À la rencontre de rentiers de France

Être rentier en 2015, un rêve pour certains, un bonheur en trompe l’œil pour d’autres. Une équipe de France 2 a suivi deux rentiers. Pour Jean-Bernard, 67 ans les vacances c’est tous les jours depuis près de 30 ans. Il est rentier Ils seraient 5.000 dans ce cas.

À Empuriabrava, en Espagne, Jean-Bernard mène une vie paisible depuis 27 ans. Le 19 février 1988, la chance lui sourit, il gagne au loto 17 millions de francs, soit 2.600.000 euros. “Tout s’embrouille, on est euphorique, et puis on se dit qu’est-ce que je veux faire maintenant ?“. Issu d’un milieu modeste, cet ancien cuisinier qui a commencé sa carrière a 14 ans décide d’arrêter de travailler, il a alors 40 ans.

Élise Franck a 35 ans et est aussi rentière. Pas question de rester inactive, elle gère aujourd’hui son patrimoine. Son passe-temps, investir dans des appartements en mauvais état dans les quartiers cossus de Paris, puis les retaper. En 2005, elle décide de changer de vie et quitte son travail de secrétaire bancaire avec un but, devenir riche. Quand elle était secrétaire, elle gagnait 1300 euros par mois. Aujourd’hui, elle en gagne 13.000, dix fois plus.

Italie : À la rencontre des petites mains de “l’or rouge”

En Italie, des centaines de milliers de saisonniers travaillent dans les champs agricoles. Pour quelques dizaines d’euros par jour, ils travaillent quotidiennement entre 10 et 12 heures sous un soleil de plomb et vivent souvent dans des conditions insalubres.

La plupart sont des immigrés clandestins venus d’Afrique. Reportage dans le sud de l’Italie, à Foggia, où la récolte des tomates, “l’or rouge“, est en cours.

Jacques Attali : « Integrex »

Comme prévu, l’humanité est et sera de plus en plus nomade. Plus de 200 millions de gens vivent déjà sur un autre continent que celui où ils sont nés. Et, quels que soient les barrières et les murs dressés, ils seront plus de 500 millions dans ce cas en 2050.

“Freedom not Frontex” (Liberté pas Frontex)

Alors, que faire? La tentation naturelle est et sera de refuser ces « envahisseurs », ces « intrus » ; de pourchasser, d’arrêter, d’expulser ceux qui se glissent illégalement dans les trop rares lieux d’abondance et de paix du monde. Qui peut en vouloir à ceux qui fuient la violence? Qui peut en vouloir à ceux qui prennent peur pour leur tranquillité?

Mais fermer les frontières devant les gens entraînera inévitablement leur fermeture, un jour, devant les marchandises, les capitaux et les idées. La dictature et la confrontation en découleront, comme ce fut si souvent le cas dans le passé. De même, ouvrir à tout vent conduirait à des désastres innombrables. Donc, que faire?

La politique vise justement à trouver un compromis entre ces deux extrêmes tout aussi inacceptables. En Europe, une politique de fermeture ou d’ouverture. ne peut être nationale, car il suffit d’une anicroche, dans une maille du filet, pour qu’il soit inopérant.
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Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
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Que faire face aux migrants?

Horrifiés et impuissants, nous assistons à la recrudescence en Méditerranée des naufrages de migrants. Les victimes se comptent par centaines. L’Union européenne tergiverse. Chacun y va de son indignation, qui glisse néanmoins au silence gêné dès qu’il devient question d’accueillir. Les experts en tout genre analysent et supputent.

A vrai dire, les causes sont vite cernées, encore qu’elles constituent un faisceau où s’entrecroisent raisons objectives et calculs politiques, sinon bassement financiers. Laissons d’emblée l’explication basique chère aux radicaux de tout poil: c’est la faute à l’Occident ! Une météorite viendrait par malheur frapper notre planète que ces doctrinaires tranchants sauraient aussitôt dénoncer les manigances de l’impérialisme.

Sans nier les erreurs, les interventions parfois inopportunes, l’oubli des principes au profit des intérêts bien compris, attribuer aux seuls Occidentaux la responsabilité du chaos qui affecte le Moyen-Orient et une large partie de l’Afrique relève de la mystification.

La guerre civile, l’explosion des fanatismes religieux, la décomposition politique, la ruine économique ne sont pas le résultat d’une conspiration mondialiste, mais l’aboutissement d’évolutions commencées voici des décennies et parfaitement prévues par des observateurs objectifs et lucides. Restons seulement dans le domaine français : il faudrait relire aujourd’hui René Dumont (« L’Afrique noire est mal partie » 1962) ou Jean-Christophe Rufin (« L’Empire et les nouveaux barbares » 1991), pour ne citer que ces deux-là.
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La cruelle absence d’une politique démographique européenne

Empêtrée dans ses difficultés du moment, l’Europe européenne ne voit pas arriver la prochaine crise… démographique.

En prolongeant le déficit actuel des naissances par rapport aux décès, et en excluant tout nouvel appoint migratoire, la population de l’Union est appelée à diminuer de près de 65 millions d’habitants d’ici 2060 selon certains scénarios de démographes. Et l’Europe, qui pesait encore près de 17 % du total planétaire en 1975, n’en pèserait plus que 7,5 % au milieu du siècle. Il est vraiment difficile d’imaginer dans ces conditions un continent européen dynamique et influent. Les remèdes sont connus mais difficiles à mettre en œuvre. Personne n’imagine appeler les Européens à faire des enfants pour nous “sauver” du désastre, et l’immigration ne peut servir que d’appoint. L’Europe devra donc plus que jamais miser sur la qualité de son capital humain, et non pas sur la quantité. “Il n’y a de richesses que d’hommes, oui mais… qualifiés et bien formés” dirait aujourd’hui Jean Bodin.

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États-Unis : La corde du diable

Le fil de fer barbelé a été inventé et breveté aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, à l’époque de la conquête de l’Ouest. Outil à vocation agricole, il devient rapidement un agent de surveillance.

Il permit de domestiquer l’espace, de contrôler les animaux et les humains, de revisiter les notions de frontières – ainsi le mur qui barre le territoire américain aux migrants mexicains.

Grâce à une iconographie abondante et à des rencontres avec des personnages pittoresques – l’auteur d’une encyclopédie, un collectionneur ironique, un inventeur de nouvelles techniques de barbelé, ce périple à travers les États-Unis revient sur une certaine histoire du territoire, de la clôture, de la frontière…

Migrants climatiques : Les réfugiés du siècle

Montée des eaux, sécheresse, cyclones… Le réchauffement climatique se fait ressentir partout. Ses premières victimes sont les populations locales, obligées de migrer pour trouver refuge sur des terres plus accueillantes. Leur nombre ne cesse de croître.

Parmi les 60 millions de réfugiés ou déplacés dans le monde, difficile d’estimer la part de migrants climatiques. Ils ne sont couverts par aucune législation internationale. Aux yeux de la loi, ils n’existent tout simplement pas.

On pense souvent que les populations se retrouvent dans les camps de réfugiés à cause de la guerre et des conflits. Il y a pourtant un autre type de réfugiés dans ces camps : les déplacés environnementaux. Aucun régime de protection n’existe pour ces personnes. Ce vide juridique est dû à la difficulté de définir exactement ce qu’est un “réfugié climatique”.

Pourtant, le changement climatique a un impact considérable sur le déplacement des populations. Depuis quelques années, il rend les catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses, ayant des conséquences humanitaires plus tragiques. Entre recherche de statut juridique et anticipation des déplacements, rencontre avec des personnes qui font évoluer la situation de ces millions de réfugiés.

Allemagne : « Recrute infirmières européennes pauvres pour emploi au rabais »

Avec une population vieillissante, l’Allemagne manque cruellement de main d’œuvre, en particulier pour travailler dans le secteur de la santé. Hôpitaux, cliniques, maisons de retraites et structures de soins à domicile recrutent massivement. Heureuse coïncidence: les agences de recrutement disposent d’un vivier d’infirmiers venus de l’est et du sud de l’Europe.

Des personnels soignants souvent très qualifiés qui cherchent à échapper à l’austérité ou à la pauvreté. Mais entre des salaires bas, des contrats de travail aux clauses abusives et l’absence de droits sociaux, l’Allemagne n’est pas un eldorado. Loin de là.

Les futurs soignants sont prévenus : « En Allemagne, tout est tourné vers une société de la performance. Cela signifie que l’on doit fournir chaque jour 100 % de ses capacités », est-il inscrit en gras. Les autres clauses du contrat de travail ne sont guère plus avenantes. L’employé devra payer des sanctions financières de 3000 à 5000 euros s’il divulgue à un tiers ses conditions d’emploi et de formation, ou s’il rompt le contrat avant la première année de l’embauche. Cette « amende » sera immédiatement exigible et encaissée par une firme de recouvrement bulgare.

« Nous ne pouvons pas vous offrir un pays de cocagne en Allemagne, parce que cela n’existe pas ! ». Cette phrase, aux allures de slogan hostile aux migrants, figure sur un avenant au contrat de travail. Un contrat que s’apprêtent de signer des infirmiers bulgares recrutés par une agence d’intérim allemande.
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Mirages du libre-échange

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat transpacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

Conclu entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est entré en vigueur, le 1er janvier 1994, au milieu d’un flot de promesses. Ses promoteurs l’avaient répété : il allait permettre de développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l’immigration clandestine. Tandis que le Washington Post s’émerveillait devant la « liste des nouvelles chances et des avantages » qu’il offrait (14 septembre 1993), le Wall Street Journal se réjouissait à l’idée que les consommateurs puissent bientôt bénéficier « de prix plus bas sur une vaste gamme de produits » (7 août 1992). Quant au Los Angeles Times, il assurait : « L’Alena générera beaucoup plus d’emplois qu’il n’en détruira » (29 mai 1993).

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Alena : Les mirages du libre-échange

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat trans-pacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

Conclu entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est entré en vigueur, le 1er janvier 1994, au milieu d’un flot de promesses. Ses promoteurs l’avaient répété: il allait permettre de développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l’immigration clandestine.

Loin d’avoir offert de nouveaux débouchés aux entreprises américaines et de les avoir poussées à embaucher, l’Alena a favorisé les délocalisations industrielles et l’ouverture de succursales à l’étranger, en particulier au Mexique, où la main-d’œuvre est bon marché. Dans le secteur agricole, une multitude d’entreprises américaines spécialisées dans la transformation de produits alimentaires se sont également installées au Sud.

Tandis que le Washington Post s’émerveillait devant la « liste des nouvelles chances et des avantages » qu’il offrait (14 septembre 1993), le Wall Street Journal se réjouissait à l’idée que les consommateurs puissent bientôt bénéficier « de prix plus bas sur une vaste gamme de produits » (7 août 1992). Quant au Los Angeles Times, il assurait : « L’Alena générera beaucoup plus d’emplois qu’il n’en détruira » (29 mai 1993).
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Les pensions des soldats coloniaux

Ce film dresse le portrait de Mohammed Mechti, ancien combattant marocain, engagé à 18 ans dans l’armée française, ayant servi toutes nos guerres depuis 39/45, et qui finit sa vie, ici, à Bordeaux loin des siens. Mechti est un homme déraciné, autant au Maroc qu’en France, un homme qui n’a plus qu’un seul but: retrouver une dignité qu’on lui a volé il y a 40 ans.

Pour toucher le minimum vieillesse que leur octroie aujourd’hui le gouvernement de la République Française, ces
anciens combattants sont obligés de demeurer sur le sol français neuf mois par an, et de ce fait, se retrouvent exilés à vie dans les villes de l’hexagone.

Aujourd’hui, cloîtrés dans des foyers pour quelques centaines d’euros, ces vieillards désœuvrés comptent les jours qui les séparent de leur famille puisque trois mois par an, l’administration française magnanime leur offre le droit de rentrer dans le bled.

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Japon : Le pire stage du monde

Le Japon doit faire face à une pénurie de main-d’œuvre, notamment dûe au vieillissement de sa population. Pour y pallier, le gouvernement a mis en place un programme de formations et de stages pour attirer les travailleurs étrangers en provenance de Chine, du Vietnam ou des Philippines.

Enquête sur ce programme. Les “stagiaires” peuvent rester jusqu’à trois ans dans le pays, travaillent sans vraiment apprendre de nouvelles techniques – comme le promet pourtant le gouvernement – et sont payés un salaire de misère.

Afrique : Jeunesse, géopolitique d’un tsunami

La vulnérabilité dans laquelle vivent bon nombre de jeunes africains pourrait faire de la jeunesse du continent, le symbole primaire de l’insécurité humaine. Difficile de considérer les flux migratoires sans prendre en compte cette dimension du monde réel.

Qu’est-ce qu’être jeune en Afrique ?

Voilà une question à laquelle il est difficile de répondre avec objectivité, tant la problématique de la jeunesse sur le continent africain est à la fois complexe et délicate. Si selon l’Organisation des Nations Unies (ONU), est considéré de façon universelle et conventionnelle comme jeune, toute personne dont l’âge varie entre 15 et 24 ans, cette définition semble ne pas correspondre aux réalités sociales et sociologiques en Afrique. C’est la raison pour laquelle, la charte africaine de la jeunesse de l’Union Africaine (UA) définit la jeunesse, comme la frange de la population africaine dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans.

Chômage, violence, désespoir, oisiveté, précarité, aventure, illusion, analphabétisme, illettrisme et sous-éducation.

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Europe : « Emplois et salaires en hausse grâce aux immigrés »

[...] Michael Clemens est un économiste universitaire, membre senior du Centre for Global Development, cela fait des années qu’il enquête sur l’immigration, et il en est arrivé à des conclusions inattendues.

Parmi elles, sa théorie selon laquelle limiter l’immigration revient à « entretenir le plus gros des fossés entre le bien-être actuel de l’humanité et son bien-être potentiel » est la plus marquante.

Ses calculs indiquent que la liberté de franchir les frontières internationales pourrait doubler le PIB mondial.

Hors des considérations politiques – pourquoi les gens migrent-ils vers des pays riches ?
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Belgique : Les fillettes sont pubères de plus en plus tôt

Les pédiatres voient en consultation de plus en plus de fillettes qui sont pubères dès 8 ans parfois, expliquent des endocrinologues de l’UZ Gand et de l’hôpital Jessa de Hasselt dans le journal Het Belang van Limburg. Les médecins estiment qu’une puberté précoce peut causer des risques importants à la croissance et des problèmes psychiques.

Les fillettes sont pubères beaucoup plus tôt par rapport à il y a 20 ans: entre 8 et 10,5 ans“, précise Margarita Craen, endocrinologue à l’UZ Gand. “En soi, ce n’est un problème mais pour des fillettes qui deviennent pubères encore plus tôt, il y a un risque de problèmes importants“.

Par exemple, les fillettes pubères très tôt se sentent mal dans leur peau car elles sont parfois les seules dans leur classe à avoir de la poitrine et deviennent le centre d’intérêt“, explique-t-elle. Une puberté précoce peut aussi avoir une incidence négative sur la croissance.

Chine : Comment faire tenir 51 travailleurs dans une camionnette prévue pour 6…

La police chinoise a récemment fait une découverte peu banale: une camionnette dans laquelle 49 personnes (plus 2 à l’avant) étaient entassées. Le chauffeur, qui risque une forte amende, emmenait ces travailleurs immigrés vers un site de construction.

La génétique de la guerre

A en croire un récent travail d’économistes, les guerres civiles seraient plus fréquentes dans les pays génétiquement très diversifiés. Faut-il travailler sur ce genre de sujet ? Et si oui, quelle leçon peut-on en tirer ?

Un pays en paix, depuis maintenant soixante-dix ans… Frappés par une crise économique séculaire, obsédés par les signes du déclin, minés par un pessimisme sans égal dans le monde, les Français en oublient le bonheur qu’ils ont de vivre dans un pays, dans un continent pacifié. Tout le monde n’a pas cette chance.

De 1960 à 2008, la probabilité d’éclatement d’une guerre civile a été cinq fois plus élevée dans des pays très diversifiés génétiquement (au premier décile de la répartition, là où se situe la République démocratique du Congo) que dans des pays peu diversifiés (au neuvième décile, comme la Corée du sud).

Si les conflits entre pays sont devenus moins nombreux après la dernière guerre mondiale, il n’en va pas de même pour les guerres civiles. Elles ont fait plus de 15 millions de morts depuis la victoire des alliés en 1945. Au cours du dernier demi-siècle, un pays sur quatre a été touché. L’Europe n’a pas été épargnée – il suffit de se souvenir de l’enchaînement effroyable qui a suivi l’effondrement de la Yougoslavie dans les années 1990.
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Immigration : Les hommes invisibles

Souvent on ne lui répond même pas. Tout juste si on lui jette un regard. Zahir, 26 ans, originaire du Bangladesh, est l’un de ces vendeurs de fleurs à la sauvette qui écument les terrasses des restaurants des grandes villes.

De l’appartement qu’il partage avec dix compatriotes aux longues soirées pendant lesquelles il essuie des centaines de refus plus ou moins polis, en passant par la boutique où il s’approvisionne clandestinement en roses, des journalistes ont partagé le quotidien de Zahir.

Un business lucratif : Près de 150 millions d’euros par an pour le trafic de clandestins

Plus de 11.000 migrants ont débarqué en Italie au cours des six derniers jours, et des centaines d’autres continuaient à arriver vendredi sur les côtes italiennes, ont indiqué les garde-côtes italiens.

Plus de 300 de ces migrants, dont 45 femmes et 23 mineurs, partis depuis les côtes libyennes avant d’être récupérés en mer par les garde-côtes et la marine italienne, sont arrivés vendredi matin à Pozzallo en Sicile.

Allemagne : Le pays recherche à l’étranger sa main d’oeuvre

L’Allemagne n’a pas assez de main d’œuvre qualifiée et ce problème va s’intensifier dans les années à venir. Le pays vieillit et il manquera 6,7 millions de personnes sur le marché de l’emploi d’ici dix ans.

Pour y remédier, Berlin veut instaurer une nouvelle culture d’accueil, voire même un système d’immigration sur le modèle canadien avec une grille de points permettant de présélectionner les candidats les plus qualifiés.

Marine Le Pen et ses économistes pris au piège de la sortie de l’euro

En quête de crédibilité, Marine Le Pen s’est entourée d’un cercle restreint d’experts chargés d’élaborer un programme dont le pilier est la sortie de l’euro. Un credo qui l’empêche aujourd’hui d’élargir son électorat à droite.

Marine Le Pen en compagnie du vice-président du Front national, Florian Philippot. C’est sous l’influence de cet ancien énarque que la sortie de l’euro est devenue une formule phare du FN.

C’est un petit cercle hétéroclite qui apparaît rarement sur le devant de la scène. Au Front national, où l’économie a encore peu de spécialistes, ses membres font figure d’experts, avec leurs PowerPoint et ces argumentaires chiffrés qu’ils font remonter régulièrement à Marine Le Pen.

Il y a encore quelques années, l’immigration, l’identité, la sécurité, ce triptyque à succès de l’extrême droite, ouvraient plus sûrement aux idéologues la porte du chef. Mais depuis que la présidente du FN a poussé la mondialisation, l’Europe et la « France des oubliés » au cœur de son programme, ce petit groupe d’anciens cadres de banque, de gestionnaires d’entreprise − qui s’enorgueillit de compter en son sein un HEC et un énarque −, a pris une nouvelle importance dans un parti en quête de crédibilité.

« L’économiste en chef du FN, c’est lui », assure avec une pointe d’ironie un cadre du « Carré », le siège du FN à Nanterre, en désignant un petit homme mince et sec. Bernard Monot, 52 ans, toujours entre Paris, Bruxelles et Strasbourg où il est député européen, ne dément pas. Il est bien le chef de file du « CAP éco », ce comité d’action présidentielle chargé de l’économie et censé préparer Marine Le Pen à l’exercice du pouvoir.
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Qatar : Vinci accusée de travail forcé

Marie-Laure Guislain, avocate de l’association Sherpa a dénoncé les conditions de travail imposées aux ouvriers immigrés au sein de QDVC, filiale de l’entreprise Vinci au Qatar.

La société confisque les passeports des migrants et les prive d’une liberté d’aller et venir. Ils travaillent 13 heures par jour et sans protection, notamment pour le soleil“, a-t-elle indiqué. Yannick Garillon, directeur général de l’entreprise de QDVC a invité les ONG à “venir visiter les installations” et souhaite “coopérer pour aller vers le mieux“.

Terrorisme : alerte en Méditerranée

L’organisation État islamique ne s’arrêtera pas à la Tunisie. Les plages du sud de l’Europe et les eaux de la Corse pourraient être de prochaines cibles.

Par

Même si le sujet a été l’un des dossiers sensibles du sommet franco-italien qui s’est tenu ce samedi à Caen, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian répugnent à l’évoquer publiquement.

C’est pourtant un sujet de préoccupation majeur pour l’été à venir

: la menace des djihadistes qui opèrent en Libye et s’attaquent désormais aux pays voisins, comme on l’a vu à Tunis, au musée du Bardo, pèse sur les eaux et les côtes de la Méditerranée.

D’autant que les terroristes pourraient

profiter du drame humain que constitue l’afflux de milliers de réfugiés, de Syrie, du Yémen, d’Érythrée, qui, depuis des mois, se déversent sur les côtes sud de l’Europe,

sans que les gouvernements concernés, italiens ou grecs, ni non plus les responsables européens de l’Union européenne aient trouvé une parade suffisante à cette marée de misère et de peur.

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Appellation d’origine immigrée

Tous trois natifs d’Afrique, Laetitia, Djibril et Abderrahim sont devenus des références dans la fabrication de produits emblématiques de la gastronomie française.

Vigneronne au nord de Montpellier, Laetitia Masson est née au Cameroun et est arrivée en France à l’âge de 15 ans. Elle s’est alors découvert une passion pour le vin. Aujourd’hui, celui qu’elle produit est distingué par le guide Hachette.

De son côté, Abderrahim Iaich a vécu au Maroc jusqu’à 18 ans avant de venir en France, où il est devenu un artisan fromager réputé pour son reblochon savoureux, médaillé d’or au Concours général agricole du Salon de l’agriculture. Quant à Djibril Bodian, né au Sénégal et arrivé en banlieue parisienne à l’âge de 5 ans, il est passé maître dans la fabrication du pain. Sa baguette a été servie sur les tables de l’Elysée.

Réalisé par Olivier Bonnet et Fanny Pernoud

États-Unis : le travail au noir, un important marché de l’ombre

Sans papiers, les clandestins trouvent du travail au noir. Une pratique illégale qui prospère dans une indifférence généralisée.

Sur le parking d’un hypermarché en Californie, le scénario se répète : des hommes se précipitent sur des véhicules qui s’arrêtent pour du travail de quelques heures. Les particuliers et les petits patrons viennent chercher leur main d’œuvre. Des rendez-vous bien connus aux États-Unis.

JT France 2 (25/05/2015)

Suisse : Frontaliers, entre deux eaux

Alors que la Suisse durcit sa position sur l’immigration, portraits intimes de Français qui, quotidiennement, traversent le lac Léman pour travailler chez leurs voisins.

À quoi ressemble le quotidien de ces nouveaux “nomades” ? Comment sont-ils perçus en Suisse ? Et en France, où ils attisent souvent la jalousie ?

 

Petite coloscopie des derniers attentats de Paris

Ils sont donc passés, finalement, après toutes ces années de tentatives parfois brouillonnes et ces sauvetages parfois in extremis. Ils sont donc passés, et la France découvre que ses services de contre-terrorisme ne sont pas infaillibles, que la cuirasse a cédé et nous a cruellement exposés.

Par Abou Djaffar

Le drame est terrible, le choc frontal, et nombre de commentaires lus ou entendus ont manifestement été proférés sous le coup de l’émotion.

Laissons donc Michel Onfray, l’homme qui a tout lu sans rien comprendre, délirer sur son blog. Il n’est, après tout, pas le seul à se tromper avec assurance. M. Kepel n’annonçait-il pas, au mois de juin 2001, le déclin de l’islamisme ?

D’autres invoquaient, à tort, le jihad syrien, et d’autres encore, faisant peu de cas des faits, en sont encore à accabler la pauvreté ou des pathologies mentales.

Laissons-les, car il n’y a plus rien à attendre de commentateurs qui ne font que se commenter eux-mêmes sans plus jamais observer le monde.

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TV Libertés – Politique et Eco n°30 : Critique de la mondialisation

Olivier Pichon et Jean-Christophe Mounicq reçoivent Gérard Pince. Auteur de l’ouvrage “Les Français ruinés par l’immigration”, il travaille sur une critique de la mondialisation.

Dans cette émission, il traite de l’échec des convergences démographique, économique et politique.

Radio Courtoisie : « Les 14 mensonges sur l’immigration » (Audio)

Le lundi 19 janvier 2015, dans son “Libre journal” diffusé sur Radio Courtoisie, Henri de Lesquen recevait Jean-Yves Le Gallou de la Fondation Polemia, Gérard Pince, auteur de l’ouvrage Les Français ruinés par l’immigration et André Posokhov, pour leurs rapports respectifs sur les coûts de l’immigration.

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Au chapitre des mensonges abordés lors de l’émission:
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Propagande : paléonthologie et biologie moléculaire au service de l’idéologie

Depuis deux décennies, la génétique a bouleversé nos connaissances sur l’apparition et le peuplement de l’espèce Homo. En cinq questions clefs, voici ce qu’elle nous apprend.

1. Le scénario des origines

Jusqu’à présent, deux théories à propos de l’apparition de l’homme moderne s’opposaient. La première, dite “multirégionaliste”, soutient que les populations ancestrales auraient quitté l’Afrique voilà 2 millions d’années, engendrant simultanément diverses espèces locales comme Homo neanderthalensis en Europe ou Homo erectus. Toutes auraient évolué de façons différentes avant de donner naissance à Homo sapiens sapiens. La seconde, dite “Out of Africa”, se situant il y a environ 200 000 ans, affirme qu’une seule et même espèce (la nôtre) serait apparue en Afrique, avant de migrer dans le reste du monde en supplantant toutes les autres sans se mélanger.

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Au Val-Fourré, le succès du commerce « ethnique »

INUTILE de chercher de l’alcool ou des côtes de porc… Ici, vous êtes chez Valprim, à l’entrée du quartier du Val-Fourré, qui réunit presque la moitié de la population de Mantes-la-Jolie : 20 000 habitants, dont une forte proportion de musulmans français ou étrangers.

Par M.G

Alors, même si les responsables se défendent de s’être lancés dans le commerce  ethnique, Valprim s’est adapté à sa clientèle :

le saucisson halal a remplacé le saucisson à l’ail, et le jambon de dinde, le jambon de porc.

Les fruits et légumes viennent de tous les horizons : figues, dattes, manioc, papaye… Autre détail frappant :

les caissières portent le voile.

Mais ici, cela ne gêne personne.

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Les Français ruinés par l’immigration

Jean-Christophe Mounicq reçoit Gérard Pince, auteur de l’ouvrage “les Français ruinés par l’immigration“. Ensemble, ils traiteront de ce sujet très sensible et controversé, en s’appuyant sur des chiffres et des données concrètes concernant les immigrants et leurs descendants.

Seront abordées les questions sur coût de l’immigration, des conséquences sur le marché du travail et le chômage, des conséquences sur les finances publiques.


Émission Politique & Éco diffusée sur Télé Libertés le 22 décembre 2014

(Merci à Gérard Le Savoyard)

Des étrangers dans la ville

Ils sont venus de tous les horizons de la planète en prenant tous les risques. Ils n’ont qu’un objectif: obtenir à tout prix la carte de séjour. L’accueil légal des étrangers en France représente 0,33% de la population française. La France est derrière la Tchéquie pour l’accueil des clandestins. Il y a en France 400.000 clandestins, un chiffre stable depuis 30 ans.

Nous avons filmé quelques uns et quelques unes de ces rescapé(e)s de toutes les misères du monde dans tous les lieux où leur espoir d’une vie meilleure est mis à la rude épreuve des réglementations administratives.

Demandeurs d’asile tentant de convaincre des fonctionnaires parfois incrédules, parfois bienveillants mais eux-mêmes toujours corsetés par les règles très strictes qui leur sont imposées, travailleurs clandestins mais payant leurs impôts, innocents privés de liberté dans les centres de rétention et policiers chargés de veiller sur eux, tous sont pris au piège de logiques que personne ne semble plus comprendre.

L’accueil d’urgence des sans-abri débordé par la demande croissante de familles

La trentaine de salariés toulousains qui répondent au « 115 », le numéro national d’appel d’urgence pour les sans-abri, a symboliquement cessé le travail pendant deux heures lundi 8 décembre.

Ils protestent contre le nombre « misérable » de places qu’ils ont à offrir aux gens à la rue : « A quoi sert de faire fonctionner une plateforme téléphonique si c’est pour opposer un refus, dans 95 cas sur 100, faute de place ? », s’exaspère Sylvie Fernandez, éducatrice spécialisée au service du 115 local.

« Le département offre 2 000 places alors qu’il en faudrait 500 ou 600 de plus. Être chaque jour confronté à la détresse sans pouvoir y répondre est désespérant », poursuit l’éducatrice. Le 2 décembre, une grand-mère est morte dans sa voiture, qu’elle habitait avec ses enfants et petits-enfants, alors que cette famille réclamait un hébergement chaque jour depuis six mois, rapportent les grévistes.

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Chine : “Africatown” à Canton

Avec 12 millions d’habitants, Canton, dans le sud de la Chine est la troisième ville la plus peuplée du pays, après Shanghai et Pékin. Depuis l’ouverture économique, il y a de plus en plus d’étrangers, à Canton comme dans le reste de la Chine. Et parmi eux de nombreux Africains. S’ils viennent y faire du commerce, ils peinent à s’intégrer à la société chinoise, encore empreinte de préjugés ancestraux à leur égard.

Depuis une dizaine d’années, près de 200.000 Africains se sont installés à Canton, en Chine, pour y faire des affaires. Tous veulent faire fortune en exportant des produits chinois à bas coût vers l’Afrique. Et pour eux, les affaires marchent… Toutefois, les Chinois ne les regardent pas franchement d’un bon œil. Pour preuve le nom qu’ils donnent au quartier africain : “Chocolate City” (la ville chocolat).

Car c’est une véritable “Africa Town” qui s’est créée en plein cœur de Canton : restaurants, boîtes de nuit, salons de coiffure… tout un quartier s’est mis aux couleurs de l’Afrique. Peut-être même un peu trop aux yeux des Chinois, qui ont du mal à réfréner un racisme latent envers la population noire.

Avec pour conséquence une cohabitation difficile entre les communautés. Bagarres à coup de barres de fer, émeutes, prison… les tensions se multiplient. Car même s’ils parlent couramment le mandarin et permettent aux Chinois de faire fructifier leur business, les Africains ne sont pas toujours les bienvenus à Canton.

Pauvreté : De plus en plus de SDF en France

Alors que le nombre de sans-domicile fixe a augmenté de 44% en 11 ans, les femmes et les enfants représentent une part de plus en plus importante parmi cette population, selon une étude de l’Insee publiée mercredi.

Cent douze mille personnes en France n’ont pas d’adresse. Sans logement personnel, elles dorment dans la rue, les jardins publics, les gares, les squats, ou sont hébergées dans des structures d’accueil qu’elles doivent quitter chaque matin. C’est le constat alarmant que dresse ce mercredi l’Insee dans son étude “Portrait social de la France“, qu’elle publie chaque année depuis 2001.

Pour cette population mal connue, ces enquêtes de l’institut de la statistique ont montré au fil des ans une constante augmentation de la population des SDF, laquelle a atteint 81.000 adultes en 2010, accompagnés de 31.000 enfants, soit une hausse de 44% en 11 ans. Une réalité qui doit être encore plus tragique si l’on tient compte des personnes qui ne fréquentent jamais de structures d’accueil ou qui vivent dans des communes de petite taille, qui n’ont pas été prises en compte dans ce rapport.

De plus en plus de femmes
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Afrique : Le second continent de la Chine

Entretien avec Howard French, professeur à la Columbia Journalism School de New York et auteur de “China’s Second Continent”. Dans cet ouvrage, Howard French explique comment les immigrés chinois en Afrique sont en train de construire ce qu’il appelle un « nouvel empire » sur le continent noir.