Chine : Édification d’une « grande muraille verte » de 4.500 km

Pour contrer l’avancée du désert de Gobi et lutter contre le changement climatique global, la Chine adopte un vaste plan de reforestation considéré comme le plus grand projet écologique mondial. Une véritable « grande muraille verte » qui fait de la Chine, contre toute attente, la première puissance en matière de politique de reforestation.

L’empire du milieu voit les choses en grand. Le pays le plus pollueur du monde tente de se racheter une conduite et un avenir respirable avec un projet pharaonique débuté il y a quelques années et qui, selon une récente étude, commence à porter ses fruit.

Un cordon sanitaire d’arbres d’une étendue de 4.500 km plantés en lisière du désert pour freiner son extension, voici en quoi consiste ce qui serait le plus vaste projet écologique au monde. Lutter contre la désertification semble être un enjeu majeur en Chine où chaque année, les zones arides supplantent 3600 km² de prairies.

Le phénomène, en plus de réduire la surface de terres arables précieuses pour nourrir une population de 1,3 milliards d’humains engendre de grandes tempêtes de sable jaune et favorise les inondations massives comme ce fut le cas avec le fleuve Bleu en 1998.
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Chine : Le nouvel Empire

Une fresque en trois volets, passionnante et dense, qui retrace un siècle et demi de l’histoire de la Chine pour comprendre l’ascension fulgurante d’une superpuissance en devenir.

Partie 1: Ce premier volet dépeint la période qui va de l’avènement de la République populaire de Chine en 1949 à la mort de Mao Zedong en 1976.

Partie 2: L’ouverture libérale de Deng Xiaoping, le successeur de Mao, fait souffler un vent de réforme. Lire la suite

La Chine à l’assaut des matières premières et de l’Afrique ?

Avant même de poser l’existence sur l’échiquier mondial d’une « Chindiafrique », nouveau triangle de croissance et de puissance programmé, il est temps de mesurer comment la Chine fait de l’Afrique un accélérateur de sa domination.

Si la Chine, qui se réclame encore du monde en développement (jusqu’en 2050 pour Hu Jintao), se refuse à débattre d’un éventuel « néocolonialisme », peut-elle longtemps différer l’analyse des interrogations, des hostilités nées de sa « nouvelle frontière africaine » ?

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Sur les traces de Zheng He

L’Afrique n’est pas un eldorado qui fait irruption pour la Chine au début du XXIe siècle. Lorsque l’empereur Ming Yongle installe la flotte chinoise au premier rang mondial, c’est notamment pour armer sept expéditions sous l’autorité de l’amiral eunuque Zheng He, dont certaines à destination de l’Afrique orientale. Le but de ces voyages ? Des missions de relations publiques, la mise en place de liens diplomatiques et commerciaux équilibrés et… provisoires, puisque dès 1433, il devient illégal de construire des bateaux et d’avoir l’esprit du « grand large ».

Cet épisode est capital pour les Chinois : il justifie la référence à de « longs siècles d’amitié » et les appels de Hu Jintao aux « frères africains ». C’est donc une redécouverte de l’Afrique depuis 2000, après avoir apporté des soutiens aux luttes anticoloniales (Algérie, Angola, Rhodésie du Sud) ou face aux Russes (Éthiopie). Bardés de certitudes — pas de passif prédateur colonial, pas de rapports centre/ périphérie de domination —, les Chinois peuvent donc se présenter comme un « partenaire au-dessus de tout soupçon », un partenaire de relations Sud/Sud, « win-win », antihégémonique.
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Comment la Chine rachète la Grèce

Depuis la crise, la Chine investit massivement en Grèce. Alors que le gouvernement Samaras va lancer dans les prochains mois une vague de privatisations, les Chinois veulent jouer les premiers rôles. (La Tribune – 23 juillet 2012)

Le président chinois Hu Jintao et sa femme devant le Parthénon en 2008

Deux petits drapeaux grec et chinois trônent sur le bureau de Constantine Yannidis, à Athènes. Le jour est important : le président de la Chambre de commerce sino-hellénique reçoit la visite d’une dizaine d’entrepreneurs venus de la province chinoise de Shangyu.  Ces dernières années, les Chinois montrent un intérêt croissant pour la Grèce, et les délégations investissent le bureau de M. Yannidis.

« En 1972, nous échangions pour 1 million de dollars. En 2012, le commerce gréco-chinois représente plus de 4 milliards de dollars »,détaille Constantine Yannidis.

En un an, les exportations de la Grèce vers la Chine ont flambé. Au premier trimestre 2012, on enregistre une hausse de 250% par rapport à la même période sur l’année précédente.

Le coton, le marbre et le vin grecs sont les produits les plus prisés des Chinois. Preuve de l’appétit de l’Empire du milieu,

entre 2006 et 2010, la Chine a multiplié ses investissements dans l’industrie en Grèce par 1.000!

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L’Afrique du Sud rejoint les pays émergents du groupe BRIC


L’Afrique du Sud a été formellement invitée à rejoindre le groupe BRIC des grands pays émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine), a annoncé vendredi 24 décembre la ministre sud-africaine des affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane.

« La Chine, qui assure la présidence tournante du groupe BRIC, conformément à un accord des Etats membres, invite l’Afrique du Sud à devenir membre à part entière de ce groupe qui s’appellera à l’avenir les BRICS », a déclaré Mme Nkoana-Mashabane à la presse à Pretoria. Le nouveau sigle correspond à l’orthographe anglaise de l’Afrique du Sud (South Africa). Ce pays a la plus forte économie du continent africain, équivalent à un quart du PIB de l’Inde.

Brésil, Russie, Inde et Chine, groupe informel qui tient des sommets réguliers, devraient représenter 61 % de la croissance mondiale en 2014, selon le Fonds monétaire international (FMI). Ils ont pris des mesures pour renforcer leur coopération financière et les investissements mutuels.

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Crise : La Chine prête à aider l’Europe

La Chine est prête à soutenir les mesures de l’Union européenne et du FMI pour assurer la stabilité financière de l’Europe, a déclaré mardi le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan, à l’ouverture d’entretiens économiques bilatéraux. M. Wang a indiqué que Pékin aiderait certains pays membres de l’UE à combattre la crise de leur dette souveraine, ont rapporté les agences Chine nouvelle et Dow Jones.

Les entretiens, qui se déroulent dans le cadre d’un dialogue sino-européen sur les questions économiques et commerciales, sont conduits côté européen par le commissaire à la Concurrence Joaquin Almunia, le commissaire au Commerce Karel de Gucht et le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn.

Il est dans l’intérêt fondamental de la Chine et de l’UE de renforcer encore leur coopération,“a déclaré le vice-Premier ministre. La semaine dernière, les dirigeants de l’UE ont décidé la mise en place d’un mécanisme d’entraide financière durable pour permettre à la zone euro de mieux résister aux crises, qui sera effectif à partir de 2013.

La Grèce et l’Irlande ont déjà bénéficié de plans de sauvetage de l’UE et du Fonds monétaire international (FMI), tandis que le Portugal, l’Espagne, la Belgique et l’Italie pourraient voir en 2011 augmenter les taux d’intérêt du remboursement de leurs dettes publiques, selon les experts.

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La Chinafrique

« Nous souhaiterions que la Chine dirige le monde, et quand ce sera le cas, nous voulons être juste derrière vous. Quand vous allez sur la Lune, nous ne voulons pas être laissés derrière, nous voulons être avec vous ».

Olusegun Obasanjo, président du Nigéria, s’adressant à Hu Jintao, 2006

Pendant des millénaires, l’Empire du Milieu ne s’est pas intéressé au reste du monde. Pour quoi faire ? La Chine était le pays le plus avancé, le plus fertile, le plus peuplé, le plus civilisé. Par hypothèse, dans l’idéologie impériale et, souvent, dans la réalité aussi.

Pourquoi les Fils du Ciel se seraient-ils préoccupés de ce qui se faisait chez les barbares ? En 1421, une flotte chinoise gigantesque atteint les rivages du Kenya. Les Chinois observent : pas intéressant, mieux vaut rentrer au pays. Confucius l’avait dit, et à raison : l’important, c’est la stabilité.

Seulement voilà : désormais, vraiment, tout change, même la Chine.

La Chine, désormais, à l’assaut de l’Afrique.

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Note de lecture sur «La Chinafrique», un ouvrage qui fait le point sur la question. L’œuvre fourmille d’informations intéressantes. Nous zapperons les passages politiquement corrects du type «c’est pas bien de soutenir le Soudan à cause des massacres au Darfour», et autres culculteries politiquement correctes inévitables dans un livre écrit par des journalistes français. Mais nous n’omettrons aucun type d’information vraiment intéressant – fût-ce l’enseignement d’une série d’anecdotes révélatrices.

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Brazzaville, Congo. Les auteurs marchent à travers la ville. Des enfants les apostrophent, à l’Africaine, c’est-à-dire sans chercher à connaître leur nom, mais sur un ton chaleureux.

Que disent-ils ? « Hello mista ? » Non. « Monsieur Monsieur ! » Non plus.

Ils disent : « Ni hao ».

Pour eux, tous les étrangers sont chinois.

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La guerre des monnaies expliquée sur un air de rap

La guerre des monnaies n’est pas un casse-tête chinois uniquement pour les pays du G20. Elle l’est sans doute plus encore pour l’opinion publique, qui ne comprend pas toujours pourquoi les Chinois et les Américains sont en conflit. La société Next Media Animation a peut-être trouvé une solution. Spécialisée dans les vidéos décalées sur l’actualité, cette entreprise vient de réaliser un clip où l’on voit le président américain Barack Obama et son homologue chinois, Hu Jintao, s’affronter sur un air de rap.

Dans la vidéo, Obama explique à Jintao qu’il doit arrêter de manipuler sa monnaie. Un yuan sous-évalué augmente le prix des produits américains. De son côté, Jintao rappelle au successeur de George W. Bush qu’il est «responsable de la récession».

«Ne nous demandez pas de faire des concessions. Tu n’es pas en position de me considérer comme un pêcheur. Sans Bretton Woods, vous seriez dans la même situation que l’Argentine», lance-t-il à Obama, que l’on voit boire la tasse à cause des vagues de déficits américains.

En guise de refrain, deux choristes tentent de les ramener à la raison : Chine et États-Unis ont besoin l’un de l’autre. Le premier achète les bons du Trésor du second, qui lui achète ses produits. Et d’ailleurs cela marche : Hu Jintao et Barack Obama finissent par rejoindre les deux chanteuses sur la piste. Pas sûr que les deux présidents entameront des pas de danse au moment de se retrouver à Washington en janvier prochain…

Le Figaro

Hu Jintao fossoyeur du made in France

Le Président Hu Jintao – qui s’est vu dérouler le tapis rouge – a quitté les terres françaises. Cette visite d’État révèle la toute-puissance de la Chine. Peut-on se permettre de tourner le dos à cet empire qui pourtant ne concourt pas à la défense de nos intérêts nationaux ?

Il est parti. Ouf ! Les Parisiens et les Niçois peuvent reprendre une vie normale. Mais au-delà des embouteillages et des caprices de la « star », la visite du Président Chinois est la démonstration parfaite de la toute-puissance de la Chine. Une toute-puissance que vient de couronner le magazine Forbes, qui affirme aujourd’hui que le nouvel homme le plus puissant de la planète n’est plus Barack Obama, mais Hu Jintao, justement.

Sa visite en France aura donc été placée sous le double signe de la brosse à reluire et du carnet de chèque. Sous le signe de la brosse à reluire, tout d’abord, avec un accueil somptuaire, des déclarations dithyrambiques sur l’amitié indéfectible entre la France et la Chine (alors que ces deux pays sont en froid depuis 2008), de « vraies convergences » sur certains sujets (notamment ceux que seront abordés lors du prochain G20), des partenariats aux bénéfices réciproques… Le pays des Bisounours, quoi !

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Airbus : Sarkozy vend-il plusieurs fois les mêmes avions ?

L’Élysée annonce une avalanche de contrats à l’occasion de la visite d’État de Hu Jintao en France. Plus de 20 milliards de dollars pour l’industrie française… Mais en y regardant de plus près, le président français a peut-être surévalué sa performance commerciale.

Le communiqué de l’Élysée est triomphal. Vingt milliards de contrats. La plus grosse part pour Airbus : “Airbus a signé jeudi avec des compagnies chinoises un contrat portant sur 102 appareils pour un montant de 14 milliards de dollars, à l’occasion de la visite en France du président chinois Hu Jintao, a annoncé l’Élysée.”

Problème, le communiqué d’Airbus, lui, est assez en retrait. La compagnie espérait vendre 150 avions à la Chine, confiait en septembre un de ses dirigeants, qui préparait à Pékin la venue de Hu Jintao. Airbus aujourd’hui évoque bien 102 avions, mais seulement 66 nouvelles commandes.

Alors, quels sont ces avions commandés ?
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L’Afghanistan, cœur géopolitique du nouveau grand jeu eurasiatique

Par Aymeric Chauprade

Le nouveau grand jeu en Afghanistan n’est plus bipolaire. Il n’est plus la vieille opposition du XIXe siècle, dont on a tiré la formule de «Grand Jeu », entre l’Angleterre présente aux Indes et la poussée russe vers les mers chaudes ; il n’est pas plus réductible à l’opposition du XXe siècle entre les intérêts américains et russes.

Le nouveau grand jeu en Afghanistan est à l’image de la géopolitique mondiale : il est multipolaire.

Trois grandes puissances mondiales s’entrechoquent en Afghanistan : Etats-Unis, Russie, Chine. Deux puissances régionales s’y livrent ensuite, par délégation, une guerre féroce : Pakistan et Inde. Dans ces rivalités de premier ordre, interfèrent des intérêts de second ordre, mais qui peuvent influer fortement sur le jeu afghan : les intérêts de l’Iran, ainsi que ceux des républiques musulmanes indépendantes, ex-soviétiques (en particulier, pour des raisons à chaque fois spécifiques, l’Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Turkménistan).

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Guerre des monnaies – Dollar contre Yuan – deuxième round

Par André Serra

Il y a incontestablement une “guerre des monnaies” dans le monde depuis le début de la crise, je qualifierais ce qui s’est passé jusqu’ici de premier round, pendant lequel des initiatives ont été lancées par différents pays pour démontrer, sous plusieurs motifs, la nécessité de remplacer le dollar dans son rôle actuel de monnaie internationale de paiement et de réserve, par une monnaie planétaire nouvelle qui serait, celle-ci, indépendante de tout État national particulier.

Après un rappel de ces initiatives en cours, je décrirai le second round, qui vient à peine de commencer.

1er round :

Le lundi 19 novembre 2007, à Singapour, le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a montré qu’il était de plus en plus difficile de gérer les 1430 milliards de dollars (970 milliards d’euros) de réserves de change de la Chine, à cause de la devise américaine (réserves se montant à 2600 milliards de dollars en avril 2010). “Nous n’avons jamais connu une pression aussi forte”, a-t-il déclaré, selon l’agence Reuters. “Nous sommes inquiets sur la manière de préserver la valeur de nos réserves”, a-t-il ajouté. La devise étasunienne avait perdu 5% contre le yuan depuis janvier 2007, et malgré toutes les promesses de Washington, il continuait, jour après jour, de perdre des plumes. C’était alors le tout début de la crise des subprimes, qui devait exploser quelques mois plus tard.

Dès cette époque, la Chine se mit à plaider dans chaque forum qu’il était grand temps de remplacer le dollar comme monnaie de paiement et de réserve. Rapidement, cette information fit le tour du monde et tous les ministres des Finances de la planète commencèrent à plancher sur le sujet.

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Yuan sous-évalué : quand les BRIC se fissurent

Dans leur croisade contre un yuan chinois sous-évalué, les Etats-Unis se sont découverts de nouveaux alliés : l’Inde et le Brésil. Deux puissances émergentes qui s’agacent de plus en plus ouvertement de l’avantage concurrentiel dont profite l’”atelier du monde” sur les marchés mondiaux grâce à la faiblesse de sa devise. “Si la Chine réévalue le yuan, cela aura un impact positif sur notre commerce extérieur“, a ainsi estimé le gouverneur de la Reserve Bank of India, Duvvuri Subbarao, mercredi 21 avril.

Manmohan Singh, Dimitri Medvedev, Hu Jintao et Luiz Inacio Lula da Silva

Le responsable semble peu apprécier les méthodes des autorités monétaires chinoises qui ont lié le renminbi (yuan) au dollar par une parité fixe depuis l’été 2008 : “Si certains pays dirigent leur taux de change et le maintiennent artificiellement bas, ce sont d’autres pays qui se retrouvent à supporter le fardeau des ajustements“, a-t-il critiqué. Manifestement, son homologue de la banque centrale du Brésil n’en pense pas moins. Un yuan plus fort est “absolument fondamental pour l’équilibre de l’économie mondiale“, a affirmé mardi 20 avril Henrique Meirelles.

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Elections : Françaises, Français, si vous saviez…

On a lu et entendu, depuis une semaine, tellement de commentaires pertinents et d’analyses fines, de la part de politologues experts, sur les élections régionales qu’on ose à peine ajouter les nôtres, qui vont forcément paraître bien candides et naïfs. Si les gens ne sont pas allés voter, en ce jour d’ouverture de la pêche à la truite, cela a été répété mille fois, c’est d’abord et avant tout à cause de la crise économique.

Un lien de causalité présenté comme une évidence. Qui pourtant n’allait pas totalement de soi. Car on aurait tout aussi bien pu imaginer que le lien joue en sens inverse.

A savoir que la crise, qui a vu le retour de l’Etat et du politique à la faveur de la défaillance du “tout marché”, se traduise aussi par un retour du citoyen électeur. Que, pour la première fois depuis longtemps, celui-ci ait le sentiment, à travers son vote, d’être en mesure de reprendre la main, de pouvoir à nouveau influer sur le cours des choses après en avoir été dépossédé pendant trois décennies de libéralisme à tout-va.

De fait, au vu du taux d’abstention record, il n’y a pas eu le moindre désir de réappropriation.

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Wen Jiabao vante le miracle chinois… et ses fragilités

Par Valérie Niquet, chercheur à l’IFRI, directrice du Centre Asie

Lors de la réunion annuelle de l’Assemblée nationale populaire chinoise, le Premier ministre Wen Jiabao s’est livré à un bel exercice d’auto-satisfaction. Mais il reconnait aussi la pauvreté des habitants, la corruption et les inégalités ville-campagne qui perdurent.

Le Colosse de Rhodes

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Ombres chinoises

Trois articles – il y en a d’autres, mais nous avons trouvé ceux-ci particulièrement significatifs – sur l’Empire du Milieu.

Pour ceux qui pensent que la Chine dominera prochainement la planète, et pour les autres.

I – Chine et Etats-Unis butent sur leurs différends économiques

Les présidents américain et chinois ont soigneusement évité les sujets qui fâchent.

En visite en Chine cette semaine, Barack Obama et Hu-Jintao ont une nouvelle fois affiché leur volonté « d’adopter une stratégie de long terme et de développer les échanges et la coopération ».

En dépit de ces déclarations, les dirigeants n’ont pas avancé vers la résolution de leur principal contentieux économique : la sous-évaluation du yuan. Après s’être appréciée de près de 20 % en trois ans, la monnaie chinoise n’a pas bougé depuis l’été 2008. Elle reste fixée à 6,83 yuans contre 1 dollar, au grand dam des partenaires économiques de la Chine, au premier rang desquels figurent les Américains.

Barack Obama s’est contenté d’évoquer le sujet des changes, de façon très diplomatique, dans le communiqué publié à la fin de la rencontre. Le président dit avoir « noté l’engagement chinois, lors de précédentes déclarations, d’avancer progressivement vers un taux de change plus orienté vers le marché ». Et d’ajouter que « le faire sur la base des fondamentaux économiques serait une contribution essentielle à l’effort de rééquilibrage mondial ».

Derrière ces formulations prudentes, l’idée est toujours la même. Les Américains font pression pour que Pékin laisse s’apprécier le yuan, en soutenant que cela permettrait à la Chine d’être moins dépendante des exportations et de faire de sa demande intérieure, toujours très faible, un véritable moteur de croissance. Lire la suite