“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Une étude détruit le mythe de la fourmi travailleuse

Par ses fables, Jean de La Fontaine avait pour ambition de se servir “d’animaux pour instruire les hommes”. La fable qui ouvre son premier recueil est la célébrissime historiette de La cigale et la fourmi, inspirée d’Ésope. Si l’écrivain grec montre, dans son texte, les fourmis en train de s’activer – elles font sécher du grain –, son lointain successeur français ne se donne même pas cette peine et tient pour acquise, tout en la renforçant, l’image de la fourmi travailleuse.

Cette image a pris une telle force que, dans les définitions du dictionnaire une fourmi peut désigner une personne laborieuse et une fourmilière un lieu où s’affairent un grand nombre d’humains. On a d’ailleurs attribué le succès écologique des insectes sociaux (abeilles, fourmis, termites…) à la division du travail et à la spécialisation des individus qu’ils mettent en place, un mode d’organisation dont Homo sapiens s’est inspiré dans bien des domaines, que ce soit l’industrie, l’informatique, la robotique ou la logistique.

Pourtant, tout cela pourrait bien être bâti sur un mythe car fourmis et travail ne seraient pas autant synonymes que cela, si l’on en croit plusieurs études dont la dernière en date vient de paraître dans le numéro de septembre de la revue Behavioral Ecology and Sociobiology.

Biologistes à l’université d’Arizona, les auteurs de cet article sont partis du constat, posé par plusieurs travaux antérieurs, disant que, dans des fourmilières étudiées, environ la moitié des individus semblaient inactifs. Ils ont donc voulu vérifier si c’était bien le cas et tester plusieurs hypothèses pouvant expliquer cette “oisiveté” comme par exemple un besoin de repos imposé par l’horloge interne ou un excès de travail.
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Téléphone portable : Les effets nocifs sur les insectes

À Bruxelles, des chercheurs du Département de Biologie ont dévoilés une étude sur l’impact des ondes GSM sur les fourmis. D’après une expérience, réalisée sur plusieurs colonies de fourmis exposées aux ondes d’un téléphone portable, ces insectes sociaux sont fortement touchés par les rayonnements électromagnétiques émient par nos GSM.

On constate que les fourmis exposées à moyen terme sont désorientées, perdent de leur mobilité, de leur mémorisation et ne récupèrent pas la totalité de leur performance soit un handicap de 50%. Les fourmis exposées à long terme meurent de façon prématurée. Une étude inquiétante.

Sans les insectes, notre monde s’écroulerait

De nombreuses choses que nous considérons comme allant de soi seraient différentes si les insectes n’existaient pas.

À ce jour, un peu moins d’un million d’espèces d’insectes, soit tout de même plus de la moitié du total des espèces connues, ont été identifiées. On considère cependant que leur nombre global serait compris entre 4 et 6 millions, selon les estimations les plus réalistes, voire jusqu’à 80 millions, selon les plus fantaisistes. Mais parce que les insectes évoluent sans cesse, nous ne pourrons jamais connaître leur nombre exact.

Ce n’est pas tout: si tous les insectes de la planète étaient réunis, ils pèseraient plus lourds que l’ensemble des êtres humains. En effet, on estime que leur biomasse totale serait 300 fois plus importante que la nôtre. Et, à elles seules, les fourmis et les termites totaliseraient un poids supérieur à celui de l’humanité entière. Ce ne sont bien sûr que des estimations, puisqu’en l’absence de données fiables les mesures de la biomasse des insectes restent sujettes à caution.

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Comment les abeilles “vaccinent” leurs petits

Les abeilles “vaccinent” leurs petits et une étude internationale parue le 31 juillet dans la revue PLOS Pathogens vient enfin de découvrir comment elles s’y prennent. Pendant longtemps on a pensé que les insectes ne pouvaient compléter en cours d’existence l’arsenal de défense de leur système immunitaire. Qu’ils devaient en quelque sorte faire toute leur vie avec “le kit de base” immunitaire dont ils étaient pourvus à la naissance.

Les chercheurs se sont récemment aperçus que ce n’était pas le cas et, depuis quelques années, les preuves s’accumulent pour affirmer qu’une réponse immunitaire acquise, une réponse adaptable, existe et que les parents peuvent la transmettre à leurs enfants à un stade très précoce de leur développement.

En 2014, une équipe autrichienne travaillant sur les abeilles a ainsi montré qu’exposer des reines (qui engendrent tous les individus d’une colonie) aux spores de la bactérie responsable de la loque américaine, conférait à leur progéniture une meilleure résistance à cette maladie.

Encore fallait-il comprendre comment. Ainsi que l’explique Gro Amdam (université de l’Arizona), co-auteur de l’étude publiée par PLOS Pathogens, “le procédé par lequel les abeilles immunisent leurs petits était un grand mystère jusqu’à présent. Ce que nous avons trouvé, c’est que c’est simple comme manger.” 
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La perfection technique des insectes

Des prises effectuées au très grand ralenti aident à comprendre la mécanique sophistiquée qui permet aux insectes de réaliser des sauts impressionnants.

Dick Fosbury, Mike Powell, Jonathan Edwards. Le podium des meilleurs sauteurs de l’histoire olympique serait bouleversé si les insectes pouvaient participer. Trop rapides, trop vifs, les insectes agacent tout autant qu’ils impressionnent par leur capacité à exécuter des mouvements à une vitesse qui nous dépasse.
Mécanique

Les derniers résultats présentés jeudi 2 juillet 2015 à la conférence annuelle de The Society for Experimental Biology par des chercheurs des universités de Bristol et de Cambridge décryptent comment les hexapodes sont capables de telles prouesses physiques. Et peut-être comprendre pourquoi il semble impossible d’attraper cette satanée mouche ou d’écraser ce moustique qui vous empêchent de dormir depuis des heures.

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Alerte aux moustiques !

Véritable fléau pour les humains, le moustique s’avère d’autant plus dangereux que des espèces exotiques s’invitent désormais dans nos contrées. Venu d’Asie et arrivé en Europe via des stocks de pneus usagés, le redoutable moustique tigre transmet les maladies de la dengue et du chikungunya.

Tour d’horizon des méthodes scientifiques utilisées pour éradiquer ce fléau.

Australie : Des drones intelligents au secours de l’agriculture biologique

Quand les drones ne sont pas employés pour survoler des centrales nucléaires ou pour livrer des colis d’une quelconque multinationale, ils peuvent parfois trouver une utilité dans le milieu alternatif. Michael Godfrey, un jeune étudiant en agronomie de l’université du Queensland (Australie), propose une application peu commune pour ces engins: le lâcher d’insectes.

Michael Godfrey est un étudiant avec de la suite dans les idées. Le jeune australien a mis au point un drone capable de propager un acarien utile aux cultures dans le but de faire gagner du temps, et donc gagner naturellement en productivité sans intervention de la chimie.

L’insecte bien utile en question est le Neoseiulus Californicus. Un acarien qui se nourrit d’autres insectes et est fréquemment utilisé comme alternative écologique aux pesticides. Le concepteur du drone explique que son idée est d’employer des prédateurs naturels pour contrôler les insectes nuisibles aux récoltes.

De cette manière, il invite à diminuer (ou abolir dans le domaine organique) l’utilisation de produits pétrochimiques, néfastes à l’environnement et trop couteux.
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Larves, grillons, scorpions : les steaks de demain ?

Depuis 2008, la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) recommande de consommer des insectes plutôt que de la viande.

Avec la constante augmentation de la population mondiale, la viande risque, en effet, de manquer dans les années à venir. Hyperprotéinés, les insectes seraient donc une alternative.

En France, le business entomophage est déjà lancé. Deux sites Internet proposent des plateaux apéritifs et des confiseries à base d’insectes. Des dégustations sont même organisées dans les écoles primaires pour sensibiliser les enfants à leurs bienfaits. Un industriel français a décidé de remonter la filière des insectes en Thaïlande afin de proposer des produits encore plus étonnants à sa clientèle hexagonale.

Réalisé par Rémi Delescluse

Les incroyables machines volantes du professeur Oehmichen

Ingénieur et bricoleur de génie, Étienne Oehmichen fut le premier à réussir un vol en hélicoptère en 1924. Une exploration passionnante des travaux du professeur, qui passa sa vie à observer les oiseaux et les insectes pour percer leurs secrets.

Tout commence avec une bobine de film retrouvée par hasard dans la région de Montbéliard. Ces images datent du début du XXe siècle. Elles montrent les premiers balbutiements d’un étrange appareil, un des ancêtres de l’hélicoptère. Cette machine a été inventée par Étienne Oehmichen, un savant et ingénieur français. Grâce à elle, il fut le premier à réussir un vol d’un kilomètre en circuit fermé.

Bricoleur de génie, pilote d’essai, mais aussi brillant naturaliste, Oehmichen a laissé derrière lui nombre d’inventions et de théories. Et pourtant, après sa mort, il a disparu complètement de l’histoire. Comment a-t-il pu sombrer dans l’oubli ?

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Extinction de 1.300 espèces d’oiseaux dans l’indifférence générale

Le manque de nourriture et les pesticides sont en partie responsables de la disparition des oiseaux. Entretien avec Luc Semal dont les recherches portent principalement sur la théorie politique verte (green political theory), l’écologie politique (décroissance, transition, développement durable), la sociologie des mobilisations environnementales, les politiques de biodiversité et les sciences de la conservation.

Atlantico: Depuis plusieurs années, les rapports sur la disparition des oiseaux se multiplient (lire un exemple ici). Sont-ils trop alarmistes, ou au contraire devrions-nous les prendre plus au sérieux ?

Luc Semal: Ces rapports rendent compte d’un phénomène objectivement observable, à savoir une baisse préoccupante des effectifs de nombreuses espèces d’oiseaux, dans de nombreuses parties du monde.
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Disparition des insectes : Une catastrophe silencieuse

Pour François Ramade, professeur émérite d’écologie à l’université de Paris-Sud, les insecticides modernes, notamment les néonicotinoïdes, sont responsables d’une véritable “catastrophe écologique“. Et, selon lui, “la réponse des pouvoirs publics des pays développés et des institutions multilatérales est absente ou dérisoire“.

Les personnes de plus de 40 ans se souviennent des pare-brise, phares et calandres de voiture constellés de cadavres d’insectes. La propreté des voitures actuelles est le signe d’une disparition massive d’insectes qui doit nous alarmer.

L’agriculture moderne a permis, par l’usage massif d’« intrants », une augmentation considérable de la productivité des cultures. Elle atteint depuis quelques décennies des limites dues à l’impact environnemental de ses pratiques.

En effet, l’accroissement de productivité qu’elle a permis n’est pas dû à une révolution biologique dans le contrôle de la photosynthèse, mais à un recours sans cesse accru aux engrais chimiques et aux pesticides, dont les conséquences écologiques néfastes sont connues.
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Les Robinson du Périgord

Manger des insectes pour calmer sa faim, apprendre à faire du feu comme le faisaient les hommes primitifs… Loin des plages et du farniente, un groupe de vacanciers a choisi de passer des vacances à la dure dans les forêts du Périgord en s’inscrivant à un stage de survie. Parmi eux, Luca, 12 ans, tiendra-t-il pendant les quatre jours du stage ?

Les pesticides, principaux responsables de l’hécatombe chez les insectes ?

Un groupe international de chercheurs liste les effets dévastateurs des pesticides sur les écosystèmes. C’est une étude à paraître qui donne froid dans le dos.

Constatant un déclin des populations d’insectes un peu partout dans le monde, un groupe de chercheurs, menés par le biologiste suisse Maarten Bijleveld van Lexmond, décide, en 2009, de trouver l’origine du phénomène.

Ces derniers ont donc passé en revue toutes les causes possibles, en écumant la littérature scientifique depuis les années 1950. Intensification de l’agriculture, développement de grandes parcelles au détriment de l’habitat naturel, utilisation de pesticides et d’herbicides, développement des réseaux routiers, changement climatique, pollution lumineuse nocturne… autant de causes possibles à ce déclin que les chercheurs ont passées en revue.

Un large éventail de causes possibles

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États-Unis : Notre assiette du futur vue par la Silicone Valley

L’alternative food est en vogue aux États-Unis. Et pour nourrir neuf milliards d’humains en 2050, il faut des initiatives. Les Américains américaine ont des idées pour nos assiettes de demain.

John, qui habite au large de San Francisco (Californie), a lancé une ferme de criquets. Pour ce chef d’entreprise, les hommes n’auront pas de choix : “La nourriture coûte de plus en plus chère, or aucun autre élevage que l’insecte n’offre autant de viande qu’avec si peu d’espace“, explique-t-il.

D’autres chercheurs californiens travaillent sur les algues marines, un antioxydant que l’on retrouvera en petit gâteau sans lait, en mayonnaise sans cholestérol, ou alors des glaces très peu caloriques. Une autre société travaille sur des chips du futur avec poivrons, salade ou potiron.

Bouches-du-Rhône : Des fourmis pour réensemencer un terrain pollué

Le sol de la réserve naturelle de la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône) se régénère grâce à l’implantation de 200 reines de fourmis moissonneuses fécondées, là où une pollution d’hydrocarbure avait souillé la zone protégée.

L’expérimentation, une première mondiale, se déroule dans la réserve naturelle de la plaine de Crau (Bouches-du-Rhône), là où une rupture d’oléoduc, en aout 2009, a causé une pollution d’hydrocarbure sur une grande partie de cette zone protégée.

Au total, 200 reines de fourmis moissonneuses, fécondées avaient été implantées il y a trois ans par les chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale. Objectif : leur permettre de fonder des colonies afin d’aider au retour de la végétation originelle. En déplaçant des graines pour les stocker, les fourmis permettent en effet aux plantes de germer, puis de reconquérir des territoires où elles avaient disparu.

Objectif : permettre le retour des plantes originelles

Au total, 4 700 m3 de pétrole brut se sont déversés il y a plus de quatre ans sur le terrain. Aujourd’hui, tout le sol souillé a été dégagé, de la terre est disposée à la place pour permettre aux fourmis nettoyeuses d’aider à la repousse des plantes originelles.

Pourquoi les cafards sont-ils ultra-résistants ?

Leur simple mention suffit à susciter panique et dégoût chez la plupart des gens. Mais les cafards sont bien plus que de la simple vermine envahissante.

Ces insectes ont en effet une incroyable capacité de résistance aux pressions environnementales qui fait d’eux un modèle d’évolution réussie.

C’est aussi pour cela qu’il est extrêmement difficile de s’en débarrasser une fois qu’ils sont installés chez vous. À l’insectarium du zoo de Cologne, les présentateurs de X:enius, se frottent à ces petits animaux et découvrent un nouveau sport: la course de cafards.

Belles plantes mais pas potiches

Jusqu’à quel point les animaux et les végétaux sont-ils comparables ? Ce documentaire offre une exploration inédite du monde mystérieux des plantes. Celles-ci ont un comportement que l’on pourrait presque qualifier de réfléchi tant il peut se rapprocher de celui des animaux. Elles ont une grande capacité à s’adapter à leur environnement et au contexte dans lequel elles se développent.

Pour preuve, la réaction des plantes carnivores qui attirent et attrapent des insectes. En regardant les plantes en accéléré, on découvre aussi qu’elles peuvent choisir de pousser d’une certaine façon, adapter leur floraison en fonction de l’insecte qu’elles veulent attirer ou duquel elles veulent au contraire se protéger.

Réalisé par Emma Bufie (Canada – 2012)

Brésil : Des millions de moustiques OGM contre la dengue

Le moustique OX513A sera peut-être le premier animal – ou plutôt insecte – transgénique que vous rencontrerez dans la nature. Conçu par une entreprise britannique, ce moustique OGM doit servir à lutter contre la propagation de la dengue.

Après des tests grandeur nature, le Brésil est sur le point de donner son feu vert à sa commercialisation. Problème : aucune étude indépendante n’a été réalisée pour mesurer les conséquences de la production massive de cet insecte transgénique. Et son efficacité contre la dengue est contestée.

Ce n’est malheureusement pas un scénario de série B. Pour la première fois, des animaux génétiquement modifiés vont être commercialisés en milieu ouvert. Le Brésil est sur le point d’autoriser l’usage de moustiques génétiquement modifiés. Le 10 avril, la Commission brésilienne en charge des OGM (CNTBio) a approuvé, à 16 voix contre une, la dissémination dans l’environnement du moustique transgénique Aedes aegypti commercialisé par l’entreprise britannique Oxitec [1].

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Procès du viticulteur bio : « Je n’ai pas traité mes vignes et je l’assume » (Màj : Emmanuel Giboulot reconnu coupable)

Mise à jour du 07/04/14 : Emmanuel Giboulot, reconnu coupable, fera appel

Le viticulteur a été condamné à 1 000 euros d’amende dont 500 avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon. Il va faire appel.

Emmanuel Giboulot, le viticulteur beaunois poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescente dorée, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Dijon. Le jugement rendu ce lundi midi a condamné le viticulteur à payer une amende de 1.000 euros dont 500 euros avec sursis. La juge a donc suivi le réquisitoire du parquet. Emmanuel Giboulot encourait jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. A la sortie de la salle d’audience, Emmanuel Giboulot a estimé qu’il s’agissait « d’une peine symbolique mais pas juste». Et a assuré qu’il comptait faire appel de ce jugement.

Bienpublic


Article du 26/02/14 :

Quand il apparaît sous le grand soleil de la fin de matinée, c’est une salve d’applaudissements et de hourras qui résonne devant le tribunal correctionnel de Dijon. Emmanuel Giboulot prend la parole face à une foule de plus d’un millier de personnes venue le soutenir dans son procès.

Le viticuleur de 51 ans comparaissait, lundi 24 février, pour avoir refusé de traiter ses dix hectares de cépages, exploités en biodynamie à Beaune (Côte-d’Or), contre une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne, la flavescence dorée. Une infraction pénale passible de six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

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Insectes à la carte

Un bar qui propose des bouchées de petits scarabées ou des punaises d’eau géantes. Un industriel qui élève des grillons et des vers de farine pour en faire des biscuits. Un chef étoilé qui propose un menu à base d’insectes.

Cela ne se passe pas dans un lointain pays d’Asie exotique, mais bien chez nous, en France! Ces précurseurs sont convaincus que, par choix ou par nécessité, nous mangerons tous, très bientôt, ces petites créatures rampantes et croustillantes, riches en protéines…

Australie : Afin d’étudier les abeilles, des scientifiques les équipent de micro-capteurs

Les abeilles ont tendance à disparaitre et cela pourrait fortement impacter l’Homme. Des scientifiques cherchent à comprendre le phénomène qui touche les insectes en les équipant de micro “sacs à dos”.

Les abeilles jouent un rôle essentiel dans nos vies. En effet, leur pollinisation est extrêmement importante dans le cycle de vie de nombreuses plantes. Par extension, les abeilles sont les petites mains qui nous permettent de manger une partie de nos aliments, un tiers de notre nourriture nécessite la pollinisation.

Mais les abeilles ont une tendance à disparaitre depuis maintenant plus de dix ans. Ce phénomène a été nommé Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles et les scientifiques ont toujours du mal trouver et à prouver quelle/s est/sont la/les cause/s de cette baisse de population progressive.

De nombreux facteurs sont pointés du doigt comme les pesticides utilisés en masse, la maladie, les parasites ou encore la malnutrition et la combinaison de tout cela est fortement suspectée. Cependant, rien ne peut être pour l’instant affirmé de manière sûre.

C’est pour cela que des scientifiques australiens de la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization (CSIRO) ont décidé de tracer les abeilles pour essayer de comprendre un peu mieux le phénomène.
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Société secrète : L’étonnante vie des fourmis

Apparues il y a environ 120 millions d’années, les fourmis occupent une place de choix parmi les insectes qui ont atteint la perfection sociale, c’est-à-dire l’eusociabilité

Le nombre des insectes est prodigieux. Environ 900.000 espèces ont été décrites et classées. Et l’on estime que des millions d’autres sont encore à découvrir, en particulier dans la canopée des forêts tropicales. Puisque environ 1,9 million d’espèces animales ont été décrites, cela signifie que la moitié des animaux peuplant le Globe sont des insectes. La plupart sont des individus solitaires, vivant à la manière des sauterelles ou des papillons. C’est-à-dire que chaque individu vit isolément, cherchant individuellement son alimentation.

Le passage des activités de chasse-cueillette à celle de l’agriculture est une transition culturelle majeure dans l’évolution des civilisations humaines. En fixant les populations, elle est à l’origine de l’énorme expansion de la population entraînant à son tour l’altération de l’environnement. Elle s’est produite il y a environ 10.000 ans. Sait-on que l’agriculture a aussi été inventée par les fourmis… il y a 50 millions d’années ?

(Merci à Zébulon)

Europe : Invasion de coccinelles d’Asie avec “arme biologique”

En Europe, plus de 10.000 espèces d’animaux , d’insectes, de plantes et d’autres formes de vie ne sont pas originaires du continent. Certaines ont été introduites volontairement mais beaucoup sont arrivées au gré des déplacements de population et des transports de marchandises.

Leur implantation affecte les écosystèmes et a un impact économique et sanitaire important. Une espèce de coccinelle originaire d’Asie est capable de prendre le dessus sur les autres grâce au parasite qu’elle porte dans son sang.

La coccinelle harlequin Harmonia axyridis est native d’Asie. Suite à son introduction ailleurs dans le monde comme moyen de lutte biologique, elle est devenue une espèce invasive dans de nombreux pays où elle remplace les coccinelles autochtones. Rien d’évident ne semblait expliquer ce phénomène.

Les espèces invasives se multiplient après leur installation dans un nouvel habitat. Les scientifiques ne comprennent cependant pas pourquoi certaines espèces ont plus de succès dans la conquête de leur nouveau milieu, alors que d’autres, même si elles sont proches, restent non invasives.
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Des insectes dans nos assiettes (Màj vidéo)

Addendum du 26/04/2013 : “Tais toi et mange”

Quiche aux vers de farine, foie gras made in Shanghai ou bons petits plats bien de chez nous, que mangerons-nous en 2050 ? Nourrir les 9 milliards d’être humains qui peupleront la Terre dans 40 ans est devenu un défi économique et écologique sur lequel se penchent déjà les chercheurs, industriels et restaurateurs du monde entier.

Certains pionniers de l’alimentation pensent avoir trouvé une source de protéines bien plus rentable que la viande de bœuf : les insectes. En France, des agriculteurs viennent de lancer une production expérimentale de grillons pour barres énergétiques. Aux Pays-Bas, des chefs imaginent des plats à base d’insectes : quiche aux vers, mousse au chocolat aux sauterelles… Enquête sur notre alimentation de demain : les insectes !

Aujourd’hui déjà, il est devenu difficile voire impossible d’identifier la provenance de ce que l’on mange. De plus en plus de restaurants servent du “fait maison” fabriqué industriellement, et importeront peut-être demain du foie gras… made in China ! La gastronomie défendue par les grands chefs ne sera-t-elle bientôt plus qu’un luxe réservé à une minuscule élite ?

Ce serait la solution idéale pour nourrir les 9 milliards d’être humains dans le monde en 2050. Mais notre goût occidental a encore beaucoup de mal avec ces petites bêtes ; aujourd’hui, des industriels cherchent de nouvelles recettes pour nous faire avaler criquets et autres vers, l’air de rien.

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