Le TAFTA aurait un effet nuisible sur l’économie européenne, démontrent deux études

Destructions d’emplois, baisse des salaires, pertes nettes en terme de PIB… Autant de répercussions négatives du TAFTA/TTIP sur l’économie européenne, pointées par deux nouvelles études qui contredisent l’optimisme affiché par la Commission européenne. En ce vendredi 19 (décembre), une manifestation se déroule à Bruxelles contre le traité de libre échange, visant à encercler le Sommet européen qui se déroule ce jour.

Le TAFTA/TTIP, l’accord commercial secret négocié par Bruxelles et Washington, coûterait à l’Europe 600 000 emplois. En France, l’accord entraînerait aussi une baisse des salaires de 5 500 euros par travailleur et le transfert de 8 % du produit intérieur brut (PIB) du travail vers le capital.

Publiée en octobre 2014, l’étude de Jeronim Capaldo, de l’Institut mondial du développement et de l’environnement à l’Université Tufts aux États-Unis, décrit les conséquences graves qu’aurait le Tafa/TTIP pour l’Union et ses États membres.

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La crise grecque propulse les CDS sur le devant de la scène

Les CDS, ce sont ces titres qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut d’un débiteur… Plus leur coût monte, plus ce risque est élevé. Explications.

L’immense et nébuleux marché des CDS, ces titres permettant de s’assurer contre le risque de défaut d’un émetteur de dette, est mis en lumière dans la crise de la dette des pays de la zone euro comme la Grèce ou le Portugal.

“Des banques importantes et de grands fonds spéculatifs ont vendu des assurances contre le risque de défaut des Etats européens”, souligne l’ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, Simon Johnson.

Ces assurances prennent la forme de Credit Default Swaps (CDS). Le principe est assez simple. D’un côté un créancier (d’un émetteur public ou privé) paie pour se couvrir, si jamais son débiteur venait à ne pas rembourser toute sa dette : en contrepartie, une institution financière lui offre de prendre à sa charge cette dette dans cette éventualité.

Plus le risque de défaut augmente, plus cette couverture coûte cher. L’évolution du coût des CDS est régulièrement citée comme un moyen de mesurer, au jour le jour, l’évolution du risque que présente la dette d’une entreprise ou d’un Etat.

En tenant compte de cet indice, le prix des CDS sur la Grèce “implique une probabilité de défaut de 28% dans les cinq ans à venir”, indique Vishal Damor, gestionnaire de portefeuille. La dette grecque est ainsi “plus risquée que celle du Salvador, de la Bulgarie, du Liban ou du Kazakhstan”, relève Eric Fry, un ancien financier.
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