“Les routes du miel” : Un livre pour redécouvrir l’abeille

Photographe indépendant depuis 1989, Éric Tourneret est aujourd’hui internationalement reconnu comme le « photographe des abeilles ». Cela fait 10 ans qu’il travaille uniquement sur les abeilles. Depuis qu’en 2004, il a appris que l’espèce était en train de mourir à cause des pesticides. Le photographe a grandi dans la campagne. “Pour moi, un monde sans abeilles, c’était un monde sans vie“, il vit actuellement en Ardèche.

Son enfance près d’Annecy, entre lac et montagne, le sensibilise à la beauté des milieux naturels. À 17 ans, il découvre l’Afrique, le voyage, le désert, et rencontre d’autres cultures. Il est initié à la photographie dans l’univers des studios, où il côtoie des photographes de mode et de publicité, spécialistes de la lumière et de la création visuelle.

En 2004, sensibilisé à la disparition des abeilles par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Éric commence un travail de fond sur l’apiculture en s’immergeant dans la vie de la ruche. Exposées à l’Orangerie du Sénat en 2006, ses photographies novatrices sont rassemblées dans un premier ouvrage, Le Peuple des abeilles et font l’objet de nombreuses publications dans la presse internationale.

En 2007, il élargit ses investigations à l’international en une série de reportages sur la relation des hommes aux abeilles, de la cueillette la plus archaïque à l’apiculture industrielle et commerciale, au Népal, au Cameroun, en Russie, en Argentine, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux USA, en Roumanie… Son travail est édité en 2009 sous le titre Cueilleurs de miel.
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Inde : Pour soigner l’asthme, ils avalent des poissons vivants

A Hyderabad en Inde, des personnes souffrant d’asthme se sont rassemblées pour avaler des poissons vivants, un traitement traditionnel administré chaque année dans le sud de l’Inde.

Ce “médicament” utilisé comme remède aux problèmes respiratoires, consiste à placer un petit poisson vivant ainsi qu’une formule secrète d’herbes médicinales au fond de la bouche. Tous les ans, le rituel se déroule au début de la mousson au mois de juin, et attire des milliers de personnes à travers le pays.

(Merci à Tilak)

Croissance mondiale : Le diagnostic pas très folichon de l’OCDE

Une croissance moins soutenue qu’on aurait pu l’espérer dans les économies avancées et un ralentissement plus fort dans les émergents : c’est ce que prévoit pour 2015 l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’année 2016 serait meilleure, même si l’organisation s’inquiète, pour le moyen terme, du ralentissement de la croissance potentielle dans le monde.

D’après les Perspectives économiques intermédiaires, présentées mercredi 16 septembre, la croissance mondiale serait ramenée de 3,3 % en 2014 à 3 % en 2015 (soit – 0,1 point par rapport aux prévisions de juin 2015).

Elle accélérerait ensuite à 3,6 % en 2016 au lieu des 3,8 prévus avant l’été, sur fond de stagnation du commerce mondial et de détérioration des conditions financières. Comme souvent, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

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Pollution atmosphérique : 3 millions de morts/an (Màj vidéo)

Les plus défavorisés davantage impactés par la pollution

La pollution atmosphérique serait à l’origine de plus de 3 millions de morts prématurées. C’est une étude publiée par la revue scientifique britannique Nature qui le démontre. Les scientifiques estiment que si rien ne change dans la qualité de l’air, ce seront 6,6 millions de décès qui seront à déplorer en 2050.

Ces trois millions de décès qui surviennent prématurément sont essentiellement la conséquence de la pollution à l’ozone et aux particules fines. Les chercheurs de l’Institut allemand Max Planck ont obtenu ces résultats inquiétants après avoir combiné un modèle atmosphérique avec des données démographiques et sanitaires.

Ainsi, ils ont pu évaluer à 5 personnes sur 10.000 qui chaque année dans le monde succombaient précocement à la pollution de l’air.

Intérieur, extérieur, l’air pollué est partout
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Pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Cela fait maintenant près de 18 mois que les cours du pétrole ont commencé à dégringoler et dans leur sillage celui des principales matières premières, et rien absolument rien ne se passe au niveau de la croissance mondiale: le compteur reste bloqué autour de 2%, et aucun signe d’accélération n’est perceptible.

Pourtant, un contre-choc sur les matières premières notamment un contre-choc pétrolier correspond à une réduction de la rente des pays exportateurs dont on sait qu’elle est mal recyclée.

Pour faire simple il s’agit d’une redistribution des revenus pétroliers, détenus par un petit nombre de personnes ayant un fort taux d’épargne, aux consommateurs des classes moyennes du monde entier, qui ont une forte propension à dépenser.

C’est donc un stimulant de la croissance mondiale. Alors pourquoi fait-il pschitt cette fois-ci ?
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Inde : Le secteur pharmaceutique entaché par des scandales

Cet été, 700 marques de médicaments génériques testés par la société indienne GVK Bio ont dû être retirées du marché européen, à la demande de la Commission européenne.

En cause : des “manipulations systématiques de données” lors des essais cliniques. Cette décision intervient suite à la recommandation émise par l’Agence française de sécurité du médicament, en janvier dernier.

Cette nouvelle affaire ébranle la réputation de l’Inde comme leader dans le domaine pharmaceutique.

Pourquoi la croissance ralentit-elle dans les pays émergents ?

La croissance dans les pays émergents a ralenti depuis 2010. On s’attend à ce que la croissance agrégée annuelle des pays émergents passe de plus de 7 % en 2010 à environ 4 % en 2015, soit un taux bien inférieur au rythme d’expansion du début des années 2.000. Le ralentissement a été généralisé: ces trois dernières années, la croissance a été en moyenne inférieure au rythme d’avant-crise dans 21 des 23 plus grands pays émergents.

Dans certains pays, la croissance a fortement ralenti. Les pays émergents jouent un rôle important en tirant la croissance mondiale et en tant que partenaires à l’échange de la zone euro. Un ralentissement plus marqué dans les pays émergents pèserait par conséquent sur la croissance de l’économie mondiale et de la zone euro.

Nous discutons des facteurs sous-jacents au ralentissement de la croissance économique dans les pays émergents. Ces facteurs incluent la combinaison d’une modération de la croissance structurelle dans certaines des plus grandes économies et des facteurs conjoncturels tels que les répercussions internationales de la faiblesse dans les pays avancés, un changement des conditions de financement externes et le resserrement des politiques domestiques.

Une composante du récent ralentissement a été structurelle. La croissance potentielle dans les pays émergents avait tendance à augmenter avant la crise financière mondiale (tirée par une forte accumulation du capital et des gains de productivité élevés, ainsi que par une dynamique démographique favorable), mais elle a ralenti depuis.
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Pays émergents : Retour aux fondamentaux

Après 15 ans de battage médiatique, une nouvelle opinion commune s’est établie: les marchés émergents sont dans le pétrin. De nombreux analystes ont extrapolé une croissance rapide dans des pays comme le Brésil, la Russie, la Turquie et l’Inde dans un futur indéterminé, en les tenant pour les nouveaux moteurs de l’économie mondiale.

Aujourd’hui la croissance est en baisse dans la quasi-totalité d’entre eux ainsi que des investisseurs retirent leur argent, inspirés en partie par l’espoir que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre. Leurs monnaies ont chuté, alors que les scandales de corruption et d’autres difficultés politiques ont accablé le récit économique dans des endroits comme le Brésil et la Turquie.

Rétrospectivement, il est apparu clairement qu’il n’y avait en fait aucune logique de croissance cohérente dans la plupart des marchés émergents. Sous le vernis, on trouve en fait des taux de croissance élevés motivés non pas par une transformation productive, mais par la demande intérieure, à son tour alimentée par booms temporaires des matières premières et des niveaux non viables d’emprunts publics ou plus souvent privés.

Oui, il y a beaucoup d’entreprises de classe mondiale dans les marchés émergents et l’expansion de la classe moyenne est indéniable. Mais seule une part infime de la main-d’œuvre de ces économies est employée dans des entreprises productives, alors que les entreprises improductives informelles absorbent le reste.
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Démographie : L’étrange destin de la bombe “P”

Qu’est devenue la « bombe P »? Au milieu des années 70, racontent les démographes Yves Charbit et Maryse Gaimard dans leur livre (1), la bombe P, pour « population », faisait courir démographes, diplomates et organisations onusiennes.

En 1974, à la première conférence mondiale sur la population, organisée à Bucarest, il n’y a guère de doute sur son explosion prochaine. A l’époque, l’espèce Homo sapiens compte quatre milliards d’individus vivants, contre trois milliards en 1960, deux en 1927 et un seul en 1803.

L’accélération semble non seulement fulgurante, mais surtout grosse d’une menace, pour l’essentiel vécue comme venant d’un «Tiers-monde», selon le vocabulaire de l’époque, puisque les pays industrialisés ont à l’époque effectué leur «transition démographique», offrant la perspective d’une stabilisation à long terme de leurs populations.

Si le constat est partagé, on s’affronte sur la réaction. Certains réclament des politiques de planning familial et l’usage massif de la contraception. D’autres rétorquent que le développement économique est le meilleur des contraceptifs. Les deux auteurs racontent la passionnante histoire qui suivit.

Car, si nous avons dépassé le septième milliard en 2012, c’est à un rythme d’un milliard tous les treize ans, quasi identique à celui de 1974. La bombe P n’a donc pas explosé, pourraient penser certains.
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Rafale : New Delhi renonce au contrat du siècle

L’appel d’offre a été officiellement cassé par New Delhi. Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, le ministère de la Défense indien a annoncé que l’appel d’offre portant sur la vente de 126 avions de combat “a été annulé“. Ce qui n’est pas réellement une surprise.

Cet appel d’offre était en discussions depuis trois ans avec Dassault Aviation pour la vente de 126 Rafale, dont 106 devaient être fabriqués localement par Hindustan Aeronautics Limitel (HAL), était en sursis depuis l’annonce surprise faite à Paris par le Premier ministre indien, Narendra Modi, de l’achat de 36 Rafale “prêts à voler”.

Une décision qui a été justifiée par l’urgence des besoins opérationnels de l’armée de l’air indienne (IAF).[...]Sur l’achat des 36 Rafale, le ministère a confirmé que les réunions entre les équipes de négociations indienne et française avaient commencé. Sans préciser quand.

Les Indiens veulent que le Rafale, équipé de ses systèmes et de son armement, soit “livré dans la même configuration qui avait été testée et approuvée par l’armée de l’air indienne et avec une responsabilité de la maintenance de l’appareil plus longue assurée par la France“, selon le communiqué du ministère de la Défense indien. Et de rappeler que New Delhi veut acquérir ces appareils “aussi vite que possible” dans le cadre d’un accord de gré à gré avec le gouvernement français (Inter-Governmental Agreement-IGA).
[...]

La Tribune

(Merci à Tilak)

Inde : Aux sources du capitalisme du sous-continent

Aujourd’hui la 10e puissance mondiale en termes de valeur nominale du PIB, l’Inde reste largement absente des travaux comparatifs sur les variétés du capitalisme contemporain. L’historien de l’économie Claude Markovits revient ici sur le rôle du colonialisme, de la diaspora ou encore de la caste sur l’évolution de l’industrie et du capitalisme en Inde.

Quel a été l’impact de la période coloniale britannique sur le développement de l’industrie et l’expansion du capitalisme après l’indépendance ?

Claude Markovits: C’est une idée fort répandue en Inde que l’héritage de la période coloniale a pesé lourd sur le développement industriel et l’expansion du capitalisme après l’indépendance. Mais, quand on cherche à définir plus précisément les aspects négatifs de l’héritage colonial, on se heurte à certaines difficultés.

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Inde : Le yoga, nouvelle arme d’influence

Le Premier ministre indien utilise le yoga comme outil d’influence et de pouvoir. Le yoga devient aujourd’hui un vecteur de rayonnement de l’Inde dans le monde, mais aussi un levier de croissance économique: derrière le salut au Soleil, il y a un marché qui se calcule en dizaines de milliards d’euros.

Katanga, la guerre du cuivre

Située dans le sud-est de la République démocratique du Congo, la province du Katanga concentre d’importants gisements de cuivre et de cobalt. Longtemps exploitées par l’Union minière du Haut Katanga, créée au début du XXe siècle par les colons belges, les carrières ont été nationalisées par le président Mobutu en 1966.

Son clan s’appropriant les richesses sans jamais les réinvestir, la production tombe alors en sommeil, précipitant des milliers de travailleurs au chômage.
Aujourd’hui, massivement devenus “creuseurs illégaux”, ces hommes vivent dans la pauvreté et doivent faire face à la ruée des nouveaux investisseurs étrangers, chinois et indiens en tête.

Arte (2012)

La Chine consommerait près de la moitié des antibiotiques de la planète

La surconsommation d’antibiotiques par la Chine aurait des conséquences désastreuses sur la qualité de l’eau des rivières du pays, vient de révéler une récente étude de l’Académie chinoise des sciences. 

Concentration en résidus d’antibiotiques par kg/km2 dans 58 bassins de rivières de la Chine continentale. (Source : South China Morning Post)

Le delta de la rivière des Perles serait une véritable « soupe d’antibiotiques ». L’expression employée par le South China Morning Post pour titrer un récent article sur la qualité de l’eau des rivières chinoises est radicale, tout comme les conclusions de la récente étude sur laquelle s’appuie le papier. Réalisée par des chercheurs de l’Institut de Géochimie de Guangzhou (Canton), sous la houlette de l’Académie chinoise des sciences, la recherche révèle que la rivière contiendrait l’une des plus importantes concentrations de résidus d’antibiotiques par km2 du pays. Selon les résultats de cette étude inédite à l’échelle nationale parue le mois dernier dans les pages de The Environmental Sciences & Technology, la surconsommation d’antibiotiques par les Chinois serait la première cause de cette pollution .

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Inde : Violence au pays de Gandhi

Si l’Inde, quatrième économie mondiale, se targue d’embrasser la modernité, elle demeure l’un des pays les plus inégalitaires au monde, comme le démontre cette enquête de Lourdes Picareta.

On y suit notamment le calvaire de Shabnam, adolescente issue des intouchables, menacée de mort pour avoir fait condamner ses violeurs membres de la caste dirigeante. Son village d’origine est toujours régi selon l’ancien ordre patriarcal qui légitime le viol et en impute la responsabilité à ses victimes.

Mais les grandes villes n’échappent pas non plus à ces hiérarchies brutales. Comment s’extraire de cet ordre immuable? Cette enquête glaçante expose le fonctionnement d’un système immobiliste

La conférence Paris Climat 2015 est mal partie

Depuis le sommet de la Terre de 1992 à Rio, la consommation d’énergie fossile n’a cessé d’augmenter. En 2013, les seules subventions allouées dans le monde aux combustibles responsables de l’effet de serre représentaient 400 milliards d’euros, soit quatre fois les sommes consacrées aux énergies renouvelables. Lancé en 2011 par les Nations unies, le Fonds vert pour le climat n’a pu à ce jour rassembler que 10 milliards d’euros…

Un accord international échouera à contenir le réchauffement de la planète en deçà de deux degrés, comme l’envisage la conférence qui doit s’ouvrir le 30 novembre, si les gouvernements continuent de subordonner leurs décisions à la préservation d’un système de production basé sur l’accumulation, le pillage et le gaspillage.

On ne répondra pas au défi climatique sans l’implication des populations, mais les initiatives individuelles ou locales demeureront inopérantes en l’absence de volonté politique globale.

L’acceptation d’une société moins énergivore, plus frugale, qui imposera la modification de nombreuses habitudes, réclame la perspective d’une amélioration de la qualité de la vie. Il n’y aura pas de transition énergétique sans transformation économique et sociale, sans redistribution des revenus tant à l’échelle nationale que mondiale.
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Les petites mains derrière les ordinateurs

Et s’il y avait des gens cachés derrière nos ordinateurs ? Des humains chargés d’effectuer des tâches encore trop complexes pour nos machines ? Et si, derrière l’intelligence artificielle de certains logiciels, il existait en fait des milliers de petites mains sous-payées ?

C’est l’histoire d’une arnaque vieille de plusieurs siècles, remise au goût du jour par le géant de l’internet Amazon et son mystérieux Turc mécanique.

Ce scénario impensable est pourtant vrai : aujourd’hui, dans le monde, plusieurs centaines de milliers de personnes travaillent dans l’ombre de nos ordinateurs pour à peine quelques centimes d’euro.

Chine : Le systéme financier et l’écologie

L’impératif d’une croissance durable respectueuse de l’environnement impose-t-elle la création d’une nouvelle génération de banques de développement à l’initiative des pays émergents? La création de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) par la Chine a intensifié le débat sur cette question.

Pourtant il en est une autre au moins aussi cruciale : de plus en plus important sur la scène internationale, les marchés financiers des pays en développement peuvent-ils encourager ce type de croissance ?

Pour l’instant la réponse semble être positive. La Chine et les autres grands pays émergents paraissent engagés dans la construction de systèmes financiers au service d’un développement durable et inclusif. Mais ils ne peuvent à eux tout seuls bâtir une économie mondiale durable et inclusive.

Les véhicules d’investissement spécialisés dont l’importance et le nombre va croissant depuis quelques années jouent un rôle crucial pour cela. La BAII et la future Nouvelle banque pour le développement créée par les BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) en sont l’illustration la plus visible, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les deux plus grandes banques de développement de la planète (la Banque brésilienne de développement et la Banque chinoise de développement) gèrent à elles deux 1.500 milliards d’actifs.
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PSA et Renault ouvrent leurs portes aux équipementiers chinois et indiens

Dans les pays émergents, les fournisseurs locaux sont sollicités pour réduire les coûts.

Les terrains de jeux sont différents, mais la logique est la même. Qu’il s’agisse de Renault en Inde, cœur du développement de la future gamme de véhicules à très bas coûts du groupe(« Les Echos » du 21 mai), ou de PSA en Chine, les deux constructeurs français ouvrent leurs portes aux fournisseurs indiens et chinois. Deux terrains de jeux stratégiques du moment. L’objectif : accéder à des coûts quasi-imbattables.

Chez DPCA, la joint-venture chinoise entre PSA et Dongfeng, on compte désormais plus d’une centaine de fournisseurs chinois parmi les 450 fournisseurs de rang 1, aux noms souvent inconnus (Hubei ZhengAo, Inteva Zhenjiang, Jingzhou Henglong…). « L’un d’eux a par exemple remporté un contrat important de réservoirs jusqu’ici tenu par un fournisseur traditionnel, ce qui nous a permis d’abaisser nos coûts de 20 %. De même, 100 % de nos pièces d’emboutissage sont désormais réalisées par des équipementiers chinois.  » indique Jean Mouro, directeur général adjoint exécutif de DPCA.

Tarifs agressifs

Grâce à leurs tarifs très agressifs, obtenus via des réseaux de sous-traitants complexes à maîtriser pour des groupes étrangers, ces acteurs obligent les filiales des grands équipementiers mondiaux (Bosch, Valeo, Faurecia, Continental, ZF…), à se battre pour garder leurs contrats.

« On crée un cercle vertueux de compétitivité puisque DPCA dispose désormais d’un taux d’intégration locale de plus de 95 % contre 40 % il y a dix ans. Nous parvenons à réaliser 4 à 5 % de gains annuels pour les véhicules déjà en circulation, et jusqu’à 30 % pour les programmes futurs », poursuit Jean Mouro. Le groupe s’appuie pour cela sur son partenaire chinois Dongfeng, qui lui donne accès à davantage de fournisseurs locaux.
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Inde : « Il y a le feu au lac »

En Inde, la célèbre citation prend véritablement tout son sens. Vendredi soir dernier, à Bangalore, l’épaisse mousse toxique composée de produits chimiques et d’eaux usées qui recouvre le lac de Bellandur Varthur depuis des années, a littéralement pris feu.

Les experts de la ville ont confirmé qu’une suspension d’huiles et de phosphore provenant de déchets industriels non traités mélangés aux eaux usées ont créé un véritable cocktail Molotov combustible et susceptible de s’enflammer à tout moment.

Toutes les zones humides à proximité ont d’ores et déjà été détruites par le passage de cette “soupe toxique”. La pollution du lac est devenue totalement incontrôlable”, a déclaré un officiel du conseil de contrôle de la pollution locale.

Les habitants ont également signalé des réactions allergiques et une sensation de brûlure éventuellement causées par des toxines libérées par la mousse. Il semble que cette pollution se soit déjà propagée à autre lac voisin.

(Merci à Tilak)

L’Inde veut séduire les investisseurs étrangers

En Inde, depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi il y a un an, les premiers signes de la reprise économique se font sentir et le taux de croissance a bondi. Beaucoup attribuent cette reprise à la politique pro-business de celui qui se présente comme “le PDG de l’Inde“.

(Merci à Tilak)

Le bonheur au travail

La crise économique touche le monde entier, mais dans ce magma de déprime, il existe cependant des entreprises où règne le bonheur. Dans ce film-enquête, nous suivons les salariés pour comprendre les recettes du bonheur dans les secteurs d’activités les plus divers et découvrir des solutions innovantes qui permettent de recréer la confiance, la liberté et la créativité dans le monde du travail.

Aujourd’hui, le niveau d’éducation de plus en plus élevé et la révolution numérique changent la donne. Les salariés, formés et informés, ressentent vivement la frustration d’être considérés comme des pions au sein d’organisations qui peinent à s’adapter à une concurrence mondialisée ou dans un service public dont l’orthodoxie budgétaire impose sans cesse de nouvelles réductions d’effectifs.

Qu’y a-t-il de commun entre le Ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques? Toutes sont des entreprises « libérées », des entreprises dans lesquelles les employés ont la complète responsabilité de décider ce qu’ils jugent pertinent pour effectuer leur travail.

Ces différentes histoires, positives et réjouissantes, mettent en avant certaines constantes : arrêt du système pyramidal, pratiques égalitaires, suppression des contrôles et des chefs, partage de l’information. Puissent-elles en inspirer d’autres.

Énergie solaire : La révolution silencieuse des tarifs

En novembre, Dubaï a annoncé la construction d’un parc d’énergie solaire qui va produire de l’électricité pour moins de 0,06 dollar par kilowatt-heure, proposant ainsi une meilleure offre face aux autres options d’investissement, à savoir les centrales électriques à gaz ou à charbon.

Cette centrale, qui doit être opérationnelle en 2017, est encore un nouveau signe avant-coureur d’un avenir dans lequel les énergies renouvelables vont évincer les combustibles fossiles classiques.

En effet, il ne se passe pas une semaine sans que l’on entende parler d’un accord capital sur un chantier de centrale solaire. Pour ne parler que du mois de février dernier, il y a eu des annonces de nouveaux projets d’énergie solaire au Nigéria (1.000 mégawatts), en Australie (2.000 MW) et en Inde (10.000 MW).

Il ne fait aucun doute que ces développements sont de bon augure pour la lutte contre le changement climatique. Mais la principale motivation qui les anime est le profit, pas l’environnement, car une efficacité accrue dans la distribution d’énergie (et le cas échéant dans le stockage), réduit le coût de production de l’énergie renouvelable.

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Diabète et obésité sont de puissants freins à la croissance mondiale

Selon une étude de Morgan Stanley (en anglais), 18,2 % de la croissance du PIB réel devrait être perdue en moyenne par les pays de l’OCDE sur 20 ans à cause de maladies liées au sucre. Le Chili et les États-Unis seraient les plus touchés.


“Vivre gras, mourir jeune”

Si le diabète promet d’être un marché prospère pour les big pharmas (50 milliards de dollars soit 46 milliards d’euros en 2020), il sera ravageur pour la croissance de nombreux pays. C’est en tout cas ce que pronostique Morgan Stanley dans une étude publiée le 18 mars.

La banque estime ainsi que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera perdu chaque année en moyenne à cause du diabète et de l’obésité, et ce jusqu’en 2035. Au total cela représenterait une perte moyenne de 18,2% de la croissance du PIB réel (ajusté avec les prévisions d’inflation ou de déflation, ndlr)  de ces pays sur 20 ans.

Quant à la croissance des BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud), si elle est estimée à 4,5% par an jusqu’en 2035, elle devrait tomber à 4,2% en prenant en compte les impacts des problèmes liés au sucre.
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Inde : A l’université de la vie

Faut-il forcément étudier dans une école classique en dur pour réussir ? Ou alors existe-t-il d’autres types d’environnement tout aussi propices à la réussite ? Cette semaine, Learning World vous fait découvrir deux écoles anti-conformistes qui proposent un enseignement sans murs, loin des sentiers battus.

(Merci à Tilak)

Inde : Narendra Modi, portrait d’un Premier ministre aux multiples facettes

Élu Premier ministre au printemps 2014, Narendra Modi a souvent mis au premier plan son bilan économique en tant que gouverneur du Gujarat. Mais là où certains saluent un “miracle” orchestré d’une main de maître, d’autres voient une libéralisation qui ne profite pas à la majorité des Indiens.

Modi est également sous le feu des critiques pour son appartenance historique au plus grand mouvement nationaliste hindou et à sa gestion controversée des émeutes religieuses de 2002.

(Merci à Tilak)

Inde : Le Gange, fleuve à la dérive

Le Gange est un fleuve sacré pour des centaines de millions d’Indiens. Depuis plusieurs décennies, tous les gouvernements ont eu la rude tâche d’essayer de le rendre «propre». Une mission quasi impossible. Le Premier ministre Narendra Modi pourra-t-il à son tour relever ce défi?

Avec Bénarès, Kanpur est l’un des endroits les plus sales du Gange. Là se concentre la plus grande partie de l’industrie du cuir (activité principale de la ville depuis plus d’un siècle). Des millions de litres de déchets industriels sont déversés dans l’eau et sur les rives.

Selon l’ONG Eco Friends, les 400 tanneries rejettent 50 millions de litres d’eau souillée dans le fleuve. Seuls 9 millions sont traités. La majorité des ateliers sont tenus par des musulmans. Le nettoyage instamment demandé par des nationalistes hindous prend une connotation religieuse et politique.

Narendra Modi, est issu des cercles nationalistes hindous et leader du Barhatiya Janata Party (Parti du Peuple indien). Élu Premier ministre de l’Inde le 17 mai 2014, il fête sa victoire sur les bords du Gange. Lors de sa campagne, il a promis aux Indiens de dépolluer le Gange, véritable égout à ciel ouvert.
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L’OCDE redoute une nouvelle crise financière

L’organisation prévoit néanmoins en zone euro une croissance de 1,4 % en 2015 et 2 % en 2016, soit davantage que dans ses précédentes estimations.

L’OCDE se montre nettement plus optimiste pour la zone euro dans ses prévisions de croissance publiées mercredi (18 mars), mais s’inquiète fort de la très faible inflation dans la région, et de la surchauffe financière partout dans le monde.

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Le vieillissement de la population, un problème pour les émergents, aussi

Le vieillissement de la population ne concerne pas que les pays riches. Les émergents vont être rapidement touchés. Comment y faire face? En augmentant la productivité de l’économie, notamment. Par Martin Neil Baily, président du groupe de développement de la politique économique à la Brookings Institution et Jaana Remes partner au McKinsey Global Institute, San Francisco.

Le vieillissement de la population est souvent cité comme un enjeu économique majeur pour le monde développé. Mais un nouveau rapport du McKinsey Global Institute (MGI) montre que les changements démographiques constituent une menace encore plus grande pour les perspectives de croissance de nombreuses économies émergentes.

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5 prédictions autour de la “ville intelligente”

En 2015, c’est une certitude, la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain. Mais l’inverse est également vrai ! C’est ce qu’explique Mathieu Lefèvre, directeur exécutif de New Cities Foundation, plateforme de réflexion sur la ville de demain. Selon lui, l’année 2015 devrait même être marquée par l’ère de la “post smart city“: un nouveau modèle qui accorderait beaucoup plus d’importance à l’humain. On parlerait alors de “sensitive city“…

De quoi sera faite la ville de demain ? Il y a d’abord les certitudes. Fin 2015, la population urbaine mondiale aura crû de près de 2%, soit 70 millions de citadins supplémentaires – l’équivalent de la France. Un tel changement démographique annonce de profondes mutations culturelles, sociales, économiques et environnementales.

A cette première certitude s’ajoute une seconde plus tangible: l’avancée technologique. Il suffit de rappeler que le premier iPhone est sorti il y a moins de 8 ans, en 2007. De l’intelligence artificielle à l’impression 3D, en passant par les objets connectés et la biotechnologie, les technologies à haut potentiel disruptif abondent et auront un impact sur notre quotidien dont on ne saurait mesurer l’ampleur.

La smart city est née à la croisée de ces deux phénomènes. Si l’on peut prédire sans trop prendre de risques que la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain, l’inverse est également vrai : la ville a un effet important sur la technologie. Il ne peut exister d’Uber, d’Airbnb ou de Velib’ sans ville dense et dynamique. De quoi sera donc faite la ville de demain? Aventurons-nous dans quelques prédictions pour 2015.
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L’innovation frugale : « Faire mieux avec moins »

C’est la philosophie de Navi Radjou, consultant mondialement connu et spécialiste de l’innovation, auteur de « L’innovation Jugaad ». Un concept tout droit venu d’Inde.

La Jugaad, c’est innover avec les moyens du bord tout en réduisant l’utilisation de ressources de plus en plus rares. Un modèle qui peut aussi s’adapter à nos sociétés occidentales et « high tech ».

Démonstration avec Paul Benoit, inventeur du radiateur numérique, une innovation Jugaad bien utile sous nos latitudes.



(Merci à TilaK)

Milliardaires : Toujours plus nombreux

En 2014, le magazine Forbes a recensé 1.826 milliardaires dans le monde, un record absolu depuis 30 ans. Les États-Unis demeurent le pays où il y a le plus de milliardaires (536), devant la Chine (213), l’Allemagne (103) et l’Inde (90).

Bill Gates reste l’homme le plus riche du monde, tandis que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, intègre pour la première fois le cercle fermé des 20 plus grandes fortunes mondiales. Zoom sur les personnalités les plus riches du monde.

Inde : Suzuki défié par la jeunesse ouvrière

Pour attirer les investisseurs en Inde, le premier ministre Narendra Modi propose d’accroître la flexibilité du travail. Comme le montre l’importante grève de 2011-2012 chez Maruti Suzuki, l’affaire n’est pas complètement jouée. Solidarité entre précaires et titulaires, renouveau syndical : les jeunes travailleurs résistent et bouleversent le répertoire traditionnel de la lutte en usine.

Sixième producteur mondial avec deux millions de véhicules construits en 2013 (1), l’Inde espère se hisser à la quatrième place d’ici à 2016. La réforme du travail présentée en octobre 2014 par le nouveau premier ministre Narendra Modi est censée favoriser un retour à la croissance que le secteur a connue dans les années 2000 (de l’ordre de 8 % par an en moyenne).

Elle impose la diminution des inspections du travail, la « simplification » de certaines lois, l’allongement de la durée de l’apprentissage, tout en poussant au recours systématique à une main-d’œuvre non titulaire et moins payée (2). Ces mesures sont en partie destinées à attirer les investisseurs étrangers, alors que la campagne gouvernementale « Made in India » bat son plein.

Elles risquent d’aggraver la précarisation qui touche l’industrie depuis plusieurs années et qui a provoqué l’émergence dans la jeunesse ouvrière de pratiques et d’aspirations nouvelles. Le conflit qui a ébranlé le constructeur Maruti Suzuki en 2011 et 2012, où la mobilisation persiste malgré la dureté de la répression, fait toujours figure d’exemple.
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La Réunion : Abdoul Cadjee, un destin z’arabe

Histoire d’une success story à ” l’américaine “, celle d’un homme d’affaires parmi les plus grosses fortunes de l’île de La Réunion. Fils de commerçant indo-musulman, appelé localement ” z’arabe “, Abdoul Cadjee cultive avec soin l’âme des pionniers gujaratis arrivés libres du Nord de l’Inde…

Equation : La plus vaste opération de cyberespionnage de tous les temps

Kaspersky Lab affirme avoir découvert qu’un groupe nommé “Equation”, présenté comme proche de la NSA, espionne le monde entier. Ce groupe a développé des outils d’espionnage indétectables et les a installés secrètement sur les disques durs des ordinateurs, révèle l’éditeur de logiciels anti-virus.

C’est l’un des groupes les plus menaçants que nous ayons vus“. Un rapport publié lundi par la société spécialisée en sécurité informatique russe Kaspersky Lab affirme que des millions d’ordinateurs sont espionnés en secret par les outils du groupe Equation.

La mystérieuse organisation, dont plusieurs indices pointent vers un lien fort avec la NSA, userait de méthodes sophistiquées pour installer des fichiers indétectables sur les disques durs des ordinateurs. 

Cette campagne “surpasse tout ce qui a été fait en matière de complexité et de sophistication” dans le domaine du cyber-espionnage, indique l’éditeur d’antivirus, qui a retrouvé sa trace jusqu’à aussi loin que 2001. Appelés Fanny ou GRAYFISH, les programmes développés par le groupe Equation volent les informations des ordinateurs infectés en exploitant les failles de Windows.
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Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
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Inde : L’homme qui a planté une forêt à mains nues

Jadav Payeng est un Indien qui vit sur l’île de Majuli, au bord de la rivière Brahmaputra, dans l’extrême nord-est de l’Inde. Depuis 1979, Jadav plante de ses propres mains une forêt sur cette île afin de prévenir son érosion.

Grâce à lui, une végétation luxuriante accueille aujourd’hui de nombreuses espèces animales, dont l’éléphant, le tigre, le rhinocéros, ou encore le vautour. Pour en arriver là, Jadav Payeng a creusé des trous avec les bouts de bois trouvés sur son chemin, utilisé les graines de la végétation environnante et planté des arbres à mains nues.

Payeng a recréé un écosystème sur une île en perdition grâce à son dévouement et à un travail quotidien pendant des décennies. C’est ce qui rend son histoire absolument incroyable.

Alors que la population de l’île de Majuli tente d’obtenir la distinction de patrimoine mondial de l’Unesco afin de parvenir à protéger cette forêt et que toutes ses demandes ont été rejetées, William Douglas McMaster a réalisé le portrait de Jadav Payeng, touchant et délicat. Il nous parle de cette aventure humaine. Entretien.
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