Intelligence économique : plongée en eaux troubles

L’intelligence économique, sorte de traitement habile de l’information dans les entreprises, est associée à d’obscures affaires d’espionnage ou de manipulation. Avec la mondialisation, la guerre économique est à son paroxysme.

Les frontières sont de plus en plus floues entre l’information stratégique, le renseignement économique et l’espionnage industriel, et tous les coups sont permis. Rencontre avec les protagonistes emblématiques de cette guerre secrète.

Réalisé par François Rabaté (France 2013)

Secret des affaires : les entreprises mises à l’abri du regard démocratique

La protection du « secret des affaires » est une revendication ancienne des dirigeants économiques français. Comme beaucoup d’autres ces temps-ci, cette vieille lune patronale est en passe d’acquérir force de loi.

La commission spéciale du Parlement chargée d’examiner la loi Macron sur la croissance, l’activité et l’égalité des chances a en effet décidé d’y intégrer des dispositions visant à protéger les informations jugées sensibles par les entreprises, avec des sanctions pénales très dures à la clé. Une menace directe pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation, et une nouvelle régression en matière de droit à l’information et de contrôle démocratique des pouvoirs économiques.

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Intelligence Économique

La notion d’Intelligence économique (IE) est abordée dans un contexte de guerre économique où la gestion de l’information est cruciale pour les entreprises. Cette vidéo présente les concepts de veille informationnelle, de sécurité du patrimoine informationnel et de stratégies d’influence informationnelle ; elle aborde les logiques défensives et offensives d’IE mises en œuvre par les entreprises.

Biotechnologies : Breveter le vivant pour faire du business ?

La vie est-elle un produit marchand ? C’est là tout l’enjeu du débat sur la brevetabilité du vivant. De quoi s’agit-il exactement ? Tout simplement d’autoriser, ou non, des entreprises à déposer un brevet sur une plante, un animal ou même un être humain. Bref, de permettre à l’entreprise de faire du commerce avec le vivant.

Nos élites n’ont pas de stratégie

Philippe Baumard : “Le vide stratégique

Pourrait-on imaginer titre plus explicite que celui de « vide stratégique » ? Assurément non. On doit donc être reconnaissant à Philippe Baumard, professeur à Polytechnique, figure emblématique de la discipline de l’intelligence économique d’avoir aussi clairement mis les mots sur nos maux actuels.

Ce serait donc l’incompétence des élites qui serait l’un des facteurs explicatifs déterminants de la crise que nous vivons depuis bientôt 7 ans… si ce n’est plus.

Christian Harbulot : “Le sabordage de la puissance française

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L’art de la déstabilisation psycho cognitive

La déstabilisation concurrentielle est une pratique extrêmement répandue dans nos sociétés capitalistes, mondialisées et plongées dans un contexte de guerre économique. Cette pratique fait intervenir des actions d’influence, de désinformation, d’intoxication mais aussi des pratiques illicites (espionnage industriel, corruption, attaques informatiques,…). Nous allons étudier comment utiliser des techniques scientifiquement validées de persuasion, d’influence et de manipulation pour modifier les attitudes et les comportements des individus.

Par Thomas Bonnecarrere


La formation en Intelligence Economique à la croisée des chemins

Depuis vingt ans, nous cherchons à créer un état d’esprit favorable à une prise en compte de  l’usage de l’information. Si j’osais une comparaison historique un peu décalée, nous sommes encore loin d’égaler le niveau de ferveur des soldats de l’armée de l’an II. Or c’est justement la volonté de réagir sans trop savoir comment et avec une minorité potentiellement agissante que l’armée de l’an II a pu se transformer en une force capable de rivaliser avec toute une partie de l’Europe de la fin du XVIIIe siècle. La France du XXIe siècle entame à peine cette mutation dans un contexte de guerre économique.

Par Christian Harbulot

Les pays qui sont très avancés dans un tel processus sont les nouveaux entrants à l’image de la Chine qui développe depuis  30 ans un modèle d’accroissement de puissance par l’économie, reprenant à son compte les fruits du modèle japonais et sud-coréen. Ces économies combattantes ne fonctionnent pas comme les acteurs économiques du monde occidental. Mais le résultat est là : la Chine est en train de devenir la partie la plus dynamique du monde.

Face à ce monde en mouvement, on ne ressent pas dans notre pays l’âme d’un peuple, ni le partage de valeurs communes pour un combat utile à l’intérêt général.

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États-Unis : La malbouffe plombe la santé publique et l’économie

Depuis le siècle dernier, les principales causes de décès constatées aux États-Unis ont changé: les maladies chroniques sont désormais en haut de la liste des causes de mortalité. L’excès de certains nutriments et/ou le déséquilibre du régime alimentaire sont pointés du doigt et apparaissent comme l’explication la plus récurrente de cette évolution.

Les mauvaises indications alimentaires, qui ont peut-être été biaisées pendant des années, ont contribué à la création d’une société obèse. Actuellement aux États-Unis, deux tiers des adultes ont un problème de surpoids et un tiers de la population est obèse. Les impacts sur l’économie sont d’autant plus importants: par rapport aux coûts directs, notamment médicaux, et aux couts indirects tels que l’impact sur la productivité, les transports, et le capital humain.

A l’échelle mondiale le nombre de cas de personnes atteintes d’obésité a doublé depuis 1980. Les États-Unis sont en tête de cette longue liste de pays où l’obésité est devenue non seulement un problème de santé mais également un problème social et économique, les dépenses découlant directement ou indirectement de l’obésité sont estimées à 215 milliards de dollars.

Les personnes en surpoids ou obèses sont plus susceptibles de contracter des maladies coronariennes ou le diabète de type 2 et sont également plus exposées aux troubles mentaux (dépression, dyslexie etc.) L’obésité devient un problème économique et politique avec d’un côté les coûts médicaux qui ne cessent de grimper, – impactant les budgets personnels mais également ceux de la nation, à travers l’augmentation des frais d’assurance et des impôts.

D’un autre côté, la productivité des individus en surpoids diminue et représente ainsi un coût important à porter par les entreprises et finalement par l’économie du pays.
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Géoéconomie : la stratégie d’investissement du Qatar

Le Qatar, pays de 11 437km² peuplé d’1.8 millions d’habitants dont 80% d’immigrés tire de très importantes rentes de ses exportations de pétrole mais surtout de gaz liquéfié dont il est le premier producteur. Ce pays du Golfe est confronté à une surcapacité de financement et après avoir investi massivement dans de somptueuses infrastructures en interne est en train de se diversifier pour parer la fin de l’ère pétrolière. Au travers de ses différentes holdings, le Qatar investi dans des entreprises et industries mais aussi dans le sport et l’immobilier tout en menant une politique agressive d’achat de terres arables à l’extérieur de ses frontières. Quelle est la stratégie d’investissement du Qatar ?

Par Antoine Laurent

Industriels : Sur la carte ci-dessus, les principaux investissements industriels du Qatar sont matérialisés par des flèches bleues. On peut observer que les principaux investissements se font en Europe de l’Ouest mais aussi en Chine dans le secteur stratégique des télécommunications. L’Europe reste une zone géographique privilégiée de cet Etat de part ces anciennes attaches coloniales mais aussi de par la crise financière que traverse le continent.

On peut noter une très forte concentration d’investissement en France dans des industries considérées comme stratégiques ou autres grands groupes du CAC40 dans divers secteurs. Ces investissements massifs en France sont les résultantes de la politique du pays accueillant les investisseurs qataris comme dans un paradis avec des exonérations d’impôts comme  les plus-values sur cessions.

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Claude Revel : La France : un pays sous influences ?

Xerfi Canal a reçu Claude Revel, présidente–fondatrice d’IrisAction et responsable du Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA Business School, qui a présenté son dernier ouvrage “La France : un pays sous influences ?” (éd. Vuibert)

Normes mondiales de la bonne université, du bon pays où investir, louanges puis critiques des biocarburants, États sous contrôle d’agences privées, rôle de Facebook et Twitter dans les révolutions arabes, succès mondial du concept de développement durable… ces quelques exemples parmi d’autres, illustrent les jeux de ce pouvoir invisible qu’est l’influence. Celle-ci a déjà complètement redistribué les cartes de la puissance depuis une trentaine d’années. Certains – États, entreprises, ONG – ont su saisir cette opportunité ; d’autres, non.

Qu’en est-il de la France ?

La France face aux armes d’influence

Le mépris du renseignement, un mal français ?

Que valent véritablement nos « services » ? Nous permettent-ils de conduire efficacement notre politique étrangère et nos interventions extérieures ? Nous protègent-ils efficacement du terrorisme et de l’agressivité nos concurrents politiques et économiques ?

Par Eric Denécé

Il convient de regarder la réalité en face : si les services français sont d’un niveau honorable – essentiellement grâce à la qualité des femmes et des hommes qui les composent – et s’ils ne commettent pas plus de bévues que les autres, force est de reconnaître que nous ne sommes pas les meilleurs au monde dans cette discipline.

D’autant que nos agences sont largement sous-dimensionnées par rapport à celles des autres États occidentaux.

Nos effectifs et nos budgets sont en effet de loin inférieurs à ceux du Royaume Uni ou de l’Allemagne, pays aux responsabilités internationales équivalentes à celles de la France. A qui la faute ?

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(31.10.2009)

Shell supprime 3.500 emplois

Le groupe pétrolier britannique Royal Dutch Shell a annoncé une baisse de 62% de son bénéfice net part du groupe au troisième trimestre, et indiqué que son plan de restructuration en cours avait déjà abouti au départ de 5.000 employés du groupe. Les Échos

USA: Exxonmobil divise son bénéfice par 3

Le géant pétrolier américain Exxonmobil a publié un bénéfice net part du groupe divisé par plus de trois au troisième trimestre à 4,730 milliards de dollars, en-dessous des attentes de Wall Street, invoquant la chute des prix du pétrole comparé à l’été 2008. Les chiffre d’affaires du groupe a chuté de 40% à 82,260 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient sur 79,29 milliards de dollars. Romandie

Allemagne: le résultat net de BASF chute de 69%

BASF a annoncé une chute de 69% de son résultat net au troisième trimestre, car le chiffre d’affaires de ses activités chimie et plastique a été pénalisé par la baisse des prix et des volumes. Le chimiste allemand a confirmé que la reprise était “lente et inégale.Easy Bouse

Intelligence économique

Mike Welton, conseiller du cabinet d’intelligence économique Montrose Associates est depuis le mois dernier Chairman de Premier Oil Plc., une société pétrolière qui s’est toujours distinguée par sa capacité à investir dans des pays risqués : elle est actuellement présente, entre autres, au Pakistan et au Sahara occidental. Fondée en 2003 par Michael Maclay, Montrose est présidée par l’ex-ministre britannique des affaires étrangères Douglas Hurd et dispose d’un conseil consultatif dont le Chairman est l’ancien PDG de BP, David Simon (Lord Simon of Highbury), qui est également administrateur de GDF-Suez. Intelligence Online N° 603

(Merci à Erwinn)