La viande : un marché mondial à quel prix ?

Depuis que l’on a trouvé du cheval dans des lasagnes à base de bœuf, le consommateur se pose de nombreuses questions. D’où viennent les produits utilisés dans les plats préparés ? Comment sont-ils contrôlés ? Des prix toujours plus bas, mais qu’en est-il de notre santé ?

De la France à la Roumanie en passant par l’Allemagne et la Belgique, votre assiette est passée au crible. Vous verrez comment le steak haché, un produit vendu à bas prix au supermarché est fabriqué par des industriels qui sont prêts à tout pour faire baisser les coûts…

RTBF (2013)

Produits allégés, les faussaires du goût

La mode de l’allégé est partout. Aucun rayon n’y échappe. Même les produits connus pour être riches en matières grasses sont touchés. Désormais, le consommateur pourra s’offrir un paquet de chips ou un pot de glace allégés sans une once de culpabilité. Mais ces produits qui vous font la promesse du “light” sont-ils vraiment moins caloriques et moins gras que leurs équivalents ?

Avec un Français sur quatre qui consomme régulièrement des produits allégés, les géants de l’industrie agro-alimentaire ont sauté sur le filon. Ces produits remplis de promesses sont souvent plus chers que les autres. Et finissent par représenter un budget conséquent pour les familles.

Pourtant, l’aspartame coûterait beaucoup moins cher aux industriels que le sucre “classique”. Mais en vaut-il vraiment la chandelle ? Et si ces produits n’empêchaient pas de grossir ? Pire encore, ces produits de régime inciteraient-ils à manger plus ? Plusieurs études ont déjà révélé que les édulcorants poussent l’organisme à consommer plus de nourriture. Pourquoi l’aspartame – de plus en plus critiqué pour ses effets néfastes sur la santé – n’est-il pas interdit ?

Une enquête de Laurent Dy pour Envoyé spécial (France 2 09/04/2015)

Autrement (avec des légumes)


Et si nous consommions autrement. C’est la démarche des groupes d’achats solidaires, les CSA, qui sont en pleine expansion et auxquels la réalisatrice Anne Closset consacre ce documentaire.

Il y a un énorme fossé qui s’est creusé ces dernières décennies entre le consommateur et le monde agricole. Et parallèlement à cela, la qualité de notre alimentation s’est fortement dégradée, ce qui a des conséquences sur notre santé et celle de notre planète.

D’un côté le mangeur moderne est face à l’obsédante question du “Que choisir ?”. De l’autre l’agriculteur est confronté à des difficultés qui le démotivent et mettent en danger sa propre subsistance : “Vers quelles solutions aller ?”

Au travers de ce film, la réalisatrice souhaite placer le citoyen, le mangeur en bout de chaîne, au centre du débat. Le consommateur n’a-t-il pas un rôle à jouer dans ce système ?

Merci à Pierre ainsi qu’à Blueman et son remarquable blog

Voyage au bout de la viande

Il aura fallu un périple de 7.000 kilomètres à travers l’Europe pour comprendre que la viande dans nos assiettes cache des secrets peu ragoûtants.

Quand les supermarchés et les chaînes discount nous proposent des barquettes de viande, leurs noms bucoliques évoquent des fermes traditionnelles ou des boucheries artisanales. Le produit emballé provient en fait d’usines géantes qui achètent leur viande au meilleur prix sur le marché européen – voire mondial – et font des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaire.

La traçabilité devient impossible lorsqu’un porcelet est né en Belgique, engraissé en Italie, abattu en Pologne, transformé en Allemagne et vendu en France.

Un pack de viande hachée peut ainsi résulter du découpage de cent cinquante porcs et soixante bœufs originaires de huit pays distincts !

Les réalisateurs ont remonté une filière européenne pour comprendre le mécanisme qui a débouché en 2013 sur le scandale de la viande de cheval vendue comme du bœuf. Une enquête à rebondissements dans laquelle interviennent des journalistes d’investigation et des lanceurs d’alerte connus pour avoir dénoncé des manipulations et trafics en tous genres.

Réalisé par Jenny Roller-Spoo et Jens Niehuss (Allemagne 2015)

Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes ?

L’industrie agro-alimentaire garde jalousement ses secrets, surtout quand ils peuvent susciter l’inquiétude des consommateurs. Parmi ceux-ci, l’irradiation que subissent certains aliments, officiellement pour favoriser leur conservation.

La radioactivité permettrait en effet de tuer les bactéries des nuggets, des crevettes, des épices, entre autres. Mais certains murmurent que cette technologie, étiquetée sans danger pour la santé humaine, aurait des effets secondaires.

Lequels ? Et comment en savoir plus sur le sujet ? Cette enquête tente de s’immiscer au coeur de l’une des pratiques les plus opaques de l’industrie agro-alimentaire.

Réalisé par Aude Rouaux (Mars 2015)

Plats cuisinés, la vérité sur nos produits surgelés

Les surgelés sont faciles à utiliser, rapides à préparer et dépannent bien quand on est à court d’idées. Ils représentent la plus forte croissance du secteur alimentaire de ces vingt dernières années.

Dans les années 60, quand ils sont apparus en France, les gens s’en méfiaient, aujourd’hui, ils sont devenus incontournables dans les congélateurs. Tout le monde pense que ces produits sont bons pour la santé. Pourtant, l’affaire des lasagnes à la viande de cheval a révélé les pratiques peu avouables de certains fabricants.

Gros plan sur les produits surgelés préférés des Français : le steak haché, le poisson pané, la tarte flambée ou encore les herbes aromatiques.

90′ Enquêtes – TMC (10/03/2015)

Jus, yaourts, biscuits, où sont passés les fruits ?

Sensibles aux arguments du Plan national nutrition santé – ou PNNS -, les Français mangent officiellement de plus en plus de fruits. Mais sur les onze millions de fruits consommés chaque année, 60% se trouvent dans les produits étiquetés «à base de fruits» : jus, yaourts, biscuits, compotes, surgelés.

Cette consommation de fruits «transformés» a augmenté de 40% depuis dix ans tandis que celle des fruits frais a baissé de 6%.

Quelle quantité de fruits se retrouve réellement dans ces produits ? Ont-ils les mêmes qualités nutritionnelles que les fruits frais ? Que reste-il de l’atout «santé» des fruits après leur transformation par l’industrie agro-alimentaire ? Comment les marques, le marketing et la pub ont-ils détourné le message du PNNS ? Car dans certains cas, manger des produits «à base de fruits» peut être contreproductif, voire dangereux.

Réalisé par Eric Wastiaux (Mars 2015)

Poudres et potions de l’industrie alimentaire [Rediff.]

L’industrie va déployer une pléthore de techniques pour mieux vous conditionner dans vos choix de consommation. La réalité est moins édulcorée mais ne manque pas d’édulcorants. Pesticides, sucres et additifs, parfois nocifs pour la santé, se cachent derrière les grands sourires des personnages de publicité… Mais que mangeons-nous réellement ? Enquête.

À l’heure où la production alimentaire est devenue un processus de haute technologie visant les plus bas coûts, les aliments sont-ils aussi sains et naturels que les industries agroalimentaires voudraient le faire croire ? C’est à coup de publicités mensongères que les marques persuadent les consommateurs des prétendues vertus de leurs produits pour la santé.

Non seulement celles-ci sont rarement prouvées par des analyses sérieuses, mais quand la science s’en mêle, ses conclusions font froid dans le dos : vitamines de synthèse nocives à trop haute dose, recrudescence des réactions allergiques, addiction au sucre… Des artifices législatifs permettent également aux agriculteurs de multiplier les pesticides sans réel contrôle.

Malgré les protestations des associations de défense des consommateurs, les législateurs font souvent passer l’industrie et ses lobbies avant la sécurité alimentaire du citoyen… En nous dévoilant une réalité peu ragoûtante, ce documentaire rappelle que si le consommateur n’a qu’une seule arme, elle est de taille : lui seul est à même de faire évoluer la demande en changeant son mode de consommation.

Allo, j’ai faim : Repas à domicile

Menus concoctés par des chefs, petits plats «maison» à domicile pour parents surmenés, pizzas industrielles produites et livrées à la chaîne, recettes spéciales : se faire livrer un repas ou un en-cas est devenu banal.

Le temps consacré au déjeuner et au dîner diminue : 33 minutes pour le déjeuner, le plus souvent au bureau,et 38 minutes pour le dîner. Avec pour corollaire l’essor du «prêt à manger».

Les offres se multiplient. Mais quelles sont les recettes des professionnels de la livraison de repas pour tenir leurs engagements de qualité et de rapidité ? Qui sont les leaders et les plus innovants ? Petits artisans aux abois, livreurs exploités, qui paie les pots cassés du «toujours plus vite, toujours moins cher» ? Comment ce nouveau business est-il encadré par la loi ?

Réalisé par Céline Chassé (Février 2015)

Sucre : L’amère vérité

Chez l’homme, le goût du sucre est inné. Cet atavisme qui a guidé nos ancêtres vers les aliments les plus énergétiques pendant des millénaires, permettant ainsi son évolution, est devenu aujourd’hui une véritable menace.

L’excès de produits sucrés et gras dans notre alimentation quotidienne a provoqué une explosion du nombre de cas d’obésité et de ses maladies associées, dont le diabète de type 2.

L’industrie agro-alimentaire porte une très lourde part de responsabilité dans la catastrophe sanitaire qui se profile en la matière: dans ce que nous avalons, le sucre est partout, ou presque, et souvent à notre insu.

A bon entendeur (RTS 20/01/2015)

Burger sur le gril

Le hamburger, c’est l’histoire d’une revanche. Longtemps érigé en symbole de la malbouffe, le célèbre sandwich a conquis la France, territoire de la gastronomie, en seulement quelques années.

L’Hexagone est devenu le deuxième consommateur de burgers en Europe, juste derrière le Royaume-Uni. Une nouvelle habitude alimentaire lucrative, qui représente un marché de plus de 3 milliards d’euros.

De nouvelles enseignes fleurissent un peu partout dans le pays. Des chaînes de fast-food aux enseignes spécialisées en passant par les brasseries, enquête sur les dessous de ce plat surprenant.

Réalisé par Rim Khalifa

Sucres : Gare à l’overdose !

Friandises, chocolats, sodas et autres bonbons… Ces gourmandises qui ramènent tout un chacun à la douceur de l’enfance peuvent s’avérer pourtant bien dangereuses. Dans quelles circonstances ? Les faux sucres sont-ils meilleurs pour la santé que le vrai ? Enquête.

Excellent pour la santé, source d’énergie et de plaisir, synonyme de fête… les mots pour vanter les qualités du sucre et des sucreries en général ne manquent pas. Mais si, comme l’explique le Pr Jean-François Gautier, diabétologue à l’hôpital de la Lariboisière (Paris), « il est un carburant essentiel pour nos cellules », consommé en excès, il est responsable de surpoids, d’obésité, de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Or, c’est bien là que le bât blesse, car, en France, depuis le début du XIXe siècle, la consommation de l’agréable poudre blanche n’a pas cessé de croître, et ceci de manière exponentielle, passant d’à peine un kilogramme par an et par personne à trente aujourd’hui.

Réalisé par Bernard Faroux (France – 2014)

Des asticots dans vos steaks

Pierre Hinard élève ses salers bio à Châteaubriant. L’ex-directeur qualité de Castel Viandes a été licencié en 2008 après avoir révélé les dérives de la société familiale. Analyses et dates falsifiées, recongélations et autres horreurs: dans un livre explosif, il dénonce les dérives d’une usine à viande.

Bottes aux pieds, au milieu de son pré, le paysan cite Churchill : “Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.” Pierre Hinard est un emmerdeur du genre combatif. Une sorte de chevalier blanc, qui préférerait se faire rôtir vivant plutôt que de cautionner un scandale. Et, en la matière, le destin lui a donné l’occasion d’éprouver sa morale. Avant de devenir éleveur de vaches salers engraissées à l’herbe bio, il a été, un temps, directeur de la qualité de Castel Viandes, l’un des plus grands abattoirs de Loire-Atlantique.

En décembre 2008, il a été licencié après avoir dénoncé les conditions d’hygiène de l’usine. Mais il n’est pas parti les mains vides. Il a photocopié des centaines de documents d’archives prouvant les infractions de l’entreprise.

Celui qui se définit comme un “lanceur d’alerte sanitaire” a écrit un livre dans lequel il raconte ses cinq années d’abattoir. “Omerta sur la viande” est une grenade dégoupillée capable de déclencher un nouveau “bidoche gate”. Il accable ceux qui dirigent l’entreprise.

Il y raconte les asticots qui tombent des bouches d’aération dans la viande, la falsification méticuleuse des documents de traçabilité ou encore le rôle des services vétérinaires, qui font semblant de ne pas voir une viande remballée trois fois – ces derniers n’ont pas souhaité nous répondre.

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France : L’agroalimentaire en berne en 2013

Premier secteur industriel de France, l’agroalimentaire a connu une année 2013 difficile, avec une activité commerciale atone, un recul de l’excédent commercial et une nette aggravation du nombre de défaillances de ses entreprises.

Mais où sont donc passées les forces vives qui animent traditionnellement le secteur agroalimentaire, premier secteur industriel français ? “Nous avons connu une année 2013 extrêmement difficile”, a reconnu le 10 avril, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-Philippe Girard.

Confrontés à une guerre des prix entre les distributeurs, une consommation des ménages atone et une rentabilité déclinante, le moral des industriels de l’agroalimentaire est clairement en berne.

Si le chiffre d’affaires global du secteur a encore légèrement progressé de 0,6 % en 2013, à 160,5 milliards d’euros (contre +2,2 % en 2012), la production manufacturière a reculé de 2,2 %.
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Du poisson pas si bon, enquête sur une filière opaque (Docu)

Comme la filière industrielle de la viande, secouée par de nombreux scandales, celle du poisson entre à son tour dans des zones de turbulences et de soupçon. Selon l’enquête d’une ONG américaine, un poisson sur trois vendus sur les étals aux Etats-Unis n’est pas conforme à son étiquette. En France, une récente enquête de «60 Millions de consommateurs» révèle que dans un cas sur trois, les étiquettes seraient aussi mensongères.

Réalisé par Lamia Belhacene (2014)

(Merci à NOP)

Supermarchés : Comment l’industrie alimentaire entretient l’illusion du libre choix

Le consommateur a-t-il vraiment le choix de ses achats dans les allées des hypermarchés ? Les rayons colorés proposent-ils réellement des centaines de yaourts, chocolats, plats préparés… différents ? Non, selon une étude (à télécharger ici) de l’ONG américaine Food and Water Watch, publiée le 5 décembre.

L’organisation a étudié 100 catégories de produits présents dans les supermarchés états-uniens. Et ses conclusions mettent en pièce le mythe du choix du consommateur. Derrière l’apparence de rayons remplis de produits diversifiés, les grandes surfaces proposent des aliments mis sur le marché par seulement une poignée de géants de l’agroalimentaire.

Pour un tiers des types de produits examinés, quatre compagnies ou moins contrôlent plus de 75% des parts de marchés.

Prenons l’exemple de la nourriture pour bébé : trois grandes entreprises contrôlent 90% des ventes ! Sur le secteur des céréales de petit-déjeuner, quatre entreprises (Kellogg’s, General Mills, PepsiCo et Post Foods) concentrent 80% des parts de marché, sous des dizaines de marques différentes. De même, 86% des ventes de bière sont réalisées aux États-Unis par quatre compagnies.
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Alsace : Une colonie d’abeilles produit un mystérieux miel bleu

A Ribeauvillé, dans le département du Haut-Rhin, une autre mauvaise surprise attendait les apiculteurs. Début août, plusieurs d’entre eux constatent que leurs abeilles ramènent d’étranges produits de couleur, bleu ou vert, parfois marron chocolat. Les quantités transportées sont importantes au point de bloquer la ponte. Un désastre, car c’est en été que les reines pondent les “abeilles d’hiver” qui permettront à la ruche de passer la saison du froid. Puis, très vite, les apiculteurs récoltent une étrange mixture à la couleur tout à fait inhabituelle.

Le syndicat des apiculteurs de Ribeauvillé mène une enquête (…)

Sur le site d’une entreprise de méthanisation de déchets – qui permet, entre autres, de produire du biogaz –, il découvre une colonie d’abeilles au-dessus de gros conteneurs abritant un produit de couleur identique à la mixture qu’elles ramènent à la ruche.

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Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

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