Hyperconsommation

Chaque année les français dépensent plus de 600 euros pour s’habiller. Et sur cette masse acquise, 12 kg termine à la poubelle!

Michel Lepesant, un philosophe décroissant jeté au beau milieu du Temple de la consommation des grands magasins parisiens, affirme le devoir, et le plaisir, de consommer moins.

71 % des français pensent que la consommation contribue directement au bonheur (selon l’Observatoire société consommation). La crise vient à point pour questionner notre manière de consommer: si le bonheur est proportionnel à la consommation, comment consommer toujours autant avec moins ?

Un extra-terrestre au micro de John Paul Lepers, qui invite sur son Point Rouge les (hyper-)consommateurs passant par là, les sacs remplis d’emplettes réjouissantes…

Les Français sont-ils sortis de l’hyperconsommation ?

Les Français sont-ils prêts pour l’économie circulaire ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans une étude commandée au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) et publiée à l’occasion du lancement des premières assises de l’économie circulaire à Paris.

Michele Del Campo : “Consuming Desire”

Ce rapport, qui compile et analyse une cinquantaine d’enquêtes menées auprès de la population au cours des vingt-cinq dernières années, montre une prise de conscience écologique des consommateurs et une évolution de leur comportement.

Au lieu d’extraire toujours plus de ressources (dont on sait qu’elles sont finies) pour consommer davantage, dans une logique linéaire, une partie d’entre eux a basculé vers une logique plus circulaire, qui vise à consommer mieux, en augmentant l’efficacité de l’utilisation des ressources et en diminuant l’impact sur l’environnement.

De plus en plus de tri et de limitation de déchets

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La France de la récup (Docu)

Plus qu’un simple moyen de consommer pour trois fois rien, la récupération est devenue un mode de vie à part entière. Cette tendance séduit des milliers de Français à la recherche de la bonne affaire.

Il y a ceux pour qui cette pratique est une action politique qui permet de lutter contre l’hyperconsommation. Pour d’autres, c’est simplement un bon moyen pour remplacer son vieux mobilier malgré un pouvoir d’achat en baisse.

Réalisé par Corinne Savoyen (France – 2012)

Afrique du Sud : Les risques de l’hyperconsommation

De nombreux sud-africains noirs, moteur de la croissance, se sont rués sur de nombreux produits financiers alléchants ces dernières années : prêts hypothécaires, crédits automobiles ou immobilier. Le coût de la vie n’a cessé d’augmenter et beaucoup n’arrivent plus à rembourser. Aujourd’hui, un cinquième des crédits contractés ne sont plus remboursés au bout de trois mois.

Alqarra.tv

Les 3 pilliers du Système : Publicité, crédit et obsolescence programmée

Par Julien Jauffret. Article publié dans l’hebdomadaire “Minute” du 26 décembre 2012, disponible en kiosque ou sur Internet. Au cœur du Système : l’obsolescence technique, symbolique ou programmée.

Le socialiste anglais William Morris (1834-1896) qualifiait l’époque issue de la révolution industrielle – la nôtre – d’« âge de l’ersatz ». Être socialiste alors n’avait évidemment pas grand-chose à voir avec les progressistes imbéciles qui, couchés à plat ventre devant le marché, se revendiquent aujourd’hui du socialisme, même lorsqu’ils dirigent le FMI ou l’Organisation mondiale du commerce !

Plusieurs dizaines de consommateurs étaient prêts à tout ou presque en juin dernier pour recevoir des bons d’achats remis aux premiers clients qui se présenteraient nus comme des vers à l’ouverture d’un supermarché du nord de l’Allemagne.

C’est parce qu’il était « vieux jeu et conservateur » que William Morris dénonçait une production industrielle façonnée par les impératifs d’un marché s’étendant sans cesse et détruisant tout sur son passage. Une chose hantait cet homme de l’ancien monde, amoureux de « la belle ouvrage » : la chute vertigineuse de la qualité des produits fabriqués par l’industrie à laquelle il assistait.

« Depuis que j’ai entendu parler de vin fabriqué sans jus de raisin, […] de couteaux dont la lame se tord ou casse dès que vous tentez de couper quelque chose de plus dur que le beurre, et de tant d’autres mirifiques prodiges du commerce actuel, je commence à me demander si la civilisation n’a pas atteint un point de falsification telle que son expansion ne mérite plus d’être soutenue », disait-il, lors de ses nombreuses conférences à travers l’Angleterre.

Depuis Morris, la falsification s’est généralisée à tous les aspects de la vie. Là où nos ancêtres conservaient certains objets usuels du berceau à la tombe, et sur plusieurs générations, nous les remplaçons des dizaines de fois dans notre vie (casseroles, habits, draps, meubles à présent…) quand nous n’utilisons pas carrément des objets jetables.

C’est l’immense mérite du dernier livre de Serge Latouche, Bon pour la casse (éd. Les Liens qui Libèrent) que de montrer que cette « obsolescence » des produits industriels, loin d’être accidentelle, est au contraire inhérente à notre système économique qui, sans elle, s’écroulerait.
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Le trou noir de la finance n’engloutira pas les Etats

Le point de vue de Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur et directeur de L’Institut de Management de la Distribution de l’Université de Lille 2, se situe, pour le moins, à contre-courant du discours dominant qui vante les mérites d’un règlement supranational de la crise.

Si la gestion de ce que nous appelions «la grande crise des années 2010» apparaissait comme le grand retour des Etats, il semble que le présent discours de la fin de la crise consacrerait plutôt le grand retour du marché.

Pour autant, nous verrons dans les développements ci-dessous, que l’apparent retour du marché, est moins à l’ordre du jour, que celui – plus souterrain – des nations souveraines.

Les apparences

Les conclusions du G-20 de Pittsburgh ne sont pas – dit-on – à la hauteur de ce qui avait été ambitionné au G-20 de Londres. A l’ardeur interventionniste semble succéder le retour des délices du marché et, dans un milieu apaisé, on sait que les boucs émissaires s’évaporent : les traders ne seront pas sacrifiés. Les nouveaux sommets atteints à Wall Street en matière de rémunérations sont là pour en témoigner.

La régulation financière ne proviendra pas de la « hard law » [la loi] mais d’instances plus accommodantes, car consanguines, et juridiquement indépendantes des Etats. Il semble même que les banques centrales, indépendantes, seront en charge d’une part de la supervision financière. Mieux : pourquoi ne pas envisager le transfert de l’aléa moral vers les banques centrales et ainsi, soulager les Etats en cas de difficulté, idée suggérée par le gouverneur de la Banque de France ?

Les banques elles-mêmes se libèrent de l’emprise publique – tout en conservant sa garantie – en remboursant les Etats à peu de frais.

Ainsi, l’actionnaire public français a reçu 226 millions d’euros pour services rendus à BNP PARIBAS, soit un manque à gagner de 5,574 milliards d’euros, par rapport à l’actionnaire de droit commun qu’il aurait pu être, en entrant directement dans le capital en octobre 2008.

Ainsi, la finance se propose de continuer à absorber une masse croissante de richesses, avec des chiffres qui continueront d’impressionner : 22% du PIB américain , 12% du PIB Britannique, etc. Lire la suite