Un monde sans eau

Trois exemples emblématiques de la relation qui unit l’homme et l’eau, au Bangladesh, au Kazakstan et au Kenya.

Le réalisateur autrichien Udo Maurer nous fait prendre conscience, à travers les trois parties qui composent ce film, des divers problèmes liés à l’eau.

Des inondations, au problème de l’assèchement de la mer d’Aral ou encore à la bataille journalière pour la recherche d’eau potable, le film montre les problèmes que doit surmonter l’homme pour s’adapter à son environnement.

Inondations : L’urbanisation est-elle responsable ?

48 heures après les violentes intempéries qui ont causé la mort de 20 personnes dans le Sud-Est de la France, Yvette Veyret est l’invitée du Grand Soir 3. Pour la géographe spécialiste des risques naturels, ce phénomène n’est pas du tout exceptionnel.

“La Côte d’Azur connaît régulièrement de grandes précipitations qu’on appelle d’ailleurs des épisodes cévenols”, affirme-t-elle avant d’ajouter que “c’est quelque chose de tout à fait récurent”. Cependant, ces phénomènes pourraient devenir de plus en plus fréquents si le réchauffement climatique s’affirme.

Quand il tombe 150mm en deux heures, n’importe quel sol aura du mal à absorber. Néanmoins, la géographe note que “la Côte d’Azur a gagné deux millions de personnes en 50 ans, que l’urbanisation s’est faite tout à fait au hasard avec une pression foncière considérable”.

Aujourd’hui trois mesures sont envisagées : la protection, mettre des digues partout, s’adapter, connaître le danger et savoir qu’elle méthode utiliser, et enfin le repli stratégique, c’est-à-dire déménager.

De l’espace pour le fleuve

Conséquence des changements climatiques et de l’activité humaine, la fréquence des inondations ne cesse d’augmenter en Europe. En l’absence d’une stratégie commune, les États choisissent des solutions diverses face à cette menace.

Les Pays-Bas, territoire à hauts risques, ont opté pour la renaturation, méthode prônée depuis des décennies par les écologistes. Au lieu de renchérir dans l’artificialisation en relevant les digues, le pays tente de revenir à l’état initial des cours d’eau.

Une solution qui permet de ménager à leur lit un espace suffisant pour parer aux conséquences des précipitations massives, et ainsi protéger les zones environnantes.

Afrique du Sud : De sécheresses en déluges

En Afrique du Sud, sécheresses et inondations majeures se succèdent, frappant parfois une même région d’une saison à l’autre. Les experts du climat annoncent une recrudescence de ces aléas naturels à l’horizon 2100 en cas de hausse de deux à trois degrés de la température moyenne du globe.

Du Cap de Bonne-Espérance aux savanes du Limpopo, le pays, dont la population a presque doublé depuis la fin de l’apartheid et qui est encore en pleine reconstruction, doit se préparer à mieux faire face à ces menaces qui pourraient entraver durablement son développement.

France : Côtes d’alerte

En France, une commune sur deux est soumise au risque d’inondation. Le 15 juin 2010, dans le Var, 59 communes sont dévastées de Draguignan au Golfe de Fréjus. Les dégâts sont importants. Les constructions dans les zones inondables s’étaient multipliées.

A La Faute-sur-Mer, en Vendée, les digues ont-elles été restaurées depuis les 29 morts lors du passage de la tempête Xynthia ? Dans le Vaucluse, le 22 septembre 1992, la ville de Vaison-la-Romaine est ravagée par une crue gigantesque. Marquée par cet événement tragique, la commune a su tirer progressivement les leçons du passé. Elle est devenue, à présent, un laboratoire de la culture du risque.

Géopolitique de l’eau : Vérités à contre-flots

Par

Conférence donnée à la Webster University (États-Unis) de Genève, le 8 février 2013, en introduction au Forum consacré au facteur de l’eau dans les relations internationales.

Quand Alexandre Vautravers m’a demandé de venir introduire ce colloque sur l’eau et la sécurité, j’avoue d’abord avoir eu une petite réticence, non parce que c’était Alexandre (c’est un esprit inclassable et libre), bien au contraire, mais parce qu’avec le temps j’ai appris à ne pas mettre d’eau dans mon vin, et donc pas d’eau… dans ma géopolitique !

Comme beaucoup, j’ai commencé avec les idées dominantes et à la mode sur ce thème, celles que l’on entend partout dans les colloques, les médias, et qui peuvent se résumer de manière simple : « la planète va manquer d’eau et les hommes se feront la guerre pour l’eau ». Mais vous savez comme le monde fonctionne : quand on ne sait pas grand-chose, on suit les idées dominantes, puis quand on travaille soi-même le sujet, on découvre des choses qui ne vont pas forcément dans le même sens. Parmi les nombreux livres que j’ai lus, il y a en un un que je vous recommande en particulier : Pour en finir avec les histoires d’eau de Jean de Kervasdoué et Henri Voron.

Ce matin je vais encore nager à contre-courant et j’espère que mon intervention sera une introduction utile pour un colloque qui se veut exigeant, loin des modes, et libre dans ses conclusions. Mon but sera de rappeler quelques vérités hydrologiques qu’il faudra garder en tête durant cette journée.

Alors que l’on développe dans les opinions publiques cette idée que la raréfaction de l’eau sera le problème, il faut commencer par constater qu’aujourd’hui, et sans doute demain plus encore, c’est l’excès d’eau qui tue et tuera encore beaucoup plus que le manque d’eau.

La catastrophe écologique la plus meurtrière de ces 3 dernières années n’a pas été le tsunami de Fukushima, mais une inondation au Pakistan qui a tué plus de 20.000 personnes, en a déplacé des millions et noyé une surface représentant 40% de la superficie de la France soit 200.000 km2.
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Argentine : Le soja de la faim

Documentaire français de Marie-Monique Robin aux éditions Galaxie presse, dénonçant les méfaits des cultures OGM en Argentine.

- Les méthodes d’utilisation de ces herbicides ravagent les champs voisins ainsi que la santé de la population se trouvant au bord de ces champs.

- Les agriculteurs souvent sous la pression des élus locaux plus enclins à plaire aux gros exploitants fournissant plus d’argent à la commune, n’écoutent généralement pas les requêtes des paysans plus modestes et plus respectueux de la terre, ceux-ci sont contraint d’abandonner leur terres pour aller grossir les bidon-villes argentins.

- Les exploitants agricoles de ces terres étant financés par des fonds de pensions étrangers ne se souciant pas de la vie dans ce pays, l’extension des champs, notamment par la destruction des forêts primaires fait des dégâts de plus en plus grands pour l’environnement.

Le dégât le plus visible en Argentine, en plus des conséquences plus connues de la déforestation est l’inondation. La présence des forêts régulaient l’eau de pluie, les terres sans végétation durcissent plus vite, laissant l’eau s’accumuler en surface, augmentant ainsi l’étendue des inondations en Argentine.

Allemagne : Le bilan des inondations estimé à 12 milliards d’euros

Selon l’agence de notation internationale Fitch, les dommages causés par les inondations exceptionnelles en Allemagne pourraient atteindre 12 milliards d’euros, dont entre 2,5 et 3 milliards devraient être remboursés par les compagnies d’assurance.

Les inondations qui se poursuivent en Allemagne depuis deux semaines déjà se sont propagées lundi dans le nord du pays, provoquant notamment l’évacuation de 200 personnes dans le land de Schleswig-Holstein.

Les intempéries de 2013 pourraient être encore plus coûteuses que les crues historiques de 2002, lorsque le montant total des primes d’assurance s’est élevé à environ 1,8 milliards d’euros.

Les inondations provoquées par des pluies diluviennes ont commencé fin mai en République tchèque. Pour le moment, au moins 15 personnes ont trouvé la mort dans les intempéries à travers l’Europe. L’état d’urgence a été décrété dans le quasi-ensemble du territoire tchèque. En Allemagne, parmi les régions les plus touchées par le sinistre figurent la Bavière, la Saxe, le Bade-Wurtemberg et La Thuringe.

Ria Novosti

Familles Apocalypse (5/12) – Le sens du sacrifice

Épisode 5 sur une série de 12

Pour se préparer à la fin du monde, l’ancien policier Martin Colvill conserve des vivres à l’arrière de son camion. Il est ainsi prêt à évacuer au moindre danger. Donna Nash accepte quant à elle l’idée d’être mise en quarantaine si elle devait tomber malade. Kevin O’Brien prépare sa famille à la possibilité d’une inondation qui engloutirait la Floride.

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)