Global Partage

Les ressources de la planète qui s’épuisent, une crise économique qui devient une crise du système économique… Face à ce constat, des pionniers de plus en plus nombreux cherchent des pistes pour vivre mieux et de façon plus durable. C’est ainsi que l’idée du partage a fait son chemin jusqu’à devenir une petite révolution qui touche désormais toutes les activités.

L’économie collaborative basée sur l’échange entre individus sans intermédiaires est en train de façonner un autre mode de consommation et de rapport aux autres.”

Un documentaire complet qui fait le tour de nombreuses alternatives: crowfunding, covoiturage, potagers communs, fablabs, woofing, etc.

Les As du troc

Aliments, vêtements, informatique, pour Daniel, rien ne se perd, rien ne s’achète, tout s’échange. Ce chauffeur de bus, père de cinq enfants, est devenu un as du troc.

Une nouvelle façon de consommer sans rien dépenser qui, avec la crise, connaît un succès sans précédent. Ces dernières années, une dizaine de sites Internet spécialisés se sont créés en France.

Le web, simple bourse de valeurs du réel

Par Myret Zaki

Le web a apporté la révolution de la livraison digitale. Les produits (musique, software, vidéos, livres) devenaient téléchargeables en ligne, par opposition à la livraison physique.

Puis vint la diffusion digitale. Produits et services se faisaient connaître sur le web, à vitesse exponentielle, à mesure que les partages, notifications et invitations d’amis se démultipliaient sur les réseaux sociaux, par opposition à la découverte antérieure de ces mêmes produits sur des «portails» qui agrégeaient ces offres. L’économie virale était née.
Un e-book ou un groupe de musique, téléchargeables en ligne, propulsent aujourd’hui leur visibilité par le canal du bouche-à-oreille virtuel, et visent la maximisation des téléchargements.

Et si, tout à coup, un livre visait l’exact opposé, c’est-à-dire un nombre très limité de copies exclusivement papier ? Valoriser un livre par sa rareté d’objet physique, c’est l’idée de Xavier Comtesse, l’ancien directeur d’Avenir Suisse, qu’il met en application avec son dernier ouvrage, Manufacture, tiré à un nombre limité d’exemplaires. Son livre, explique-t-il, n’existera jamais en version électronique sur le web.

Ainsi, au moment où la web économie crée la valeur marchande par le marketing viral des réseaux sociaux, on voit revenir des modèles reposant sur la prémisse de base de la prise de valeur : la rareté.

Lire la suite

Seine-Saint-Denis : Ordiland, l’envers des data centers

Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d’Internet. Leur besoin en énergie est colossal: ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d’ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne.

À brûle-pourpoint, si l’on vous demandait de pointer sur une carte de France la zone de plus forte concentration de data centers, ces hangars de serveurs informatiques qui font tourner Internet, que désigneriez-vous ? Le quartier de La Défense, près des sièges des multinationales ? Grenoble la technophile, avec son « campus d’innovation » spécialisé en nanotechnologies, Minatec ? Le long du couloir rhodanien et de ses nombreuses centrales nucléaires ?

Vous auriez tort. La plus forte concentration de data centers s’étale sur Plaine Commune, l’agglomération de Seine-Saint-Denis qui regroupe au nord de Paris, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Stains, Saint-Ouen, Pierrefitte, Villetaneuse, Épinay et l’Île-Saint-Denis. Par quelle ruse de l’Histoire l’un des départements les plus pauvres de France, havre de cités en galère, s’est-il retrouvé terre pionnière de l’économie numérique?

Par une accumulation d’avantages topographiques et techniques méconnus du grand public: bon équipement en câbles électriques et fibre optique, bonne desserte routière, situation hors zone inondable, foncier pas cher, proximité avec la capitale.
Lire la suite

Google va protéger ses milliers de km de câbles sous-marins des attaques de requins

Les attaques de requins sur les câbles sous-marins pourraient nous empêcher d’accéder à internet. Le géant Google vient d’annoncer un renforcement de ces câbles à fibre optique des morsures des squales, car le phénomène inquiète.

Les signaux électriques des câbles à fibre optique font réagir instinctivement les requins qui sont attirés par les ondes émises. Ils mordent ces câbles. Google veut alors protéger les 160.000 km de ses câbles dans tous les océans de la planète. 99% du trafic internet mondial circule aujourd’hui sous les mers grâce à ces câbles.

Le géant pourrait débourser des centaines de millions de dollars pour envelopper les câbles d’un revêtement en carbone similaire au Kevlar pour les protéger des morsures des requins. Un rapport du programme pour l’environnement des Nations Unies et du Comité International pour la protection des câbles relevait déjà ces attaques, dont les requins ne sont d’ailleurs pas les seuls coupables.

Netwars : La guerre sur le Net (Rediff.)

Documentaire sur la guerre informatique que se livrent discrètement les États depuis plusieurs années. La menace virtuelle devient la force la plus dissuasive qui soit.

À l’heure des automatisations et des mises en réseau, les infrastructures sont de plus en plus vulnérables à des cyberattaques. Pour protéger leurs intérêts, les États commencent à s’armer: la troisième guerre mondiale sera-t-elle informatique?

Inde : La saison des mariages

Les mariages d’amour restent rares en Inde, où la majorité des unions sont encore arrangées par la famille. Avec pourtant une concession à la modernité: la recherche du prétendant sur Internet.

Dans un pays qui cherche une voie entre tradition locale et influences occidentales, le mariage est une grande affaire et surtout, un vrai business!

(Merci à Tilak)

Portugal : Le bon sens du “Marché anti-gaspi”

Le Portugal, frappé par la crise, doit faire face un plan d’austérité qui plonge la classe moyenne dans la pauvreté. Dans ce contexte difficile, de jeunes Portugais ont décidé de lutter contre un certain gaspillage alimentaire. Leur objectif: valoriser les fruits et légumes invendables sur le marché traditionnel en raison de leurs défauts visuels.

Pour lutter contre l’austérité et la baisse du niveau de vie de nombreux portugais, de nouvelles idées émergent sur le marché des fruits et légumes. Des pommes à la couleur jaune, des tomates à la forme irrégulière ou encore des épinards qui fleurissent. Une partie importante de la production alimentaire passe à la trappe, considérée comme invendable par la grande distribution.

Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Les légumes et fruits moches sont rachetés par la coopérative. [RTS] Au Portugal, cela représente 89 millions de tonnes de produits perdus chaque année. Un gaspillage qui passe mal en temps de crise, alors que le nombre de personnes ne mangeant pas à leur faim ne cesse d’augmenter. La “Coopérative fruits moches” de Lisbonne récupère et revalorise cette part de la production. Elle travaille avec 40 producteurs de la région.

Les fruits et légumes mis à l’index sont achetés et revendus par paniers à des prix très concurrentiels, de 30 à 40% moins cher que dans la grande distribution. A Lisbonne, on compte déjà 420 adhérents. Et la liste d’attente s’allonge.

Autre démarche: le potager “virtuel”!

D’autres ont opté pour le potager familial. C’est l’idée d’un agriculteur qui propose à ses clients de décider la composition leur potager directement sur le web. L’internaute choisit la surface qu’il souhaite et remplit les zones quadrillées de son petit jardin avec les produits qu’il souhaite. Un jardinier s’occupe ensuite de planter et d’entretenir les fruits et légumes que l’internaute vient chercher une fois la récolte faite.

Les clowns contre-attaquent

De nouveaux militants dénoncent les injustices au moyen du rire, une arme qui se propage à l’infini sur Internet. Si leurs canulars rencontrent le succès, ils rendent fous de rage multinationales, autocrates et dictateurs.

A travers la planète, les exemples sont légion : «clowns activistes» qui combattent les excès militaristes ou nationalistes en France, Yes Men qui aident Greenpeace à sauver les ours blancs de l’Arctique ou simples citoyens du Nord de la Syrie se déguisant en hommes préhistoriques pour dénoncer les crimes de Bachar el-Assad.

Un an durant, Martin Boudot a suivi les performances de rue, vécu dans les coulisses des canulars médiatiques et partagé la résistance quotidienne.

Génération “gamers” : Qui a peur des jeux vidéo ?

En revisitant l’histoire du suicide d’un jeune joueur de jeu vidéo, présenté par la presse comme une conséquence d’une nouvelle forme d’addiction à Internet, ce documentaire explore les peurs et les fantasmes liés à l’explosion des jeux vidéo en ligne.

Un voyage en France chez les «gamers», qui jouent en réseau sur Internet, explorant des continents virtuels, des univers guerriers ou médiévaux tout en restant dans leurs chambres. Quelles sont les conséquences de l’arrivée des écrans dans le monde des ados ?

Quelle doit être la bonne attitude des parents face à ces jeux sur Internet qui séduisent plus de 500.000 joueurs en France et rassemblent des dizaines de millions de joueurs connectés dans le monde entier ? Comment gérer certains phénomènes excessifs ? Joueurs, psychiatres et parents témoignent d’un phénomène culturel massif parfois déroutant.

Game Over : Le règne des jeux vidéo

Ces 10 dernières années, les jeux en réseau ont révolutionné le monde des jeux vidéo. à travers les aventures de personnages hauts en couleur aux quatre coins de la planète, ce reportage se penche sur cette révolution en évoquant de façon différente les notions d’éducation, de violence ou d’addiction.

Il pose aussi des questions plus inhabituelles telles que l’effacement de la frontière entre réel et virtuel, les relations avec son avatar, l’apprivoisement de la complexité des liens sociaux, les nouvelles sociabilités engendrées par les jeux vidéo en réseau…

Des sujets clés, rarement abordés et pourtant essentiels à la compréhension du vrai pouvoir des jeux vidéo.

Réputation et transhumanisme : Google devient-il un « Dr Jekyll et Mr Hyde » ?

Depuis quelques années, Google effectue des acquisitions très ciblées aux antipodes de ce qui constitue son ADN initial, à savoir l’indexation des contenus du Web et sa mise à disposition à travers diverses plateformes de diffusion comme YouTube, Android et Google +.

Transhumanisme - tableau

Ces incursions d’un autre genre au croisement de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle et de la robotique sont motivées notamment par la philosophie transhumaniste dont les deux fondateurs de Google sont proches. Pourtant, rien ou presque dans la communication corporate de l’entreprise ne s’attarde vraiment sur ces chantiers loin d’être superfétatoires.

A ne rien laisser filtrer sur ses intentions exactes, Google risque-t-il un jour d’affronter un renversement d’image encore plus problématique que les controverses actuelles qui lui collent aux basques sur la protection des données persos et l’optimisation fiscale à tout crin ? Réflexions sur des signaux faibles dont il faudrait tenir compte.

Pour le quidam moyen, Google est un puissant et très pratique moteur de recherche sur Internet. Pour le technophile plus averti, Google est un prolifique incubateur de nouvelles technologies d’où sont sortis par exemple le système d’exploitation mobile Android, le navigateur Web Chrome mais aussi des projets plus fantasques comme la Google Car qui se conduit toute seule ou le projet Loon qui vise à fournir une connectivité ultra haut-débit pour les zones rurales grâce à des ballons stratosphériques.

Lire la suite

Voyages en train et en avion : Les secrets des billets sur Internet

Certains s’y prennent à la dernière minute, d’autres plusieurs mois à l’avance. Billets d’avion ou tickets de train, une majorité de Français réservent désormais sur Internet. Crise oblige, au moment de partir en vacances, chacun choisit le meilleur prix.

Mais d’un site à l’autre, les tarifs peuvent varier du simple au double, parfois même d’une minute à l’autre. Enquête sur les rails et dans le ciel : pour un même trajet nous avons constaté 26 tarifs différents.

Des fluctuations orchestrées par les spécialistes du “Yield management”. Une stratégie commerciale inventée dans les années 80 par les compagnies aériennes américaines. Le but: optimiser la gestion des places pour en tirer le meilleur profit.

Depuis 2003, la SNCF a adopté cette pratique. Faut-il se décider très tôt pour trouver les meilleures offres? Comment faire de bonnes affaires sans tomber dans les pièges des billets en ligne?

Certaines agences de voyage n’incluent pas les frais de dossier ou de carte bancaire, pour afficher de meilleurs tarifs. D’autres sont aux abonnés absents en cas de problème. Quels sont les recours des consommateurs en cas de litige?

La jeunesse n’a pas de travail mais elle a des idées pour l’Europe

Quelle sera l’Europe de demain? Près de 5.400 jeunes européens de 16 à 30 ans se sont réunis à Strasbourg en mai dernier pour en débattre et ont rendu un rapport à ce sujet il y a quelques jours. Tour d’horizon de leurs idées pour une meilleure Europe.

Chômage des jeunes par pays, dans l’Union européenne, en pourcentage des moins de 25 ans, juillet-août 2013

Pendant trois jours la moyenne d’âge du Parlement européen à Strasbourg a fortement baissé. Et pour cause, des milliers de jeunes venus de tout le Vieux Continent ont investi les lieux afin de réfléchir à l’avenir de l’Europe.

Ils ont pu donner leur avis, partager leurs craintes et leurs espoirs autour de cinq grands thèmes: le chômage des jeunes, la révolution numérique, le futur de l’Europe, le développement durable et les valeurs européennes. Ces “rencontres de la jeunesse européenne” (European Youth Event) ont permis de dégager quelques idées pour l’avenir.

Lire la suite

La superpuissance numérique américaine

Comment empêcher les géants du Net américains d’asphyxier les autres acteurs du digital ? Question très concrète.

Publicité Google, au style clairement transhumaniste

Les inquiétudes grandissent en raison de la place de plus en plus hégémonique prise par les Google, Amazon, Facebook et autres Apple. La liste est longue : Microsoft dans le logiciel, Twitter ou LinkedIn dans les réseaux sociaux, Expedia ou Booking dans les voyages. Même des petits nouveaux apparaissent comme AirBnB dans le tourisme ou Uber dans le transport. Leur point commun ? Il sont tous américains, sont passés maîtres dans la gestion de la data, pratiquent l’optimisation fiscale tous azimuts et imposent leurs règles du jeu de gré ou de force. Danger.

Comme dans un mauvais remake de la conférence de Yalta, les grands écosystèmes numériques se partagent les mondes numériques. Un mouvement des non-alignés est-il possible ? Il est en tout cas nécessaire. L’Europe n’est pas dénuée de potentiel d’innovation, à condition de savoir garantir un environnement économique à la fois loyal et favorable aux initiatives entrepreneuriales.
Lire la suite

Les «technos» et les «robots» peuvent sauver le Japon

Le Japon, un pays en déclin ? Non ! Le charismatique patron du groupe de télécommunications SoftBank jure que l’archipel se redressera, mais pas à la force du poignet, grâce aux technologies.

Hebergeur d'image

Le robot compagnon Pepper, développé par la société française Aldebaran Robotics dont SoftBank est actionnaire et produit par le chinois Foxconn, sera commercialisé en 2015

«Le Japon où je suis né, où j’ai grandi est un pays fantastique. Mais beaucoup de Japonais, particulièrement dans le monde des affaires, ont perdu confiance», s’est attristé mardi [15 juillet 2014] le milliardaire d’origine coréenne lors d’une conférence devant un parterre d’hommes d’affaires et de férus de technologies.

«Pendant 20-30 ans, le Japon s’est enfoncé, il est passé de la deuxième à la troisième place dans le classement des puissances économiques mondiales et va se faire dépasser par d’autres nations», a rappelé M. Son avant de jurer ses grands dieux qu’il ne faut pas baisser les bras.

«Il y a des solutions», a martelé M. Son, un patron qui se distingue de nombre de ses homologues parce qu’il ose tenter des coups et prendre d’importants risques financiers.
Lire la suite

“Désintoxication numérique” : faut-il se soigner de l’overdose d’écrans ?

En quelques années, les habitudes des citoyens des pays industrialisés ont radicalement changé. Les écrans ont envahi tous les pans de la vie, et certains de mettre en garde contre le trop plein technologique. Sommes-nous tous des candidats potentiels à une cure de désintoxication aux écrans, concept de plus en plus en vogue outre-Atlantique ?

En Amérique du Nord, ce sont des centres de cures de désintoxication qui ouvrent leurs portes aux “drogués de la technologie” ; en Europe, des hôtels qui offrent de confisquer tous vos appareils dès votre arrivée. Des lieux publics vantés “sans wifi”, des écoles françaises qui établissent “une semaine sans écran” : l’addiction technologique est devenue une vraie problématique.

Travail, vie quotidienne, éducation, loisirs : les écrans sont partout et captent l’attention de tout un chacun, avec leur lot de désagréments de plus en plus reconnus — une fois la période du plaisir de la découverte et de la nouveauté passée. Au point que des chercheurs en neurosciences alertent sur les effets délétères des écrans sur le développement des enfants et sur la vie humaine en général. Pendant que des centres de désintoxication au numérique font le plein de “digital addicts” (“accros au numérique”) aux Etats-Unis.

Des études inquiétantes à propos des enfants
Lire la suite

La NSA récolte avant tout des données de vie privée de gens ordinaires

Les filets de surveillance de l’agence américaine sont tellement larges que n’importe qui peut se retrouver fiché dans leurs bases de données, avec des détails de vie privée parfois très intimes.

Ce n’est pas parce que vous êtes une personne sans histoire et que vous n’avez rien à vous reprocher que vous ne pouvez pas vous retrouver fichés dans les bases de données de la NSA. La preuve – pour ceux qui en doutaient encore – vient d’être fournie par The Washington Post qui a mis la main sur un paquet de données interceptées sur la Toile entre 2009 et 2012. A savoir : 121.134 messages instantanés, 22.111 emails, 7.892 documents, 3.856 messages de réseaux sociaux, 565 chats vocaux ou vidéo et 4.533 autres types d’informations.

Le journal a reçu cette copie par l’intermédiaire d’Edward Snowden. Il l’analysé pendant quatre mois. Conclusion : neuf détenteurs de comptes numériques sur 10 « ne sont pas des cibles désignées au préalable, mais prises dans le filet que l’agence a mis en place pour le compte de quelqu’un d’autre ».  En d’autres termes, les bases de données de la NSA sont remplies de « victimes collatérales » de sa surveillance massive.

Lire la suite

Objets connectés : Le prochain goulag

Par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

Certains citoyens, notamment européens, ont récemment dénoncé le goulag dans lequel Internet les enfermait. Il s’agissait, à la suite des révélations d’Edward Snowden, suivies d’autres, de montrer le contrôle qu’exercent dorénavant, y compris dans la vie quotidienne, les grandes agences de renseignements américaines et les “géants du web“, également américains, qui récoltent toutes nos données personnelles, et, entre autres usages, les mettent à disposition de ces agences.

Le phénomène n’est pas propre au monde dit “occidental”. Il se retrouve en Chine, en Russie, en Iran et autres lieux. Mais avec des moyens bien plus faibles et donc une ampleur bien moindre.

La pratique a montré depuis que lutter contre ce goulag, pour les rares militants qui le voudraient, est pratiquement impossible. Les maîtres du goulag en dominent toutes les filières, technologiques, sociologiques et commerciales. Le “hacking” ou pénétration clandestine des systèmes d’information, est réservé à une étroite minorité de contestataires branchés.

Par ailleurs il est de plus en plus utilisé à des fins malveillantes ou criminelles qui le rendent non recommandable.

Lire la suite

Des utilisateurs de Facebook « manipulés » pour une expérience psychologique

Sans le savoir, près de 700 000 utilisateurs anglophones de Facebook ont été « manipulés » par le réseau social, associé à des scientifiques, pour voir si les émotions exprimées par leurs contacts influençaient leur humeur.

Cette recherche, menée pendant une semaine, du 11 au 18 janvier 2012 par Facebook et des scientifiques des universités Cornell et de Californie à San Francisco, portait sur la « contagion émotionnelle ».

Les flux d’actualité de 689 003 personnes, choisies au hasard, ont ainsi été modifiés pour faire apparaître soit davantage de messages positifs, soit davantage de messages négatifs. Et les messages postés par les utilisateurs « surveillés » étaient ensuite décryptés pour savoir s’ils étaient influencés par l’humeur ambiante.

L’étude, publiée dans la revue scientifique américaine Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences (PNAS) le 17 juin, a constaté que les utilisateurs ciblés commençaient à utiliser davantage de mots négatifs ou positifs selon l’ampleur des contenus auxquels ils avaient été « exposés ».

« Les états émotionnels sont communicatifs et peuvent se transmettre par un phénomène de contagion, conduisant les autres personnes à ressentir les mêmes émotions sans en être conscientes. »

Lire la suite