Intelligence artificielle : Danger réel ?

Les armes autonomes existent déjà et leur évolution n’est pas près de s’arrêter. Ces machines, désormais capables de reconnaître les visages, posent des questions juridiques. Leurs opposants les appellent des «robots tueurs», les hommes de l’art des «systèmes d’armes létaux autonomes». Anatomie de ces machines au pouvoir de vie et de mort.

Au sud de la frontière entre les deux Corée, des gardes étranges surveillent la zone démilitarisée. Ils ont été fabriqués par l’industriel Samsung, qui les a baptisés d’un acronyme: SGR-A1. Des robots, bardés de capteurs et de caméras, mais aussi de mitrailleuses et de lance-grenades. A ce jour, c’est l’exemple le plus poussé de «système d’armes létales autonomes» (Sala), même si un opérateur valide toujours le tir.

«La machine peut parfois être plus précise et plus efficace qu’un être humain, surtout dans des situations de grande tension et d’urgence. Elle a des temps de réactivité supérieurs à ceux de l’être humain», commente Gérard de Boisboissel, ingénieur de recherche à Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan) et codirecteur de l’ouvrage Drones et Killer Robots, faut-il les interdire ? (1)

La Navy américaine dispose depuis 1980 de dispositifs cousins des robots tueurs, les «C-RAM» pour «Counter Rocket, Artillery and Mortar». Ils sont «capables de façon autonome d’effectuer leurs propres évaluations pour chercher, détecter, suivre, combattre et tuer», décrit la Marine.
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La Robotique

Les robots ont transformé notre vie. Isis 2 par exemple est un système qui peut travailler à l’intérieur des centrales nucléaires. COBRA permet aux êtres humains d’éviter les rayons X.

Dans les usines automobiles des robots assemblent les différentes pièces pratiquement sans intervention humaine. En médecine généralement des robots analysent le sang et de nombreux médicaments sont conditionnés mécaniquement. Dans l’espace des robots à l’intelligence artificielle seront capable de déterminer leurs propres actions.

Watson : L’ordinateur le plus intelligent du monde

Watson est tout simplement l’ordinateur le plus intelligent au monde. Conçu par IBM, il est doté d’une intelligence artificielle capable de diagnostiquer des cancers avec un taux de réussite plus élevé que celui des étudiants en médecine. Une révolution dans le monde médical.

On vous parlait déjà de Watson, l’ordinateur le plus intelligent du monde, lorsqu’il était question pour lui de gérer les standards téléphoniques. Sa nouvelle mission est désormais de venir aider les médecins du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New-York, un centre qui a traité 1125 patients atteints d’une tumeur du poumon en 2012.

Pour cela, une équipe composée de 25 chercheurs a aidé l’intelligence artificielle à assimiler plus de 600.000 données médicales, principalement sur le cancer du poumon. L’ordinateur est maintenant capable, grâce à sa capacité à comprendre le langage naturel et non le langage informatique, de répondre aux questions des médecins et de diagnostiquer avec un taux de succès de 90% le cancer du poumon!

En téléchargeant le dossier du patient dans la machine,  Watson informe le médecin sur le meilleur traitement à utiliser et affiche une liste classée selon un indice de confiance décroissant.

Watson est actuellement en phase de tests dans un centre hospitalier new-yorkais. Grâce à lui, les frais de santé pourraient être réduits de 30% aux États-Unis, soit d’1,46 milliard d’euros !

SoCurious

Martine Rothblatt, une patronne qui rêve d’être éternelle

La femme d’affaires la mieux payée des Etats-Unis est transsexuelle. Chef d’entreprise visionnaire, férue d’intelligence artificielle, passionnée par l’immortalité, elle est aussi transhumaniste.

Seules quelque 5 % des entreprises figurant au palmarès Fortune 500 sont dirigées par des femmes. Si on double la taille de l’échantillon, la proportion est la même. Et le niveau de rémunération des femmes PDG semble être à la traîne, bien que cela soit difficile à affirmer puisqu’elles sont si peu nombreuses. Une liste récente recensant les 200 dirigeants américains les mieux payés ne compte que 11 femmes, qui gagnent en moyenne 1,6 million de dollars [1,25 million d’euros] de moins que leurs homologues masculins.

Certaines sont célèbres : Marissa Mayer, PDG de Yahoo, qui l’année dernière se classait au 34e rang avec un revenu de 25 millions de dollars [19,5 millions d’euros], loin devant Meg Whitman, patronne de Hewlett-Packard, en 95e position avec une rémunération de 18 millions de dollars [14 millions d’euros]. Mais la dirigeante américaine qui pèse le plus lourd fait beaucoup moins parler d’elle.

C’est Martine Rothblatt, 59 ans, fondatrice de l’entreprise biomédicale United Therapeutics, qui avait déjà fait fortune en créant Sirius Satellite Radio, un opérateur de communications par satellite. L’an dernier, elle a engrangé 38 millions de dollars [29,5 millions d’euros].

Mais ce qui distingue Martine Rothblatt des autres femmes d’affaires les plus riches d’Amérique, c’est qu’elle est née homme. Quel effet cela lui fait-il de voir son nom tout en haut de la liste ? “C’est un peu comme gagner à la loterie”, lâche-t-elle. Elle ne souhaite aucunement être érigée en modèle de réussite au féminin. “Je ne peux pas prétendre que ce que j’ai réussi dans ma vie est équivalent à ce qu’une femme aurait pu réaliser, car pendant la première moitié de ma vie j’étais un homme”, tempère-t-elle.

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Le crépuscule annoncé du travail humain ?

Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés.

Cela ne fait guère de doute pour certains : la révolution numérique a déjà et aura encore des conséquences profondes sur l’emploi. Après avoir éliminé les postes routiniers, l’intelligence artificielle, les robots et les logiciels se substituent à bon nombre d’emplois qualifiés. Aujourd’hui, nous avons des prototypes de voitures sans pilote, Skype, et le bureau moderne est truffé d’ordinateurs personnels tandis qu’apparaît Baxter, un robot industriel particulièrement sophistiqué conçu par une entreprise du Massachusetts.

Dans Le deuxième âge de la machine, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, tous deux professeurs au MIT, annoncent que la technologie est à un “point d’inflexion”, et nous sommes sur le point d’en découvrir les profondes conséquences.

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Jean-Claude Heudin : « Transhumanisme et post-humain, un futurisme teinté de science-fiction »

La course vers l’Homme augmenté est en marche. Auparavant simple fantasme, le post-humain serait, selon certains, sur le point de naître. Futura-Sciences a rencontré Jean-Claude Heudin, spécialiste de l’intelligence artificielle, robots et “créatures artificielles” et directeur du laboratoire de recherche de l’IIM (Institut de l’Internet et du Multimédia) afin qu’il nous parle plus en détail du transhumanisme.

Laurent Alexandre : « Les neuro-révolutionnaires »

Faut-il mettre des limites à l’Intelligence Artificielle? Comment la maîtriser et doit-on l’interfacer à nos cerveaux biologiques? A l’ère des prothèses cérébrales, le risque de neuro-manipulation, de neuro-hacking et donc de neuro-dictature est immense.

Nous devons encadrer le pouvoir des neuro-révolutionnaires comme Google: la maîtrise de notre cerveau va devenir le premier des droits de l’Homme.

Misère de l’humanité numérique

La compréhension du monde et sa transformation peuvent-elles se réduire à de simples questions de programmation ? Alors que vient de paraître son deuxième ouvrage, Who Owns the Future ?, il n’est pas inutile de discuter les intuitions du geek humaniste Jaron Lanier qui dénonce la standardisation des consciences et la démonétisation croissante de l’économie.

Deux milliards de personnes sont aujourd’hui connectées à internet. D’ici quelques années, la majeure partie de l’humanité vivra enveloppée dans un flux constant d’informations. Les différents éléments de notre quotidien sont en train de devenir smart (les voitures, les frigos, les compteurs électriques, les lunettes, les montres, etc.), et nos organes ne tarderont pas à être eux aussi branchés uns à uns sur le réseau global.

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Google Car : un accident confirme que le danger c’est l’humain

L’équipe de Google Car a connu son premier blessé léger, après qu’un employé de Google a subi un petit coup du lapin dans un accident. Mais une fois encore, ce n’est pas le pilote automatique qui était responsable, mais bien le conducteur humain de la voiture de derrière.

Tous les mois désormais, Google publie un rapport sur les accidents qu’il cause ou dont il est victime avec ses voitures autonomes Google Car. Pour l’instant son bilan est parfait puisque malgré plus de 1,6 millions de kilomètres parcourus, jamais aucun accident n’a été causé par une Google Car qui était conduite par l’intelligence artificielle (ses voitures ont causé des accidents, mais lorsqu’elles étaient en mode manuel). Par ailleurs jusqu’à ce mois-ci, jamais aucun blessé n’était à déplorer dans les accidents rencontrés.

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Robo Sapiens : Les robots peuvent-ils remplacer les humains ?

Les robots nous facilitent la vie, nous font la conversation et, depuis peu, sont également capables de ressentir de l’empathie. Mais jusqu’où iront-ils ? Peuvent-ils remplacer des humains ? Jusqu’à quel point la ressemblance entre robots et humains est-elle acceptable ?

Xenius (Arte – 18/06/2015)

En 2025, il n’y aura plus d’emplois mais… nous aurons des « sexbots »

D’ici 2025 – dans à peine 10 ans – les partenaires sexuels robotiques – ou sexbots – seront devenus monnaie courante et ce sera une bonne chose, car une grande partie d’entre nous n’aura plus d’emploi… C’est du moins la conclusion d’un rapport de 66 pages publié par Pew Research, intitulé « AI, Robotics, and the Future of Jobs ».

Les chercheurs ont spéculé sur la part que les robots pourraient prendre dans nos vies quotidiennes compte tenu du rythme des progrès que nous enregistrons actuellement. Selon Stowe Boyd de GigaOM « Les partenaires sexuels robotiques seront monnaie courante, même s’ils continueront à être des objets de mépris et de division, un peu comme certains critiques aujourd’hui déplorent les selfies qu’ils considèrent être un indicateur de ce qui ne va pas dans notre monde . »

Ces robots sexuels n’auront pas nécessairement une intelligence humaine, mais ils ressembleront beaucoup à des humains, et ils bougeront et se déplaceront comme de véritables humains. Globalement, ils présenteront suffisamment de similitudes avec les hommes pour satisfaire leurs besoins sexuels les plus urgents.

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Le transhumanisme, ce nouvel eugénisme ?

Le transhumanisme apparaît de façon récurrente dans l’actualité : neurosciences, intelligence artificielle, robotique, séquençage de l’ADN, autant d’ « avancées » qui sont les parties émergées de l’iceberg. Gènéthique se penche sur les fondements de ce courant qui prend de plus en plus de place dans notre vie quotidienne et semble être une résurgence de la pensée eugéniste. Deux philosophes, respectivement spécialistes de ces courants, livrent leurs réflexions sur les convergences entre eugénisme et transhumanisme.

Gènéthique : Pouvez-vous donner, chacun selon votre spécialité, une définition de l’eugénisme et du transhumanisme en rappelant les sources historiques et philosophiques de ces courants ?

D. Moyse : Historiquement, l’eugénisme est né sous l’impulsion de Francis Galton, le cousin de Darwin, au XIX ème, et son projet était « d’améliorer l’homme ». On voit donc aussitôt que l’eugénisme est, dans une certaine mesure, la forme initiale de l’intention d’ « augmenter l’homme » ! L’eugénisme s’est déployé sous deux formes, dites « positive » et « négative ». La première relevait de l’intention de produire les hommes les « meilleurs », par croisement des « spécimens humains » eux-mêmes supposés dotés d’aptitudes excellentes. La forme négative se manifestant de son côté par l’élimination des « moins bons », par le moyen de la stérilisation notamment.
Il convient d’insister sur le fait que l’eugénisme n’est nullement réductible à ses exactions ostensiblement criminelles, et qu’il ne fut pas du tout l’apanage des régimes politiques totalitaires, en particulier fascistes.

À quoi ressemblera la Troisième Guerre mondiale ?

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’armement n’a eu de cesse de se moderniser et les armes de destruction massive se sont multipliées. Que se passerait-il si une nouvelle guerre totale venait à éclater ? “Ghost Fleet : A Novel of The Next World War”, est un roman dans lequel les auteurs américains P.W. Singer, expert en relations internationales et August Cole, analyste et consultant en sécurité militaire, imaginent un conflit mondial moderne.

Guerre en Ukraine, tensions géopolitiques au Moyen-Orient, intimidations sino-japonaises pour le contrôle des îles Senkaku dans le Pacifique… Les théâtres de potentielles rixes entre nations se multiplient dangereusement. Les pourparlers des Nations unies, la peur de sanctions économiques et le traumatisme de la guerre froide parviennent encore à freiner les velléités guerrières de pays en quête d’une plus grande puissance.

Supportés par l’accessibilité croissante de la documentation open source et une porosité de la sécurité des réseaux, le piratage informatique et l’espionnage industriel vivent leurs plus beaux jours. Une situation propice au déclenchement d’une guerre technologique totale. Peter Warren Singer et August Cole  en ont imaginé la teneur. En résulte un monde dans lequel les drones et les robots autonomes seront en première ligne.

L’ouvrage, dont la publication est prévue pour le 30 juin 2015, s’axe sur ce postulat : la guerre de demain sera centrée sur l’espace et le cyberespace. Finis les déploiements massifs d’infanterie sur le terrain, place à une armée d’informaticiens et d’ingénieurs militaires vérifiant à distance l’efficacité des prises de décisions de leurs robots de combat autonomes.
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L’intelligence artificielle, ou la défaite de l’être humain

Par Jean-Michel Besnier, professeur d’Université à Paris-Sorbonne, auteur de Demain les posthumains (2009) et de L’homme simplifié (2012) aux éditions Fayard.

L’intelligence des autres est parfois terrifiante. Quand elle vous surprend par sa clairvoyance dans une situation compliquée, quand elle suggère avec élégance des solutions à des problèmes qui vous décourageaient. Un sentiment d’injustice vous saisit alors : « le bon sens n’est pas la chose du monde la mieux partagée ». Mais on se console, en se félicitant que la nature humaine accueille aussi le génie.

L’intelligence exceptionnelle reste humaine, l’autre qu’on admire demeure un alter ego. Qu’en est-il, par contre, de cette intelligence dite artificielle dont Bill Joy, Stephen Hawkin, Elon Musk et Bill Gates redoutent qu’elle mette un terme à l’espèce humaine ?

On s’est amusé d’abord des prétentions des cybernéticiens des années 1950 qui envisageaient de fabriquer un humain artificiel. La reprise de vieux fantasmes issus du Golem s’inscrivait alors dans la dynamique d’un progrès technique dont on attendait qu’il satisfasse les attentes de l’humanité.

L’IA était un adjuvant qui devait fournir des moyens de nous épanouir: les premiers jeux électroniques assuraient les divertissements nécessaires aux hommes modernes ; les premiers systèmes-expert relayaient efficacement le savoir-faire des médecins ou des plombiers ; on attendait de machines à traduire qu’elles nous offrent de communiquer par-delà les frontières nationales…
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Les vertiges du transhumanisme

S’il fallait résumer la philosophie transhumaniste d’une idée, la plus extrême mais aussi la plus saisissante, ce serait celle-ci : un jour, l’homme ne sera plus un mammifère. Il se libérera de son corps, ne fera plus qu’un avec l’ordinateur et, grâce à l’intelligence artificielle, accédera à l’immortalité.

Science-fiction ? Pas si simple. Dans la Silicon Valley, l’idée de l’« homme augmenté » n’effraie personne. Pas plus que celle de longévité indéfinie. Cette enclave en dehors des contraintes temporelles a quitté depuis longtemps le XXsiècle, ses conventions de langage et de pensée. Ce qui paraît tabou ailleurs lui semble empreint d’un principe de précaution dépassé par les progrès exponentiels de la science. Elle invente des mots, comme « disruption », la faculté de perturber l’ordre établi, et peu se soucient que les mutations promettent de mettre sur la paille des industries entières. Sûre de sa « révolution », elle vit dans sa bulle – ou son nuage – numérique. « L’idéologie de la Silicon Valley, c’est celle de la toute-puissance », résume un investisseur étranger. Les seigneurs californiens « veulent être les maîtres du monde ». Mais il ne faut pas en déduire, ajoute-t-il, que « c’est forcément mauvais pour l’humanité ».

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La “superintelligence”, un risque existentiel ?

Elle s’en va et elle revient, elle est comme une chanson populaire : la perspective d’une Singularité, d’un remplacement progressif ou brutal de l’homme par ses créations machiniques, s’invite régulièrement dans la blogosphère techno, et pas seulement pendant les mois d’été, quand on n’a aucune info à se mettre sous la dent. Cette fois-ci, pourtant, le débat semble plus fourni et prolongé qu’à l’habitude, à cause de la réputation de ceux qui l’ont relancé : le physicien Stephen Hawking, pas moins, et un groupe d’autres scientifiques de renom.

Ce collectif a en effet publié une “lettre ouverte” sur le site du Future of Life Institute, mettant en garde contre une escalade incontrôlable de l’intelligence artificielle, et encourageant une recherche prudente et réfléchie. Mais en fait, c’est surtout un article du Huffington Post, signé par Hawking, le physicien Max Tegmark (auteur d’un excellent livre, “Notre univers mathématique“), le professeur de sciences informatiques Stuart Russel et Frank Wilczek (prix Nobel de physique 2004) qui se montre le plus alarmiste :

“On peut imaginer une telle technologie déjouer les marchés financiers, dépasser les chercheurs humains, les dirigeants humains et développer des armes que nous ne pouvons même pas comprendre. Alors que l’impact à court terme de l’IA dépend de qui la contrôle, celui à long terme dépend de savoir si elle peut être contrôlée par quiconque.

Donc, face à de possibles avantages et des risques incalculables, les experts devraient sûrement se trouver en train de faire tout leur possible pour nous garantir les meilleures conséquences, non ? Faux. Si une civilisation extraterrestre supérieure nous envoie un jour un message disant: “Nous arriverons dans quelques décennies”, devrions-nous répondre simplement, “OK, appelez-nous quand vous arrivez ici – nous allons laisser les lumières allumées” ? Probablement pas – Et pourtant, c’est plus ou moins ce qui se passe avec l’IA.”

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L’appel de 700 personnalités sur les dangers de l’intelligence artificielle

Les progrès de l’intelligence artificielle sont fulgurants, mais peu de recherches sont effectuées sur les conséquences de cette révolution technologique. C’est l’avertissement émis dans une lettre ouverte par un groupe de chercheurs et d’entrepreneurs. Parmi eux, Stephen Hawking et Elon Musk.

« Le financement de Skynet est voté. Le système se met en place le 4 août 1997, la décision humaine est éliminée de la Défense Stratégique. Skynet commence à apprendre à vitesse géométrique. il devient autonome le 29 août 1997 à 2h14 du matin, heure de Greenwich ». Terminator 2, 1991.

Et si la réalité rattrapait la fiction ? Sept cents personnalités du monde des sciences et de la technologie appellent, dans une lettre ouverte publiée le 10 janvier, à plus de prudence face à l’essor de l’intelligence artificielle, dont les récents progrès ont été fulgurants.

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Faut-il avoir peur des robots ?

Est-ce qu’un jour les robots et l’intelligence artificielle en général vont dominer l’humanité? C’est la question que se posent de nombreux experts dans le domaine qui viennent de cosigner une lettre ouverte. Ils demandent aux chercheurs de ne pas tomber dans les pièges de la technologie.

Parmi les signataires des noms prestigieux tel Stephen Hawking ou encore le cofondateur de Skype Jaan Tallinn ou le PDG de SpaceX Elon Musk. Francesca Rossi a aussi signé elle enseigne à Harvard et à Padoue. Elle revient sur ce qui l’a poussé à signer cette pétition.

L’homme bionique

Bertolt Meyer, enseignant de psychologie dans une université allemande, est né sans bras gauche. Aujourd’hui, il mène une vie quasi normale grâce à une prothèse bionique à la préhension très performante. Les technologies bioniques sont porteuses d’immenses espoirs.

À court terme, la vie de milliers d’handicapés pourrait être transformée. De plus en plus performantes, ces prothèses surpassent les capacités humaines et rendent les membres plus forts, plus souples, plus résistants. Mais de l’homme réparé à l’homme augmenté, des questions éthiques se posent.

D’ici à 2030, des processeurs d’intelligence artificielle remplaceront-ils les avocats ?

Les processeurs d’intelligence artificielle pourraient être capables, d’ici à 2030, d’exécuter les tâches accomplies aujourd’hui par de jeunes avocats et détruiront donc leurs emplois, prévoit un rapport du cabinet de conseil juridique Jomati Consultant.


Les avocats, bientôt une espèce en voie de disparition ? C’est ce que prévoit un rapport publié par le cabinet londonien de conseil juridique Jomati Consultant, repris par le site spécialisé Legal futures le 1er décembre.

La menace qui plane sur cette profession n’est autre que… l’intelligence artificielle, souligne ce document intitulé “Civilisation 2030 : le futur proche des sociétés juridiques”. Selon cette enquête, les progrès dans le domaine sont tels qu’un robot sera capable d’ici 15 ans de réaliser le travail d’une douzaine de jeunes associés, encore au bas de l’échelle hiérarchique.
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Bernard Stiegler : « La société automatique »

La numérisation généralisée qui est en cours conduit à l’automatisation intégrale, et ce fait emporte des questions épistémologiques aussi bien qu’économiques, sociales et politiques de première grandeur.

Cette conférence s’attachera tout d’abord à esquisser le contexte de cette métamorphose des sociétés — qui se décline aussi bien du côté du calcul intensif et de la smart city que de la production robotisée, de la neuroéconomie, du corps et de la transformation des conditions de la décision dans tous les domaines.

Elle tentera ensuite de montrer que toute l’organisation économique qui s’était concrétisée au cours du XXè siècle autour de l’organisation fordiste et keynésienne de la production et de la consommation s’en trouve compromise. Elle soutiendra enfin qui, d’une part, loin d’être le contraire de l’automatisation, la capacité de décision la suppose, et d’autre part, seule l’automatisation qui permet la désautomatisation est productrice de valeur durable — c’est à dire de néguentropie.

Biographie de Bernard Stiegler:
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Stephen Hawking a l’intelligence artificielle à l’oeil

Stephen Hawking, scientifique mondialement réputé pour ses travaux en cosmologie et physique des trous noirs, a co-signé une tribune dans le journal britannique The Independant. Il dénonce un manque d’intérêt de la communauté scientifique pour les risques inhérents au développement de l’intelligence artificielle.

Associé à d’autres chercheurs de renom comme Stuart Russel, Max Tegmark et Frank Wilczek, il tire le signal d’alarme. « Développer avec succès l’intelligence artificielle pourrait être le plus grand événement dans l’histoire de l’humanité. Malheureusement, ce pourrait aussi être le dernier », estiment-ils.

Les risques qu’ils évoquent sont multiples mais renvoient tous à des problématiques déjà explorées dans le domaine du cinéma. Ainsi, dans des films comme iRobot ou Terminator, peut-on voir émerger des formes d’intelligence artificielle (souvent associées à des robots) ultra-connectées et omniprésentes? Lorsque celles-ci décident de se retourner contre leurs créateurs, elles sont capables de bloquer la plupart des services et infrastructures qui nous font vivre actuellement.

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Sexe et robots : Les liaisons dangereuses

Les progrès des robots humanoïdes combinés à ceux de l’intelligence artificielle laissent entrevoir un futur où les androïdes prendront la place des maîtresses et des amants, voire des épouses et des maris.

Intemporelle, la mythologie grecque n’a jamais cessé d’être le miroir des rêves humains. Dans ses Métamorphoses, Ovide raconte l’histoire de Pygmalion, sculpteur chypriote qui se mit en tête de façonner la femme parfaite. Sa statue d’ivoire, nommée Galatée, fut si belle qu’il en tomba amoureux. Il pria la déesse Aphrodite et, un jour, alors qu’il embrassait son œuvre, celle-ci enfin s’anima, baisant ses lèvres à son tour. Et si l’homme, deux millénaires plus tard, accomplissait enfin le fantasme fétichiste de Pygmalion ?

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Laurent Alexandre : « Nos enfants iront-ils demain dans des écoles eugénistes ? »

L’école devra-t-elle devenir eugéniste? Est-elle condamnée à intégrer le développement des neurosciences pour s’adapter à la guerre des cerveaux qui se prépare et réduire les inégalités croissantes de QI à venir ?

Chirurgien-urologue et neurobiologiste, Laurent Alexandre est également diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Pionnier d’internet, il est le fondateur de Doctissimo.fr. Auteur de « La mort de la mort » et de « La défaite du cancer », il s’intéresse aujourd’hui aux bouleversements qu’entraînent les NBIC. Il dirige par ailleurs DNAVision société spécialisée dans le séquençage ADN.

(Merci à Ripper2 et à Charles Sannat)

Elon Musk : « Les robots pourraient décider d’éliminer les humains »

L’un des thèmes  régulièrement évoqué dans les films de science-fiction pourrait bien finir par rejoindre la réalité. Elon Musk, la tête pensante à l’origine de PayPal, et désormais de Tesla, évoque la possibilité d’un “soulèvement des machines”!

Sans rire, Elon Musk, le PDG de Tesla, averti de la possibilité que les programmes d’intelligence artificielle actuellement développés pour nous aider dans des tâches aussi diverses que variées pourraient un jour se retourner contre nous. Musk ayant confié à The Inquirer (à l’occasion du Vanity Fair New Establishment Summit) que l’industrie robotique avance à un rythme bien plus soutenu que le grand public peut l’imaginer, ce qui fait que les fabricants ne sont pas forcément au courant des dangers qu’ils sont en train de façonner.

Pour aller au bout de son idée, Elon Musk laisse entendre que lorsqu’un robot hérite d’une tâche, il peut potentiellement atteindre son but par n’importe quel moyen. Dans le cas où un comportement humain viendrait, selon la logique du robot, bloquer sa progression, rien n’empêche d’imaginer qu’il pourrait s’en débarrasser.

Ce n’est pas la première fois que Musk évoque des craintes vis à vis de l’intelligence artificielle. Déjà, en juin dernier, il admettait investir dans des sociétés spécialistes de la robotique afin de prévenir un scénario « à la Terminator ».

Gizmodo

Réputation et transhumanisme : Google devient-il un « Dr Jekyll et Mr Hyde » ?

Depuis quelques années, Google effectue des acquisitions très ciblées aux antipodes de ce qui constitue son ADN initial, à savoir l’indexation des contenus du Web et sa mise à disposition à travers diverses plateformes de diffusion comme YouTube, Android et Google +.

Transhumanisme - tableau

Ces incursions d’un autre genre au croisement de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle et de la robotique sont motivées notamment par la philosophie transhumaniste dont les deux fondateurs de Google sont proches. Pourtant, rien ou presque dans la communication corporate de l’entreprise ne s’attarde vraiment sur ces chantiers loin d’être superfétatoires.

A ne rien laisser filtrer sur ses intentions exactes, Google risque-t-il un jour d’affronter un renversement d’image encore plus problématique que les controverses actuelles qui lui collent aux basques sur la protection des données persos et l’optimisation fiscale à tout crin ? Réflexions sur des signaux faibles dont il faudrait tenir compte.

Pour le quidam moyen, Google est un puissant et très pratique moteur de recherche sur Internet. Pour le technophile plus averti, Google est un prolifique incubateur de nouvelles technologies d’où sont sortis par exemple le système d’exploitation mobile Android, le navigateur Web Chrome mais aussi des projets plus fantasques comme la Google Car qui se conduit toute seule ou le projet Loon qui vise à fournir une connectivité ultra haut-débit pour les zones rurales grâce à des ballons stratosphériques.

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Pour la première fois, un ordinateur a passé le test de Turing

Un programme informatique a été capable pendant un test scientifique d’échanges de textes de se faire passer pour un garçon de 13 ans.

C’est une date dans l’histoire de l’informatique et même de la technologie et de la science. Pour la première fois, un programme informatique a été capable de tromper des chercheurs en se faisant passer pour un garçon de 13 ans appelé Eugène Goostman. En réussissant cela, un ordinateur a été capable de passer le fameux test d’Alan Turing conçu en 1950 pour mesurer la capacité d’une machine «à penser». Le test consiste à tromper au moins 30% de juges humains en 5 minutes à travers des échanges de textes. Jusqu’à aujourd’hui aucune machine n’avait jamais passé le test.

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Comment notre ordinateur nous manipule

Tout a commencé avec une géniale invention, celle du cookie. Une simple ligne de code – par exemple MC1:UID = 6daa554691bd4 f9089dc9d92e5cdadf4 – déposée sur votre navigateur par les sites Web que vous visitez, et des publicités ciblées s’affichent sur votre écran.

Appelé ainsi en référence aux biscuits que les restaurants offrent au moment de l’addition, le cookie apparaît dès 1994, l’année où le Web s’ouvre au public. Vingt ans plus tard, il reste le socle de la publicité en ligne, une industrie qui a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires mondial de 102 milliards de dollars.

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Les cookies sont gérés par des sociétés spécialisées qui les déposent, les récoltent, les classent, les analysent, les agrègent et les revendent. Ils servent à vous identifier, à vous pister de site en site, à retenir vos mots de passe, à gérer vos paniers d’achat, à déterminer si votre navigation est lente ou rapide, hésitante ou déterminée, systématique ou superficielle…

L’objectif est de vous « profiler », c’est-à-dire de créer des fichiers personnalisés, stockés dans des bases de données. En d’autres termes, de mieux vous connaître afin de vous présenter le bon message publicitaire au bon moment et dans le bon format. Vous pouvez effacer les cookies, mais de nouveaux arriveront dès que vous reprendrez la navigation. Et si vous les bloquez, la plupart des sites ne fonctionneront plus. Certains cookies ont la vie dure : ceux que dépose Amazon aujourd’hui sont conçus pour durer jusqu’en 2037.

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Baxter : Le robot à 18.000 euros qui signe l’arrêt de mort des ouvriers

Des robots sophistiqués destinés à travailler menacent de rendre superflus de nombreux métiers de travailleurs ayant peu de formation. C’est ce qu’affirme l’entrepreneur en technologie Jerry Kaplan. 

Selon lui, des inventions comme le robot Baxter de l’entreprise américaine Rethink Robotics offrent en effet aux machines la possibilité de se déplacer librement et d’exécuter une combinaison de différentes opérations.

Le robot Baxter coûte 25.000 dollars et est équipé d’un ordinateur-tablette qui peut passer pour un visage. De récents manquements dans les capacités optiques d’un ordinateur qui ont longtemps été considérés comme un des plus grands problèmes de l’intelligence artificielle sont à la base de l’introduction de machines comme le Baxter.

De ce fait, les tâches d’un travailleur peuvent être totalement effectuées grâce à la technologie et selon Kaplan, à terme, certains métiers disparaîtront complètement. Notamment, on sait que le centre de technologie Sirris à Diepenbeek (Belgique) expérimente un robot Baxter.

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Demain, tous immortels ?

Pourra-t-on un jour supprimer la mort ? Les transhumanistes y croient. 
Ils travaillent à mettre au point différentes techniques pour abolir 
le vieillissement, prémunir contre les maladies et accidents, 
ou encore conserver nos données en vue d’une future résurrection.

« Certains préfèrent assurer leur immortalité par leur descendance, d’autres par leurs œuvres. Je préfère assurer la mienne en ne mourant pas », a écrit Woody Allen.

Si l’abolition de notre condition mortelle est un vieux rêve, ce siècle voit pour la première fois des chercheurs, penseurs, simples quidams du monde entier espérer très sérieusement passer le cap du quatrième millénaire. De fait, de nombreuses technologies, telles la génétique, les cellules souches, la biologie synthétique ou la nanotechnologie nous permettent d’envisager un tel projet de manière rationnelle. Google vient même de lancer une filiale, Calico, qui se propose de lutter contre les maladies liées au vieillissement. Pour Laurent Alexandre, cofondateur de Doctissimo et auteur de La Mort de la mort (2011), « le premier être humain qui vivra mille ans est peut-être déjà né ».

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L’immortalité arrive: en 2045, nous téléchargerons totalement notre esprit dans les ordinateurs (MAJ vidéo)

Dans seulement 30 ans, les humains seront capables de télécharger leur esprit en totalité vers des ordinateurs pour devenir numériquement immortels. Les parties biologiques de nos corps seront remplacées par des parties mécaniques et cela pourrait se produire dès 2100. C’est ce qu’a affirmé Ray Kurzweil, director of engineering chez Google, au Global Futures 2045 International  Congress de New York au cours du dernier weekend. Cette conférence était organisée par le milliardaire russe Dmitry Itskov, et visait à décrire à quoi ressemblerait le monde en 2045.

Il y a été beaucoup question de la « singularité technologique», un concept selon lequel la civilisation humaine connaitra une croissance technologique d’un ordre supérieur à partir d’un point hypothétique de son évolution technologique. Cette singularité est aussi assimilée à une immortalité digitale parce que l’intelligence et le cerveau d’une personne pourront être conservés pour l’éternité, même après son décès. Selon l’écrivain de science fiction Vernor Vinge, ce phénomène va commencer en 2030, mais Kurzweil estime qu’il débutera plutôt en 2045.

« Nous allons devenir de plus en plus non-biologiques, au point où les parties non-biologiques domineront et que les parties biologiques ne seront plus importantes. En fait, la partie non biologique, la partie machine, sera si puissante qu’elle pourra totalement modeler et comprendre la partie biologique. Du coup, même si cette partie biologique était retirée, cela ne ferait aucune différence. (…) Nous aurons également des corps non biologiques – nous pouvons créer des corps virtuels et une réalité virtuelle aussi réaliste que la réalité réelle », a expliqué Kurzweil.

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Ces ordinateurs qui rendent fous les marchés financiers

Plus de la moitié des transactions financières dans le monde sont automatisées, faites par des machines aptes à lancer plusieurs milliers d’opérations par seconde. Plus que les traders, ce sont des intelligences artificielles qui spéculent aujourd’hui.

Ces robots sont derrière 70% des transactions du marché américain, 50% du boursier et déjà plus de 40 % du marché européen. Ils sont capables d’apprendre, de réagir à la nanoseconde près pour acheter ou vendre et même de ruser pour tromper les machines des concurrents. De telles intelligences artificielles représentent un investissement énorme et seuls les grands groupes en tirent profit, ce que l’on appelle également le trading haute fréquence (HFT). La vitesse est la clé de cette absurdité galopante. Les grandes banques tentent de louer des bâtiments au plus près des plateformes boursières pour y placer leurs machines et bénéficier du plus faible temps de latence possible.

Car ces intelligences artificielles rusent et s’attaquent entre elles. Entre 90 et 99% des transactions qu’elles effectuent sont ainsi annulées dans la microseconde suivante. Le but : ralentir les machines de la concurrence qui analysent tout ce qui se passe avant de passer leurs propres actions. Concrètement, cela peut donner de belles absurdités, comme ce que l’on a appelé le « flash crach » de Wall Street qui a plongé de manière vertigineuse à 14h42 le 6 mai 2010. Selon Nanex (1), une machine plus puissante que les autres a passé plus de 2.000 ordres de vente ou d’achat en moins de 100 millisecondes, les annulant encore plus vite, mais créant un mouvement chez les autres réseaux de neurones (27.000 opérations dans les 14 secondes qui ont suivi) provoquant un mini-crash boursier. Tout cela sans aucune raison, juste pour « piéger » la concurrence automatique, la faire temporairement saturer et avoir de l’avance pour la suite. On peut comparer cela à une forme de spam massif pour saturer une boite mail, ou d’attaque en déni de service, deux choses illégales par ailleurs.

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L’ère des robots-journalistes

Des chercheurs américains créent, dans le secret de leurs laboratoires, des techniques journalistiques révolutionnaires. Articles ou journaux télévisés sont conçus par des ordinateurs.

A première vue, rien de surprenant. Un compte rendu de sport d’une confondante banalité: «Les efforts remarquables de Joe MauerMinnesota Twins contre les Texas Rangers lundi dernier au stade d’Arlington. Les Rangers l’ont emporté sur un score de 8 à 5 […] Quand il maniait la batte, Mauer a été excellent de bout en bout. Il a marqué une fois dans la première manche et deux fois dans la sixième. Du côté des Texans, l’artisan de la victoire est sans conteste Tommy Hunter, qui a remporté avec brio son cinquième match d’affilée… »

Un article comme il en existe donc des milliers, publiés dans les pages sports de la presse américaine. Seule différence, mais de taille: il est signé «The Machine», préparé et rédigé par un programme d’intelligence artificielle, baptisé Stats Monkey.

Depuis des décennies, dans le monde, des ouvriers découvrent un beau matin qu’ils vont être remplacés par un robot. Si les journalistes se croyaient à l’abri de ce genre de mésaventure, ils avaient tort. Depuis quelques mois, ils peuvent aller à Evanston (Illinois), près de Chicago, pour voir et tester le système qui va peut-être bientôt les suppléer. Il est tapi dans un réseau d’ordinateurs appartenant au laboratoire d’information intelligente (Infolab), installé sur le campus de l’Université du Northwestern.

Pour déclencher Stats Monkey, il suffit qu’un humain lui indique à quel match il doit s’intéresser.
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