3D-Varius : Le violon né d’une imprimante 3D

Tout droit sorti de l’imagination d’un ingénieur français qui voulait allier sa passion et son métier, ce drôle de violon s’appelle un 3D-Varius. Il est né d’une imprimante 3D. Grâce à cela, l’instrument magique est à la fois puissant et ultraléger. Pour en arriver à ce bijou, il a fallu tester plusieurs matières.

Le fait qu’il soit plus léger, ça permet déjà d’enlever les tensions, et d’avoir des mouvements beaucoup plus fluides“, note Laurent Bernadac, inventeur du 3D-Varius. Mais “le trajet des ondes sonores [n'est également pas] parasité par toutes sortes de collages ni de lissages“, ajoute-t-il.
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La révolution des impressions en 3D

Ce lundi 17 août, Maxence a reçu une prothèse de main imprimée en 3D, une première en France. Une révolution qui prouve une fois encore que cette technologie peut faire des miracles.Dans la santé avec des prothèses par exemple, mais pas seulement. Des voitures, des maisons et même des ponts peuvent aujourd’hui être imprimés en 3D.

Hackerspaces et fab labs : Une révolution silencieuse

En septembre 2012, The Economist faisait sa Une sur le thème de la troisième révolution industrielle. Dans le dossier qu’il consacrait à ce sujet, il suggèrait que l’imprimante 3D, ainsi que d’autres personal fabricators (outils de fabrication personnels) étaient sur le point de changer complètement la donne de notre industrie. Chris Anderson et quelques prophètes de “l’économie numérique du faire” argumentent d’une manière similaire.

Avec les nouveaux outillages, nous pouvons sérieusement envisager de compresser fortement les coûts liés à la flexibilité, à la variété et à la complexité de la production de nombreux produits domestiques ou industriels. Il est certainement trop tôt pour statuer sur les impacts réels de l’imprimante 3D sur l’économie de demain.

Une chose est certaine, en revanche, on assiste aujourd’hui à un succès grandissant des fab labs et autres hackerspaces, autant d’espaces collaboratifs dans lesquels celles et ceux qui le souhaitent sont conviés à venir bidouiller, réparer, innover…

Ces tiers-lieux de fabrication, ainsi que les nomme Antoine Burret, ne relèvent pas d’un modèle unique. Ils constituent plutôt une vaste nébuleuse dont il est possible de repérer quelques idéaux-types, dont la réalité se charge bien souvent de brouiller les frontières.
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Une nouvelle imprimante 3D fabrique les objets 25 à 100 fois plus vite

Cette imprimante fonctionne selon le système CLIP (pour continuous liquid interface production). Contrairement aux dispositifs 3D habituels, l’impression ne se fait pas par ajout, couche à couche, de matière. L’objet à fabriquer est créé et solidifié d’un seul tenant ce qui accélère grandement le processus affirme Carbon3D.

Un article consacré à cette technologie est publié dans la revue Science. CLIP fonctionne selon le principe de la photo-polymérisation qui repose sur la propriété de certaines résines de se solidifier au contact de la lumière et de la chaleur. Dans ce cas, un bac contenant une résine liquide est éclairé par des faisceaux lumineux à travers une membrane perméable à l’oxygène.

L’oxygène empêche la solidification immédiate du matériau. La combinaison des deux permet de mouler et de solidifier des formes d’un seul bloc et donc beaucoup plus rapidement, de 25 à 100 fois plus vite.

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Chine : Le premier building de 5 étages imprimé en 3D

Il y a peu, une petite société chinoise imprimait 10 maisons en l’espace de 24 heures ! Début 2015, Winsun réitère son exploit en « imprimant » le premier immeuble au monde…

En chine, les graves problèmes de l’accès au logement pousse des acteurs économiques comme Winsun à développer en toute hâte des technologies de construction rapide et abordable. L’impression 3D semble une solution toute trouvée dans le domaine du gros œuvre.

Leur imprimante 3D hors norme mesure 6 mètres de haut, 40 mètres de long et de 10 mètres de large. De quoi réaliser de larges structures à assembler pour former des maisons et, désormais, des immeubles. En ce début d’année, la société va réaliser un tour de force: ériger une villa de 1.110 m² et un immeuble de 5 niveaux en un temps record. Un seul jour suffit par étage !

Le matériau utilisé est un mélange de ciment, de sable, de béton et de verre, soit un mixe des déchets de construction. Malgré les coûts élevés en CO² pour produire ce type de bâtiment, WinSun affirme qu’il est écologique car les matériaux peuvent facilement être recyclés, jusqu’à hauteur de 60% de la construction initiale. La main d’œuvre chuterait également de 50 à 80% ainsi que les coûts de production de 50 à 70%.
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Pays-Bas : La maison 3D d’Amsterdam

D’Amsterdam à Shanghai, les imprimantes 3D sont en train de changer la donne en matière d’architecture: gain de temps pour les maquettes, précision de la construction… mais aussi possibilité d’imprimer directement sa maison!

Direction Amsterdam en Hollande pour découvrir la première maison entièrement conçue et imprimée en 3D et en bioplastique, la 3D Print Canalhouse. Dans un élan du tout customisable, demain serons-nous tous architectes de nos propres maisons ?

Robotisation et chômage de masse : à quoi ressemblera la société de demain ?

Trois millions d’emplois vont être supprimés en France d’ici à 2025 à cause des robots. Telle est la prédiction d’une société internationale de conseil stratégique. L’automatisation accélérée des tâches et des métiers va bouleverser notre quotidien. Faut-il s’inquiéter de ce chômage à venir, dû aux progrès technologiques ? Ou réfléchir déjà à quoi ressemblera la société à ce moment-là?

Pour avoir une idée de ce que nous réserve le futur, rencontre avec Charles-Edouard Bouée, PDG de Roland Berger Strategy Consultants et auteur de Confucius et les automates (Grasset), ouvrage sur “l’avenir de l’homme dans la civilisation des machines”. Passionné de science-fiction, il a analysé les changements industriels dans les différents pays où il a vécu : l’Angleterre, la France, la Chine, les États-Unis et désormais l’Allemagne.

Pourquoi l’automatisation est-elle amenée à progresser dans les usines ?

Charles-Édouard Bouée : Aujourd’hui, les robots des usines sont de grosses machines qui sont “en cage” car elles ne savent pas interagir avec les êtres humains. Mais on va passer au concept de l’industrie 4.0, lancée à la foire d’Hanovre (Allemagne) l’an dernier : les robots vont sortir “des cages” et être mis sur des programmes qui leur permettront de communiquer entre eux. On va pouvoir concevoir des simulations d’usines avant de les construire, et donc éliminer l’imprévisible, lié aux humains.

L’usine se déshumanise, comme ce fut le cas dans le passé pour l’industrie militaire, qui est toujours un bon indicateur du futur. Quand les premiers avions de chasse à réaction, ont été créés, le problème, c’était l’humain. Ce genre d’appareil doit être très rapide. Et l’être humain qui se trouve à bord a des contraintes physiques et un temps de réponse limité à son œil et son cerveau, ce qui limite sa vitesse. Si on veut une armée efficace, l’avion de chasse doit être, du coup, sans pilote. Et ça, ça s’appelle un drone.

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L’imprimante 3D de chantier va-t-elle bientôt remplacer les entreprises de BTP ?

Architectes et ingénieurs s’activent pour être les premiers à imprimer intégralement un bâtiment. Coffrage et échafaudage rimeront-ils bientôt avec moyen-âge ?

Il y a quelques mois, dans un jardin d’un lotissement du Minnesota a surgi, en quelques jours un château médiéval. Cette copie haute de deux étages a été réalisée grâce à une imprimante 3D faite maison. « Le problème que je rencontre, à ce jour, se situe au niveau de la buse de la tête d’impression. L’éjection du béton – matériau visqueux –  doit être améliorée », explique l’inventeur qui, fort de son exploit réalisé à domicile,  lance aujourd’hui un appel aux architectes et ingénieurs qui souhaitent l’accompagner dans la poursuite de son « rêve d’enfant » : imprimer des bâtiments.

Cet Américain n’est pas le seul à qui l’impression 3D fait tourner la tête. La chimère du chantier sans ouvriers se répand et, en Amérique, en Europe et en Asie, ingénieurs, chercheurs et architectes s’activent à concevoir une imprimante à bâtiments qui pourrait révolutionner notre manière de construire et faire passer les coffrages et les échafaudages pour des antiquités.

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Sahara : Une imprimante 3D matérialise des objets dans du sable grâce à l’énergie solaire

Depuis son invention, l’impression 3D ne cesse de repousser les limites de la technologie et fait désormais partie intégrante de notre quotidien. Cela dit, celle que Markus a mise au point se différencie de ses semblables: elle fonctionne à l’énergie solaire et permet de créer des objets à partir du sable.

Markus Kayser, un artiste allemand originaire d’Hambourg a mis au point un concept d’imprimante 3D écologique alimentée par l’énergie solaire: SolarSinter. De la même façon qu’on se sert d’une loupe pour réfléchir les rayons du soleil et générer une source de chaleur, l’énorme lentille de Fresnel dont est équipée l’imprimante solaire de Markus génère assez d’énergie pour donner vie à des structures faites de sable.

De plus, contrairement aux imprimantes 3D traditionnelles qui utilisent la technologie laser pour créer des objets 3D à partir de variété de plastiques en poudre, de résines ou de métaux, la SolarSinter ne fonctionne qu’à l’aide d’éléments naturels. Les rayons du soleil remplacent le laser, de même que le sable prend la place des résines.

Après deux semaines de tests dans la partie égyptienne du désert du Sahara, la machine et les résultats obtenus ont permis à Markus de conclure que sa SolarSinter incarnait un grand pas en avant vers une nouvelle façon de produire des outils performants, grâce à deux éléments naturels: le soleil et le sable.

États-Unis : “Starti”, la première voiture créée avec une imprimante 3D

Après la pizza, le vêtement, le meuble et même la maison issus des imprimantes 3D, voici la voiture. Un groupe d’ingénieurs a présenté une voiture conçue à partir d’impressions 3D, samedi 13 septembre, au salon des technologies de l’industrie à Chicago (États-Unis).

Les composants de la voiture ont été imprimés les uns après les autres durant plus de 44 heures, selon Les Echos. “Nommé ‘Strati’, le prototype du véhicule a été sélectionné parmi plus de 200 autres en juin dernier par Local Motors qui avait lancé un appel à projet auprès de sa communauté d’experts et de designers”, précise le quotidien économique.

Avec 800 kilos, elle est plus légère que les véhicules traditionnels. Elle est fabriquée avec de l’acrylonitrile butadiène styrène (ABS), un plastique présentant une bonne tenue aux chocs et relativement rigide, à renfort de fibre de carbone. Aux pièces imprimées en 3D vient s’ajouter un moteur électrique.

Mais vous ne la croiserez pas tout de suite dans les rues : elle n’a pas encore été homologuée par l’instance chargé d’approuver les véhicules, a précisé samedi le PDG de Local Motors.

Togo : Une imprimante 3D construite à base de déchets

Au sein d’un atelier de bricolage numérique participatif, ou fablab, au Togo, Afate a pu réaliser la première imprimante africaine 100% recyclage, à base de déchets informatiques occidentaux.

Le “bricoleur” inspecte les décharges, à la recherche de châssis d’unités centrales ou de pièces d’imprimantes usagées, pour achever sa machine. L’imprimante 3D lui permettra, notamment, de concevoir de nombreux instruments en plastique, difficilement accessibles sur le marché africain.

Julien, du fablab de Gennevilliers, s’est rendu spécialement à Lomé pour aider Afate à finaliser sa machine. Ravi de cet échange, ce dernier ne cache pas son enthousiasme: “Il y a encore plus de travail à réaliser ici, avec l’imprimante 3D, qu’en France, où on peut tout remplacer rapidement”.

En permettant à chacun de créer son objet, à partir de logiciels et d’informations libres d’accès et de droit, le fablab aspire, en effet, à “démocratiser” les progrès de la haute technologie pour les populations qui n’ont pas accès à la consommation de masse. Alliée à la “débrouillardise” africaine, cette initiative pourrait bien être promise à un bel avenir, et faciliter le recyclage des déchets informatiques occidentaux, échouant ordinairement dans les décharges africaines.

L’Express

(Merci à Erwinn)