Supermarchés : Du poison dans nos caddies (Màj vidéo)

28/09/2015

Matières fécales et raclures d’os dans les steaks hachés, thé vert aux pesticides, confiture de fraise sans fraises: Christophe Brusset, ex-cadre de l’agroalimentaire dénonce dans son livre “Vous êtes fous d’avaler ça” aux éditions Flammarion les dérives de ce qu’il a vu pendant 20 ans. Que trouve t-on exactement dans les rayons? Faut-il fuir les supermarchés?

14/09/2015

Des produits toujours moins chers dans les rayons. C’est la tendance de ces dernières années. Christophe Brusset a été acheteur dans l’agroalimentaire pendant 20 ans aujourd’hui il dénonce cette tendance. “Baisser les prix, ça veut dire commencer par baisser la qualité. Trouver l’astuce qui vous fera gagner quelques centimes“.
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Auteur d’un livre intitulé, “Vous êtes fous d’avaler ça !“, Christophe Brusset évoque l’exemple des tranches de jambon vendues en grande surface. “Vous avez un joli jambon, une belle tranche avec une couche très régulière de gras, une couenne par dessus, mais enfin il faut savoir que ce jambon est complètement artificiel. C’est-à-dire que vous avez une mixture de jambon qui a été coulée dans un moule et ensuite le gras et la couenne ont été rajoutés par dessus“, commente Christophe Brusset.

Autre exemple, le poivre en poudre. “Vous avez une poudre qui est grise qui sent le poivre, par contre la composition est complètement inconnue“, souligne aussi le professionnel.

L’industrie agro-alimentaire responsable de la destruction de la planète

L’élevage intensif, hors pâturage, se développe chez les bovins. Cette méthode est devenue la norme à travers le monde comme avec les vaches laitières. Aux États-Unis, les fermes peuvent concentrer plus de 30.000 bêtes loin des prairies dans des espaces confinés. Le résultat: du lait bon marché produit en masse.

Mais les conséquences sont parfois désastreuses entre la maltraitance animale, la pollution de l’air ou des nappes phréatiques. Il n’y a pas si longtemps, la viande était un aliment rare et exceptionnel. Comme le sont encore aujourd’hui le caviar et la langouste, comme ne le sont déjà plus le saumon fumé ou les fraises en hiver !

Aujourd’hui, la viande s’est banalisée. Plus accessible, pré-conditionnée, surgelée, sur tous les étals, elle s’est transformée en quelques dizaines d’années en un produit omniprésent, un produit de grande consommation.

Pour être produite en quantités suffisantes la viande a nécessité une révolution profonde de l’élevage. De traditionnel, il est devenu intensif et industriel. Avec des contraintes de rendement telles que beaucoup d’élevages sont devenus de simples usines.
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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Les routes du cochon [Rediff.]

La viande de porc est la plus consommée en France – plus de trente kilos par personne par an. Pourtant, difficile de savoir d’où proviennent les cochons une fois transformés.

Le reportage retrace le parcours de la filière porcine, chez les agriculteurs, dans les coulisses de l’industrie agro-alimentaire, dans les abattoirs outre-Rhin, où des intérimaires roumains et polonais travaillent dans des conditions très précaires. Mais toutes les garanties sanitaires sont-elles réunies pour les consommateurs?

Céréales : Pas de bol pour le petit-déj !

Immersion inquiétante au cœur des produits qui composent le petit-déjeuner préféré des enfants. Quand un gamin consomme un vrai bol de céréales, c’est-à-dire de 80 à 100 grammes, c’est comme s’il mangeait dix bonbons ! Une certitude : rien ne vaut une bonne vieille tartine de confiture ! Alors que les céréales sont un bienfait de la nature pour notre organisme, les industriels de l’agroalimentaire ont fait de ces aliments sains des bombes caloriques.

Savez-vous vraiment ce que mangent vos enfants le matin ? Smacks, Chocapic, Frosties, Cheerios, Miel Pops ? Soyez bien attentifs à ce que vous leur donnez car ces préparations débordent de graisses saturées et de sucre, affirme cette enquête de France 5.

Aux États-Unis, toujours en “avance” dans le domaine de la malbouffe, on constate que les enfants font aujourd’hui des crises cardiaques et sont diabétiques avant leurs parents. En France, la situation est moins désespérée mais 20% des moins de 17 ans sont en surpoids ou déjà obèses. Or, pour les nutritionnistes, il n’y a pas de doute : la consommation de céréales industrielles peut rendre obèse !

Devant la catastrophe sanitaire qui s’annonce, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le signal d’alarme et recommande de ne pas dépasser les 25 grammes de sucre par jour. Une dose que les fabricants de céréales ne respectent pas : dans un bol, on trouvera l’équivalent de 10 morceaux de sucre !

Sel : Notre poison quotidien

Déconseillé en cas d’hypertension et de problème cardio-vasculaires, le sel est pour autant omniprésent lors des trois repas de la journée. 80% du sel consommé ne provient pas de la salière, mais de celui qui est incorporé dans les aliments issus de l’industrie agro-alimentaire.

Pain, plats préparés, boîtes de conserves, surgelés ou encore desserts, quasiment tous les produits sont concernés. Utilisé comme exhausteur de goût ou conservateur efficace, les journalistes ont enquêté, dans les supermarchés et dans les chaînes de fabrications industrielles, sur ses différentes utilisations.

Émission Spécial investigation diffusée sur Canal+ le 09/02/2015

(Merci à Math)

Sucre : L’amère vérité

Chez l’homme, le goût du sucre est inné. Cet atavisme qui a guidé nos ancêtres vers les aliments les plus énergétiques pendant des millénaires, permettant ainsi son évolution, est devenu aujourd’hui une véritable menace.

L’excès de produits sucrés et gras dans notre alimentation quotidienne a provoqué une explosion du nombre de cas d’obésité et de ses maladies associées, dont le diabète de type 2.

L’industrie agro-alimentaire porte une très lourde part de responsabilité dans la catastrophe sanitaire qui se profile en la matière: dans ce que nous avalons, le sucre est partout, ou presque, et souvent à notre insu.

A bon entendeur (RTS 20/01/2015)

« Au cœur des trafics alimentaires »

Charles Haquet, grand reporter à l’Express, nous plonge dans le monde de l’industrie agro-alimentaire à travers son roman: « Les fauves d’Odessa ».

Camille Dupreux, fondateur du cabinet de conseil TracFood, spécialisé dans la traçabilité des aliments, disparaît alors qu’il enquête sur une société louche, qui importe d’Asie des conteneurs de nourriture. En remontant la piste, son associé Marco découvre l’horreur de la contrefaçon alimentaire et le cynisme des industriels occidentaux. De la Chine à Odessa, il cherche la geôle où Camille est retenu par les fauves impitoyables de la mafia ukrainienne, prêts à tout pour faire fructifier leur business.

« Pour l’apéro, quelques amuse-bouches: des toasts de caviar parfumé à l’urotropine. En entrée : une bonne terrine de porc nourri au clenbuterol, anabolisant bien connu des culturistes. En plat de résistance : méli-mélo de poissons – Tilapia aux antibios et saumon aux œstrogènes. Plus besoin de prendre la pilule, mesdames. »

Tomate : A la recherche du goût perdu

Petites, grosses, rondes, cornues, oblongues, jaunes, vertes, rouges: il existe 10.000 variétés de tomates. Or, seule une infime partie d’entre elles est commercialisée. En France, le choix est restreint et souvent éloigné des attentes du consommateur.

Dure, farineuse, insipide: les critiques sont sévères contre ces tomates d’aujourd’hui, produites à 80% en hors sol. L’arrivée soudaine de variétés anciennes a marqué un tournant. Certains producteurs se sont à nouveau intéressés au goût. Mais, très fragiles, elles étaient peu présentes sur les étals.

Face à la demande, les grandes surfaces et les producteurs ont imité ces tomates anciennes en les adaptant à la grande distribution. Celles que l’on trouve désormais sur tous les étals sont-elles aussi bonnes qu’elles en ont l’air ?

Pizza industrielle : Cherchez les ingrédients !

Les Français dévorent plus de dix kilos de pizza par an et par habitant, loin devant les Italiens et juste derrière les Américains. Vendu entre 1 et 5 euros dans les rayons des hypermarchés, ce plat offre deux avantages aux industriels : elle est un produit refuge de la crise et elle a échappé au scandale de la viande de cheval.

Mais le secteur est gagné par une concurrence effrénée et une guerre des prix quasi générale. Quelles sont les techniques des industriels pour gagner quelques centimes d’euro ? Sur quoi les industriels rognent-ils pour afficher des prix toujours plus concurrentiels ? D’où viennent les ingrédients d?une pizza industrielle?

De Naples, le berceau de la pizza, jusque dans les coulisses des plus grands fabricants, enquête sur les secrets de la pizza vendue en grande surface.

Une heure avec.. mon boucher !

Au cours de ce reportage, nous avons pu discuter avec Romain Leboeuf, le charcutier de mon quartier, à propos de son métier d’artisan, qui résiste face à l’extension des grandes surfaces.

Prix, poids, aspect, goût de la viande, sont analysés au cours d’un test comparatif entre un steak de charcutier et un steak “industriel” vendu en barquette en super-marché…

Entorses à la réglementation, habitudes des consommateurs, labels de qualités, conditions d’élevages… Tous ces sujets sont abordés sans langue de bois par M. Leboeuf, que nous remercions au passage pour son accueil.

Reportage réalisé par Jean-Patrick Bettini et Mathis Altiery

Sucre : Un si doux poison

Autrefois un luxe, le sucre est devenu un produit de consommation courante. Tout le monde, ou presque, en consomme mais il peut être dangereux.

Présent dans le lait maternel, il reste tout au long de la vie un goût qui réconforte. Le sucre contient du glucose, un ‘carburant’ indispensable au fonctionnement du corps et du cerveau, mais à haute dose, c’est un poison.

Les médecins attribuent certains maux à la consommation excessive de sucre, dont l’obésité ou les maladies cardio-vasculaires… L’industrie agro-alimentaire semble en être partiellement responsable. Plus les aliments sont bon marché, plus ils sont riches en sucre.

Des champs de canne à sucre de Guadeloupe aux fourneaux de Christophe Michalak, le pâtissier du Plazza Athénée, en passant par des laboratoires et la faculté de médecine, ce film propose de découvrir le monde du sucre.

Tilapia : Le nouveau poisson miracle ?

Il a un drôle de nom mais son prix est presque imbattable : entre 6 et 8 euros le kilo au rayon surgelé des grandes surfaces. Ce poisson au goût neutre et quasiment sans arrêtes est adoré par les enfants. Mais d’où vient le tilapia ?

Au départ, on le pêchait dans les fleuves d’Afrique mais aujourd’hui, il est élevé de manière industrielle en Chine. Herbivore, il a le gros avantage d’être nourri au maïs et au soja et non pas avec des farines de poissons comme le saumon.

Cependant, pour en produire toujours plus, des éleveurs abusent des antibiotiques et des hormones. Parfois même, ils fertilisent les bassins avec des excréments de cochon ou de poulet. Alors avec le tilapia, le poisson reste-t-il toujours un bienfait pour la santé ?

Supermarchés : Comment l’industrie alimentaire entretient l’illusion du libre choix

Le consommateur a-t-il vraiment le choix de ses achats dans les allées des hypermarchés ? Les rayons colorés proposent-ils réellement des centaines de yaourts, chocolats, plats préparés… différents ? Non, selon une étude (à télécharger ici) de l’ONG américaine Food and Water Watch, publiée le 5 décembre.

L’organisation a étudié 100 catégories de produits présents dans les supermarchés états-uniens. Et ses conclusions mettent en pièce le mythe du choix du consommateur. Derrière l’apparence de rayons remplis de produits diversifiés, les grandes surfaces proposent des aliments mis sur le marché par seulement une poignée de géants de l’agroalimentaire.

Pour un tiers des types de produits examinés, quatre compagnies ou moins contrôlent plus de 75% des parts de marchés.

Prenons l’exemple de la nourriture pour bébé : trois grandes entreprises contrôlent 90% des ventes ! Sur le secteur des céréales de petit-déjeuner, quatre entreprises (Kellogg’s, General Mills, PepsiCo et Post Foods) concentrent 80% des parts de marché, sous des dizaines de marques différentes. De même, 86% des ventes de bière sont réalisées aux États-Unis par quatre compagnies.
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Mondialisation : Alerte dans nos assiettes

En moins de vingt ans, la mondialisation a aussi bouleversé ce que nous mangeons : les pizzas et les plats surgelés ont rejoint les portables et les écrans plats dans la liste des produits low cost importés, souvent made in China. Une tendance méconnue, tant les géants de l’agroalimentaire entretiennent l’opacité. Et inquiétante, car la traçabilité est un leurre. Engagés dans une course au profit, les industriels du secteur agroalimentaire draguent les tradeurs et les cadors du marketing.

Ce 24 juillet est une journée comme les autres aux portes de l’Europe. Les douanes françaises interceptent une cargaison d’aubergines de République dominicaine, avec des doses très élevées d’un insecticide toxique, le méthomyl. Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires découvrent que des carcasses de bovins roumains n’ont pas été soumises aux tests obligatoires de dépistage de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la maladie de la vache folle. En Italie, des lots d’ustensiles de cuisine toxiques made in China sont saisis juste avant leur mise sur le marché, tandis qu’en France une alerte est lancée sur des filets d’espadon gavés de mercure en provenance d’Équateur…

Longtemps, nous avons été heureux sans le savoir. La volaille s’élevait à Bresse, les pommes normandes avaient du goût et le poisson se ramassait dans les filets bretons. Aujourd’hui, des conteneurs de nourriture affluent du monde entier, pour le meilleur – toujours plus de variété, en toute saison -, mais aussi pour le pire. Pressés par la concurrence, par leurs actionnaires et par une grande distribution sans pitié, les groupes agroalimentaires vont chercher toujours plus loin, et toujours moins cher, des produits qu’ils trouvaient autrefois à leur porte.

Au nom de la productivité, ils délocalisent à l’autre bout du monde, au risque de surveiller davantage leur assiette fiscale que celle du consommateur. Dans l’alimentation comme dans tant d’autres secteurs, la planète est devenue une gigantesque usine. Les langoustines pêchées en mer d’Écosse coûtent trop cher à produire sur place? On les envoie en Thaïlande pour les faire décortiquer par des “petites mains”, avant de les renvoyer en Europe pour les cuire. Soit un joli voyage de 27.000 kilomètres.
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Industrie agro-alimentaire : “Les lourds dossiers du light”

Le light est devenu un poids lourd de l’agro-alimentaire en France. Le chiffre d’affaire des produits allégés se compte maintenant en dizaines de milliards d’euros.

Pour certains produits, il ne reste plus que du light. 97% des chewing-gums vendus en France sont “sans sucre”. Un Français sur quatre consomme ces produits allégés dont le succès ne se dément pas.

L’allégé envahit tous les rayons des supermarchés : la confiserie, mais aussi la charcuterie, les chips, jusqu’au champagne. Ces produits font néanmoins monter la facture. Mais, sans sucre, sans gras, que contiennent vraiment les produits light ? La surprise est souvent de taille.

Le yaourt 0% retrouve de la texture grâce à l’ajout de gélatine de porc, un véritable problème pour certains consommateurs. Les producteurs de lait light ont remplacé, eux, le gras du lait par les huiles végétales, un peu moins grasses, mais bien moins digestes.

Des insectes dans nos assiettes (Màj vidéo)

Addendum du 26/04/2013 : “Tais toi et mange”

Quiche aux vers de farine, foie gras made in Shanghai ou bons petits plats bien de chez nous, que mangerons-nous en 2050 ? Nourrir les 9 milliards d’être humains qui peupleront la Terre dans 40 ans est devenu un défi économique et écologique sur lequel se penchent déjà les chercheurs, industriels et restaurateurs du monde entier.

Certains pionniers de l’alimentation pensent avoir trouvé une source de protéines bien plus rentable que la viande de bœuf : les insectes. En France, des agriculteurs viennent de lancer une production expérimentale de grillons pour barres énergétiques. Aux Pays-Bas, des chefs imaginent des plats à base d’insectes : quiche aux vers, mousse au chocolat aux sauterelles… Enquête sur notre alimentation de demain : les insectes !

Aujourd’hui déjà, il est devenu difficile voire impossible d’identifier la provenance de ce que l’on mange. De plus en plus de restaurants servent du “fait maison” fabriqué industriellement, et importeront peut-être demain du foie gras… made in China ! La gastronomie défendue par les grands chefs ne sera-t-elle bientôt plus qu’un luxe réservé à une minuscule élite ?

Ce serait la solution idéale pour nourrir les 9 milliards d’être humains dans le monde en 2050. Mais notre goût occidental a encore beaucoup de mal avec ces petites bêtes ; aujourd’hui, des industriels cherchent de nouvelles recettes pour nous faire avaler criquets et autres vers, l’air de rien.

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La PAC et les grands groupes industriels

Longtemps, la liste des subventionnés de la PAC (Politique agricole commune) a été gardée secrète. Ce sont les Belges qui, les premiers, ont vendu la mèche, en révélant que les grands profiteurs de la PAC n’étaient pas du tout des agriculteurs, mais des multinationales comme Unilever ou BASF.

Belgique : Vers la fin du gaspillage alimentaire ?

Par Agnès Rousseaux

En Europe, 50 % des aliments finissent à la poubelle. Des solutions simples existent pourtant contre le gaspillage alimentaire. A Herstal, en Belgique, les grandes surfaces n’ont désormais plus le droit de jeter leurs invendus. Une expérience qui commence à se diffuser dans tout le pays.

Et si pour lutter contre le gaspillage alimentaire, on faisait preuve d’un petit peu d’imagination ? A Herstal, ville de 40 000 habitants de la banlieue de Liège (Belgique), le supermarché Carrefour n’a désormais plus le droit de jeter ses invendus. Il doit en faire don aux associations d’aide alimentaire.

Une obligation à laquelle seront bientôt soumis la quinzaine de supermarchés de la ville. Le principe est très simple : en Belgique, un « permis d’environnement » – intégrant toutes les autorisations environnementales – est requis pour exploiter une entreprise. Lors du renouvellement du permis d’environnement du supermarché Carrefour, le conseil municipal y a intégré l’obligation de mettre les invendus à disposition des associations.

« Ces permis arrivent régulièrement à échéance. Nous y avons vu l’opportunité d’y insérer cette disposition, explique le maire de la ville, l’eurodéputé (socialiste) Frédéric Daerden. Les magasins sont alors obligés de proposer aux associations reconnues par la banque alimentaire les invendus encore consommables, avant de les mettre dans la filière déchets si celles-ci ne les récupèrent pas. »
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