler ici, à sortir et à rencontrer des gens ? Ou vous sentez-vous enfermé et vous ennuyez-vous ?
Lire la suite

Pourquoi le journalisme échapperait-il à la révolution robotique ?

Après l’informatisation et la numérisation, la robotisation. La mise en scène éditoriale est déjà sous le contrôle des robots. Article le plus lu, partagé, tweeté, commenté, les algorithmes ont déjà pris possession des pages d’accueil des sites Web des grands médias. Ces logiciels vont jusqu’à décider quel titre ou illustration suscitera le plus de clics.

Outre-Atlantique, les éditeurs vont plus loin. Pour être encore plus rapides, ils ont créé des robot-rédacteurs assurant le fastidieux travail des petites mains des rédactions. Comptes rendus de dépêches d’agence, brèves, agenda etc. Autant de tâches sans grande valeur ajoutée, quoique formatrices.

Les éditeurs se félicitent : quand un journaliste produit 300 brèves par trimestre, un robot en fabrique 4.400. Les journalistes se rassurent. Un reportage sur le terrain, une enquête d’investigation ou un portrait à la Libé, ce n’est pas demain qu’un robot pourra rivaliser. Certes. Mais l’automatisation n’est pas sans enjeu : celui de la métamorphose digitale des entreprises de presse.

Dans les rédactions, les journalistes ont déjà des robots pour collègues.” Alice Antheaume, directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences-Po, est formelle, elle les a vus. Mais elle n’est pas inquiète et continue à former une vingtaine d’élèves par an. Après avoir été capable de suppléer au labeur physique des humains, la machine remplace le travail intellectuel des journalistes. Jusqu’ici, seule la rédaction de base, à faible valeur ajoutée – se défendent les éditeurs – est assumée par les robots.
Lire la suite

Comparateurs : Le meilleur prix à portée de clic ?

Pour un grand nombre de consommateurs, le comparateur de prix est devenu le moyen de faire des bonnes affaires sur internet. Grâce à ces sites qui pullulent sur la toile nous pouvons faire le tri entre des milliers de e-commerces pour trouver « le juste prix ».

Gain de temps et d’argent, voilà la promesse faite par ces comparateurs 2.0. Mais la méthode de référencement de ces derniers est-elle objective ? Les comparateurs de prix sont-ils des sites indépendants? Et surtout, recensent-ils tous les produits disponibles sur le marché?

Plusieurs sites qui se présentent comme une aide à l’achat sont en fait rémunérés pour afficher en tête de liste certains produits plutôt que d’autres. Et ces derniers ne sont pas systématiquement les moins chers. Si on ajoute à cela les frais de livraison et des garanties parfois plus courtes qu’en magasin, faisons-nous vraiment de bonnes affaires?

Réseauter pour travailler

Enquête sur le succès des sites de réseaux professionnels et sociaux pour trouver du travail. L’idée peut paraître farfelue, et pourtant, se créer un carnet d’adresse virtuel peut vous permettre de décrocher un nouveau job.

Le bon vieux CV qui indique la formation, les expériences professionnelles et les langues parlées ne fait plus recette. Aujourd’hui, il faut repenser la façon de se vendre pour décrocher un emploi. Et ça passe par des réseaux tels que LinkedIn et Viadéo. Ces plateformes réinventent entièrement la façon dont on met en avant son expérience et permettent de rester en lien avec d’anciens collègues et chefs.

Ils permettent aussi d’aller à la rencontre de profils professionnels qui intéressent les recruteurs. Un réel atout pour les chasseurs de tête et les DRH qui délaissent Pôle emploi pour dénicher le candidat idéal sur ces sites.

La démocratie des crédules

Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se «peopoliser» ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu être interviewé à un grand journal de 20 heures?

Comment, d’une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l’adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons?

N’était-il pourtant pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation du niveau d’étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective? Ce sont toutes ces considérations auxquelles nous invite à réfléchir Gérald Bronner.

États-Unis : Pourquoi les jeunes désertent-ils les hypermarchés ?

Aux États-Unis, les grands centres commerciaux sont devenus d’immenses vaisseaux fantômes peinant à attirer la jeune génération. Nouveaux modes de consommation et crise économique seraient les facteurs de cette désaffection.

West Bloomfield, banlieue blanche de Detroit, un samedi de janvier par -30°C. Un temps à squatter les malls. Mais sur le parking, les voitures se font rares. A l’intérieur, les hautparleurs diffusent des chants de Noël de Sinatra entre deux annonces promotionnelles. Des mamans juives trompent leur ennui en allant se faire couper les cheveux. A part un hypermarché discount, on ne trouve que des magasins de décoration intérieure ou des salons de coiffure.

Le centre commercial est devenu un repaire de vieux. Où sont les magasins de chaussures de sport, les fast-foods? Où sont les jeunes? Ils restent chez eux. Ils passent commande sur Amazon. Les voitures sont trop onéreuses à entretenir pour les adultes, alors pour les millenials (la génération Y, celle des jeunes gens nés entre le début des années 80 et le début des années 2000)… Avec un taux de chômage de 16 %, les 16-34 ans n’ont pas les moyens. Ils sont moins de 7 sur 10 à passer le permis de conduire.

Lire la suite

Les Français ont adopté l’économie de partage

Se faire prêter un objet plutôt que de l’acheter. Des sites internet proposent à des particuliers de mettre à disposition des objets du quotidien, et ce, gratuitement.

Un site spécialisé regroupe d’un côté des personnes voulant manger chez l’habitant et de l’autre des cuisiniers amateurs qui aiment recevoir. Un phénomène qui dérange les professionnels de la restauration qui en appellent aux autorités. Pour eux, c’est une concurrence déloyale.

Les précurseurs de ce nouveau marché comme “Blablacar” et “Airbnb” affichent déjà des chiffres qui donnent le tournis.

Réseaux sociaux : Manip sur le Net

Hommes politiques, stars de la chanson, grandes marques, tous se sont mis à la communication sur le web. Ils n’hésitent pas à débourser quelques centaines d’euros pour faire exploser leurs compteurs de fans. Les agences françaises ont flairé le filon et proposent à leurs clients des prestations pour doper les popularités sur Twitter, Facebook et Youtube.

Pourtant, les conditions d’utilisation générales sur ces réseaux sociaux stipulent que le recours à l’achat de fans et d’abonnés est formellement interdit. Alors, comment lutter face à ces identités numériques fictives ? Les journalistes d’Envoyé Spécial sont allés voir qui se cachait derrière ces comptes virtuels.

Main d’œuvre délocalisée et à bas coup, ou logiciel ultra performant permettant de générer des milliers de likes en un clic, toutes ces méthodes induisent l’internaute lambda en erreur. Il semblerait donc que l’équation entre popularité réelle et popularité virtuelle ne soit pas si simple. Alors, comment démêler le vrai du faux ?

Un entrepreneur à l’assaut de la planète Mars

Coloniser Mars en un siècle ? Elon Musk, qui défend ce point de vue dans une interview pour la revue Aeon, pourrait bien passer pour un doux rêveur s’il n’était pas, eh bien s’il n’était pas Elon Musk, l’un des entrepreneurs les plus célèbres de ce siècle commençant.

Co-fondateur de Paypal, créateur de Tesla Motors, la fameuse société de voitures électriques, il a également lancé SpaceX, l’une des compagnies les plus profitables du domaine de l’espace privé, qui a remporté plusieurs contrats avec la NASA, et a notamment été chargée, en partenariat avec avec Boeing, de construire des “taxis de l’espace” acheminant les astronautes américains vers la station spatiale internationale. Il est à l’origine du polémique programme Hyperloop, ce programme de transport ultrarapide. Il est également connu pour avoir inspiré Robert Downey junior dans son interprétation de Iron Man. Musk s’est récemment fait remarquer en ouvrant les brevets de Tesla Motors.Tesla Motors a été créé pour accélérer l’avènement du transport durable. Si nous voulons construire un chemin pour la création de véhicules électriques, mais que nous posons des mines de propriété intellectuelle pour inhiber les autres, nous agissons d’une manière contraire à notre objectif. Tesla n’intentera pas de poursuites judiciaires envers les personnes qui, de bonne foi, veulent utiliser notre technologie.

L’interview d’Aeon Magazine nous permet d’entrer un peu plus dans la tête de ce personnage hors norme, et nous confirme ce qu’on savait déjà. Les ambitions du bonhomme ne connaissent pas de limites, et Musk est bel et bien “un enfant de la SF” ! Son désir est de créer une colonie sur Mars, rien que ça. Non, pas envoyer une dizaine d’astronautes entretenant péniblement un laboratoire, mais y installer un million de personnes, pas moins !

Lire la suite

Ether : La future monnaie qui vaut déjà des millions

Dès l’âge de 17 ans, Vitalik Buterin, Canadien né en Russie et habitant à Toronto, s’est passionné pour le bitcoin, la principale monnaie électronique circulant sur Internet : « J’ai commencé des études d’informatique, mais au bout d’un an j’ai abandonné la fac pour me consacrer entièrement au bitcoin. Pas question pour moi de rater cette aventure. » Il participe même à un projet de création d’un système de transactions en bitcoins anonymes et intraçables.

Pourtant, il en arrive rapidement à la conclusion que le système est imparfait, et limité. A la fin de 2013, à l’âge de 19 ans, il décide d’inventer sa propre monnaie électronique, qui sera fondée sur des algorithmes encore plus sophistiqués. Il la baptise « ether » — du nom de cette entité invisible et impalpable censée englober tout l’univers.

Pour donner vie à son projet, il monte une start-up, Ethereum. Côté financement, il obtient d’abord une bourse de la Fondation Thiel (Californie) réservée aux jeunes chercheurs indépendants : 100.000 dollars sur deux ans, plus un réseau de contacts dans la Silicon Valley. Mais il compte surtout sur ses propres forces.

En juillet 2014, il commence à prévendre des futurs ethers contre des bitcoins : « J’ai découvert que des tas de gens croyaient en mon projet. Au début, nous avions fixé un cours de 2.000 ethers pour 1 bitcoin, mais très vite la demande s’est renforcée, le cours est monté à 1.300. » En six semaines, ce financement participatif inédit lui rapporte 31.591 bitcoins, soit plus de 18,4 millions de dollars.
Lire la suite

La prochaine bulle Internet se rapproche, et ce sont les capital-risqueurs qui le disent

Quand la bien-nommée société Yo, une appli mobile dont le service consiste uniquement à envoyer la notification «Yo» sur votre téléphone, a levé son premier million de dollars en juin 2014, tout le monde a éclaté de rire. Ce petit million n’est pourtant qu’une goutte d’eau dans l’océan de capitaux qui afflue vers les start-ups du secteur numérique.

Le magazine Wired relaie les inquiétudes des spécialistes qui redoutent une bulle du numérique comparable à celle de 1999. Dans le Wall Street Journal, l’investisseur Bill Gurley a affirmé que l’argent se déversait dans les start-ups à un niveau préoccupant.

Lire la suite

Jeremy Rifkin : « Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui » (Màj vidéo)

Addendum du 28/09/2014 : Jeremy Rifkin “Une jeune génération prête à passer à l’économie de partage“.

Il y a vingt-cinq ans, c’était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd’hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. L’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation: les « communaux collaboratifs ».

Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d’organisation sociale fondée sur l’intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l’innovation et la culture du partage.

Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c’est déjà une réalité. Entretien.
Lire la suite

Aaron, l’enfant d’Internet

Ce film raconte l’histoire de Aaron Swartz, programmeur de génie et activiste de l’information. Depuis l’aide qu’il a apportée au développement de RSS, l’un des protocoles à la base d’Internet, à la co-fondation de Reddit, son empreinte est partout sur Internet.

Mais c’est le travail révolutionnaire de Swartz autour des questions de justice sociale et d’organisation politique, combiné à son approche sans concession de l’accès à l’information pour tous, qui l’a pris au piège dans un cauchemar juridique de deux années.

Cette bataille s’est terminée par son suicide à 26 ans.

L’histoire d’Aaron touche une corde sensible chez des personnes même éloignées des communautés online parmi lesquelles il était une célébrité. Ce film est une histoire personnelle à propos de ce que nous perdons lorsque nous restons sourds à la technologie et à ses relations à nos libertés civiles.

Alibaba : Le géant chinois d’Internet à Wall Street

Jack Ma, le richissime patron chinois, pilote une spectaculaire introduction en bourse. Celle de son groupe Alibaba, premier site de e-commerce du monde. Il devrait récolter plus de 20 milliards de dollars et être valorisé entre 150 et 160 milliards de dollars. De quoi traiter d’égal à égal avec Microsoft, Apple ou Facebook.

Pour l’instant, les consommateurs d’Alibaba ne sont que chinois. En entrant à Wall Street, ce géant du Net veut s’attaquer au marché mondial. En termes de chiffres d’affaires, le site de vente en ligne est déjà pourtant l’équivalent “d’Amazon, Paypal et Ebay réunis”, selon Frédéric Martel, spécialiste d’Internet et auteur du livre “Smart”.

Le groupe chinois Alibaba vise un record pour son entrée à Wall Street. Il espère lever 18 milliards d’euros, soit la plus grosse introduction en bourse de l’Histoire.

Pirat@ge

Le documentaire Pirat@ge retrace l’histoire d’Internet grâce aux témoignages de ceux qui l’ont construit, les hackers. Il se place au cœur des préoccupations de cette génération Y, dont il analyse les modes de communication en réseau, de consommation de biens culturels et de leur partage.

Lire la suite

De l’utopie numérique au choc social

Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley. Objets connectés, humains chômeurs…

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré. cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».
Lire la suite

Cyber Guerilla – Hackers, pirates et guerres secrètes

En moins de dix ans, le réseau internet est devenu accessible à tous. Les grandes puissances mondiales se préparent à la guerre sur Internet. Les services secrets recrutent des pirates informatiques. Ceux que l’on appelle les hackers vont être aux avant-postes de ces cyber conflits.

Spams, escroqueries, attaques d’ordinateurs zombies, diffusion de virus destructeurs, autant de moyens pour faire fortune aux dépens des citoyens utilisateurs et des grandes corporations. La gradation du crime sur Internet est à l’image du média lui-même : une foire où la créativité individuelle ou collective prend des formes toujours plus étonnantes.

Russie, USA, Estonie, Israël, cette enquête mène le téléspectateur sur les points chauds où les hackers et les gouvernements s’affrontent.

Global Partage

Les ressources de la planète qui s’épuisent, une crise économique qui devient une crise du système économique… Face à ce constat, des pionniers de plus en plus nombreux cherchent des pistes pour vivre mieux et de façon plus durable. C’est ainsi que l’idée du partage a fait son chemin jusqu’à devenir une petite révolution qui touche désormais toutes les activités.

L’économie collaborative basée sur l’échange entre individus sans intermédiaires est en train de façonner un autre mode de consommation et de rapport aux autres.”

Un documentaire complet qui fait le tour de nombreuses alternatives: crowfunding, covoiturage, potagers communs, fablabs, woofing, etc.

Les As du troc

Aliments, vêtements, informatique, pour Daniel, rien ne se perd, rien ne s’achète, tout s’échange. Ce chauffeur de bus, père de cinq enfants, est devenu un as du troc.

Une nouvelle façon de consommer sans rien dépenser qui, avec la crise, connaît un succès sans précédent. Ces dernières années, une dizaine de sites Internet spécialisés se sont créés en France.

Seine-Saint-Denis : Ordiland, l’envers des data centers

Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d’Internet. Leur besoin en énergie est colossal: ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d’ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne.

À brûle-pourpoint, si l’on vous demandait de pointer sur une carte de France la zone de plus forte concentration de data centers, ces hangars de serveurs informatiques qui font tourner Internet, que désigneriez-vous ? Le quartier de La Défense, près des sièges des multinationales ? Grenoble la technophile, avec son « campus d’innovation » spécialisé en nanotechnologies, Minatec ? Le long du couloir rhodanien et de ses nombreuses centrales nucléaires ?

Vous auriez tort. La plus forte concentration de data centers s’étale sur Plaine Commune, l’agglomération de Seine-Saint-Denis qui regroupe au nord de Paris, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Stains, Saint-Ouen, Pierrefitte, Villetaneuse, Épinay et l’Île-Saint-Denis. Par quelle ruse de l’Histoire l’un des départements les plus pauvres de France, havre de cités en galère, s’est-il retrouvé terre pionnière de l’économie numérique?

Par une accumulation d’avantages topographiques et techniques méconnus du grand public: bon équipement en câbles électriques et fibre optique, bonne desserte routière, situation hors zone inondable, foncier pas cher, proximité avec la capitale.
Lire la suite

Google va protéger ses milliers de km de câbles sous-marins des attaques de requins

Les attaques de requins sur les câbles sous-marins pourraient nous empêcher d’accéder à internet. Le géant Google vient d’annoncer un renforcement de ces câbles à fibre optique des morsures des squales, car le phénomène inquiète.

Les signaux électriques des câbles à fibre optique font réagir instinctivement les requins qui sont attirés par les ondes émises. Ils mordent ces câbles. Google veut alors protéger les 160.000 km de ses câbles dans tous les océans de la planète. 99% du trafic internet mondial circule aujourd’hui sous les mers grâce à ces câbles.

Le géant pourrait débourser des centaines de millions de dollars pour envelopper les câbles d’un revêtement en carbone similaire au Kevlar pour les protéger des morsures des requins. Un rapport du programme pour l’environnement des Nations Unies et du Comité International pour la protection des câbles relevait déjà ces attaques, dont les requins ne sont d’ailleurs pas les seuls coupables.

Netwars : La guerre sur le Net (Rediff.)

Documentaire sur la guerre informatique que se livrent discrètement les États depuis plusieurs années. La menace virtuelle devient la force la plus dissuasive qui soit.

À l’heure des automatisations et des mises en réseau, les infrastructures sont de plus en plus vulnérables à des cyberattaques. Pour protéger leurs intérêts, les États commencent à s’armer: la troisième guerre mondiale sera-t-elle informatique?

Inde : La saison des mariages

Les mariages d’amour restent rares en Inde, où la majorité des unions sont encore arrangées par la famille. Avec pourtant une concession à la modernité: la recherche du prétendant sur Internet.

Dans un pays qui cherche une voie entre tradition locale et influences occidentales, le mariage est une grande affaire et surtout, un vrai business!

(Merci à Tilak)

Portugal : Le bon sens du “Marché anti-gaspi”

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, de jeunes Portugais ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

Pour lutter contre l’austérité et la baisse du niveau de vie de nombreux portugais, de nouvelles idées émergent sur le marché des fruits et légumes. Des pommes à la couleur jaune, des tomates à la forme irrégulière ou encore des épinards qui fleurissent. Une partie importante de la production alimentaire passe à la trappe, considérée comme invendable par la grande distribution.

Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Au Portugal, cela représente 89 millions de tonnes de produits perdus chaque année. Un gaspillage qui passe mal en temps de crise, alors que le nombre de personnes ne mangeant pas à leur faim ne cesse d’augmenter. La “Coopérative fruits moches” de Lisbonne récupère et revalorise cette part de la production. Elle travaille avec 40 producteurs de la région.

Les fruits et légumes mis à l’index sont achetés et revendus par paniers à des prix très concurrentiels, de 30 à 40% moins cher que dans la grande distribution. A Lisbonne, on compte déjà 420 adhérents. Et la liste d’attente s’allonge.

Autre démarche: le potager “virtuel”!

D’autres ont opté pour le potager familial. C’est l’idée d’un agriculteur qui propose à ses clients de décider la composition leur potager directement sur le web. L’internaute choisit la surface qu’il souhaite et remplit les zones quadrillées de son petit jardin avec les produits qu’il souhaite. Un jardinier s’occupe ensuite de planter et d’entretenir les fruits et légumes que l’internaute vient chercher une fois la récolte faite.

Les clowns contre-attaquent

De nouveaux militants dénoncent les injustices au moyen du rire, une arme qui se propage à l’infini sur Internet. Si leurs canulars rencontrent le succès, ils rendent fous de rage multinationales, autocrates et dictateurs.

A travers la planète, les exemples sont légion : «clowns activistes» qui combattent les excès militaristes ou nationalistes en France, Yes Men qui aident Greenpeace à sauver les ours blancs de l’Arctique ou simples citoyens du Nord de la Syrie se déguisant en hommes préhistoriques pour dénoncer les crimes de Bachar el-Assad.

Un an durant, Martin Boudot a suivi les performances de rue, vécu dans les coulisses des canulars médiatiques et partagé la résistance quotidienne.

Génération “gamers” : Qui a peur des jeux vidéo ?

En revisitant l’histoire du suicide d’un jeune joueur de jeu vidéo, présenté par la presse comme une conséquence d’une nouvelle forme d’addiction à Internet, ce documentaire explore les peurs et les fantasmes liés à l’explosion des jeux vidéo en ligne.

Un voyage en France chez les «gamers», qui jouent en réseau sur Internet, explorant des continents virtuels, des univers guerriers ou médiévaux tout en restant dans leurs chambres. Quelles sont les conséquences de l’arrivée des écrans dans le monde des ados ?

Quelle doit être la bonne attitude des parents face à ces jeux sur Internet qui séduisent plus de 500.000 joueurs en France et rassemblent des dizaines de millions de joueurs connectés dans le monde entier ? Comment gérer certains phénomènes excessifs ? Joueurs, psychiatres et parents témoignent d’un phénomène culturel massif parfois déroutant.

Game Over : Le règne des jeux vidéo

Ces 10 dernières années, les jeux en réseau ont révolutionné le monde des jeux vidéo. à travers les aventures de personnages hauts en couleur aux quatre coins de la planète, ce reportage se penche sur cette révolution en évoquant de façon différente les notions d’éducation, de violence ou d’addiction.

Il pose aussi des questions plus inhabituelles telles que l’effacement de la frontière entre réel et virtuel, les relations avec son avatar, l’apprivoisement de la complexité des liens sociaux, les nouvelles sociabilités engendrées par les jeux vidéo en réseau…

Des sujets clés, rarement abordés et pourtant essentiels à la compréhension du vrai pouvoir des jeux vidéo.

Réputation et transhumanisme : Google devient-il un « Dr Jekyll et Mr Hyde » ?

Depuis quelques années, Google effectue des acquisitions très ciblées aux antipodes de ce qui constitue son ADN initial, à savoir l’indexation des contenus du Web et sa mise à disposition à travers diverses plateformes de diffusion comme YouTube, Android et Google +.

Transhumanisme - tableau

Ces incursions d’un autre genre au croisement de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle et de la robotique sont motivées notamment par la philosophie transhumaniste dont les deux fondateurs de Google sont proches. Pourtant, rien ou presque dans la communication corporate de l’entreprise ne s’attarde vraiment sur ces chantiers loin d’être superfétatoires.

A ne rien laisser filtrer sur ses intentions exactes, Google risque-t-il un jour d’affronter un renversement d’image encore plus problématique que les controverses actuelles qui lui collent aux basques sur la protection des données persos et l’optimisation fiscale à tout crin ? Réflexions sur des signaux faibles dont il faudrait tenir compte.

Pour le quidam moyen, Google est un puissant et très pratique moteur de recherche sur Internet. Pour le technophile plus averti, Google est un prolifique incubateur de nouvelles technologies d’où sont sortis par exemple le système d’exploitation mobile Android, le navigateur Web Chrome mais aussi des projets plus fantasques comme la Google Car qui se conduit toute seule ou le projet Loon qui vise à fournir une connectivité ultra haut-débit pour les zones rurales grâce à des ballons stratosphériques.

Lire la suite

Voyages en train et en avion : Les secrets des billets sur Internet

Certains s’y prennent à la dernière minute, d’autres plusieurs mois à l’avance. Billets d’avion ou tickets de train, une majorité de Français réservent désormais sur Internet. Crise oblige, au moment de partir en vacances, chacun choisit le meilleur prix.

Mais d’un site à l’autre, les tarifs peuvent varier du simple au double, parfois même d’une minute à l’autre. Enquête sur les rails et dans le ciel : pour un même trajet nous avons constaté 26 tarifs différents.

Des fluctuations orchestrées par les spécialistes du “Yield management”. Une stratégie commerciale inventée dans les années 80 par les compagnies aériennes américaines. Le but: optimiser la gestion des places pour en tirer le meilleur profit.

Depuis 2003, la SNCF a adopté cette pratique. Faut-il se décider très tôt pour trouver les meilleures offres? Comment faire de bonnes affaires sans tomber dans les pièges des billets en ligne?

Certaines agences de voyage n’incluent pas les frais de dossier ou de carte bancaire, pour afficher de meilleurs tarifs. D’autres sont aux abonnés absents en cas de problème. Quels sont les recours des consommateurs en cas de litige?

La jeunesse n’a pas de travail mais elle a des idées pour l’Europe

Quelle sera l’Europe de demain? Près de 5.400 jeunes européens de 16 à 30 ans se sont réunis à Strasbourg en mai dernier pour en débattre et ont rendu un rapport à ce sujet il y a quelques jours. Tour d’horizon de leurs idées pour une meilleure Europe.

Chômage des jeunes par pays, dans l’Union européenne, en pourcentage des moins de 25 ans, juillet-août 2013

Pendant trois jours la moyenne d’âge du Parlement européen à Strasbourg a fortement baissé. Et pour cause, des milliers de jeunes venus de tout le Vieux Continent ont investi les lieux afin de réfléchir à l’avenir de l’Europe.

Ils ont pu donner leur avis, partager leurs craintes et leurs espoirs autour de cinq grands thèmes: le chômage des jeunes, la révolution numérique, le futur de l’Europe, le développement durable et les valeurs européennes. Ces “rencontres de la jeunesse européenne” (European Youth Event) ont permis de dégager quelques idées pour l’avenir.

Lire la suite

La superpuissance numérique américaine

Comment empêcher les géants du Net américains d’asphyxier les autres acteurs du digital ? Question très concrète.

Publicité Google, au style clairement transhumaniste

Les inquiétudes grandissent en raison de la place de plus en plus hégémonique prise par les Google, Amazon, Facebook et autres Apple. La liste est longue : Microsoft dans le logiciel, Twitter ou LinkedIn dans les réseaux sociaux, Expedia ou Booking dans les voyages. Même des petits nouveaux apparaissent comme AirBnB dans le tourisme ou Uber dans le transport. Leur point commun ? Il sont tous américains, sont passés maîtres dans la gestion de la data, pratiquent l’optimisation fiscale tous azimuts et imposent leurs règles du jeu de gré ou de force. Danger.

Comme dans un mauvais remake de la conférence de Yalta, les grands écosystèmes numériques se partagent les mondes numériques. Un mouvement des non-alignés est-il possible ? Il est en tout cas nécessaire. L’Europe n’est pas dénuée de potentiel d’innovation, à condition de savoir garantir un environnement économique à la fois loyal et favorable aux initiatives entrepreneuriales.
Lire la suite

“Désintoxication numérique” : faut-il se soigner de l’overdose d’écrans ?

En quelques années, les habitudes des citoyens des pays industrialisés ont radicalement changé. Les écrans ont envahi tous les pans de la vie, et certains de mettre en garde contre le trop plein technologique. Sommes-nous tous des candidats potentiels à une cure de désintoxication aux écrans, concept de plus en plus en vogue outre-Atlantique ?

En Amérique du Nord, ce sont des centres de cures de désintoxication qui ouvrent leurs portes aux “drogués de la technologie” ; en Europe, des hôtels qui offrent de confisquer tous vos appareils dès votre arrivée. Des lieux publics vantés “sans wifi”, des écoles françaises qui établissent “une semaine sans écran” : l’addiction technologique est devenue une vraie problématique.

Travail, vie quotidienne, éducation, loisirs : les écrans sont partout et captent l’attention de tout un chacun, avec leur lot de désagréments de plus en plus reconnus — une fois la période du plaisir de la découverte et de la nouveauté passée. Au point que des chercheurs en neurosciences alertent sur les effets délétères des écrans sur le développement des enfants et sur la vie humaine en général. Pendant que des centres de désintoxication au numérique font le plein de “digital addicts” (“accros au numérique”) aux Etats-Unis.

Des études inquiétantes à propos des enfants
Lire la suite

La NSA récolte avant tout des données de vie privée de gens ordinaires

Les filets de surveillance de l’agence américaine sont tellement larges que n’importe qui peut se retrouver fiché dans leurs bases de données, avec des détails de vie privée parfois très intimes.

Ce n’est pas parce que vous êtes une personne sans histoire et que vous n’avez rien à vous reprocher que vous ne pouvez pas vous retrouver fichés dans les bases de données de la NSA. La preuve – pour ceux qui en doutaient encore – vient d’être fournie par The Washington Post qui a mis la main sur un paquet de données interceptées sur la Toile entre 2009 et 2012. A savoir : 121.134 messages instantanés, 22.111 emails, 7.892 documents, 3.856 messages de réseaux sociaux, 565 chats vocaux ou vidéo et 4.533 autres types d’informations.

Le journal a reçu cette copie par l’intermédiaire d’Edward Snowden. Il l’analysé pendant quatre mois. Conclusion : neuf détenteurs de comptes numériques sur 10 « ne sont pas des cibles désignées au préalable, mais prises dans le filet que l’agence a mis en place pour le compte de quelqu’un d’autre ».  En d’autres termes, les bases de données de la NSA sont remplies de « victimes collatérales » de sa surveillance massive.

Lire la suite

Objets connectés : Le prochain goulag

Par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

Certains citoyens, notamment européens, ont récemment dénoncé le goulag dans lequel Internet les enfermait. Il s’agissait, à la suite des révélations d’Edward Snowden, suivies d’autres, de montrer le contrôle qu’exercent dorénavant, y compris dans la vie quotidienne, les grandes agences de renseignements américaines et les “géants du web“, également américains, qui récoltent toutes nos données personnelles, et, entre autres usages, les mettent à disposition de ces agences.

Le phénomène n’est pas propre au monde dit “occidental”. Il se retrouve en Chine, en Russie, en Iran et autres lieux. Mais avec des moyens bien plus faibles et donc une ampleur bien moindre.

La pratique a montré depuis que lutter contre ce goulag, pour les rares militants qui le voudraient, est pratiquement impossible. Les maîtres du goulag en dominent toutes les filières, technologiques, sociologiques et commerciales. Le “hacking” ou pénétration clandestine des systèmes d’information, est réservé à une étroite minorité de contestataires branchés.

Par ailleurs il est de plus en plus utilisé à des fins malveillantes ou criminelles qui le rendent non recommandable.

Lire la suite

Des utilisateurs de Facebook « manipulés » pour une expérience psychologique

Sans le savoir, près de 700 000 utilisateurs anglophones de Facebook ont été « manipulés » par le réseau social, associé à des scientifiques, pour voir si les émotions exprimées par leurs contacts influençaient leur humeur.

Cette recherche, menée pendant une semaine, du 11 au 18 janvier 2012 par Facebook et des scientifiques des universités Cornell et de Californie à San Francisco, portait sur la « contagion émotionnelle ».

Les flux d’actualité de 689 003 personnes, choisies au hasard, ont ainsi été modifiés pour faire apparaître soit davantage de messages positifs, soit davantage de messages négatifs. Et les messages postés par les utilisateurs « surveillés » étaient ensuite décryptés pour savoir s’ils étaient influencés par l’humeur ambiante.

L’étude, publiée dans la revue scientifique américaine Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences (PNAS) le 17 juin, a constaté que les utilisateurs ciblés commençaient à utiliser davantage de mots négatifs ou positifs selon l’ampleur des contenus auxquels ils avaient été « exposés ».

« Les états émotionnels sont communicatifs et peuvent se transmettre par un phénomène de contagion, conduisant les autres personnes à ressentir les mêmes émotions sans en être conscientes. »

Lire la suite