Misère de l’humanité numérique

La compréhension du monde et sa transformation peuvent-elles se réduire à de simples questions de programmation ? Alors que vient de paraître son deuxième ouvrage, Who Owns the Future ?, il n’est pas inutile de discuter les intuitions du geek humaniste Jaron Lanier qui dénonce la standardisation des consciences et la démonétisation croissante de l’économie.

Deux milliards de personnes sont aujourd’hui connectées à internet. D’ici quelques années, la majeure partie de l’humanité vivra enveloppée dans un flux constant d’informations. Les différents éléments de notre quotidien sont en train de devenir smart (les voitures, les frigos, les compteurs électriques, les lunettes, les montres, etc.), et nos organes ne tarderont pas à être eux aussi branchés uns à uns sur le réseau global.

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« Pour réussir, il faut créer de l’addiction chez son client grâce à la donnée »

La maîtrise de la donnée permet de mieux comprendre ses clients et de développer avec eux une relation d’addiction et de plaisir. Tous les secteurs de l’industrie sont concernés. Charge à eux de se transformer rapidement sinon, d’autres acteurs, souvent venus d’internet, les déposséderont de leurs clients. 

Par

La maîtrise de la donnée permet de devenir leader dans le nouveau monde digital car elle sert à créer l’addiction chez les clients finaux.

Et ceci fonctionne dans tous les domaines de l’industrie. C’est ce que démontre brillamment Francois Bourdoncle, fondateur et CTO de FB&cie, ancien créateur d’Exalead, spécialiste français du moteur de recherche en entreprise. Il s’est exprimé le 20 Novembre à l’occasion de l’événement DataJob, à Paris.

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Internet : la pollution cachée

Propre en apparence, le monde virtuel est beaucoup plus polluant qu’on ne l’imagine. Sa consommation vorace en électricité se heurte à la diminution des ressources énergétiques. En explorant l’univers des data centers, ce film pointe la question de l’avenir d’Internet, peut-être à l’origine d’une troisième révolution industrielle.

C’est l’histoire de Rebecca et de son double numérique. Cette petite fille qui vient de naître a déjà une identité virtuelle. Fil rouge de ce documentaire, elle incarne ce début de XXIe siècle qui a vu Internet envahir nos vies : la moindre de nos activités, comme payer nos impôts, acheter un livre, commander des fleurs, est numérisée, informatisée et circule via le réseau. Aujourd’hui, 247 milliards de mails transitent chaque jour par la Toile.

Une façon plus économique et moins polluante de communiquer, pourrait-on penser : il n’en est rien ! « Internet, c’est avant tout une infrastructure de réseaux lourde, rappelle Jean-Luc Vuillemin, directeur réseau chez Orange. Ce sont des millions de kilomètres de cuivre, de fibre optique. » Pierre angulaire du système, le data center est le centre qui permet de traiter les données, de les stocker, puis de les réorienter vers leurs destinataires.

Or, les besoins en électricité de cette base névralgique qui fonctionne jour et nuit sont énormes, parfois autant que ceux d’une grande ville ! Seule façon d’assurer à la fois la ventilation des milliers de serveurs en surchauffe et d’alimenter les générateurs qui prémunissent contre les coupures d’électricité…

Réalisé par Coline Tison et Laurent Lichtenstein (France – 2013)

À quoi ressemblera l’entreprise de demain ?

À côté du vieux modèle fordo-taylorien et du plus récent de la startup, se développent de toutes nouvelles formes d’organisations entrepreneuriales. Un mouvement qui ne peut que s’accentuer, compte tenu des forces du changement actuellement à l’oeuvre. Par Patrice Geoffron, membre du Cercle des économistes.

La période est propice à la réflexion sur la physionomie de l’entreprise de demain, car les contours de celle d’aujourd’hui sont singulièrement floutés. Le modèle fordo-taylorien n’est pas encore totalement sorti de scène (dans les activités de services en particulier) que son successeur désigné, la gestion au plus juste (lean management), revêt déjà une teinte sépia. La mondialisation est très abrasive, érodant les modèles plus rapidement qu’au XXe siècle et troublant les clivages classiques : le débat entre les mérites du capitalisme anglo-saxon et du capitalisme nippo-germanique soulève moins de passions que dans le passé.

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Suisse : Le réseau social qui mise sur le « porno de proximité »

Basé à Nyon, Social Porn se veut le pendant pornographique de Facebook et vise l’international. «Avec YouPorn, YouTube a sa version X, j’ai donc voulu créer le pendant pornographique de Facebook, qui ne publie pas de contenus X et censure ceux qui s’y risquent», explique le responsable sous couvert d’anonymat, un trentenaire actif dans le porno sur le Web depuis la fin des années 1990.

La plate-forme ressemble à n’importe quel réseau social traditionnel. Des utilisateurs, «des amis» connectés et reliés entre eux, publient, partagent et commentent des fichiers, éventuellement de leur cru. On se croirait sur Facebook, mais la comparaison s’arrête là.

Car ici, les photos de vacances et les vidéos de chatons ont été remplacées par des séances de strip-tease, des vidéos d’ébats sexuels et autres photos particulièrement suggestives. Bienvenue sur Social Porn, à mi-chemin entre le site de rencontre et le site pornographique classique.

Lancée il y a moins d’un an, l’adresse connaît des pics de fréquentation après avoir récemment fait la une du Matin. «Avec toutes ces connexions en même temps, le site a un peu tourné au ralenti», sourit le responsable de socialporn.com, qui a enregistré plus de 4000 nouveaux membres actifs en quatre jours, portant le total de la communauté Social Porn à 90’000 personnes.
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Économie de l’attention : comment résister à l’accaparement de nos cerveaux par les entreprises ?

Écrans publicitaires dans la rue, à la télévision, sur le smartphone jusqu’à l’intérieur d’un article. Courriels et alertes en tout genre, suggestions des moteurs de recherches, conceptions des rayonnages de supermarchés… Commerciaux et services marketing se livrent une guerre sans merci avec pour territoire à conquérir l’attention que l’on accorde à telle ou telle information : notre temps de cerveau disponible. Face à ces sollicitations de tous les instants, de grands principes pour une écologie de l’attention émergent. Réflexions.

Si vous n’avez jamais été dans une école de commerce, il y a de fortes chances pour que vous n’ayez jamais eu de cours intitulés « Psychologie du consommateur et stratégies de persuasion ». En revanche, si vous avez été à l’Institut des hautes études économiques et commerciales (Inseec), ce type d’enseignements, dispensés aux marketeurs, commerciaux et publicitaires, vous apprend quelles sont les « variables qui influencent [la] perception [du consommateur] ».

Quelle part d’attention accorde le consommateur à un produit en fonction de sa place sur un rayonnage ? Comment concevoir et utiliser le storytelling afin de « capter l’attention du consommateur et créer une connexion émotionnelle avec la marque » ? Comment mettre en place un e-mail marketing « afin d’être bien perçues et ainsi susciter l’attention des internautes » ? Telles sont les questions existentielles abordées dans les grandes écoles et les universités, de HEC à Paris Dauphine, en passant par l’École supérieure de publicité.

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Changement climatique, déplétion pétrolière, crises… Ebauche d’une vision désirable du monde en 2050

“Songez à la quantité de changements qui se sont déroulés pendant les cent dernières années, qu’il soient sociaux, techniques, culturels, politiques ou environnementaux: tous ces changements ne font pas le poids face à ce dont vous serez témoin au cours des vingt prochaines années”. Ainsi a répondu le scientifique ayant modélisé les limites de la croissance, Dennis Meadows, à la question de savoir qu’elle était sa vision d’un avenir de “descente énergétique”, question qu’a pu lui poser le “cueilleur de visions” comme il se définit lui-même, Rob Hopkins, fondateur du mouvement Transition (1).

“Comment sera ma ville, mon village, mon pays, ma planète dans ces prochaines dizaines d’années ?”

Oui, à l’heure où la finance ajoute une crise à une crise (les « subprimes », les dettes des états, la Grèce…), à l’heure où le réchauffement global et les désordres dont il est capable font suffisamment peur au G7 (2) pour que celui-ci promette très officiellement la décarbonation totale de l’économie durant ce siècle, de plus en plus de personnes devraient se poser une question: “Comment sera ma ville, mon village, mon pays, ma planète dans ces prochaines dizaines d’années ?”

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Consommation : Achat en magasin ou sur internet, qui est gagnant ?

L’économie du partage, la fin des intermédiaires, les nouveaux modes de consommation via internet sont-ils vraiment sources d’économies ? Acheter dans un magasin ou sur internet, louer à un professionnel ou à un voisin, comparaison entre deux familles, deux modes de consommation différents.

La première famille chasse les bons plans via internet, l’économie du partage, l’échange de services. L’autre famille préfère quant à elle les commerçants. Qui est gagnant ?

Transport, nourriture, vacances, vêtements, matériel, au total la famille internet a dépensé 1 261 euros. Côté famille boutique, pour des achats identiques, on atteint les 1 916 euros. Consommer par internet aura coûté dans les exemples pris pas le journaliste près de 34% moins chers. “Se connecter permet vraiment d’économiser“.

Travail : Quel nouveau modèle à l’ère numérique ?

Comme en témoigne la violente guerre entre les taxis et les chauffeurs Uber, le numérique chamboule le monde professionnel. Les vieux statuts, symbolisés par le CDI, font face à la montée en puissance des indépendants, ou « freelances », réclamés par des entreprises en quête d’« agilité ».

C’est une certitude : demain, le marché du travail sera très différent de celui que nous avons connu. Du recrutement à l’organisation même de la production, la révolution digitale fait éclater le modèle actuel. Mais pour aller où ? Vers quoi ? Premier constat : le système est à bout de souffle.

La mécanique des Trente Glorieuses, fondée sur une croissante forte, une consommation effrénée et le plein-emploi est grippée depuis longtemps. Dans l’imaginaire collectif, le CDI demeure la norme sociale et professionnelle. Pourtant, depuis le début des années 2000, les contrats courts, le temps partiel, le travail intermittent ou indépendant explosent.

Beaucoup y voient « l’évidente conséquence » de la crise. C’est vrai. Mais pas seulement. Car la démocratisation du numérique dans les sphères privées et professionnelles constitue aussi un puissant catalyseur de cette mutation. Auparavant, toutes les entreprises se basaient sur le même modèle : chaque recrutement correspondait à un besoin productif précis.
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Immobilier de luxe en location : Les palaces protestent

Des villas, des appartements de luxe en location entre particuliers, même pour une seule nuit, il y a encore cinq ans, c’était un marché confidentiel. Aujourd’hui, l’offre et les prix s’envolent. Les palaces s’inquiètent

Ce haut de gamme chez l’habitant bouleverse le marché du luxe. Ces derniers mois, les palaces s’inquiètent. Leur clientèle chercherait elle aussi la bonne affaire sur internet, une concurrence qu’ils jugent déloyale.

Et si la formule des appartements, des villas proposées par des particuliers est aussi prisée des riches clients, c’est pour son anonymat, loin des adresses bien connues des palaces.

Vacances au goût de partage

Louer sa tente, son duvet ou partager sa voiture avec des voyageurs, dormir chez l’habitant ou faire un échange de maison avec des inconnus au bout du monde… Le tourisme collaboratif s’invite dans nos vacances !

Basé sur l’échange et le partage, il incarne une nouvelle façon de voyager plus souvent et moins cher. Certains y voient un antidote à la crise. Le phénomène est mondial, il prend son essor grâce aux réseaux sociaux. Sur Internet, des start-up proposent de nouveaux services fonctionnant grâce à l’entraide, la convivialité et la gratuité.

Le tourisme collaboratif s’appuie sur une règle de base: la confiance. Les plateformes d’échanges incitent leurs utilisateurs à bien se comporter. Derrière le produit ou le service offert, c’est la rencontre humaine qui est mise en avant.

Mais derrière cette approche philanthropique se cache souvent un véritable modèle économique. L’économie collaborative peut rapporter beaucoup d’argent et quelques désillusions… Enquête sur le tourisme collaboratif : nouvelle poule aux œufs d’or ou véritable révolution ?

Les États-Unis, la Chine et « le paradoxe de la productivité »

A la fin des années 1980, on débattait avec passion du “paradoxe de la productivité” – lorsque les investissements massifs dans les nouvelles technologies de l’information n’ont pas abouti à une amélioration mesurable de la productivité. Ce paradoxe est à nouveau d’actualité, car il pose problème tant aux USA qu’à la Chine ; il pourrait d’ailleurs faire l’objet de discussions dans le cadre de leur Dialogue stratégique et économique annuel.

En 1987, le prix Nobel Robert Solow a eu une formule qui a fait mouche : “On voit partout que c’est l’ère de l’informatique, sauf dans les statistiques sur la productivité”. Le paradoxe de la productivité a paru dépassé dans les années 1990, lorsque l’Amérique a connu une renaissance spectaculaire de la productivité. Hors secteur agricole, en moyenne la croissance de sa productivité a atteint 2,5% par an, alors qu’elle avait été de 1,5% au cours des 15 années précédentes. Les avantages de l’ère d’Internet s’étaient enfin matérialisés et on avait presque complètement oublié le paradoxe de la productivité.

Mais on s’est réjoui trop tôt. Malgré une nouvelle révolution technologique, la croissance de la productivité est à nouveau à la baisse. Et cette fois-ci le ralentissement est général et les deux premières économies de la planète, les USA et la Chine, sont les plus touchées.

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Internet : quand commence l’addiction ?

Internet : malédiction ou bénédiction ? Les smartphones permettent d’être connecté 24 heures sur 24. Lire les journaux, chatter avec des amis quand on se déplace, relever ses mails au restaurant… tout ça, c’est possible sur la Toile. C’est sûr, nous passons beaucoup de temps sur Internet. Peut-être même trop de temps. Quelles conséquences l’hyperconnectivité peut-elle avoir sur notre existence ?

Surfer et jouer sans interruption : l’addiction à la Toile est une pathologie à prendre au sérieux qui touche plus particulièrement les adolescents. Quels sont les raisons qui les poussent à transférer leur vie dans l’univers virtuel ? Certains chercheurs pensent par ailleurs qu’Internet modifie notre manière de lire : nous serions moins concentrés. Sommes-nous encore capables de nous plonger dans un texte ? Que se passe-t-il dans notre cerveau ?

Xenius (Arte – 19/06/2015)

De l’utopie numérique au choc social

Objets connectés, humains chômeurs. Quarante-cinq ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la course technologique emprunte une voie singulière : en janvier dernier, un réfrigérateur connecté à Internet envoyait inopinément des rafales de courriels indésirables… Au-delà de son folklore, la numérisation de la vie quotidienne engendre un modèle économique qui contraste avec les promesses mirifiques de la Silicon Valley.

Dans la « salle de bains connectée », la brosse à dents interactive lancée cette année par la société Oral-B (filiale du groupe Procter & Gamble) tient assurément la vedette : elle interagit — sans fil — avec notre téléphone portable tandis que, sur l’écran, une application traque seconde par seconde la progression du brossage et indique les recoins de notre cavité buccale qui mériteraient davantage d’attention. Avons-nous brossé avec suffisamment de vigueur, passé le fil dentaire, gratté la langue, rincé le tout ?

La prise de conscience soudaine que les données personnelles enregistrées par le plus banal des appareils ménagers — de la brosse à dents aux toilettes « intelligentes » en passant par le réfrigérateur — pouvaient se transformer en or a soulevé une certaine réprobation vis-à-vis de la logique promue par les mastodontes de la Silicon Valley.

Mais il y a mieux. Comme l’affiche fièrement le site qui lui est consacré (1), cette brosse à dents connectée « convertit les activités de brossage en un ensemble de données que vous pouvez afficher sous forme de graphiques ou partager avec des professionnels du secteur ».

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Un héros des méga-données

Le Big Data (ou méga-données, en français) est la denrée la plus abondante de notre époque. A l’heure où 3 milliards d’individus sont connectés à Internet, où plus de 2 milliards possèdent des smartphones et ont un compte sur des réseaux sociaux, les données croissantes que génèrent leurs activités sont une manne, exploitée par une poignée d’entreprises qui ont pris une avance certaine dans le secteur.

Mais pour valoriser ces données, il faut arriver à les capter, les stocker, les traiter, les analyser, les visualiser et en extraire des connaissances. Seuls des algorithmes sont en mesure d’effectuer ces tâches et plus la production de données croît, plus l’enjeu réside dans la capacité d’analyse massive et en temps réel.

Ainsi, Uber, emblématique de la révolution actuelle, collecte en permanence des informations sur chaque passager, chaque requête, chaque trajet, et les utilise pour prédire à l’avance les pics d’activités, dans le temps et l’espace, afin d’optimiser le travail de ses chauffeurs. Un jeune génie français, Paul Duan, a, lui, choisi de mettre ses compétences de « data scientist » au service de l’intérêt général.

Originaire de Trappes, il a obtenu un diplôme de Sciences po Paris avant d’entamer des études de mathématiques et d’atterrir dans la Silicon Valley, chez Eventbrite, une entreprise spécialisée dans la vente en ligne de billets.
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Camif : La renaissance grâce au “made in France”

La Camif, centrale d’achat créée en 1947 et alors réservée aux enseignants, fut mise en faillite en 2008. Elle fut sauvée de justesse en 2009 par Émery Jacquillat, un entrepreneur qui a fait le pari du made in France pour la relancer.

Au début des années 1980, l’emblématique centrale de Niort (Deux-Sèvres) employait 1.000 personnes et était un grand succès : on trouvait de tout dans son catalogue de 800 pages. Mais c’est ce gigantisme qui a causé sa perte, estime le repreneur. Ce passé est révolu. Aujourd’hui, on compte 55 salariés (dont une quinzaine d’anciens) et il n’y a plus de catalogue. La Camif vend, sur internet, des meubles siglés made in France.

Émery Jacquillat a dû travailler dur pour reconquérir les anciens fournisseurs, refroidis par la chute de 2008. “A peu près 80% d’anciens fournisseurs nous ont suivi. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain“.

En s’appuyant sur son important fichier clients (trois millions de noms, 600.000 fidèles), il est en passe de réussir son pari. Depuis un an, la Camif regagne de l’argent. Les clients historiques n’y sont pas pour rien. “On est Camif, on restera Camif !“, clame Jean Rosset, professeur retraité.

La face noire de la mondialisation : Cybermenace généralisée

Sources, chiffres, et méthodes de la criminalisation accélérée du Net.

Outre le retour perturbé de l’été, voici venu le temps des rapports publiés sur les dures réalités du cybercrime. Services publics, sociétés d’études ou vendeurs de logiciels rivalisent dans la publication de documents de plus en plus complets et de plus en plus inquiétants.

En attendant la prochaine campagne de communication du Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises), pour une fois plus percutante que les habituels communiqués officiels, ou la conférence annuelle du Clusif (Club de la sécurité de l’information français), toujours très pertinente, il est possible d’en faire une rapide synthèse.

Au-delà de la confusion généralisée entre cybercrime, cyberguerre, cyberespionnage et cyberterrorisme – qui nécessitent, au-delà de techniques communes appliquées à des mouvements différents (voler pour le premier, détruire pour le second, ne pas se faire voir pour le troisième et haranguer pour le dernier) –, il convient de souligner l’ampleur prise par le phénomène et les évolutions des acteurs engagés dans le processus.

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États-Unis : Réflexions sur la crise et les entreprises

Aux États-Unis, depuis la crise financière de 2008 les critiques à l’égard des entreprises se sont faites de plus en plus nombreuses. Le paroxysme a sans doute été atteint à l’automne 2011, avec le mouvement Occupy Wall Street, dont les principales revendications concernaient l’ingérence des entreprises dans la vie politique américaine, leur responsabilité dans le déclenchement de la crise, ou dans la montée des inégalités sociales.

Si le mouvement a fait long feu, certains de ses mots d’ordre ont persisté, en particulier la dénonciation du financement opaque des campagnes électorales et celle de la « cupidité » des entreprises (corporate greed). Ces revendications ont cependant tardé à trouver une articulation claire ou des débouchés concrets, et ce d’autant plus que l’entreprise — quelle que soit la diversité que recouvre ce terme — et l’entrepreneur sont les héros traditionnels de l’histoire économique américaine [1].

Quelles formes ont pris les réflexions sur le statut des entreprises, leur rôle social, économique et politique aux États-Unis ces dernières années ? À quels problèmes se sont-elles attaqué, et lesquels ont-elles laissé en suspens?

On reviendra ici sur différentes propositions récentes en vue de discipliner ou de dépasser les formes des entreprises actuelles, avant de s’attarder sur le regain d’intérêt récent pour les organisations coopératives. Ces projets relèvent de modèles économiques différents, parfois anciens, ils sont révélateurs des diverses définitions possibles du collectif qu’est l’entreprise.
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La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Les petites mains derrière les ordinateurs

Et s’il y avait des gens cachés derrière nos ordinateurs ? Des humains chargés d’effectuer des tâches encore trop complexes pour nos machines ? Et si, derrière l’intelligence artificielle de certains logiciels, il existait en fait des milliers de petites mains sous-payées ?

C’est l’histoire d’une arnaque vieille de plusieurs siècles, remise au goût du jour par le géant de l’internet Amazon et son mystérieux Turc mécanique.

Ce scénario impensable est pourtant vrai : aujourd’hui, dans le monde, plusieurs centaines de milliers de personnes travaillent dans l’ombre de nos ordinateurs pour à peine quelques centimes d’euro.

Comment la publicité resserre son emprise sur nos consciences

Dans l’espace public, à la télévision, sur internet, et maintenant dans nos poches : la publicité est omniprésente. Devenant un art en soi dans le perfectionnement de ses formes, la réclame se nourrit désormais de nos données privées – que nous pensions intimes. Nous avons conscience de l’influence potentielle de la pub, mais nous ne doutons pas de l’ampleur réelle de son emprise sur nos vies.

La publicité ne date pas de la dernière pluie, mais elle est un phénomène particulièrement récent dans l’Histoire. L’émergence du régime capitaliste et la révolution industrielle ont donné une accélération sans précédent à la hausse de la production ; pour créer et soutenir la demande, la publicité est née. Dans les années 1830 apparaissent les premiers encarts commerciaux dans les journaux, tandis que les affiches publicitaires commencent elles aussi à recouvrir les murs des villes. Dès la fin du 19ème siècle, la réclame fait l’objet d’une création artistique à part entière, plusieurs peintres renommés étant appelés à travailler dans ce secteur nouveau. Dès lors, elle a pris une place prépondérante, en particulier dans les supports médiatiques à venir. Le cinéma, qui prend rapidement au début du 20ème siècle un large essor populaire, diffuse dès ses débuts des spots publicitaires avant les films. La radio, apparue en France au cours des années 1920, est immédiatement utilisée pour émettre des séquences pour vanter les mérites de produits sur le marché.

Toujours plus travaillée et efficace, la publicité va progressivement occuper une place centrale dans la vie des Français. Aujourd’hui, son périmètre ne cesse de s’élargir et elle occupe des espaces insoupçonnés. C’est d’autant plus important de l’identifier clairement, qu’elle conditionne en profondeur nos comportements et nos idées.

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Chine : Fonctionnement des marchés

Afin d’alléger le fardeau de la dette des entreprises et des gouvernements locaux, la Banque populaire de Chine (BPC) a baissé ses taux d’intérêt pour la troisième fois en 6 mois. Mais le relâchement monétaire auquel elle procède (accompagné de réformes budgétaires et administratives) n’a guère entraîné d’augmentation des demandes de crédit. En revanche, il a suscité un bond de la Bourse chinoise. La question se pose de savoir si en fin de compte cette mesure sera une bonne chose.

Il est évident que l’économie chinoise est en phase de transition rapide. Les statistiques officielles indiquent un ralentissement de la croissance réelle dans le secteur manufacturier traditionnel et dans la construction, ce qui traduit une baisse des bénéfices des entreprises, une augmentation du nombre de faillites et de prêts à risque dans les villes et les régions à la traîne.

Les mesures visant à combattre la corruption, la surcapacité de production, le surendettement des gouvernements locaux et la pollution freinent les investissements et la consommation et diminuent la probabilité pour la Chine de parvenir au taux de croissance promis par l’État.

Du fait des contraintes budgétaires de plus en plus lourdes imposées par le gouvernement central, les dirigeants locaux et les entreprises nationalisées investissent moins et font preuve d’un excès de prudence. A court terme, cette restructuration pourrait conduire à des récessions localisées, malgré les efforts des autorités visant à créer un environnement macroéconomique plus favorable.
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Il ne reste que 7 ans à vivre au Web, en 2023 il va mourir

Ce n’est pas là une nouvelle prédiction “catastrophe” de Nostradamus mais bien le constat de plusieurs chercheurs : le temps est compté pour l’Internet. Plus précisément pour le réseau Internet qui va saturer. Si rien n’est fait en 2023 il ne sera plus possible de transférer le nombre de données suffisantes pour couvrir les besoins mondiaux. Et c’est inquiétant.

La fibre optique a ses limites

Déjà en 2001 on savait que ça allait arriver… mais en 2001 on ne s’inquiétait pas : il n’y avait pas Youtube (créé en 2005), pas Facebook, pas Twitter et encore moins les divers Vine, Twitch et Instagram… Du coup quand le laboratoire de Lucent, Bell Labs, a découvert en 2001 que la fibre optique avait une limite physique de transport de données de 100 Térabits/s on se disait qu’on avait le temps, voire même que cette limite n’allait pas être atteinte.

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Ados : le partage du rien sur Internet

Photos d’une banalité confondante, vidéos sans intérêt… Pour meubler le vide, les jeunes produisent sur les réseaux sociaux un flot de néant qui a déjà un nom : le « borecore ».

Les parents s’inquiètent souvent de la façon dont les ados peuvent montrer leurs corps sur les réseaux sociaux. Mais le plus caractéristique de l’adolescence n’est-il pas la mise en scène du rien ? Sur Instagram, on trouve ainsi de nombreuses perles : une vidéo d’une éponge nettoyant un lavabo, des photos d’un placard à chaussures… Sur Internet, le gros de ce que postent les gens en général, et les ados en particulier, n’est ni titillant sexuellement, ni drôle, ni offensant.

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Hackerspaces et fab labs : Une révolution silencieuse

En septembre 2012, The Economist faisait sa Une sur le thème de la troisième révolution industrielle. Dans le dossier qu’il consacrait à ce sujet, il suggèrait que l’imprimante 3D, ainsi que d’autres personal fabricators (outils de fabrication personnels) étaient sur le point de changer complètement la donne de notre industrie. Chris Anderson et quelques prophètes de “l’économie numérique du faire” argumentent d’une manière similaire.

Avec les nouveaux outillages, nous pouvons sérieusement envisager de compresser fortement les coûts liés à la flexibilité, à la variété et à la complexité de la production de nombreux produits domestiques ou industriels. Il est certainement trop tôt pour statuer sur les impacts réels de l’imprimante 3D sur l’économie de demain.

Une chose est certaine, en revanche, on assiste aujourd’hui à un succès grandissant des fab labs et autres hackerspaces, autant d’espaces collaboratifs dans lesquels celles et ceux qui le souhaitent sont conviés à venir bidouiller, réparer, innover…

Ces tiers-lieux de fabrication, ainsi que les nomme Antoine Burret, ne relèvent pas d’un modèle unique. Ils constituent plutôt une vaste nébuleuse dont il est possible de repérer quelques idéaux-types, dont la réalité se charge bien souvent de brouiller les frontières.
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Déco, maison : Le luxe à prix cassés

Frigos design pas chers : les nouveaux rois de l’électroménager

Modèles à double porte, en inox, dotés d’un distributeur d’eau fraîche et de glaçons ou encore connectés à Internet, ces réfrigérateurs sont désormais moins coûteux qu’il y a quelques années. Des fabricants arrivent sur le marché et cassent les prix d’appareils dernière génération.

Meubles tendance à prix discount : bonne affaire ou faux bon plan ?

Différents sites Internet proposent désormais de s’offrir à un prix défiant toute concurrence du mobilier à la mode. Des entrepreneurs osent s’aventurer sur la Toile et sont prêts à tout pour réaliser quelque profit, quitte à frôler les limites de la légalité…

Est-on entré dans l’ère de la croissance faible, voire nulle ?

Les taux de croissance élevés des années d’avant crise – les 5% de croissance des Trente glorieuses – appartiennent-ils à un temps définitivement révolu ? “La seule évocation d’une telle éventualité nous remplit d’effroi”, affirme Patrick Artus, le chef économiste de Natixis, dans “Croissance zéro”, un essai co-écrit avec Marie Paule Virard (éd. Fayard).

Si nous sommes dans un environnement à 1% de croissance”, avance-t-il, “un jeune qui va renter dans le monde du travail aura la perspective d’avoir tout au long de sa vie le même pouvoir d’achat“.

Les médias numériques réduisent les capacités intellectuelles des enfants [Archive]

Manfred Spitzer, psychiatre et spécialiste du cerveau, met en garde les parents et les éducateurs. Le directeur médical de la Clinique psychiatrique universitaire d’Ulm, a déclenché avec son nouveau best-seller «Démence digitalisée, Comment nous perdons nous-mêmes la raison et la faisons perdre à nos enfants» et ses thèses pointues des échos violents dans les médias. Dans son livre, Spitzer étaie, par de nombreux diagnostics neurologiques et de nouvelles connaissances les faits décrits par des spécialistes sérieux des médias, que l’utilisation trop fréquente d’Internet peut rendre bête. Il n’a jamais vilipendé les utilisateurs adolescents et adultes d’Internet.

Dans une interview, il a répondu aux attaques venimeuses de la presse de la manière suivante: «Je n’en fais pas une pathologie, mais je constate: là où il y a des effets, il y a aussi des risques et des effets secondaires.»1 Spitzer ne met pas seulement en garde, il montre aussi ce que les parents, les enseignants et les politiciens peuvent faire pour protéger notre jeunesse.

Ce n’est pas une nouvelle connaissance que la consommation fréquente de la télévision par des enfants en bas âge, des jeux vidéo et des jeux violents pendant des heures, de téléphoner sans arrêt et d’envoyer SMS avec le portable, la publication insouciante de sentiments, de pensées et de photos dans des réseaux sociaux peuvent avoir des effets négatifs sur les pensées, le comportement et les contacts sociaux des enfants et adolescents.
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44% du temps passé sur internet au bureau se fait à des fins personnelles

Internet est un outil fantastique. Il a même changé nos vies. Sur le plan personnel et professionnel. Mais comment l’utilise-t-on au bureau, justement ? Le cabinet Olfeo s’est penché sur la question et les résultats de son enquête risquent de ne pas plaire à votre employeur. Pas du tout, même.

Mais avant d’aller plus loin, encore faut-il préciser le cadre de l’enquête. L’étude a été menée dans cinq pays européens, et plus précisément en France, en Allemagne, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. Le cabinet a compilé les données d’une centaine d’entreprises de tailles variables représentant à elles seules plus de 150.000 collaborateurs.

D’après cette étude, les salariés passeraient en moyenne 1h53 sur le web chaque jour. Sans surprise, toutes les consultations ne seraient pas faites à des fins professionnels. En réalité, le surf personnel représenterait même 44% du temps passé sur Internet, ce qui représente environ 50 minutes par jour et… 25 jours par an.

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Pourquoi l’informatique quantique pourrait anéantir le Web tel que nous le connaissons

Les ordinateurs quantiques auront le pouvoir de briser le chiffrement asymétrique qui est à la base de la sécurité de l’Internet. Deux mathématiciens pensent avoir trouvé la solution. Décryptage.

Nathan Hamlin et William Webb ont peut-être sauvé le Web. Ces deux mathématiciens de la Washington State University viennent de présenter une nouvelle manière de faire du chiffrement asymétrique, en modifiant un vieil algorithme des années 70 (« Knapsack »). Son principal avantage : il serait résistant aux futures attaques quantiques !

Nos ordinateurs ont-ils la mémoire courte ?

La mémoire est une question capitale pour notre société et pour chacun d’entre nous. Mais aujourd’hui, notre mémoire est de masse, interconnectée et dématérialisée.

Avec l’informatique, elle se heurte à une fragilité que personne n’avait prévue : son caractère éphémère. Saurons-nous assurer la pérennité de nos données numériques ou bien sont-elles condamnées à disparaître tôt ou tard ?

Pour le moment, aucun support numérique n’a encore réussi à s’imposer sur le long terme, mais des scientifiques ont compris que l’informatique devait désormais laisser place à la génétique. L’ADN est, en effet, un des champs de recherche les plus prometteurs dans ce domaine.

Réalisé par Vincent Amouroux

Europe : La transformation numérique du continent

Par, Directeur de Cisco

L’Europe est à l’aube d’une transformation technologique sans précédent. C’est ce que j’appelle l’ « Internet of Everything », à savoir cette pénétration de l’Internet mondial dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Bientôt les technologies portables nous informerons sur la qualité de notre sommeil et sur la nécessité ou non de pratiquer un exercice physique.
Les capteurs présents dans nos rues nous permettront d’éviter les embouteillages et de trouver où nous garer. Les applications de télémédecine permettront également aux médecins de traiter des patients situés à des centaines de kilomètres.

Cette transition majeure est vouée à refaçonner la manière dont les citoyens interagissent avec leur gouvernement, à révolutionner des industries tout entières, et à transformer la manière dont nous communiquons les uns avec les autres.

En Europe, l’Internet of Everything émerge comme la plus forte promesse de redynamisation d’une économie en berne, et de lutte contre ce chômage persistant qui affecte le continent, à mesure que les entreprises, les villes et même les États se positionnent en tant que leaders de l’innovation, de la croissance et de la création d’emplois.
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Dans les coulisses des livraisons de colis

Les consommateurs achètent de plus en plus sur Internet. Mais les problèmes de livraison s’accumulent avec les colis. Cassés, perdus, en retard, les produits réservent souvent de mauvaises surprises, lorsqu’ils arrivent à destination. Comment sont-ils acheminés jusqu’au domicile de l’acheteur ?
En dépit de ces ratés, le secteur est en pleine expansion. Combien ces livraisons coûtent-elles réellement ? Certaines entreprises parviennent à envoyer des colis toujours plus vite et toujours moins cher. Comment procèdent-elles et quelles sont les limites de ce service ? Une équipe a enquêté dans les coulisses de ce marché.

Crimée et finances du Front National : Les textos secrets du Kremlin

La présidente du Front national est mentionnée à plusieurs reprises dans les textos d’un responsable du Kremlin révélés mardi. Rendus publics par un groupe de hackers russes, ces messages datés de mars 2014 évoquent des contacts entre les Russes et le Front national pour obtenir une prise de position officielle du parti d’extrême droite en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie. Ils font aussi état de discussions financières.

Timur ProkopenkoTimur Prokopenko

Le 17 mars, Marine Le Pen prend effectivement position sur le sujet et son conseiller international se rend en Crimée en qualité d’« observateur ». Selon les documents hackés, les Russes ne cachent pas leur satisfaction et envisagent comment « d’une manière ou d’une autre remercier les Français ». 

Dans les mois qui suivent, Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen obtiennent tous deux des prêts russes pour leur financement politique à hauteur de 11 millions d’euros.

En février, les « Anonymous International » ont annoncé sur leur site Shaltaï Baltai avoir lancé une attaque contre Timur Prokopenko, chef-adjoint du département de politique intérieur au Kremlin.
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Génération Z : comment manager le futur ?

Nous avons vu qui était et ce que voulait la génération Z, impulsive, digitale et nomade. La question qui se pose maintenant est : comment accueillir ces futurs employés sur le marché du travail ? Comment gérer les travailleurs du futur ? Frontières floutées, polyvalence démesurée et culture du partage, voici un article pour tout savoir sur les façons de manager les moins de 20 ans.

Un encadrement différent

Manager la génération Z va demander des améliorations au niveau du management. Ceux quasiment nés avec un smartphone à la main vont être plus coriaces à dompter que la génération Y…

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Un oeil sur vous : Citoyens sous surveillance !

Existe-t-il encore un espace dans nos vies citoyennes qui échappe à la surveillance ? Observer, contrôler et analyser les comportements n’ont jamais été aussi aisés qu’aujourd’hui. Depuis une dizaine d’années, les avancées technologiques se sont accélérées, jusqu’à favoriser une révolution sociétale : la surveillance ciblée s’est transformée progressivement en une surveillance de masse à l’échelle planétaire.

Jadis concentrée sur l’espace public, elle pénètre désormais notre vie privée. L’intimité est une notion de plus en plus floue, soumise à des attaques de moins en moins détectables. Plus sournois que les caméras de surveillance dont beaucoup aimeraient qu’elles couvrent chaque angle mort de l’espace public, le “regard invisible” joue les passe-muraille : jeux vidéo connectés, activité sur les réseaux sociaux, requêtes sur les moteurs de recherche ou géolocalisation via nos smartphones sont autant de constituants manipulables de notre seconde identité – l’alter ego numérique.

En fournissant, souvent sans y consentir ni en avoir conscience, un nombre important de données, le citoyen est devenu l’enjeu d’une bataille politico-économique sans précédent, entre les tenants du tout-sécuritaire, les multinationales du web ou les défenseurs des libertés individuelles.

Techno-dictature
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Considérations éthiques à l’ère du journalisme robotisé

Dimanche soir, les robots-journalistes du journal Le Monde produiront – comme la semaine dernière *- résultats et fiches d’élections par milliers, très rapidement. Cette initiative arrive après celle de l’agence américaine Associated Press (AP) laissant depuis quelques semaines des machines écrire les résultats financiers ou sportifs.

Car les journalistes sont enfin disponibles pour des tâches plus gratifiantes, à plus forte valeur ajoutée. Vérifier, donner du sens, notamment. Ce qu’on leur demande, d’ailleurs !

Il n’empêche ! Des questions légitimes, souvent éthiques, se posent. Tom Kent, directeur adjoint de la rédaction d’AP, responsable des standards d’écriture et des guides de style de l’agence de presse, vient d’en lister 10.

1 – Les données d’origine sont-elles fiables ?
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Google : Sans limite

Les services de Google sont devenus tellement omniprésents que l’on peine à imaginer que cette entreprise n’existait pas encore il y a 16 ans ! C’est le moteur de recherche numéro 1 au monde mais connaissez-vous vraiment l’histoire de ce géant de l’Internet ?


Google, au cœur du géant qui veut changer le monde – Capital M6 (22/03/2015)

Sans jamais renier sa source de revenus : la publicité, Google a su se diversifier et créer de nombreuses branches d’activité, notamment en passant par une politique de rachats de sociétés massive. Google est aussi une société qui fait peur.

Le documentaire n’élude pas les faces sombres de Google, à commencer par la question des conflits d’intérêt entre les différentes casquettes de Google, son omniprésence et la question des données personnelles. de part sa présence dans notre quotidien, Google en sait plus sur nous que la plupart de nos proches. Et si un jour elle utilisait toutes ces informations intimes à des fins malintentionnées ?

Stockage en ligne via Drive, logiciels de bureautique, plateforme vidéo avec YouTube, système d’exploitation mobile avec Android, réseau social avec Google+, navigateur de recherche avec Chrome, messagerie Gmail, smartphones et tablettes Nexus, etc. La liste est longue et loin d’être exhaustive et ne cesse de s’allonger. Une véritable société tentaculaire qui vaut aujourd’hui plus de 380 milliards de dollars.
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