Baccalauréat 2015 : Découvrez les plus belles perles

Chaque année, des milliers de candidats au baccalauréat gratifient leurs correcteurs de copies désespérantes ou hilarantes. Naïveté, ignorance ou lapsus, orthographe très inventive, ces bourdes n’ont certainement pas aidé leurs auteurs à obtenir leur précieux diplôme, mais ont cependant réussi l’exploit de faire sourire (ou pleurer) les correcteurs.

Voici les meilleures perles du bac 2015…

Le solde migratoire est la somme que l’on donne aux émigrés pour repartir chez eux.

S’il n’y avait pas de lois, les gens seraient libres de conduire en état de sobriété.

La vie est d’une durée moins longue que l’existence.

Balance du commerce extérieur : c’est pour peser les marchandises qui vont à l’étranger.

En plus des ouvriers pas cher, les firmes multinationales vont dans des pays ou l’impôt est moins cher qu’en France.
Lire la suite

La dette publique française

La question de la dette publique est redevenue d’actualité avec la privatisation des dettes du secteur bancaire. Nos politiques, qui n’ont pas voulu agir réellement contre les intérêts financiers, ont tout simplement transvasé les dettes bancaires vers la dette publique.

Comme nous allons le voir, ce n’est pas la première fois qu’une crise financière produit une montée des dettes publiques ; c’est même devenu une tradition en Europe et en France depuis les années 70. Mais il est probable que le système arrive désormais à ses limites, tout du moins en Europe, continent qui n’a pas la planche à billet universelle du dollar.

Cliquez sur l'image (du Système) pour l'agrandir

André Jacques Holbecq vient de mettre en ligne un graphique représentant l’évolution du solde budgétaire français depuis 1973, c’est-à-dire depuis que l’émission monétaire a été privatisée.

Ce graphique différencie les dépenses globales du budget de l’Etat et le coût des intérêts que nous payons chaque année à cause de l’emprunt sur les marchés financiers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce graphique résume toute l’hypocrisie ou l’ignorance qui tourne autour de cette question.

Car, contrairement à ce qui est asséné constamment dans les médias mainstream, la dette publique de notre pays n’est pas le fruit d’une dépense excessive liée à une gabegie de l’Etat, mais elle est plutôt le résultat d’un surendettement volontairement provoqué.

En effet, comment ne pas penser que ce surendettement n’a pas été le fruit d’une stratégie volontaire de la part d’une partie du personnel politique français ? Ne pouvant imposer leur dogme quasi théocratique de la malveillance naturelle de l’Etat providence, les néolibéraux ont usé de la stratégie de l’usure sur le long terme.

Lire la suite

Crise grecque : le grand concours de mensonges européen

On se focalise sur les déficits grecs, on refuse de considérer la possibilité d’une sortie de l’euro pour le pays, on fait comme si l’aide à la Grèce était une oeuvre caritative… Foutaises, selon Roland Hureaux.


Les Grecs sont accusés d’avoir menti pour entrer dans l’euro. Peut-être. Encore qu’ils ne doivent pas avoir été les seuls.

Ce qui est sûr, c’est que, de langue de bois en optimisme de commande, d’ignorance des problèmes économiques en volontarisme politique, presque tout le monde, dans le suivi de la crise grecque, ment ou, en tous les cas, parle à tort et à travers.

Premier mensonge : se focaliser sur les déficits publics grecs. Ils sont assurément un problème, un peu plus grave en Grèce que dans d’autres pays – un peu plus seulement- mais ce n’est pas le problème principal.

Le problème principal de la Grèce, c’est le différentiel d’inflation entre elle et les autres pays de la zone euro, singulièrement l’Allemagne, qui s’est creusé depuis dix ans, à hauteur de 30 à 40 %, et qui fait qu’aucun produit grec, même les olives, n’est plus compétitif. Si ce problème n’est pas résolu, les prêts du FMI ou de l’Europe n’alimenteront que le tonneau des Danaïdes. Ce n’est pas de 5 ou 10% que les Grecs devraient se serrer la ceinture pour retrouver leur compétitivité, c’est de 30 à 40%. Aucun pays ne l’a jamais fait, ils ne le feront pas.

Lire la suite