LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

Lire la suite

L’intérêt de la dette, un levier d’influence politique

La dette représente un levier d’influence pour les créanciers qui la détiennent.En effet certains Etats ou organisations comme l’UE ou le FMI peuvent utiliser ce levier pour influencer la politique d’un Etat dont ils détiennent de la dette. Or cette influence peut être bienveillante dans certains cas, destructrice dans d’autres.

Le coup de pouce

L’UE a plusieurs fois allégé, voire même annulé, la dette de pays africains dont elle voulait favoriser le développement. En 2012, l’UE a par exemple décidé de soutenir l’apurement de la dette guinéenne en effaçant 15 millions d’euros d’arriérés, en échange de quoi la Guinée s’est engagée à assurer la tenue d’élections législatives libres et transparentes. Néanmoins les choses ne se passent pas toujours aussi tendrement.

Lire la suite

Les manipulations de l’information à partir des causes morales

Dans le panel des méthodes d’influence et de guerre culturelle, la « récupération » de causes morales joue un grand rôle. En général, cela consiste à récupérer une cause, l’écologie, l’homosexualité, les femmes battues, parce que son image est jugée bonne, soit qu’elle jouisse d’un potentiel de sympathie dans l’opinion publique, soit qu’elle permette d’endosser le rôle de la victime, minoritaire et/ou persécutée, donc faible et incapable de nuire, de sorte à inhiber le jugement critique à son encontre, stratagème essentiel dans tout rapport de forces.

Le travestissement de l’information d’origine sociétale
La sociologie anglo-saxonne a inventé un terme pour désigner les effets sociétaux de cette tendance : la culture des « cry babies », traductible par « culture des pleurnichards ».

Ce principe d’ingénierie des perceptions fondé sur l’imitation du statut de victime cherche à faire changer la perception d’un acteur économique ou politique dominant en hameçonnant les consciences par le façonnage d’une image de faiblesse simulée de cet acteur.

Le fort se fait passer pour le faible, et le vrai faible est accusé d’être fort. Cette inversion de la perception du réel se performe notamment par l’affichage ostensible de tous les signes extérieurs de l’adhésion à une cause morale « politiquement correcte », toujours la cause des minorités ou des opprimés, mais en continuant d’agir fondamentalement contre elle. On soutient d’une main ce que l’on détruit de l’autre. « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

Lire la suite

Lobbying : Dans l’antichambre du pouvoir

Ils représentent des fédérations ou des entreprises ou exercent comme consultants indépendants en charge d’un portefeuille de plusieurs clients dont ils défendent les intérêts auprès des décideurs politiques.

La journaliste Anna Grün a pu accompagner exceptionnellement quelques-uns d’entre eux, notamment Corinne Fabre, une pointure du lobbying à Paris, et Karl Jurka, consultant allemand qui, pour 650 euros de l’heure, déploie tous ses talents et contacts pour influencer les décisions du parlement allemand notamment lors de rendez-vous discrets dans le très select China club…

Leur objectif : donner la bonne information à la bonne personne. Si l’avis des acteurs du monde financier et industriel évite d’être coupé de la réalité d’un pays, la manière dont il pèse sur les décisions manque cruellement de transparence selon la députée PS française Catherine Lemorton. La faute selon elle au désengagement de l’État dans les expertises publiques désormais laissées aux seuls consultants extérieurs.

À tel point que souvent les intérêts privés priment sur l’intérêt général, à l’instar de la loi sur le prix du médicament votée en Allemagne : le bénéfice thérapeutique qui conditionne le remboursement sera évalué non par un comité indépendant, comme proposé en première instance, mais par le ministère, plus facile à influencer. Un amendement directement proposé par l’industrie pharmaceutique et repris tel quel par le Parlement.

Nouveaux gisements pétrogaziers en Méditerranée, sources de rivalité

La découverte de nouveaux gisements de pétrole et de gaz sur le plateau continental de la Grèce et de Chypre signifie non seulement l’apparition de nouveaux acteurs sur le marché énergétique européen mais pourrait également provoquer un conflit dans la région – tous les pays voisins ont revendiqué les gisements du sud de la Méditerranée, à l’exception de la Syrie occupée par ses propres problèmes.

Les découvertes de gaz autour de Chypre. En gris, les zones d’exploration. En pointillés rouges, la frontière maritime contestée.

La Turquie exige de Chypre qu’elle suspende l’exploitation de ces ressources gazières ou donne aux Chypriotes turcs la possibilité d’y participer. Elle met en garde la Grèce contre les tentatives de définir unilatéralement les frontières de la zone économique exclusive et parle de “territoires litigieux”. La Grèce pourrait entrer en conflit avec l’Albanie pour les gisements de la mer Ionienne. Les Etats-Unis et l’UE cherchent, pour leur part, à empêcher le renforcement de l’influence de la Russie dans la région.

Le nœud chypriote
Lire la suite

Afrique : La Chine consolide son influence médiatique

L’expansion médiatique chinoise en Afrique se poursuit par une voie qui pourrait paraître anachronique : le quotidien China Daily vient en effet de lancer une édition papier destinée au public anglophone du continent noir.

Un lancement qui ne doit rien au hasard selon Zhu Ling, rédacteur en chef du China Daily :

les relations entre la Chine et l’Afrique sont l’une des plus importantes du monde actuel. Elles sont en forte croissance mais restent complexes, aussi bien du côté chinois que du côté africain. Nous espérons que le lancement d’une édition africaine du China Daily permettra d’améliorer ces relations“.

Lire la suite

Géoéconomie : la stratégie d’investissement du Qatar

Le Qatar, pays de 11 437km² peuplé d’1.8 millions d’habitants dont 80% d’immigrés tire de très importantes rentes de ses exportations de pétrole mais surtout de gaz liquéfié dont il est le premier producteur. Ce pays du Golfe est confronté à une surcapacité de financement et après avoir investi massivement dans de somptueuses infrastructures en interne est en train de se diversifier pour parer la fin de l’ère pétrolière. Au travers de ses différentes holdings, le Qatar investi dans des entreprises et industries mais aussi dans le sport et l’immobilier tout en menant une politique agressive d’achat de terres arables à l’extérieur de ses frontières. Quelle est la stratégie d’investissement du Qatar ?

Par Antoine Laurent

Industriels : Sur la carte ci-dessus, les principaux investissements industriels du Qatar sont matérialisés par des flèches bleues. On peut observer que les principaux investissements se font en Europe de l’Ouest mais aussi en Chine dans le secteur stratégique des télécommunications. L’Europe reste une zone géographique privilégiée de cet Etat de part ces anciennes attaches coloniales mais aussi de par la crise financière que traverse le continent.

On peut noter une très forte concentration d’investissement en France dans des industries considérées comme stratégiques ou autres grands groupes du CAC40 dans divers secteurs. Ces investissements massifs en France sont les résultantes de la politique du pays accueillant les investisseurs qataris comme dans un paradis avec des exonérations d’impôts comme  les plus-values sur cessions.

Lire la suite

Monarchies du Golfe : Des “amies” qui nous veulent du mal ?

Les lunes de miel ne sont pas faites pour durer. Celle entre la France et le Qatar pas davantage que les autres. Pourtant, il y a quelques mois encore, rien ne parvenait à tempérer l’enthousiasme à l’égard de cette petite monarchie du golfe, véritable miraculée de la crise mondiale, capable d’investir dans le foot, les médias, le CAC 40, les musées, les banlieues françaises…bref capable de donner un peu d’air à une économie, la nôtre, à bout de souffle.

 par Hervé Gardette  - Du Grain à moudre – franceculture.fr - Via THEATRUM BELLI

Mais vous connaissez la fable, celle de la grenouille qui se voulait plus grosse que le bœuf.

Si le Qatar n’a pas encore implosé du fait de sa suffisance, disons que son image sur la scène internationale, et notamment française, cette image est sérieusement écornée.

Le Qatar est soupçonné de financer, plus ou moins directement, les jihadistes dans le nord du Mali. Accusation d’abord relayée par la presse, le Canard enchainé en tête, et désormais par certains élus. Sans que pour l’instant les autorités ne communiquent officiellement sur le sujet. Accusations légitimes ou pas ? En tout cas, à force de vouloir être omniprésent, le Qatar a fini par se laisser prendre à son propre piège. A savoir : être vu partout, y compris là où on n’est pas sûr qu’il soit.

Lire la suite

La bataille pour l’Eurasie va-t-elle s’accélérer ?

Par Alexandre Latsa

Les États-Unis s’opposeront à des processus d’intégration dans l’espace postsoviétique“.

Hillary Clinton – 2012

Les récentes déclarations de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton sur l’intention de Washington de s’opposer aux processus d’intégration dans l’espace postsoviétique lors d’une conférence tenue à Dublin le 6 décembre 2012 ont au moins un mérite, celui de démontrer que l’Union Douanière, et donc la future Union Eurasiatique sont considérés par l’administration américaine comme le mal absolu.

Hillary Clinton n’a pas pris de gants, pour elle, l’union eurasiatique n’est ni plus ni moins que la réincarnation de l’Union Soviétique, et traduit donc la volonté de la Russie de vouloir reprendre le contrôle du cœur de l’Eurasie, que Russie et Occident, via l’Angleterre puis l’Amérique, se disputent depuis prés de 150 ans.

Lire la suite

Claude Revel : La France : un pays sous influences ?

Xerfi Canal a reçu Claude Revel, présidente–fondatrice d’IrisAction et responsable du Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA Business School, qui a présenté son dernier ouvrage “La France : un pays sous influences ?” (éd. Vuibert)

Normes mondiales de la bonne université, du bon pays où investir, louanges puis critiques des biocarburants, États sous contrôle d’agences privées, rôle de Facebook et Twitter dans les révolutions arabes, succès mondial du concept de développement durable… ces quelques exemples parmi d’autres, illustrent les jeux de ce pouvoir invisible qu’est l’influence. Celle-ci a déjà complètement redistribué les cartes de la puissance depuis une trentaine d’années. Certains – États, entreprises, ONG – ont su saisir cette opportunité ; d’autres, non.

Qu’en est-il de la France ?

La France face aux armes d’influence

La communication d’influence militaire, un marché à 100 millions de dollars pour le Rendon Group

100 millions de dollars (environ 77 millions d’euros) : c’est le prix payé par le Pentagone au Rendon Group pour mener des actions de propagande sur différents théâtres d’opération dans le monde (Afghanistan, Irak…).

Depuis 2000, la célèbre  agence de relations publiques Rendon Group  a mené de multiples opérations d’infoguerre au profit du Département of Defense (DoD) : lutte contre la propagande taliban, opérations psychologiques en Irak, actions d’influence visant les journalistes, programmes anti-drogue, analyse média…

Selon le quotidien USA Today qui cite des sources et des documents internes du Pentagone,

l’objectif de ces missions est de modifier l’attitude des adversaires des Etats-Unis grâce à la diffusion de messages et de publicités“.

Lire la suite

LEAP – Katrina-Sandy : D’un ouragan à l’autre, la fin de l’Amérique telle qu’on l’a connue

L’équipe de Fortune présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches de Franck Biancheri, directeur des études du LEAP, décédé le 30 octobre 2012.

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, 15 novembre 2012

(Toute la force du symbole dans cet amusant photomontage réalisé à partir d’un cliché pris le 28 mai 2004 dans le Nebraska – http://extremeinstability.com/stormpics/2012/ss-a1430.jpg)

Comme anticipé par le LEAP depuis plusieurs mois, le choc majeur pour l’économie et la stabilité politique globale est bien arrivé en automne 2012 sous la forme d’un événement symbolique qui fera date dans l’histoire mondiale : l’ouragan Sandy.

En anticipation politique, méthode sur laquelle le LEAP fonde ses analyses (1), Sandy correspond à deux caractéristiques : l’événement « goutte d’eau » qui rend insupportable les défaillances accumulées et rompt un système ; et l’événement symbolique qui frappe les imaginations et transforme définitivement l’image d’une réalité – car il faut toujours distinguer entre la réalité d’un changement systémique (à l’œuvre depuis au moins 2008) et son acceptation collective (dans le cas présent : l’Amérique n’est plus ce qu’elle était).

Lire la suite

Rothschild, la politique et les affaires

Après son ouvrage sur la banque Lazard, la journaliste Martine Orange s’est attelée à refaire l’histoire de son concurrent direct, l’empire Rothschild. Une banque dont l’histoire est indissociable des aléas de la vie politique française, et qui s’est patiemment reconstruite, armée de sa seule volonté de revanche et de son nom.

The House of the Rothschild – 1934 – 20th Century Pictures

La banque Rothschild aurait pu disparaître au début des années 1980, à la faveur de la vague de nationalisations. Pendant un temps, ses héritiers se voient même interdire d’utiliser leur nom, leur marque de fabrique, pour reconstruire leur société familiale.

De par leur présence et leur influence au sein des réseaux politiques et d’affaires, les héritiers Rothschild ont tout reconstruit, brique après brique, comptant des soutiens indéfectibles en certains hommes politiques ou dirigeants d’entreprise.

(…) Sans concessions et après un travail de fin limier, la journaliste ne fait l’impasse sur aucune anecdote, poignée de mains, défection, ententes entre amis, trahisons, ou luttes de pouvoirs intestines.

Lire la suite

L’ascension de Juan Antonio Samaranch, le saigneur des anneaux.

Surprise : Monsieur X a choisi cette semaine de me parler de sport ! Et j’avoue que sur le moment, je n’ai pas très bien compris tant le sport me paraît éloigné des préoccupations habituelles de mon interlocuteur… Cependant mon étonnement a été de courte durée : il s’est en effet proposé d’ouvrir un dossier bien sulfureux, celui d’un homme qui, malgré un passé politique ô combien contestable, a régné pendant vingt ans sur le sport international, imposé des mutations irréversibles et a peut-être entretenu des relations coupables avec le monde du renseignement… Mais, comme dirait Monsieur X, n’allons pas trop vite… Cet homme, c’est Juan Antonio Samaranch, l’ancien patron du Comité International Olympique.

Les autres Rendez-vous avec X

Quand le Qatar rachète l’Europe

Immobilier, sport, médias, industrie, art… Y a-t-il un domaine où les fonds d’investissement qataris sont absents ? Morceau par morceau, l’émirat achète l’Europe. Et s’assure ainsi un avenir confortable.

Son Altesse Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, Emir du Qatar

310 mètres. C’est la taille de la plus haute tour d’Europe, inaugurée à Londres la semaine dernière, à quelques jours de l’ouverture des jeux Olympiques 2012. Avec ses 95 étages de verre et d’acier, la “Shard London Bridge Tower” a coûté la bagatelle d’1,8 milliard d’euros. Financée à 80 % par quatre fonds d’investissement qataris.

Lorsque les pays européens, durement touchés par la crise, voient certains de leurs prêts gelés, et leurs taux d’intérêts grimper, vers qui se tourner pour trouver des liquidités ? Depuis quelques années, ils n’hésitent plus à faire appel à la manne financière qatarie qui investit à tout-va dans différents secteurs.

Lire la suite

Les États-Unis font de la cyber-propagande pour légitimer leur présence militaire en Europe

Il semble que les communicants américains aient déployé un arsenal conséquent sur les territoires dématérialisés de la Toile, et ce dans le but de permettre aux États-Unis de légitimer son pré-positionnement stratégique massif sur le territoire des pays européens “alliés” au sein de  l’organisation otanienne (Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique, etc.), dont le sommet de Chicago s’est déroulé le 20 et 21 mai dernier.

USAEUR Facebook.jpg

(…) Une ère nouvelle numérique par le biais des réseaux sociaux permet des révolutions, permet de “ruiner” un pays en quelques clics, permet de gripper le programme de prolifération nucléaire d’un “état-voyou”. Cette ère voit de même l’avènement d’une guerre de l’information accélérée et globalisée. Pourquoi ne pas utiliser l’extraordinaire potentialité d’influence de ces réseaux sociaux pour servir les efforts de guerres protéiformes contre des menaces dites hybrides ?

(…) Au regard de la concision et du caractère immédiat réclamés par l’ergonomie de l’interface Twitter, il apparaît que ce vecteur sert d’amorce, de levier à la diffusion de cette légitimation.

(…) Il s’agit donc clairement de défendre et d’étendre l’influence des États-Unis et ses intérêts seuls, avec le généreux concours de ses “amis” autochtones de l’Otan.

Après avoir appréhendé le contenant, voyons le contenu, la liqueur qui nous est proposée. Comment s’articulent cette vingtaine de raisons majeures déjà publiée ?

Lire la suite de l’article exclusif sur Theatrum Belli

Les lobbies qui tiennent la France

L’Expansion a enquêté sur ces réseaux d’influence qui, de Paris à Bruxelles en passant par Washington, font et défont les décisions politiques. Plongée dans les arcanes du vrai pouvoir.

Lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’esprit de clan. Ceux-là considèrent le pouvoir [...] comme un simple appendice de leurs affaires privées. Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat, unanimes dans leur haine à mon endroit. Et leur haine me fait plaisir ».

François Hollande en meeting, chauffé à blanc par des militants socialistes ? Non. Nicolas Sarkozy dans une figure de rhétorique électorale ? Toujours pas. L’auteur de ce discours prononcé au Madison Square Garden en octobre 1936 s’appelle Franklin Roosevelt, candidat sortant à la présidence des Etats-Unis.

Autres temps, autre verve. Autres moeurs, surtout : à l’ivresse rooseveltienne de défier tous les lobbies semble succéder aujourd’hui le besoin de les rassurer, l’obligation de composer avec eux. Sous surveillance – forcément négative -, le prochain président de la République, au seuil de lendemains redoutables, se prépare fébrilement à les rencontrer. Certains y verront la couardise d’une classe politique française désarmée. Peut-être.

Mais ce sont surtout les lobbies qui se sont renforcés par rapport au passé. Plus nombreux, mieux organisés, plus riches aussi. Quelques chiffres suffisent à s’en convaincre: capitale européenne du lobbying, Bruxelles compte environ 30.000 lobbies, soit en moyenne 40 par député européen, et un pour deux fonctionnaires. En France, au registre légal de l’Assemblée nationale, ouvert en 2009 pour améliorer la transparence, figurent seulement 153 “pros” de l’influence. Chiffre officiel.

L’Assemblée largement ouverte aux “visiteurs” Lire la suite

L’UE pourrait lever début 2011 son embargo sur les armes vers la Chine

L’Union européenne pourrait lever « début 2011 » l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine imposé depuis la répression des manifestations de 1989 place Tiananmen, indique jeudi [30 décembre 2010] le quotidien français Le Figaro.

Song Zhe, ambassadeur de Chine à Bruxelles

Un diplomate européen proche du dossier a refusé de confirmer cette information, mais a reconnu que la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a présenté récemment aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE un rapport où elle préconise de lever cet embargo.

Cette décision nécessite l’approbation unanime des 27 pays de l’UE. Or la Grande-Bretagne se montre toujours réservée, a-t-on appris de source diplomatique.

Lire la suite

Trafic d’organes et prolifération nucléaire

Par Xavier Moreau

Les lecteurs de Realpolitik.tv n’auront sans doute pas été impressionnés par les pseudo-révélations de Wikileaks, sur la politique étrangère des Etats-Unis. Étonnamment, le site « dissident » n’aborde jamais la collusion entre les administrations américaines et les groupes islamo-mafieux, en Bosnie, en Afghanistan ou au Kosovo.

Akim Thaçi

C’est au Conseil de l’Europe que nous devons la mise en exergue, guère nouvelle pour nos lecteurs, de la nature exacte du clan mafieux albanais qui dirige le Kosovo, et plus particulièrement de son chef Akim Thaçi.

Il est difficile de dire ce que deviendra ce rapport. Les sociétés de communication anglo-saxonnes doivent être désormais sur le pied de guerre pour le discréditer, lui ou ses auteurs. Difficile également d’imaginer que cette affaire remonte jusqu’à l’ami personnel d’Akim Thaçi et administrateur du Kosovo à l’époque des exactions de l’UCK, Bernard Kouchner.

Lire la suite

La Banque

Goldman Sachs. Pour Marc Roche, c’est LA Banque par excellence, l’incarnation du pouvoir financier. Et on ne s’en étonnera pas quand on saura que son bouquin s’ouvre sur le récit de sa rencontre avec un monsieur David de Rothschild, grand baron de la City et « informateur » pour ce livre sur Goldman Sachs.

Ainsi, si nous avons, enfin, un livre sur Goldman Sachs, c’est parce que les Rothschild ont décidé que c’était le moment ! Soyons reconnaissant à Marc Roche de nous en avertir, avec tact mais aussi avec clarté, d’entrée de jeu.

Bref. Ouvrons l’objet, et disséquons-le. On n’y trouvera évidemment pas toute l’information. Mais on en trouvera une partie. Et peut-être une partie juste assez grande pour en déduire le reste.

*

Goldman Sachs a aidé la Grèce à truquer ses comptes pour intégrer la zone euro, en 2002.

C’est que, visiblement, les banquiers d’affaires londoniens nagent comme des poissons dans les eaux troubles des pays à l’économie « grise » florissante et aux normes comptables molles.

Et le « hasard » les aide, quand il le faut : cette même année 2002, Eurostat, l’institut européen chargé de contrôler les déclarations des pays candidats à l’euro, est au cœur d’un scandale financier interne, donc fragilisé, donc peu soucieux de se mettre à dos « les marchés ».

Ils nagent bien, ces banquiers, et s’en portent encore mieux. La méthode Goldman Sachs pour « aider » la Grèce repose sur une manipulation des taux de change utilisés pour transférer la dette émise en dollars vers une dette en euros, à l’occasion d’un Credit Default Swap.

En « échange » de cette manipulation, qui ne pose aucun problème à Goldman Sachs puisque le marché des Credit Default Swap est totalement non régulé, la Grèce accepte au passage de payer, à son nouveau créancier, des intérêts usuraires. En d’autres termes, Athènes a acheté une réduction du niveau de sa dette publique (pour se rapprocher du « critère de Maastricht », soit 60 % du PIB) contre une augmentation des intérêts de cette même dette.

Où l’on ne s’étonne plus que le pays soit, dix ans plus tard, en faillite complète… même si, en 2009, pour brouiller les pistes, un ancien trader de Goldman, devenu directeur de la principale banque commerciale grecque, aida son ancien employeur à « transférer » une partie de la dette publique grecque à cette enseigne privée athénienne.

Et dire que pendant ce temps-là, le fisc cherche des poux dans la tête aux PME qui ont oublié de passer mille euros de CA…

Bref. Revenons à Goldman. Comment expliquer qu’une banque américaine devienne quasiment le conseiller financier, presque le gestionnaire de fait, de nombreux petits Etats européens ?

Lire la suite