Inondations : De l’espace pour le fleuve

Résultat des bouleversements climatiques et de l’activité humaine, la fréquence des inondations ne cesse d’augmenter en Europe. Face à cette menace et en l’absence d’une stratégie commune, les États optent pour des solutions variées.

Les Pays-Bas, territoire à haut risque, ont choisi la renaturation: au lieu de renchérir dans l’artificialisation en relevant les digues, on tente de ramener les cours d’eau à leur état initial. Le projet mené sur les rives du Rhin, lui, est plus conventionnel. Du côté français comme du côté allemand, la problématique est la même: comment réparer les erreurs du passé et rendre sa place au fleuve?

Chine : Plus de 40% des terres agricoles sont dégradées

Plus de 40% des terres arables chinoises souffrent de dégradation, écrit mardi l’agence de presse Chine nouvelle.

Résidus miniers et déchets toxiques (dont des millions de tonnes de matières radioactives) en Mongolie Intérieure, au nord-ouest de la Chine

Le sol noir et fertile de la province septentrionale du Heilongjiang rétrécit, tandis que les terres agricoles du Sud souffrent d’acidification, écrit l’agence, qui cite des statistiques du ministère de l’Agriculture.

La Chine, qui doit nourrir une population de près de 1,4 milliard d’habitants, a déjà esquissé des plans de lutte contre la pollution des sols, qui toucherait 3,3 millions d’hectares.

Le ministère de l’Agriculture compte par exemple créer 53 millions d’hectares de terres agricoles “reliées” d’ici 2020, cela pour mieux résister aux sécheresses et aux inondations, écrit Chine nouvelle.

Reuters (via La Tribune)

« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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Immobilier : et maintenant, que faire ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

La question immobilière va se poser et se reposer pendant des années et notamment, en matière énergétique.

Je ne parle pas, bien sûr, de la phase d’acquisition, mais plutôt celle de l’entretien.

Comme le dit Paul Chemetov, on a sans doute plus construit ces 50 dernières années que depuis le début de l’humanité.

Là aussi, la fin de la croissance démographique transformera la planète Terre en France des années 1930.

Il faudra s’habituer à un marché de la construction très réduit.

Tout d’abord, il est nécessaire de ne pas mal construire. Une tempête a eu lieu, et toutes les erreurs se sont payées comptant.

Sarkozy : “On ne peut pas transiger avec la sécurité”. C’est bien, mais la spéculation immobilière a conduit à construire n’importe où et à privilégier, pour les maisons individuelles, le plain-pied (moins cher pour le constructeur), et toujours le moins disant en matière de matériaux.

Si vous regardez les quartiers, les villages anciens, vous verrez qu’il y a très peu de logements mal construits, sauf aux endroits où l’accumulation d’argent rend les gens fous, la région parisienne notamment (cf. les inondations de 1910).

Les murs sont épais (inertie thermique), systématiquement il y a plusieurs étages (pour réduire l’emprise au sol) et le moyen le plus courant de chauffer une habitation, c’était la vache. Elle dégage énormément de chaleur, mais l’inconvénient, c’est que c’était un réservoir de tuberculose.

Il est un lieu commun, qu’il vaut mieux éviter de se loger à certains endroits. Un endroit facilement inondable, par exemple, que les générations précédentes avaient fui, mais que l’appât du gain d’une part, et la folie de devenir propriétaire d’autre part, ont rendus bâtissables, commercialisables et habités.

Le fait qu’il y ait plusieurs étages est aussi une sauvegarde ; en cas d’inondation, on peut monter. Certains, dans des constructions “modernes” (lire : sans cervelle), ne le pouvaient pas : ils sont morts, comme des rats, piégés.

Nous sommes aussi piégés par des habitudes prises insidieusement : les factures. Eau, gaz, électricité, fioul, toutes les dépenses contraintes du logement, qui sont en pleine explosion, et grâce auxquelles le gouvernement peut se targuer de la “robustesse” de la consommation, dans une économie “forte”.
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