Margarine : La déconfiture

Il y a quelques années encore, la margarine était parée de toutes les vertus: facile à tartiner, légère et surtout riche en précieux acides gras insaturés, en oméga 3 et 6… Bref, bien plus saine que le beurre et ses vilaines graisses saturées qui bouchent les artères. Mais aujourd’hui le vent tourne! Les produits naturels et de fabrication locale ont la cote. Voici le grand retour du beurre suisse, tandis que la margarine se retrouve sur le banc des accusés.

La margarine a longtemps été recommandée aux personnes ayant un taux de cholestérol trop élevé ou en surpoids. Les acides gras insaturés des huiles végétales étaient jugés plus sains pour notre corps. Mais toutes les huiles végétales ne se valent pas. L’huile de coco ou encore l’huile de palme sont composées d’acides gras saturés, comme le beurre. Des produits souvent utilisés dans la fabrication de margarine.

La margarine perd du terrain. Les médecins ne la conseillent plus systématiquement aux malades du cœur. Le beurre se retrouve d’ailleurs sur les plateaux repas des services de cardiologie. Une tendance qui touche aussi le monde de la restauration. Des boulangers reviennent au beurre, un produit sain et naturel qui ne fait pas de mal lorsqu’il est consommé sans excès.

À la découverte des huiles alimentaires

De pistache ou d’argan, les huiles rehaussent les plats et les industriels surfent aujourd’hui sur ce marché en plein essor. Chaque année, ils sortent de nouvelles saveurs pour ces huiles rares et de goût.

Ces huiles nouvelles promettent des bénéfices en terme de santé, mais à condition de savoir lire les étiquettes, note une diététicienne. Il est notamment important d’avoir quatre fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Un rapport important qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires.

Il est aussi essentiel de varier les huiles au moins tous les deux mois. Et quel que soit le goût choisi, il ne faut pas dépasser quatre cuillères à soupe par jour et par personne.

Autriche : Le ventre de Vienne

Au cœur de Vienne, le Naschmarkt (de naschen, déguster des friandises) existe depuis 1919. Il offre aux Viennois toutes les spécialités autrichiennes, comme la célèbre huile de pépins de courge de Styrie et les fromages régionaux

Huile de palme : Un poison dans notre assiette ?

Enquête sur un produit méconnu aux multiples faces cachées. Questions à la une s’intéresse aux conséquences de l’utilisation grandissante de l’huile de palme dans notre alimentation. Le magazine se demande aussi si on fait de bonnes affaires en achetant dans les boutiques de déstockage.

Nous en mangeons tous les jours sans le savoir. L’huile de palme a envahi notre alimentation. Biscuits, plats préparés, pâtes à tartiner : on la trouve partout. Elle est bon marché et facile à utiliser. Pourtant, des médecins et des chercheurs dénoncent : l’huile de palme peut être dangereuse pour la santé. Riche en acide gras saturés, elle peut provoquer des maladies cardio-vasculaires : hypertension, infarctus, anévrisme, etc…

Mais ce n’est pas tout. L’huile de palme provoque aussi de lourds dégâts environnementaux. La plantation massive de palmiers ces dernières années a causé la destruction de millions d’hectares de forêts tropicales…

Chine : Quand le recyclage confine au sordide

La Chine pousse loin le concept de recyclage. Parmi les scandales alimentaires les plus sordides qui défrayent la chronique dans l’empire du milieu, une gigantesque fraude aux huiles alimentaires, collectées dans les égouts des restaurants pour être ensuite recyclées et revendues dans le commerce et la restauration.

Au moins un tiers de l’huile utilisée par les restaurants chinois et au moins 10% des huiles vendues dans le commerce seraient issues de ce recyclage écœurant, rapporte Le Nouvel Observateur. Phénomène plus que courant, la plupart des restaurateurs revendraient leurs restes alimentaires à des filières mafieuses qui les remettraient ensuite dans le circuit alimentaire, après les avoir fait bouillir et filtrés.

Pire, même les restaurants ne revendant pas leurs déchets feraient l’objet d’un pillage de leurs égouts, dans le but de recycler et réintroduire ces restes alimentaires dans le circuit alimentaire classique.

Enviro2b

Du colza pour dépolluer Tchernobyl

Pour réduire la contamination radioactive des sols, de nouvelles méthodes scientifiques sont expérimentées avec le soutien salutaire d’experts japonais.

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Près de vingt-cinq ans après la catastrophe [qui a eu lieu le 26 avril 1986], les habitants qui, en dépit des lois et des interdictions, sont restés vivre dans les environs de Tchernobyl ont peut-être enfin de quoi espérer.

Dans le cadre du CRDP, le Chernobyl Recovery and Development Programme [Programme de réhabilitation et de développement de Tchernobyl], développé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la région peut s’attendre à de véritables changements. La communauté internationale met l’accent sur la nécessité d’une transition vers une vie stable dans ces territoires où la contamination radioactive a diminué de façon significative depuis 1986.

Mais la situation reste peu réjouissante dans le domaine de la santé. Car des gens vivent encore sur les terres polluées par les radiations, y compris dans des villages d’où ils auraient dû être évacués depuis longtemps.

Contamination des cultures

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