De l’utopie numérique au choc social

Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ». Ce qu’il adviendra par la suite de ces données fait encore débat : en conserverons-nous l’usage exclusif ? Seront-elles captées par des dentistes professionnels ou vendues à des compagnies d’assurances ? Rejoindront-elles le flux des informations déjà engrangées par Facebook et Google ?

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Qui a peur du grand méchant Cloud ?

Le monde a découvert récemment des photos de stars nues sur Internet. Des photos volées, intimes, dérobées par des hackers sur le Cloud. Enquête sur la sécurité du Net et les voleurs d’intime.

Reportage de l’émission “complément d’enquête” diffusée sur France 2 le 11 décembre 2014

« Pour réussir, il faut créer de l’addiction chez son client grâce à la donnée »

La maîtrise de la donnée permet de mieux comprendre ses clients et de développer avec eux une relation d’addiction et de plaisir. Tous les secteurs de l’industrie sont concernés. Charge à eux de se transformer rapidement sinon, d’autres acteurs, souvent venus d’internet, les déposséderont de leurs clients. 

Par

La maîtrise de la donnée permet de devenir leader dans le nouveau monde digital car elle sert à créer l’addiction chez les clients finaux.

Et ceci fonctionne dans tous les domaines de l’industrie. C’est ce que démontre brillamment Francois Bourdoncle, fondateur et CTO de FB&cie, ancien créateur d’Exalead, spécialiste français du moteur de recherche en entreprise. Il s’est exprimé le 20 Novembre à l’occasion de l’événement DataJob, à Paris.

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Robotisation et chômage de masse : à quoi ressemblera la société de demain ?

Trois millions d’emplois vont être supprimés en France d’ici à 2025 à cause des robots. Telle est la prédiction d’une société internationale de conseil stratégique. L’automatisation accélérée des tâches et des métiers va bouleverser notre quotidien. Faut-il s’inquiéter de ce chômage à venir, dû aux progrès technologiques ? Ou réfléchir déjà à quoi ressemblera la société à ce moment-là?

Pour avoir une idée de ce que nous réserve le futur, rencontre avec Charles-Edouard Bouée, PDG de Roland Berger Strategy Consultants et auteur de Confucius et les automates (Grasset), ouvrage sur “l’avenir de l’homme dans la civilisation des machines”. Passionné de science-fiction, il a analysé les changements industriels dans les différents pays où il a vécu : l’Angleterre, la France, la Chine, les États-Unis et désormais l’Allemagne.

Pourquoi l’automatisation est-elle amenée à progresser dans les usines ?

Charles-Édouard Bouée : Aujourd’hui, les robots des usines sont de grosses machines qui sont “en cage” car elles ne savent pas interagir avec les êtres humains. Mais on va passer au concept de l’industrie 4.0, lancée à la foire d’Hanovre (Allemagne) l’an dernier : les robots vont sortir “des cages” et être mis sur des programmes qui leur permettront de communiquer entre eux. On va pouvoir concevoir des simulations d’usines avant de les construire, et donc éliminer l’imprévisible, lié aux humains.

L’usine se déshumanise, comme ce fut le cas dans le passé pour l’industrie militaire, qui est toujours un bon indicateur du futur. Quand les premiers avions de chasse à réaction, ont été créés, le problème, c’était l’humain. Ce genre d’appareil doit être très rapide. Et l’être humain qui se trouve à bord a des contraintes physiques et un temps de réponse limité à son œil et son cerveau, ce qui limite sa vitesse. Si on veut une armée efficace, l’avion de chasse doit être, du coup, sans pilote. Et ça, ça s’appelle un drone.

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Réactance : Quand les « rebelles » se font exploiter…

Rebelle : individu « qui est fortement opposé, hostile à quelque chose, qui refuse de s’y soumettre ». Ceci est la définition du Larousse. Cependant on a déjà vu que cet individu opposé peut avoir l’allure et le comportement apparent d’un rebelle et pourtant être totalement soumis à une situation.

Dans le milieu de l’hacktivisme, cette rébellion qui n’en a que les apparences, est clairement moquée : ils moquent par exemple des clicktivistes qui s’insurgent à coup de « j’aime » sur Facebook, en cliquant et en râlant, tout en étant d’un autre côté, totalement conformistes, voire incohérents (par exemple, ils s’opposent à Big Brother, mais sont addict à Big Brother Facebook où ils y postent toutes leurs photos et détails de leur vie).

Si on devait donc rajouter quelque chose à la définition du Larousse, ce serait que le rebelle fait preuve de cohérence entre sa pensée et ses actes. Ce rebelle là est déjà beaucoup plus rare. Par exemple, le rebelle défenseur de l’environnement perdrait son titre dès lors qu’il va chercher son pain, à deux rues de chez lui, en 4×4.

Mais il n’y a pas que les incohérents à s’autoproclamer rebelles : les réactionnaires se disent rebelles, voire carrément résistants, car ils s’opposent à certaines évolutions de la société. Autrement dit, ils préfèrent la soumission à des systèmes passés. En cela, peut-on vraiment parler de rébellion ? N’y a-t-il pas dans la rébellion une volonté d’avancer, de créer, de trouver de nouvelles voies ?
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Edward Snowden : « Nos droits sont en train d’être redéfinis en secret »

Le 28 octobre 2014, l’hebdomadaire américain The Nation a publié un grand entretien réalisé avec le lanceur d’alerte Edward Snowden [1]. Voici  une version exclusive de ce document en français.

Lundi 6 octobre 2014, les journalistes Katrina vanden Heuvel et Stephen F. Cohen se sont entretenus à Moscou, pendant près de quatre heures, avec l’ancien consultant des services secrets. Dans cet échange, Edward Snowden évoque sa situation et ses rapports avec les autorités russes. Il rappelle que ce sont les États-Unis qui l’empêchent de sortir de son « exil ».

L’ancien employé de la CIA et de la NSA (Agence nationale de sécurité) aborde plusieurs sujets centraux : est-il possible de renforcer le contrôle démocratique des actions des gouvernements et des entreprises sur Internet ? Si oui, de quelle manière ? Pourquoi est-il nécessaire de s’engager pour de nouvelles formes de « désobéissance civile » et de se battre pour défendre nos droits fondamentaux ?

Faut-il saluer les initiatives des pays qui prônent le renforcement de leur souveraineté digitale ? De quelle manière Internet recompose-t-il les relations sociales et les pratiques politiques au niveau planétaire ? Pourquoi faut-il élaborer une Magna Carta (Grande Charte des libertés) pour Internet ? Quels seraient les contours de nos nouveaux « droits numériques » ?

Enfin, Edward Snowden expose pourquoi, selon lui, l’organisation de la production mondiale et la robotisation progressive des économies imposent la mise en place d’un revenu garanti pour tous.

PARTIE 1 – De la nécessaire désobéissance civile

The Nation  : Nous sommes très heureux d’être ici avec vous. Nous venons souvent à Moscou pour notre travail et pour voir de vieux amis, mais, de votre côté, vous n’avez pas choisi de venir vivre en Russie. Arrivez-vous à travailler ici, à sortir et à rencontrer des gens ? Ou vous sentez-vous enfermé et vous ennuyez-vous ?
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Pourquoi le journalisme échapperait-il à la révolution robotique ?

Après l’informatisation et la numérisation, la robotisation. La mise en scène éditoriale est déjà sous le contrôle des robots. Article le plus lu, partagé, tweeté, commenté, les algorithmes ont déjà pris possession des pages d’accueil des sites Web des grands médias. Ces logiciels vont jusqu’à décider quel titre ou illustration suscitera le plus de clics.

Outre-Atlantique, les éditeurs vont plus loin. Pour être encore plus rapides, ils ont créé des robot-rédacteurs assurant le fastidieux travail des petites mains des rédactions. Comptes rendus de dépêches d’agence, brèves, agenda etc. Autant de tâches sans grande valeur ajoutée, quoique formatrices.

Les éditeurs se félicitent : quand un journaliste produit 300 brèves par trimestre, un robot en fabrique 4.400. Les journalistes se rassurent. Un reportage sur le terrain, une enquête d’investigation ou un portrait à la Libé, ce n’est pas demain qu’un robot pourra rivaliser. Certes. Mais l’automatisation n’est pas sans enjeu : celui de la métamorphose digitale des entreprises de presse.

Dans les rédactions, les journalistes ont déjà des robots pour collègues.” Alice Antheaume, directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences-Po, est formelle, elle les a vus. Mais elle n’est pas inquiète et continue à former une vingtaine d’élèves par an. Après avoir été capable de suppléer au labeur physique des humains, la machine remplace le travail intellectuel des journalistes. Jusqu’ici, seule la rédaction de base, à faible valeur ajoutée – se défendent les éditeurs – est assumée par les robots.
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Comparateurs : Le meilleur prix à portée de clic ?

Pour un grand nombre de consommateurs, le comparateur de prix est devenu le moyen de faire des bonnes affaires sur internet. Grâce à ces sites qui pullulent sur la toile nous pouvons faire le tri entre des milliers de e-commerces pour trouver « le juste prix ».

Gain de temps et d’argent, voilà la promesse faite par ces comparateurs 2.0. Mais la méthode de référencement de ces derniers est-elle objective ? Les comparateurs de prix sont-ils des sites indépendants? Et surtout, recensent-ils tous les produits disponibles sur le marché?

Plusieurs sites qui se présentent comme une aide à l’achat sont en fait rémunérés pour afficher en tête de liste certains produits plutôt que d’autres. Et ces derniers ne sont pas systématiquement les moins chers. Si on ajoute à cela les frais de livraison et des garanties parfois plus courtes qu’en magasin, faisons-nous vraiment de bonnes affaires?

Réseauter pour travailler

Enquête sur le succès des sites de réseaux professionnels et sociaux pour trouver du travail. L’idée peut paraître farfelue, et pourtant, se créer un carnet d’adresse virtuel peut vous permettre de décrocher un nouveau job.

Le bon vieux CV qui indique la formation, les expériences professionnelles et les langues parlées ne fait plus recette. Aujourd’hui, il faut repenser la façon de se vendre pour décrocher un emploi. Et ça passe par des réseaux tels que LinkedIn et Viadéo. Ces plateformes réinventent entièrement la façon dont on met en avant son expérience et permettent de rester en lien avec d’anciens collègues et chefs.

Ils permettent aussi d’aller à la rencontre de profils professionnels qui intéressent les recruteurs. Un réel atout pour les chasseurs de tête et les DRH qui délaissent Pôle emploi pour dénicher le candidat idéal sur ces sites.

La démocratie des crédules

Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se «peopoliser» ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu être interviewé à un grand journal de 20 heures?

Comment, d’une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l’adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons?

N’était-il pourtant pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation du niveau d’étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective? Ce sont toutes ces considérations auxquelles nous invite à réfléchir Gérald Bronner.

États-Unis : Pourquoi les jeunes désertent-ils les hypermarchés ?

Aux États-Unis, les grands centres commerciaux sont devenus d’immenses vaisseaux fantômes peinant à attirer la jeune génération. Nouveaux modes de consommation et crise économique seraient les facteurs de cette désaffection.

West Bloomfield, banlieue blanche de Detroit, un samedi de janvier par -30°C. Un temps à squatter les malls. Mais sur le parking, les voitures se font rares. A l’intérieur, les hautparleurs diffusent des chants de Noël de Sinatra entre deux annonces promotionnelles. Des mamans juives trompent leur ennui en allant se faire couper les cheveux. A part un hypermarché discount, on ne trouve que des magasins de décoration intérieure ou des salons de coiffure.

Le centre commercial est devenu un repaire de vieux. Où sont les magasins de chaussures de sport, les fast-foods? Où sont les jeunes? Ils restent chez eux. Ils passent commande sur Amazon. Les voitures sont trop onéreuses à entretenir pour les adultes, alors pour les millenials (la génération Y, celle des jeunes gens nés entre le début des années 80 et le début des années 2000)… Avec un taux de chômage de 16 %, les 16-34 ans n’ont pas les moyens. Ils sont moins de 7 sur 10 à passer le permis de conduire.

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Les Français ont adopté l’économie de partage

Se faire prêter un objet plutôt que de l’acheter. Des sites internet proposent à des particuliers de mettre à disposition des objets du quotidien, et ce, gratuitement.

Un site spécialisé regroupe d’un côté des personnes voulant manger chez l’habitant et de l’autre des cuisiniers amateurs qui aiment recevoir. Un phénomène qui dérange les professionnels de la restauration qui en appellent aux autorités. Pour eux, c’est une concurrence déloyale.

Les précurseurs de ce nouveau marché comme “Blablacar” et “Airbnb” affichent déjà des chiffres qui donnent le tournis.

Réseaux sociaux : Manip sur le Net

Hommes politiques, stars de la chanson, grandes marques, tous se sont mis à la communication sur le web. Ils n’hésitent pas à débourser quelques centaines d’euros pour faire exploser leurs compteurs de fans. Les agences françaises ont flairé le filon et proposent à leurs clients des prestations pour doper les popularités sur Twitter, Facebook et Youtube.

Pourtant, les conditions d’utilisation générales sur ces réseaux sociaux stipulent que le recours à l’achat de fans et d’abonnés est formellement interdit. Alors, comment lutter face à ces identités numériques fictives ? Les journalistes d’Envoyé Spécial sont allés voir qui se cachait derrière ces comptes virtuels.

Main d’œuvre délocalisée et à bas coup, ou logiciel ultra performant permettant de générer des milliers de likes en un clic, toutes ces méthodes induisent l’internaute lambda en erreur. Il semblerait donc que l’équation entre popularité réelle et popularité virtuelle ne soit pas si simple. Alors, comment démêler le vrai du faux ?

Un entrepreneur à l’assaut de la planète Mars

Coloniser Mars en un siècle ? Elon Musk, qui défend ce point de vue dans une interview pour la revue Aeon, pourrait bien passer pour un doux rêveur s’il n’était pas, eh bien s’il n’était pas Elon Musk, l’un des entrepreneurs les plus célèbres de ce siècle commençant.

Co-fondateur de Paypal, créateur de Tesla Motors, la fameuse société de voitures électriques, il a également lancé SpaceX, l’une des compagnies les plus profitables du domaine de l’espace privé, qui a remporté plusieurs contrats avec la NASA, et a notamment été chargée, en partenariat avec avec Boeing, de construire des “taxis de l’espace” acheminant les astronautes américains vers la station spatiale internationale. Il est à l’origine du polémique programme Hyperloop, ce programme de transport ultrarapide. Il est également connu pour avoir inspiré Robert Downey junior dans son interprétation de Iron Man. Musk s’est récemment fait remarquer en ouvrant les brevets de Tesla Motors.Tesla Motors a été créé pour accélérer l’avènement du transport durable. Si nous voulons construire un chemin pour la création de véhicules électriques, mais que nous posons des mines de propriété intellectuelle pour inhiber les autres, nous agissons d’une manière contraire à notre objectif. Tesla n’intentera pas de poursuites judiciaires envers les personnes qui, de bonne foi, veulent utiliser notre technologie.

L’interview d’Aeon Magazine nous permet d’entrer un peu plus dans la tête de ce personnage hors norme, et nous confirme ce qu’on savait déjà. Les ambitions du bonhomme ne connaissent pas de limites, et Musk est bel et bien “un enfant de la SF” ! Son désir est de créer une colonie sur Mars, rien que ça. Non, pas envoyer une dizaine d’astronautes entretenant péniblement un laboratoire, mais y installer un million de personnes, pas moins !

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Ether : La future monnaie qui vaut déjà des millions

Dès l’âge de 17 ans, Vitalik Buterin, Canadien né en Russie et habitant à Toronto, s’est passionné pour le bitcoin, la principale monnaie électronique circulant sur Internet : « J’ai commencé des études d’informatique, mais au bout d’un an j’ai abandonné la fac pour me consacrer entièrement au bitcoin. Pas question pour moi de rater cette aventure. » Il participe même à un projet de création d’un système de transactions en bitcoins anonymes et intraçables.

Pourtant, il en arrive rapidement à la conclusion que le système est imparfait, et limité. A la fin de 2013, à l’âge de 19 ans, il décide d’inventer sa propre monnaie électronique, qui sera fondée sur des algorithmes encore plus sophistiqués. Il la baptise « ether » — du nom de cette entité invisible et impalpable censée englober tout l’univers.

Pour donner vie à son projet, il monte une start-up, Ethereum. Côté financement, il obtient d’abord une bourse de la Fondation Thiel (Californie) réservée aux jeunes chercheurs indépendants : 100.000 dollars sur deux ans, plus un réseau de contacts dans la Silicon Valley. Mais il compte surtout sur ses propres forces.

En juillet 2014, il commence à prévendre des futurs ethers contre des bitcoins : « J’ai découvert que des tas de gens croyaient en mon projet. Au début, nous avions fixé un cours de 2.000 ethers pour 1 bitcoin, mais très vite la demande s’est renforcée, le cours est monté à 1.300. » En six semaines, ce financement participatif inédit lui rapporte 31.591 bitcoins, soit plus de 18,4 millions de dollars.
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La prochaine bulle Internet se rapproche, et ce sont les capital-risqueurs qui le disent

Quand la bien-nommée société Yo, une appli mobile dont le service consiste uniquement à envoyer la notification «Yo» sur votre téléphone, a levé son premier million de dollars en juin 2014, tout le monde a éclaté de rire. Ce petit million n’est pourtant qu’une goutte d’eau dans l’océan de capitaux qui afflue vers les start-ups du secteur numérique.

Le magazine Wired relaie les inquiétudes des spécialistes qui redoutent une bulle du numérique comparable à celle de 1999. Dans le Wall Street Journal, l’investisseur Bill Gurley a affirmé que l’argent se déversait dans les start-ups à un niveau préoccupant.

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Jeremy Rifkin : « Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui » (Màj vidéo)

Addendum du 28/09/2014 : Jeremy Rifkin “Une jeune génération prête à passer à l’économie de partage“.

Il y a vingt-cinq ans, c’était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd’hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. L’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation: les « communaux collaboratifs ».

Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d’organisation sociale fondée sur l’intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l’innovation et la culture du partage.

Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c’est déjà une réalité. Entretien.
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