Rupert Murdoch : Le magnat des médias

Homme d’affaires américain d’origine australienne, sir Rupert Murdoch est l’actionnaire principal du groupe de médias News Corp. Il possède des journaux, télés et sociétés de production qui dégagent un chiffre d’affaires annuel de plus de 33 milliards de dollars.

Un empire qui a failli sombrer suite à un scandale sans précédent, celui des écoutes téléphoniques illicites commises par le tabloïd britannique « News of the World ». Entre abus de pouvoir, corruption, adultère, séparation et condamnations, retour sur l’incroyable saga de ce puissant patron, de ses débuts jusqu’au rachat du quotidien « Wall Street Journal ».

Cyberguerre : L’arme fatale ? (Màj vidéo)

Espionner, défendre, attaquer. Le cyber espace permet tout cela, et modifie les règles connues de la guerre.

Partie 1:

Edward Snowden a révélé au grand jour l’étendue de la surveillance généralisée sur les États, les centres de pouvoirs et les particuliers, et il nous a éclairés sur les actions de ces combattants modernes, car, ce que peu de gens savent, il était lui-même un de ces cyber-guerriers modernes.

Considérant notre dépendance absolue aux ordinateurs: sommes-nous tous, industriels, particuliers, chaînes de télévisions…, des victimes potentielles ? La boîte de Pandore a-t-elle été ouverte ?

Partie 2:

« Paradoxe de la productivité » : Réévaluer l’Internet des Objets

Il y a près de 30 ans, les économistes Robert Solow et Stephen Roach avaient suscité un vif émoi en soulignant qu’en dépit des milliards de dollars investis dans les technologies de l’information, ils n’avaient pas eu de gains de productivité pour corollaire. Les entreprises achetaient des dizaines de millions d’ordinateurs chaque année et Microsoft venait d’entrer en Bourse, permettant à Bill Gates d’engranger son premier milliard de dollars.

Et pourtant, les statistiques nationales américaines ont montré que non seulement la productivité n’augmentait pas, elle ralentissait, un phénomène connu depuis sous le nom de « paradoxe de la productivité ». « L’ère informatique est partout visible » a malicieusement lancé Solow, « sauf dans les statistiques de la productivité ».

Nous pourrions aujourd’hui nous trouver à un moment historique similaire avec une nouvelle innovation: le fameux Internet des Objets – le lien créé entre des machines et des objets et les réseaux numériques. Des capteurs, des étiquettes et autres ressources embarquées connectées signifient que le monde physique peut aujourd’hui être numérisé, suivi, mesuré et optimisé.

Comme auparavant dans le cas des ordinateurs, les possibilités semblent infinies, les prévisions ont été extravagantes – et les données ne reflètent pour l’instant aucune progression de la productivité. Il y a un an, l’entreprise américaine de conseil et de recherche Gartner plaçait l’internet des objets au sommet de la courbe Hype des attentes exagérées en matière de technologies émergentes.
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Suisse : L’essor grandissant des «robo advisors» dans la gestion de fortune

Les offres basées sur des placements entièrement automatisés vont gagner en importance, selon une étude de l’IFZ et de Swisscom. Si le conseil personnalisé ne va pas disparaître, la pression sur les tarifs va encore s’accentuer

Votre portefeuille sera-t-il bientôt géré par un robot? Le mouvement est en marche, y compris en Suisse. Des solutions entièrement automatisées de type «robo advisors» sont déjà proposées par la start-up True Wealth, le site Investomat.ch de la Banque Cantonale de Glaris ou la banque en ligne Swissquote.

Avec ces offres, le client fournit d’abord des indications sur sa tolérance envers le risque et ses préférences d’investissement – la gestion de ses placements et le rééquilibrage du portefeuille étant ensuite automatisés. Sans oublier les grandes banques qui ont élaboré des solutions alliant gestion en ligne en grande partie automatisée et conseil personnalisé, à l’exemple d’UBS Advice.

Face à cette concurrence, pour quels services les clients accepteront-ils encore de payer?
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Considérations éthiques à l’ère du journalisme robotisé

Dimanche soir, les robots-journalistes du journal Le Monde produiront – comme la semaine dernière *- résultats et fiches d’élections par milliers, très rapidement. Cette initiative arrive après celle de l’agence américaine Associated Press (AP) laissant depuis quelques semaines des machines écrire les résultats financiers ou sportifs.

Car les journalistes sont enfin disponibles pour des tâches plus gratifiantes, à plus forte valeur ajoutée. Vérifier, donner du sens, notamment. Ce qu’on leur demande, d’ailleurs !

Il n’empêche ! Des questions légitimes, souvent éthiques, se posent. Tom Kent, directeur adjoint de la rédaction d’AP, responsable des standards d’écriture et des guides de style de l’agence de presse, vient d’en lister 10.

1 – Les données d’origine sont-elles fiables ?
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Au-delà d’Internet : Tor, Darknet, Bitcoin et surveillance de masse

L’être humain est devenu de plus en plus dépendant des nouvelles technologies. Non pas qu’il est seulement dépendant, il est aussi plus que jamais relié et connecté à Internet: sa vie est de plus en plus affichée et ses informations privées de plus en plus menacées d’intrusions.

Ce premier épisode traite de ce qu’on appelle le « Darknet » et plus précisément de Tor (acronyme de The Onion Router), le plus célèbre des réseaux superposés. Tor permet à chaque utilisateur de naviguer sur Internet de manière plus « anonyme » et « sécurisée » (la sécurité restant un terme relatif). A titre d’exemple, si nous voulions aller sur le moteur de recherche de Google, notre ordinateur passera sur plusieurs réseaux à travers le monde avant de se connecter sur le site désiré.

Partie 1:

Un spécialiste résume ce qu’on peut trouver dans le Darknet : du simple article philosophique traitant de « Matrix » aux sites dédiés à toute une série de ventes d’armes, fausses monnaies, drogues… Il n’est pas question de défendre ou de combattre le Darknet, mais plutôt de constater qu’il peut à la fois être utilisé par des personnes honnêtes défendant la liberté d’expression que des personnes mal intentionnées… Il revient assez rapidement sur le moyen de paiement utilisé : le Bitcoin.

Partie 2:

Ce deuxième épisode traite de la surveillance de masse, à travers les divers projets internationaux qui ont vu le jour à la fin de la seconde guerre mondiale dans le contexte de la guerre froide.
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La tyrannie de la vitesse

Nos sociétés ont accéléré la cadence. Accélération technique, accélération des rythmes de vie, accélération des changements sociaux. Comment en sommes-nous arrivés là ? Et si on prenait le temps de penser nos vies…

Des journées trop chargées, à se dépêcher, à courir, pour tenter d’effectuer ce qui, en se couchant, restera à faire. À terminer demain. « Il faudrait allonger les journées ! », dit une collègue. « Le temps passe trop vite ! », se plaint l’autre. « On vit comme des dingues », renchérit la troisième.

« Vous les Occidentaux, vous courez vers la mort ou quoi ? », m’a un jour demandé un Sénégalais. Avant de me conseiller, en wolof : « Danke, danke »(« doucement, doucement »). « Être affamé de temps ne provoque pas la mort, rassurent John Robinson et Geoffrey Godbey, mais, comme l’avaient observé les philosophes antiques, empêche de commencer à vivre (1). » L’existence pleine a besoin de temps pour se déployer.

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Espions privés : Barbouzes 2.0

Depuis plusieurs années, les sociétés de renseignement privées (SRP) se sont développées un peu partout dans le monde. La démocratisation et le développement des outils d’espionnage a ouvert un gigantesque marché qui profite au milieu des affaires et de la politique.

Ses principaux acteurs sont d’anciens policiers, militaires ou retraités des services secrets. Reconvertis dans le privé, ces professionnels du renseignement sont employés par des entreprises du CAC 40, des cabinets d’intelligence économique ou des officines aux contours flous.

Leur objectif consiste à obtenir des informations sur des firmes, déstabiliser un concurrent politique, ou passer au crible la vie privée d’un individu.

Le journaliste, Jérôme Pierrat a enquêté, pendant huit mois, auprès de ces hommes de l’ombre.

Secret des affaires : les entreprises mises à l’abri du regard démocratique

La protection du « secret des affaires » est une revendication ancienne des dirigeants économiques français. Comme beaucoup d’autres ces temps-ci, cette vieille lune patronale est en passe d’acquérir force de loi.

La commission spéciale du Parlement chargée d’examiner la loi Macron sur la croissance, l’activité et l’égalité des chances a en effet décidé d’y intégrer des dispositions visant à protéger les informations jugées sensibles par les entreprises, avec des sanctions pénales très dures à la clé. Une menace directe pour les lanceurs d’alerte et les journalistes d’investigation, et une nouvelle régression en matière de droit à l’information et de contrôle démocratique des pouvoirs économiques.

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Big Data : Une nouvelle révolution copernicienne

C’est une révolution dont l’internaute ne voit encore que les prémices. Le Big Data va transformer la façon dont chacun de nous perçoit la réalité. La capacité de stocker et d’analyser des volumes massifs de données via les technologies de l’informatique dites « en nuage » (« cloud ») va en effet accélérer un autre développement: celui des objets connectés.

Alors qu’aujourd’hui, pour l’essentiel, les informations qui transitent sur Internet sont générées par des opérateurs humains, dans un avenir proche, ce sera majoritairement le fait de capteurs et d’objets connectés à des machines ou à des hommes.

« Comme ce fut le cas des réseaux sociaux ou des moteurs de recherche, les nouvelles générations d’objets connectés devraient être à l’origine de changements majeurs dans les formes culturelles, sociales et politiques de nos sociétés », prévient Bernard Benhamou, ancien délégué interministériel aux usages de l’Internet.

« Jusqu’à récemment, la collecte de données était difficile, chronophage et coûteuse », précise Viktor Mayer-Schönberger, professeur à Oxford. La méthode de l’échantillonnage aléatoire permet encore aujourd’hui d’utiliser une petite partie des informations pour se faire une idée du tout.
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Intelligence Économique

La notion d’Intelligence économique (IE) est abordée dans un contexte de guerre économique où la gestion de l’information est cruciale pour les entreprises. Cette vidéo présente les concepts de veille informationnelle, de sécurité du patrimoine informationnel et de stratégies d’influence informationnelle ; elle aborde les logiques défensives et offensives d’IE mises en œuvre par les entreprises.

Israël : En 2015, Niel et Drahi poursuivront leur guerre dans le monde de l’information

Les affaires de Xavier Niel et de Patrick Drahi sont nombreuses et complexes. Certaines sont néanmoins plus marquantes. Patrick Drahi aura notamment marqué l’année avec le rachat de SFR en France par Altice, maison-mère de Numéricâble. Xavier Niel de son côté aura tenté de se lancer sur le marché américain en faisant une offre de rachat à T-Mobile. Offre néanmoins repoussée. Mais c’est en Israël que les deux milliardaires français auront le plus manifesté leur affrontement économique.

C’est avec un partenaire israélien, Jérémi Berrebi, co-dirigeant du fonds Kima Ventures, que Niel s’est allié d’abord pour repérer et financer des start-ups partout dans le monde, à raison d’une à deux par semaine. Rien que ça. Mais 2014 fut aussi l’année du grand affrontement entre deux télé-opérateurs : Hot d’une part, dont Patrick Drahi est actionnaire majoritaire, et Golan Telecom d’autre part, emmené depuis 2011 par Mickaël Golan (ancien Boukobza), ancien DG de Free de 2000 à 2007, dont Xavier Niel est aussi actionnaire.

Depuis 2011, Mickaël Golan tente de reproduire en effet en Israël, la révolution technologique menée par Free en France en baissant les prix des télécommunications en Israël et en apportant le principe de l’honnêteté vis-à-vis des consommateurs en matière de prix. 2014 fut une réussite pour lui puisque Golan Telecom a augmenté sa base de consommateurs de 137.000, un chiffre important dans un pays d’à peine 8 millions d’habitants.

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Pourquoi le journalisme échapperait-il à la révolution robotique ?

Après l’informatisation et la numérisation, la robotisation. La mise en scène éditoriale est déjà sous le contrôle des robots. Article le plus lu, partagé, tweeté, commenté, les algorithmes ont déjà pris possession des pages d’accueil des sites Web des grands médias. Ces logiciels vont jusqu’à décider quel titre ou illustration suscitera le plus de clics.

Outre-Atlantique, les éditeurs vont plus loin. Pour être encore plus rapides, ils ont créé des robot-rédacteurs assurant le fastidieux travail des petites mains des rédactions. Comptes rendus de dépêches d’agence, brèves, agenda etc. Autant de tâches sans grande valeur ajoutée, quoique formatrices.

Les éditeurs se félicitent : quand un journaliste produit 300 brèves par trimestre, un robot en fabrique 4.400. Les journalistes se rassurent. Un reportage sur le terrain, une enquête d’investigation ou un portrait à la Libé, ce n’est pas demain qu’un robot pourra rivaliser. Certes. Mais l’automatisation n’est pas sans enjeu : celui de la métamorphose digitale des entreprises de presse.

Dans les rédactions, les journalistes ont déjà des robots pour collègues.” Alice Antheaume, directrice adjointe de l’école de journalisme de Sciences-Po, est formelle, elle les a vus. Mais elle n’est pas inquiète et continue à former une vingtaine d’élèves par an. Après avoir été capable de suppléer au labeur physique des humains, la machine remplace le travail intellectuel des journalistes. Jusqu’ici, seule la rédaction de base, à faible valeur ajoutée – se défendent les éditeurs – est assumée par les robots.
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La démocratie des crédules

Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se «peopoliser» ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu être interviewé à un grand journal de 20 heures?

Comment, d’une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l’adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons?

N’était-il pourtant pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation du niveau d’étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective? Ce sont toutes ces considérations auxquelles nous invite à réfléchir Gérald Bronner.

Aides à la presse : Un scandale qui dure

Par Sébastien Fontenelle, journaliste. Auteur d’Editocrates sous perfusion, Libertalia, Paris, 2014.

Instaurées en France dès la fin du XVIIIe siècle pour « encourager la libre communication des pensées entre les citoyens », les aides de l’État à la presse n’étaient destinées qu’aux publications d’intérêt général. Elles profitent désormais aux groupes puissants, sans que leur contribution au débat démocratique saute aux yeux. Pourtant, les procureurs les plus inflexibles de la réduction des dépenses publiques restent cois…

Fustiger la dépense publique en exhortant à la réduire est devenu une discipline journalistique à part entière dans la presse française. Certains s’illustrent par l’excellence de leurs performances en la matière : on pense ici à Franz-Olivier Giesbert, qui reste rarement plus de deux semaines sans proclamer, dans l’hebdomadaire Le Point, que « la France doit cesser de dépenser plus qu’elle ne produit. Autrement dit, faire maigre (1) ».

De 2009 à 2013, Le Monde a été doté par l’État de 90 millions d’euros. Durant la même période, Le Figaro du sénateur Dassault a été nanti de 85,9 millions — cependant que Le Point devait se contenter de 22,9 petits millions…

Le propriétaire du Figaro, le sénateur (Union pour un mouvement populaire) et avionneur Serge Dassault, réclame lui aussi régulièrement qu’« on supprime toutes les aides », car « il ne faut pas que l’État aille donner de l’argent » (2) — sauf naturellement quand la puissance publique débloque 1 milliard d’euros pour moderniser l’avion de chasse produit par l’industriel, comme en janvier dernier…
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Être ou avoir ? Pour une économie de services

Par Didier Schmitt (Conseiller scientifique auprès du Président de la Commission européenne)

Une bonne partie de notre économie est fondée sur le cercle vicieux qu’est l’acquisition, l’obsolescence et la réacquisition d’objets. Pour contrebalancer le besoin inné de posséder, un cercle plus vertueux devient impératif, avec des services moins délétères pour l’environnement, les ressources et le climat.

Axer une société sur la possession fait que la responsabilité du devenir des produits de consommation passe du producteur à l’acheteur. Ce dernier n’aura pas d’autre choix que de s’en défaire comme il peut, après usage ; d’où un gaspillage et une accumulation de déchets.

Une économie fondée sur les services aurait l’avantage de la durabilité et de la « réparabilité » des produits. En effet, un prestataire de service a tout intérêt à allonger la durée de vie d’une marchandise, surtout s’il a la responsabilité de son recyclage.

En séparant la possession de l’utilisation, on peut également rechercher un gain d’efficacité : rappelons que la voiture d’un particulier, par exemple, n’est utilisée que 5 % de son temps ; le parc automobile est donc démesuré par rapport à son utilité réelle. Se déplacer peut parfaitement se concevoir au travers d’un service.

Disposer de l’usage des choses sans devoir les posséder
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Transhumanisme : L’idéologie dominante

Les travaux de Lucien Cerise ont permis de manifester l’émergence de cette nouvelle synthèse de la philosophie moderne qu’est le “Transhumanisme”. S’il s’agissait de nouveaux développements purement intellectuels du positivisme, son intérêt serait mineure, mais cette théorie unifiante habite l’esprit de nombreux décideurs influents qui n’hésitent pas à envisager une redéfinition de l’homme dans un proche avenir.

La technicisation de notre quotidien par ce qu’on appelle les techno-sciences (outils numériques, sciences de l’information, sciences neurocognitives, nanotechnologies) constitue une sorte de tsunami qui progresse inexorablement.

Ce progrès technique impressionne par son efficacité et sa rapidité. Il est d’autant plus accepté que l’homme contemporain refuse de plus en plus ses limites et ses faiblesses naturelles. Il acquière une légitimité quand il promet une « meilleure qualité de vie ».

Ces innovations technologiques sont les produits du travail de certains chercheurs qui envisagent une amélioration de l’humain, et donc une optimisation du donné de la nature, mais également la transformation de ce donné – le trans-humanisme – et ceci jusqu’à son dépassement ultime : le post-humanisme. Nos enfants sont concernés par ces choix idéologiques. Les politiques, en effet, prennent comme principes de gouvernement toutes ces découvertes techniques sensées rendre l’homme meilleur et transformer notre vie terrestre en paradis.
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Aaron, l’enfant d’Internet

Ce film raconte l’histoire de Aaron Swartz, programmeur de génie et activiste de l’information. Depuis l’aide qu’il a apportée au développement de RSS, l’un des protocoles à la base d’Internet, à la co-fondation de Reddit, son empreinte est partout sur Internet.

Mais c’est le travail révolutionnaire de Swartz autour des questions de justice sociale et d’organisation politique, combiné à son approche sans concession de l’accès à l’information pour tous, qui l’a pris au piège dans un cauchemar juridique de deux années.

Cette bataille s’est terminée par son suicide à 26 ans.

L’histoire d’Aaron touche une corde sensible chez des personnes même éloignées des communautés online parmi lesquelles il était une célébrité. Ce film est une histoire personnelle à propos de ce que nous perdons lorsque nous restons sourds à la technologie et à ses relations à nos libertés civiles.

Poutine, la Russie et les médias français : le coup de gueule de Vladimir Fédorovski

Le 2 mai dernier, des dizaines de pro-russes ont péri dans un incendie à Odessa, allumé au choix par de «jeunes supporters de foot» ou par des nationalistes ukrainiens de Pravy sektor. La télévision allemande a mené un travail d’enquête qui a révélé que certains snipers de Maïdan provenaient du camp anti-russe. Ces deux informations ont été très peu relayées en France. Pourquoi ce deux poids-deux mesures? Y-a-t-il selon vous un tropisme anti-russe dans les milieux médiatiques français ?

Par Eugénie Bastié

La guerre en Ukraine est triple: par les armes, par la propagande et par les services secrets. Dans cette triple guerre les journalistes occidentaux sont instrumentalisés. Même à la fin du communisme, période que je connais très bien, les journalistes étaient plus prudents, et les informations fausses ou non vérifiées finissaient par être démasquées -on se souvient de l’affaire des charniers de Timișoara.

Aujourd’hui, c’est pire que du deux poids-deux mesures, je suis ahuri par le manque de professionnalisme des journalistes, notamment français.

Les journalistes allemands et américains sont plus pointus, les Français, sont souvent politiquement correct et voient le monde en noir et blanc.

Or, comme l’a dit Hubert Védrine dans vos colonnes, «la haine ne fait pas une politique». La présentation unilatérale du massacre d’Odessa, imputé à la responsabilité russe, alors ce sont des russophones qui ont été brulés vifs, est à cet égard significative. Les journalistes ont donné les réponses avant de poser les questions, concluant à la culpabilité russe.

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Les enfants monstrueux du numérique

Par Ferdinand Cazalis (29 novembre 2012)

Ils ont 3, 4 ou 10 ans et regardent le monde au travers d’un Ipad, doudou glacé qui fleure bon la « modernité ». Pour l’industrie technologique, l’enfance se pense à l’ombre des machines, innovations qualifiées de nécessaires par la bien-pensance scientiste et introduites sans recul sur le marché des marmots. Retour sur l’apparition du numérique dans l’aire du jeu et de l’apprentissage.

Nous sommes en 2004. Des hommes se lèvent, mûrs, aux joues granitées. Grattage de nez, sifflotements, fée électricité – une nouvelle journée. Se rasent, enfilent leur costume de Grands responsables, cravate en option, douche, café, emails, cellulaire, taxi, pensées fugitives, travail.

Ils s’appellent Pierre, Olivier, Jean-Claude ou Laurent. Tous sont présidents ou directeurs d’entreprises du secteur micro-électronique et participent au Groupement professionnel des industries de composants et de systèmes électroniques, le Gixel (2). Le plus naturellement du monde, ils veulent faire prospérer les quelque 32.000 emplois et 4 milliards de chiffre d’affaires qu’ils représentent en France.

Pour cela, et parce qu’ils ne se sentent pas les coudées assez franches, ils écrivent un Livre bleu, consistant en une série de recommandations à l’adresse du gouvernement pour développer le marché des circuits imprimés, composants d’interconnexion et autres cartes à puce. Parmi leurs propositions, l’une fit grand bruit, et reste bien connue chez celles et ceux qui s’interrogent sur la portée politique des nouvelles technologies :

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Gilles Babinet à propos du “Big Data”

Gilles Babinet est un multi-entrepeneur, né à Paris en 1967. Il est actuellement « Digital Champion », c’est-a-dire responsable des enjeux de l’économie numérique, pour la France auprès de la Commission européenne.

Dans le cadre de cette fonction, il fait parler de lui en marge de la publication du rapport “Pour un New Deal numérique, en déclarant dans une interview donnée à L’Usine nouvelle que la CNIL est « un ennemi de la nation ».

Gilles Babinet est, en autres, le fondateur de “Captain Dash” qui développe son expertise sur l’analyse du big data. C’est une société qui offre aux directeurs marketing la possibilité de synchroniser dans un même tableau de bord dynamique l’ensemble de leurs données provenant de leur ERP, de leurs outils statistiques web avec des données exogènes, météo, qualité de l’air, de l’eau, cours de bourses, trafic routier, vacances scolaires, fêtes religieuses, tarifs énergétiques, Google Trends, variations monétaires, élections politiques, audiences TV, etc

Les supports des données numériques sont-ils fiables

Les supports de données modernes sont extrêmement fragiles et risquent de devenir inutilisables du jour au lendemain. Qu’adviendra-t-il alors de nos informations personnelles ? Comment les préserver ? Internet constitue-t-il la solution idéale ou un risque majeur ?

De la désinformation

Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux)… Pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des “experts” et par extension de nombreux médias.

Technique n°1 : Évitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

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Gouverner par le chaos : Ingénierie sociale et mondialisation

« Comment devenir les maîtres du monde ? En centralisant l’ordre et le pouvoir autour d’une minorité et en semant le chaos dans le peuple, ramené au niveau de pantins paniqués. »

♦ Curieusement, l’affaire de Tarnac rebondit (*). Qui se souvient de Julien Coupat et de son groupe, tous issus de la « mouvance anarcho-autonome » ? Et pourtant, dix personnes sont mises en examen depuis 2008 pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’acte terroriste ». Pourquoi ce rappel de notre part ? Tout bonnement pour situer une publication, parue en 2010, sur laquelle un de nos lecteurs a appelé notre attention. Ce petit ouvrage de 94 pages prolonge un essai politique insurrectionnel signé Comité invisible et il est attribué aux inculpés de Tarnac. Ce qui nous intéresse, ce n’est point l’aspect policier de l’affaire, mais uniquement le livre, «Gouverner par le chaos – Ingénierie sociale et mondialisation» (**), qui est imputé au groupe des prétendus terroristes. On y trouve quelques recettes qui pourraient fort bien figurer textuellement dans un manuel universitaire destiné aux futurs « maîtres du monde ».

Mais laissons notre lecteur présenter lui-même ce livre. Enfin, on trouvera une précision qui est donnée par un autre correspondant sur l’auteur du « Gouverner par le chaos » (***).


« Gouverner par le chaos » émane de la mouvance d’ultragauche, ou réputée telle, il existerait, de l’autre côté de l’échiquier, des gens finalement assez proches d’un think-tank comme Polémia. C’est intéressant. Voici quelques thèses développées dans cet opuscule.

Le chaos n’est plus l’ennemi des classes dirigeantes. Il est au contraire devenu la stratégie privilégiée du pouvoir.

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Mark Lombardi artiste conspirateur

Portrait de l’artiste new-yorkais Mark Lombardi [1951-2000], dont l’œuvre étonnante a dévoilé une mine d’informations sur les réseaux tissés entre puissances politiques, économiques et criminelles – au péril de sa vie.

L’artiste new-yorkais Mark Lombardi s’est fait connaître grâce à ses sociogrammes, diagrammes en réseau à la fois complexes et étonnamment limpides, détaillant les structures labyrinthiques du pouvoir politico-économique. Flux d’argent, abus de pouvoir, liens troubles entre personnalités américaines (notamment George W. Bush) et réseaux criminels étrangers… : d’inextricables masses d’informations se démêlent sous les yeux du spectateur, construisant une cartographie, pour le moins dérangeante, de la mondialisation.

La mort soudaine de Lombardi en 2000 – officiellement par suicide – a éveillé bien des soupçons quant à la fiabilité des enquêtes officielles : indéniablement, cet homme en savait trop. Quel rôle son œuvre clé BCCI a-t-elle joué dans les enquêtes du FBI autour des attentats du 11-Septembre ? En se penchant sur l’œuvre singulière d’un boulimique de l’information, ce documentaire dévoile la face cachée du milieu de l’argent et de la politique.


Faut-il avoir peur des vaccins ?

La controverse autour des vaccins est de retour dans l’actualité.

Invités au micro de Jean-Marc Morandini: Damien Mascret (médecin généraliste et journaliste santé au Figaro) et Fabien Courtois (délégué de l’association Liberté, information, santé).

En novembre dernier, une jeune femme de 18 ans a déposé plainte après de graves effets secondaires liés, selon elle, au vaccin Gardasil contre le cancer du col de l’utérus. Par ailleurs, la pandémie de grippe H1N1 de 2009 a laissé des traces puisque les Français rechignent à se faire vacciner cet hiver contre la grippe saisonnière…

Censure : Hervé Kempf quitte Le Monde

Par Hervé Kempf

Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait, par le « solde de tout compte ». Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse: la censure mise en œuvre par sa direction, qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.

Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique Écologie.

Faiblesse de nos moyens face aux millions des oligarques qui contrôlent les médias. Nous ne sommes rien, ils sont tout. Mais nous avons ce que l’argent ne peut pas acheter : la conviction, l’enthousiasme, la liberté.

Abandonner le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et vendu en 2010 est une libération. Je me lance dans l’aventure du site Reporterre, parce que plus que jamais, une information indépendante est nécessaire pour rendre compte du phénomène le plus crucial de l’époque, la crise écologique.

Rappelons simplement quelques dates :

  • création du service Planète : octobre 2008 ;
  • création de la chronique Écologie : février 2009 ;
  • prise de contrôle du Monde par MM. Bergé, Niel et Pigasse : juin 2010.

Notre Dame des Landes : il est interdit d’enquêter
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La première guerre civile mondiale

Chaque jour qui passe apporte son lot de confirmation sur une vérité que beaucoup voudraient ignorer : nous sommes en guerre. Une guerre larvée, relativement calme mais une guerre tout de même.

Contrairement à une guerre traditionnelle, une guerre civile n’a pas de front bien tracé, de belligérants clairement identifiables à la couleur de leur uniforme. Chaque camp est partout, au sein d’une même ville, d’un même quartier, d’une même famille.

D’un côté, nous avons une classe de pouvoir. Riches, puissants, ils ont l’habitude de contrôler, ils ne connaissent pas le doute. Ils décident et sont intimement persuadés de le faire dans l’intérêt général. Beaucoup, ni riches ni puissants, les soutiennent. Par peur du changement. Par habitude. Par intérêt personnel. Par crainte de perdre certains acquis. Ou par incapacité intellectuelle de comprendre la révolution à l’œuvre.

De l’autre, voici la génération numérique. Issus de tous les sexes, tous les âges, toutes les cultures, tous les emplacements géographiques. Ils discutent entre eux, s’échangent des expériences. Découvrant leurs différences, ils se cherchent des points communs en remettant tout en question, jusqu’à la foi et aux valeurs profondes de leurs parents.

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États-Unis : NSA, l’agence de l’ombre

Comment, au lendemain du 11-Septembre 2001, l’Amérique a mis ses citoyens sur écoute. Une enquête stupéfiante.

S’appuyant sur le dernier ouvrage paru de James Bamford, “The shadow factory: the ultra-secret NSA from 9/11 to the eavesdropping on America“, ce documentaire révèle comment, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) utilise les nouvelles technologies de l’information pour obtenir des renseignements.

De la fibre optique aux transmissions satellitaires, il explore tous les moyens dont dispose la NSA pour mener à bien ses opérations de surveillance, d’écoutes et d’interceptions (notamment de millions de courriels). Ces actions, renforcées depuis le 11 septembre 2001, s’exercent aussi bien contre les amis du gouvernement américain que contre ses ennemis, à l’intérieur du territoire autant qu’à l’extérieur…

«Des pillages de Brétigny à la faillite de la France !»

par Charles Sannat

Avertissement politiquement incorrect et contrarien : je me fiche de savoir quelle est la composition socio-ethnico-culturelo-CSP-religieuso-originelle de ce que l’on nomme pudiquement dans notre pays en novlangue « les bandes de jeunes ». Je n’ai qu’un seul point de vue sur la question. Un voyou est un voyou. Un brigand est un brigand. Ils doivent être traités comme tels. Rien de plus et rien de moins.

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Étant tombé vendredi sur un excellent article consacré à la future crise de la dette de la France, notre pays ayant perdu son dernier triple A je voulais revenir sur ce sujet qui nous intéresse forcément et à plusieurs titres. Comme parents pour le futur de nos enfants ou petits-enfants, comme contribuables, comme retraités, ou encore comme épargnants.

Avant de revenir sur ce thème, et actualité oblige, je souhaitais faire un petit arrêt sur l’histoire de Brétigny et du déraillement du train Paris-Limoges. Quel est le rapport avec l’économie ? Vous allez très vite le voir et il est très important d’en parler, d’en être conscient, et de s’y préparer…

Scène de pillage à Brétigny

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René Passet : « Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître »

Par Agnès Rousseaux

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution : une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. Entretien.

Basta !  : Notre manière de penser l’économie dépend de notre perception du monde. Et varie totalement en fonction des époques et du progrès technique. Dans votre dernier ouvrage, vous proposez de relire l’histoire économique à la lumière de ces mutations. Quelles sont les grandes étapes de cette longue histoire ?

René Passet [1] : Ceux qui voient le monde comme une mécanique, une horloge, ne considèrent pas l’économie de la même façon que ceux qui le voient comme un système énergétique qui se dégrade. Les mêmes astronomes, armés des mêmes instruments, ne perçoivent pas les mêmes choses dans le ciel, avant et après Copernic. Quand l’homme n’a que ses sens pour comprendre le monde, l’univers lui apparaît mystérieux.
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France : Journalisme au rabais “Made in Tunisie”

Plateforme d’assistance téléphonique, construction automobile, usines textile, etc. A l’heure d’internet, c’est maintenant l’info qui se délocalise. Plusieurs sites d’information locale en France sont en réalité écrits depuis… la Tunisie.

Alerté par des annonces d’emploi publiées par la société Hi-Content, le site Arrêt sur Image a mené l’enquête. “Une agence basée à Tunis travaille en réalité pour plusieurs médias d’information locale en France: Bordeaux.actu.fr, Lyon.actu.fr, et Toulouse.actu.fr“.

Les conditions de travail, elles, relèvent de l’exploitation. “L’agence emploie 25 personnes, qui n’ont pas le statut de journalistes. Ce sont tous des diplômés bac+5 ou +6, diplômés d’économie, de finance, de langues. Aucun d’entre eux n’a jamais travaillé dans la presse“. Les salariés sont payés environ 300 euros par mois, et doivent produire entre 10 et 15 articles par jour.

Un salarié évoque “de l’esclavage moderne. Nous sommes même soumis à des tests de rapidité, et devons écrire 50 mots par minute”. Leur statut est très précaire : “pas de contrat de travail, et on est payés en cash. Si on arrive dix minutes en retard, on est immédiatement virés“.
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Irak : les enfants sacrifiés de Falluja

Fallujah, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, en Irak, est aujourd’hui une ville contaminée. Un enfant sur cinq naît avec une malformation physique importante. Causes potentielles : l’utilisation par l’armée américaine de bombes au phosphore blanc et surtout d’armes redoutables contenant de l’uranium appauvri.
Le Pentagone nie en bloc. Des Irakiens, des ONG, d’anciens GI’s et surtout de nombreux scientifiques dénoncent quant à eux une contamination de masse…

Un film de Alani Feurat - 2011 – France – 50 minutes


IRAK-Les Enfants Sacrifies De Fallujah par bluekonnie

Auteur-Réalisateur : Alani Feurat
Image : Yvon Le Gall
Montage : Santiago Avalos, Régine Jusserand
Production / Diffusion : Baozi Prod
Organisme(s) détenteur(s) ou dépositaire(s) :
Baozi Prod

Radio Courtoisie : “Soyez informés sur ceux qui vous informent!” (Màj Audio)

Samedi 22 septembre à midi, Romain Lecap recevait sur Radio Courtoisie, Claude Chollet, président de l’Observatoire des Journalistes et de l’Information Médiatique (OJIM) et Benjamin Dormann, auteur de “Ils ont acheté la presse” afin d’évoquer le pouvoir des journalistes et des grands groupes de médias.