La croissance asiatique à l’épreuve de la « trappe malthusienne »

Lors d’une récente conférence tenue à Bangkok, Haruhiko Kuroda (2015) a recensé trois faits stylisés à propos de la croissance asiatique. Premièrement, elle s’est poursuivie à un rythme régulier et très rapide au cours des dernières décennies. Alors qu’elle disposait du PIB par tête le plus faible à travers le monde en 1950, l’Asie a réalisé depuis les meilleures performances de croissance.

La crise asiatique de 1997-1998 n’a été qu’une parenthèse, dans le sens où les pays asiatiques ont su recouvrir rapidement leurs pertes en termes de revenu et de production. Le taux de croissance annuel moyen a été de 4 % au cours des six dernières décennies. Par conséquent, le PIB par habitant asiatique a été multiplié par 12 depuis 1950. Deuxièmement, il y a toutefois une forte hétérogénéité en termes de PIB par habitant d’un pays asiatique à l’autre.

Si Hong Kong, Singapour, Taïwan et la Corée du Sud jouissent aujourd’hui de niveaux de vie particulièrement élevés, la majorité des pays asiatiques sont des pays à revenu intermédiaire. Même ces derniers présentent des PIB par habitant très différents les uns des autres.

Troisièmement, les taux de croissance eux-mêmes ont été très hétérogènes d’un pays asiatique à l’autre. Le Japon enregistrait des taux de croissance à deux chiffres dans les années soixante, mais semble acculé à la stagnation depuis les années quatre-vingt-dix.
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Chine : Un modèle à bout de souffle ?

Entretien avec David Baverez, un “business angel”, investisseur dans des start-ups à Hong-Kong (Chine) depuis trois ans. Auteur de Génération tonique (éd. Plon), il y dépeint les atouts de la Chine et les incompréhensions de l’Occident face à son modèle.

La Bourse de Shanghai qui s’écroule à son plus faible taux journalier depuis huit ans (7,63%), les exportations chinoises en baisse et un taux de croissance qui “patine” à 7%… Plus rien ne semble aller dans l’Empire du Milieu. Voilà que les marchés étrangers commencent à se méfier de la Chine, longtemps perçue comme une terre d’accueil pour les investisseurs étrangers. Comment en est-on arrivé là?

On a souvent décrit la Chine comme un eldorado économique, avec une croissance et une productivité imbattables… Comment cette image s’est-elle construite?

David Baverez : Il faut remonter à l’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978, deux ans après la mort de Mao Zedong. Le nouveau chef d’État rompt avec l’économie maoïste. Fini la planification, la collectivisation et l’autarcie. Deng Xiaoping lance une politique de “socialisme de marché” pour hisser la Chine au rang des plus grandes puissances mondiales. Le pays rentre dans ses Trente Glorieuses, et connaît une révolution anhistorique, complètement hors norme. Il encourage les investissements extérieurs et légalise les entreprises privées.
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“Lundi noir” sur les marchés financiers (Màj vidéo)

La dégringolade des Bourses s’est poursuivie en ce début de semaine avec des plongeons à Shanghai (-8,5%), Hong kong (-5,2%) ou encore Tokyo (-4,6%).

Le ralentissement de l’économie chinoise n’inquiète pas seulement l’Asie. Ces derniers jours, une série de mauvais chiffres – baisse des importations et de la production industrielle – ont eu l’effet d’une douche froide sur les marchés occidentaux (La Bourse de Paris plonge de 7%).

Aux États-Unis, le pétrole passe sous les 40 dollars à l’ouverture à New York, plombé par la Chine. En Russie: le rouble à son plus bas de l’année…

Suite et commentaires sur Fdesouche

Chine : Bientôt des yuans dans toutes les poches ?

Première exportatrice mondiale, la Chine dépend du dollar pour ses échanges commerciaux, sa monnaie n’étant pas convertible. Une subordination financière — et politique — dont elle cherche à se dégager par une internationalisation du yuan. La monnaie chinoise est d’ores et déjà devenue la cinquième devise mondiale pour le commerce. M. Ding Yifan, conseiller du gouvernement, explique les étapes à franchir.

Dès le milieu des années 1990, avec la croissance du commerce entre la Chine et ses voisins, le renminbi (RMB), ou yuan, est devenu un moyen de paiement bien accueilli dans toute la région. Lors du sommet du G20 de novembre 2008 à Washington, M. Hu Jintao, le président d’alors, s’était engagé à diversifier le contenu en devises étrangères des réserves chinoises.

Dans la foulée, des mesures ont été prises pour promouvoir l’internationalisation du RMB ; et cela ne passe pas inaperçu. A la fin d’octobre 2014, le yuan est devenu une monnaie de réserve dans plus de cinquante pays et territoires.

Selon la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (Swift (1)), en décembre 2014, le RMB a remplacé les dollars canadien et australien au rang de cinquième monnaie de paiement du monde (2). Il se situe juste derrière le dollar américain (87 % des échanges internationaux (3)), l’euro (6,6 %), la livre sterling et le yen. Il totalise 2,17 % du marché mondial, au coude-à-coude avec la monnaie japonaise (2,69 %).
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Métrospection

New York, Los Angeles, Tokyo, Hong Kong, Moscou… : à chaque métropole, son métropolitain. Les dispositifs techniques se ressemblent de plus en plus, mais les usages diffèrent.

Les New-Yorkais se déplacent encore en métro, y draguent, y lisent, tandis qu’à Los Angeles les rames sont presque vides : tout le monde circule en voiture. À Tokyo, les trains sont tellement bondés qu’il faut des “pousseurs” pour faire entrer les voyageurs dans les rames ; il est interdit de téléphoner et les suicides atteignent des chiffres record. Le métro de Hong Kong, lui, est géré par une compagnie privée : il est le seul au monde à faire des bénéfices.

Quant aux Moscovites, ils sont fiers de leur métro : les trois lignes construites dans les années 1930 témoignent d’une époque où le modèle soviétique voulait offrir des espaces publics luxueux à ses prolétaires…

Hong Kong : Un artiste transforme des abeilles en cartographes

L’artiste Ren Ri qui marie l’apiculture et l’art en manipulant le comportement des abeilles pour leur faire créer dans des ruches des sculptures étonnantes.

Il a utilisé cette même méthode pour faire en sorte que des abeilles construisent des cartes en relief de différents pays avec leurs alvéoles de cire. Elles sont en ce moment exposées à la Pearl Lam Galerie à Hong Kong.

Chine : Rêve de fortune

Sa chance, Patrick l’a saisie à Hong-Kong. Ancien infirmier, il y a créé un club de tennis. Aujourd’hui, il travaille 50 heures par semaine mais a triplé ses revenus. Antoine, lui, importe et vend des épices et légumes français “haut de gamme”. Voyage dans la New York asiatique où de plus en plus de jeunes entrepreneurs français tentent l’aventure.

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Chine : Le plus grand aquarium du monde

55.000 poissons de 1000 espèces différentes, un bassin gigantesque pour accueillir des requins baleines de plus de 20 mètres de long. A Hengqin, près de Hong Kong, le plus grand aquarium du monde a ouvert au printemps dernier. Quand la Chine se lance dans les parcs aquatiques, c’est avec démesure!

Hong Kong : Les menaces des géants de l’immobilier sur les villages

Les bucoliques villages agricoles de Hong Kong qui bordent la Chine continentale sont vent debout contre des promoteurs immobiliers accusés d’accaparer la terre. Dans l’ex-colonie britannique, le ressentiment contre des hommes d’affaires aux carnets d’adresses bien remplis nourrit aussi le mouvement prodémocratie.

Les protestataires qui campent toujours dans le territoire passé sous tutelle chinoise en 1997 réclament l’instauration d’un suffrage universel véritable. Mais ils s’insurgent également contre ce qu’ils perçoivent comme une collusion d’intérêts entre le gouvernement et la puissante élite économique de ce centre financier international.

Les inégalités sociales s’aggravent alors que la majorité des sept millions d’habitants ont du mal à se loger en raison du coût prohibitif du mètre carré.

La situation des villageois des Nouveaux Territoires, dans la partie continentale de Hong Kong, illustre cette problématique. Ils rejettent un projet gouvernemental de plusieurs milliards de dollars qui fera disparaître des terres agricoles et déracinera des milliers de personnes.
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Hong Kong : Pourquoi « l’île-région » est-elle tellement importante pour la Chine ?

Hong Kong demeure extrêmement importante pour la Chine, affirme The Economist qui rappelle que les exigences en matière de réformes démocratiques ont donné lieu à des manifestations d’une très grande ampleur dans l’enclave. Hong Kong et la Chine ont beaucoup à perdre de la dégradation de la relation spéciale qu’elles entretiennent, analyse le journal.

Pendant longtemps, Hong Kong a servi de pont entre la Chine et le reste du monde, à la foi pour les flux de biens et de capitaux dans les deux sens. Mais la Chine s’est elle-même ouverte sur le monde au cours des dernières années, en en conséquence, ce rôle s’est atténué. En 1997, au moment où la Grande-Bretagne a rétrocédé l’enclave à la Chine, le PIB de Hong Kong représentait 16% de celui de la Chine.

Mais aujourd’hui, cette proportion s’est réduite à 3%. Mais ce n’est pas une bonne référence, car le PIB de la Chine s’est considérablement développé entretemps, et on ne peut plus comparer la Chine de 1997 avec celle d’aujourd’hui, qui compte près de 20 villes avec plus d’un million d’habitants.

Hong Kong est ainsi demeurée incontournable pour l’Empire du Milieu dans le domaine financier et dans certains autres domaines, et les liens se sont renforcés, plutôt qu’affaiblis. Ainsi, Hong Kong est devenue une place incontournable pour les firmes chinoises qui peuvent y lever des capitaux boursiers pour se financer plus facilement qu’en Chine continentale.
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Hong Kong : Les manifestations font plonger la bourse

Première conséquence du mouvement social, la place de Hong Kong a chuté ce lundi de près de 2%, touchant son plus bas niveau depuis deux mois et demi. La contestation inquiète les milieux d’affaires plus soucieux de préserver leurs bonnes relations avec Pékin que de défendre la démocratie.

Chine : À Hong-Kong, les manifestations pro-démocratie prennent de l’ampleur

Occupy Central, l’organisation pro-démocratie la plus en vue, a rejoint la campagne de désobéissance civile, fer de lance depuis plusieurs semaine des étudiants.

La situation se tend à Hong Kong. Les manifestants pro-démocratie étaient massés dimanche devant le siège du gouvernement local, déterminés comme jamais à obtenir de Pékin davantage de libertés politiques grâce à une campagne de désobéissance civile de plus en plus tendue.

Après une semaine de manifestations animées par les étudiants en grève pour dénoncer la décision de Pékin de limiter la portée du suffrage universel, Occupy Central, l’organisation pro-démocratie la plus en vue, a décidé de se jeter officiellement dans la bataille.

Environ 1500 personnes étaient rassemblées dimanche devant les bâtiments qui abritent le siège du gouvernement et du conseil législatif de Hong Kong. Samedi soir, ils étaient d’après les estimations de l’AFP plus de 10.000. Nombre de manifestants avaient quitté les lieux en promettant de revenir après une douche et quelques heures de sommeil, mais la police a empêché des centaines de personnes de gagner la zone dimanche, suscitant la colère des participants.
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Chine : Les “hommes-cubes”

Liu vit dans 4 m2 : un placard sur un palier où cohabitent quatre locataires… Des dizaines de milliers de travailleurs pauvres vivent ainsi dans des conditions effroyables dans l’une des villes les plus riches d’Asie: Hong Kong !

Ces “cercueils” comme ils sont surnommés, sont la conséquence de la flambée des prix de l’immobilier.

Chine : La peau de condamnés à mort utilisée par l’industrie cosmétique

Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe.” En 2005, The Guardian livrait une enquête stupéfiante en matière d’industrie cosmétique.

Œuvre d’art de l’artiste italien Francesco

Cette enquête lève le voile sur des pratiques qualifiées de “traditionnelles” par des employés de la compagnie chinoise qu’il a interrogés. Il s’agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l’on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides.

En Chine, il est d’usage de récolter “la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de ‘biotechnologie’ situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang“. Les produits sont exportés vers l’Europe via Hong Kong.

En Europe, le marché de l’industrie cosmétique et de la chirurgie plastique, toutes deux consommatrices de collagène, n’est pas ou peu réglementé. Le fait est que ces produits se trouvent dans une sorte de “zone grise” légale: ils ne sont soumis ni aux réglementations concernant les médicaments, ni à ceux concernant les produits de beauté, c’est-à-dire uniquement des substances appliquées à la surface de la peau et non en injections.
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Un groupe chinois rachète l’hôtel Marriott des Champs-Elysées

Le fonds d’investissements de Hong Kong, Kai Yuan Holdings, a annoncé ce mardi qu’il rachète l’hôtel de luxe Marriott sur les Champs-Elysées pour 344,5 millions d’euros. Il veut en faire une référence haut de gamme pour les touristes chinois.

Traders : Le marché secret des matières premières

Depuis les récentes émeutes de la faim en Afrique, en Asie et au Mexique, le fonctionnement du marché des matières premières est sur le banc des accusés. Quelle est la responsabilité des traders dans ces désordres économiques et humanitaires ?

Jamais nos sociétés n’ont consommé autant de matières premières qu’en ce début de XXIe siècle. Blé, riz, sucre, soja, pétrole… : tous ces produits sont aujourd’hui objets de spéculation. L’émergence de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et le Brésil a provoqué une explosion de la demande.

Mais ce n’est pas la seule explication à l’envolée des prix. Politiques, ONG et médias désignent les traders comme les principaux responsables de la flambée des cours. Mais qui sont ces spéculateurs accusés d’affamer la planète ? Et surtout, comment fonctionnent ces marchés des matières premières réputés complexes et opaques ?

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Chine : Le yuan devient-il une véritable monnaie internationale ?

Les autorités chinoises procèdent à une montée en puissance graduelle de leur monnaie. Au travers des accords Swap passés avec la City et la Banque centrale européenne, le Yuan est désormais utilisé pour des transactions financières internationales.

Dans une nouvelle zone franche, qui sera ouverte à Shanghai d’ici quelques jours, il sera convertible sans que l’on connaisse jusqu’ici le détail des modalités de son application…


France culture

La Chine et l’or

La Chine parle désormais ouvertement d’un remplacement du dollar en tant que devise de référence internationale.

Xinhua, l’agence de presse officielle Chinoise, publiait récemment une lettre ouverte qui commence comme suit :

“Alors que les politiciens Américains des deux partis font encore des aller-et-retours entre la Maison Blanche et le Capitole sans pour autant parvenir à un accord viable qui permettra au retour à la normalité politique dont ils nous parlent tant, il est peut-être temps pour le reste d’entre nous de construire un monde dés-américanisé”.

Et la Chine sait déjà comment y parvenir. Elle encourage la création d’un marché international en yuans auprès des centres de Hong Kong et de Londres en laissant New York de côté, et fait la promotion d’un commerce hors-dollar en Asie au travers de la Shanghai Cooperation Organisation (SCO). Elle continue également d’accumuler ouvertement de l’or tout en encourageant ses citoyens à en faire de même.

Il n’y a plus l’ombre d’un doute. La Chine se prépare à la chute du dollar, si ce n’est qu’en tant que devise de référence mondiale. Et elle espère se protéger ainsi que ses citoyens grâce à l’or.

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L’or de l’Allemagne et de la Fed est parti en Chine

Selon William Kaye, gestionnaire de hedge fund à Hong Kong, la Fed ainsi que la Bundesbank, n’ont plus d’or dans leurs coffres. Kaye, qui a travaillé chez Goldman Sachs il y a 25 ans, parle également du véritable montant des réserves détenues par la Banque populaire de Chine (PBOC).

William Kaye : La plupart des gens ne s’en rendent pas vraiment compte, mais l’hégémonie mondiale (leadership ou de domination) est en train de changer. Cette région du monde, l’Asie-Pacifique, et la Chine en particulier, est en train de se positionner pour devenir la puissance mondiale dominante dans les cinq à dix années à venir.

Mes sources me disent que, contrairement aux chiffres officiels disponibles, la Chine possède entre 4.000 et possiblement 8.000 tonnes d’or physique… Non seulement les Chinois sont les plus gros producteurs d’or, mais ils sont aussi les plus gros importateurs d’or au monde. C’est une initiative stratégique. La Chine accumule massivement l’or extirpé de l’Ouest à une cadence très rapide. La dynamique, ici, est très géopolitique, et l’Extrême-Orient y gagne.

Dans le « nouvel ordre mondial » qui émanera quand ce « raid » se terminera, la position de la Chine, de la Russie et du Brésil sera grandement améliorée. En revanche, la position des États-Unis, aussi bien que celle de l’Europe et du Royaume-Uni, sera grandement diminuée. Telles en seront les conséquences majeures.
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Barbie est-elle esclavagiste ?

Salaires de misère, heures supplémentaires excessives, exposition à de multiples produits toxiques… Les conditions de travail dans les usines chinoises fabriquant des jouets pour le groupe Mattel – Barbie ou Fisher Price – sont jugées indignes par des organisations chinoises et européennes, qui ont enquêté sur place. Ce qui n’empêche pas le leader mondial du secteur de prétendre que ses produits sont conçus dans des conditions socialement responsables. Visite virtuelle dans une usine chinoise.

Oh, la belle chambre de princesse pour la nouvelle poupée Barbie ! Ah, la jolie caserne de pompiers de Fisher Price ! Alors que Noël approche, si vous souhaitez rester en contemplation devant les cascades de jouets, ne pas gâcher votre plaisir et celui de vos enfants au pied du sapin, ni perdre vos illusions consuméristes, arrêtez ici la lecture de cet article.

Car la « compétitivité » de l’industrie du jouet à un prix. Un prix cher payé par le consommateur occidental, vu les tarifs affichés, mais aussi par les ouvrières qui ont fabriqué et assemblé les composants de ces charmants bibelots en plastique. En tout cas pour les ouvrières chinoises qui travaillent pour Mattel, leader mondial de la conception, fabrication et vente de jouets.

Le groupe états-unien commercialise notamment les marques Barbie et Fisher price, et possède les licences pour les figurines de Superman et des Simpson. En 2011, l’entreprise a réalisé 4,8 milliards d’euros de revenus et 590 millions d’euros de bénéfices. Une large part des produits de Mattel sont fabriqués en Chine, où le groupe possède quatre de ses neuf usines, et où sont basés la majorité de ses autres fournisseurs.

Santé et sécurité ? Connaît pas
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Japon : Les Chinois font main basse sur l’eau

Les investisseurs étrangers, dont beaucoup sont Chinois, tentent à tout prix de mettre la main sur des terrains forestiers au Japon. Ce n’est toutefois pas le bois qui les intéresse, mais l’eau qu’on y trouve.

Dr Emoto – Les mémoires de l’eau

Dans certains territoires forestiers éloignés du Japon, le mètre carré d’espace se vend pour près de 60 cents. Un prix aussi bas n’est pas surprenant puisque le marché immobilier japonais est au  « calme plat » depuis près de vingt ans. De plus, les lois nipponnes sont assez permissives quant à la vente à des étrangers de territoires forestiers auxquels des droits d’exploitation de l’eau sont rattachés.

Pour des pays comme la Chine et l’Inde qui vont bientôt faire face à des pénuries d’eau, c’est un faible prix à payer. Le Japon se classe d’ailleurs dans le top 10 des pays qui ont le plus de ressources en eau dans le monde.

Selon un analyste d’HSBC, près de la moitié de l’économie chinoise est basée dans des régions qui n’ont pas assez de ressources d’eau. De plus, le fait d’acheter de grands territoires permettrait aux Chinois d’ouvrir de nouvelles terres à l’agriculture afin d’exporter davantage de biens alimentaires vers leur pays.

Présentement, l’embouteilleur Seven Yellow, basé à Osaka, pompe près de 500 000 litres d’eau par mois et 80 % de sa production est exportée en Chine. D’ailleurs, l’actionnaire principal de cette entreprise est un Chinois, un détail que « certains connaissent alors que d’autres ignorent », soutient le directeur général de l’entreprise, Katsuhisa Yoshida.

Sur l’île d’Hokkaido, on a répertorié un total de 57 transactions incluant des achats terriens en 2012. De ce total 21 achats ont été faits par des Chinois, neuf par des investisseurs d’Hong Kong qui ont utilisé des compagnies enregistrées aux îles Vierges et huit par des Singapouriens, selon les recherches menées par Bloomberg Businessweek.

« Les volumes que vous trouverez et à quelle profondeur vous devrez creuser pour trouver de l’eau dépendront de l’endroit où vous vous trouvez, explique Go Okazaki, fondateur de Standard & Initiative Properties à Tokyo. Mais si vous creusez, vous  trouverez de l’eau, et ce, peu importe où vous êtes au Japon. »

Bloomberg Businessweek

AIG va vendre pour 6 milliards de dollars d’actions AIA

American International Group (AIG) veut lever quelque six milliards de dollars (4,5 milliards d’euros) via la cession d’une partie de sa participation dans AIA, numéro trois de l’assurance en Asie, une somme qui servira à rembourser l’Etat fédéral américain.

AIG met en vente environ 1,7 milliard de titres AIA, dont l’assureur américain détient un tiers du capital, pour un prix compris dans une fourchette allant de 27,15 à 27,50 dollars Hong Kong par titre, ce qui représente une décote de 7% par rapport au cours de clôture de vendredi. La cotation de l’action AIA était suspendue ce lundi. AIG a précisé dans un communiqué que la vente de titres AIA se ferait par un placement auprès d’investisseurs institutionnels sans pour autant en spécifier le montant.

Le produit net de la cession sera utilisé pour payer une partie des 8,4 milliards de dollars qui sont dus au Trésor américain au titre de ses actions préférentielles dans un véhicule d’investissement dédié regroupant les actions d’AIG dans AIA. Si AIG lève six milliards de dollars, le solde à payer de 2,4 milliards est nettement inférieur à la valeur de la participation qu’AIG conservera encore dans AIA.

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Les parasites fiscaux à peine égratignés

The Economist a publié récemment un article sur la lutte contre le secret bancaire en Suisse. L’occasion de faire un état des lieux approfondi sur les principaux parasites fiscaux de la planète et les mesures en place.
Tour du monde des parasites fiscaux

 

The Economist reprend les chiffres du BCG. Selon cette source, la Suisse viendrait en première position et abriterait plus de 2000 milliards de capitaux (dont plus de 1000 venant d’Europe), suivie par la Grande-Bretagne, l’Irlande et les îles britanniques (1900 milliards, dont 750 venant d’Europe). Puis, suivent les Caraïbes et Panama (900), Hong-Kong et Singapour (900), les États-Unis (700) et le Luxembourg (600). En tout, cela représente 3000 milliards de capitaux européens !

 

Tout cet argent qui a quitté les grands pays européens continentaux représente naturellement un manque de financement pour l’économie nationale (la France exporte 100 milliards d’épargne tous les ans selon Alain Cotta). En outre, il s’agit d’argent qui ne sera pas taxé et c’est donc une perte financière importante pour les États. A 4% de rendement (ce que propose l’assurance-vie), cela représente la bagatelle de 120 milliards de revenus qui échapperaient à l’impôt.

Bref, les pertes fiscales pour un pays comme la France représentent plusieurs dizaines de milliards d’euros (si l’ensemble des sommes étaient rapatriées sur le territoire national) comme l’avait rapporté le Monde ! Malheureusement, la libre circulation des capitaux, la prunelle des yeux de cette Europe laisser-fairiste, est le meilleur allié des parasites fiscaux.

Car comment contrôler ces sangsues fiscales si les capitaux peuvent ignorer les frontières et se déplacer à leur guise ?

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Marc Faber : «Le système sera en faillite dans cinq à dix ans»

Selon Marc Faber, le gourou de la finance, les pays occidentaux sont devenus plus risqués que les économies émergentes.

– L’intervention des Etats dans l’économie va-t-elle encore durer des années ?

- Certainement. L’excès de crédits qui a provoqué la crise a été plus ou moins nettoyé et caché sous le tapis. A entendre les discours récents de Bernanke (ndlr : président de la Réserve fédérale américaine) et de Krugman (ndlr : Prix Nobel d’Economie en 2008), aucune mention n’est faite par rapport à la croissance démesurée de l’endettement. Cela n’existe pas pour les Américains. L’Etat peut intervenir dans l’économie de deux manières : directement, ou via la politique fiscale et monétaire. C’est cette dernière qui est privilégiée. Il me semble qu’avec Obama, les aides étatiques augmenteront, notamment pour sauver Fannie Mae et Freddie Mac. Ils ont bien plus de problèmes que n’en ont eus AIG et d’autres établissements. Aujourd’hui comme lors de la faillite du fonds LTCM, le message qui est envoyé par les Etats est : continuez de spéculer, nous sommes là pour vous sauver. Ceux qui veulent, aux Etats-Unis, créer une inflation de l’ordre de 6% par an, ne pourront pas le faire sans avoir de problèmes d’endettement. Pour créer cette inflation, les taux d’intérêt seront artificiellement maintenus à des niveaux proches de zéro, comme aujourd’hui.

Cette année, on prévoit 1600 milliards de dollars de déficit pour les Etats-Unis. A moyen terme, l’endettement américain ne pourra être inférieur à 1000 milliards de dollars, ce qui reste énorme. En conséquence, lorsqu’il faudra remonter les taux d’intérêts pour réduire la dette, le payement des intérêts sera équivalent à 35% des entrées fiscales dans cinq à dix ans. Cela posera des problèmes énormes.

– Où se situe-t-on dans le développement de la crise ?
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Les paradis fiscaux, pierre angulaire du système

[L'auteur de cet article nous demande de préciser qu'il ne désire pas que ses textes soient repris par un parti politique. Nous prions donc les blogueurs de tenir compte de son souhait. - La rédaction de Fortune]

Grâce aux paradis fiscaux, le CAC 40 paie deux fois moins d’impôts que les PME. Bizarrement, alors que Sarkozy a joué le cow boy tout l’hiver pour terrasser lesdits paradis fiscaux, ceux-ci se portent très bien. Normal, leur poids dans l’activité commerciale internationale est bien plus important qu’on ne le pense.

Les coûts en Europe, les bénefs’ au paradis !

Enfin, bref. C’est le Conseil des prélèvements obligatoires qui l’a dit dans un rapport publié fin 2009 : pour 100 euros d’impôts sur les bénéfices payés par une PME, une entreprise du CAC 40 n’en paiera que 43. Ça fait 2,3 fois d’impôts en moins. Si le CAC 40 payait comme les autres, l’État pourrait encaisser 15 milliards d’euros par an au lieu de 6,5 actuellement.

Donc, quand on entend justement les PDG du CAC 40 et le Medef dire que les “prélèvement obligatoires“, autrefois appelés “cotisations sociales” sont écrasants, il convient de relativiser largement.

Mais par quel miracle le CAC 40 est-il épargné (ce qui ne l’empêche pas de gémir pour obtenir des réductions d’impôts et des subventions diverses et variées) ? La réponse est simple : les paradis fiscaux et les transferts des bénéfices [1] !

On sait par exemple que BNP Paribas –dont l’État est le 1er actionnaire, avec 17% du capital depuis avril 2009 [2] – détient 189 filiales offshore [3] dans des paradis fiscaux, les Banques Populaires en ont 90, le Crédit Agricole en a 115, LVMH en a 140 (dont 33 à Guernesey, allez savoir pourquoi…) le groupe PPR en a 97, Schneider 131… Parmi les paradis les plus prisés, on a les Pays-Bas, (17% des filiales du CAC 40) le Royaume-Uni (30 % des filiales), le Luxembourg, sans oublier Hong Kong, la Suisse…

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John Paulson : le financier qui s’enrichit avec les crises

Plus fort que George Soros ! Après avoir fait une « culbute » de 15 milliards de dollars en pariant sur la crise de l’immobilier, le « sultan des “subprimes” » mise aujourd’hui sur la flambée de l’or et le retour de l’inflation. Son fonds Paulson & Co. a été pointé du doigt parmi les « spéculateurs » qui auraient parié contre l’euro et la dette grecque. Fantasme ou réalité ?

Dans le jargon de Wall Street, on appelle cela un « dîner d’idées » ( « ideas dinner ») où l’on jette des pistes d’investissement en pâture. Celui du 8 février, qui s’est tenu à la Park Avenue Townhouse, dans l’Upper East Side, à l’initiative de la firme de courtage Monness, Crespi, Hardt & Co, a déjà fait couler pas mal d’encre. Beaucoup trop, selon l’entourage du milliardaire new yorkais John Paulson, fondateur de Paulson & Co, qui se retrouve aujourd’hui sous la lorgnette du Département américain de la Justice, au même titre que le fonds de George Soros, Soros Fund Management LLC, SAC Capital Advisors LP, ou Greenlight Capital, pour le simple fait d’avoir débattu entre eux de la possibilité de « shorter l’euro. »

En d’autres termes, de parier sur la baisse de la monnaie européenne sur le marché des devises. Encore faudrait-il pouvoir prouver la « collusion » en question. A cinquante-quatre ans, le « sultan des “subprimes” » va devoir s’habituer à jouer les « bouc-émissaires. » C’est la rançon du succès.

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Les paradis fiscaux ne sont pas morts

L’Etat américain du Delaware, le Luxembourg et la Suisse, pourtant blanchis par l’OCDE, prennent les trois premières places d’une liste alternative de paradis fiscaux élaborée par le réseau international Tax Justice Network.

Les paradis fiscaux ne sont pas morts. C’est ce que proclame une plateforme d’organisations non gouvernementales et d’acteurs de la société civile, Tax Justice Network (TJN), en publiant lundi une liste alternative de paradis fiscaux.

Pour élaborer cette nouvelle classification, fruit de 18 mois de travail, le réseau international a mis au point un «indice d’opacité financière», composé de douze points et qui prend en compte le degré de secret d’un Etat et son poids dans la finance internationale. Lire la suite

La bulle immobilière chinoise officiellement proche de l’explosion

Nous avons récemment évoqué cette question.

Désormais, c’est Le Quotidien du Peuple, organe officiel du Parti communiste chinois, qui s’en inquiète.

Lorsque la Chine a annoncé son plan massif de relance économique, cette série de mesures était surtout orientée pour mettre l’économie sur une trajectoire de croissance à long terme, et non pas pour attiser un nouveau boom immobilier.

Mais les craintes augmentent, concernant le fait que le plan de relance de 4 trillions de yuans (586 milliards de dollars) a été siphonné afin de gonfler la bulle immobilière qui risque d’éclater bientôt.

Pour de nombreux acheteurs potentiels, les prix des logements étaient déjà trop élevés quand les mesures ont été lancées en novembre de l’année dernière.

Pourtant, l’écart entre les salaires et les prix immobiliers pourrait se creuser davantage, si les sommes qui sont actuellement dépensées lors des enchères des terrains sont un indicateur.

Partout dans le pays, les compagnies achetant des parcelles de terre, surnommées di wang (地王), ou « les rois de la terre», empochent des sommes sans précédent lors d’enchères frénétiques.

Ce qui a cependant surpris de nombreux analystes expérimentés dans ce domaine, c’est que la plupart des appels d’offres soit effectuée par des entreprises publiques (entreprises d’Etat), qui ont facilement l’accès à des moyens de financement grâce au plan de relance.

Sur les 10 principales acquisitions de terre les plus chères dans les grandes villes de Chine cette année, 6 ont été faites par des entreprises publiques. Lire la suite

(24.10.2009)

  • Près d’un Japonais sur six vit sous le seuil de pauvreté

Selon une étude du ministère des Affaires sociales, 15,7% des Japonais disposaient en 2006 de moins de la moitié du revenu médian annuel de l’époque, soit moins de 1,14 million de yens (8.500 euros). En se basant sur le même critère, l’OCDE avait estimé que le Japon avait le quatrième taux de pauvreté le plus élevé de ses 30 pays membres, après le Mexique, la Turquie et les Etats-Unis, dans une étude datant de 2004. L’enquête japonaise publiée cette semaine confirme que l’archipel est l’un “des pires” membres de l’OCDE sur ce sujet, a déclaré le ministre des Affaires sociales Akira Nagatsuma. Le rapport de l’OCDE avait montré que la pauvreté au Japon frappait notamment 60% des familles monoparentales, un taux largement supérieur à tous les autres membres de l’organisation. Le nouveau gouvernement de centre-gauche, qui vient d’arriver au pouvoir après sa victoire aux élections législatives, a promis de réinstaurer une aide spécifique pour ces familles, des mères de familles vivant seules avec leurs enfants pour la plupart. AFP (via Aujourd’hui le Japon)

  • Russie : inflation zéro pour la septième semaine consécutive

L’inflation russe était nulle du 13 au 19 octobre, pour la septième semaine consécutive, a annoncé mercredi le Service fédéral des statistiques (Rosstat). “L’indice des prix à la consommation est resté stable du 13 au 19 octobre 2009, à 100,0%”, lit-on dans son communiqué. La hausse des prix s’est donc établie au 19 octobre à 8,1% depuis le début de l’année, contre +11,2% à cette même date en 2008, rappelle Rosstat. Si les prévisions officielles d’inflation portent sur 11% en 2009, les responsables économiques et financiers ont à plusieurs reprises déclaré que ce seuil ne serait pas atteint. Ria Novosti

  • Hong Kong : bulle immobilière

Le marché immobilier qui se développe depuis le début de l’année dans la Région Administrative Spéciale est totalement incontrôlable. Les chiffres montrent que le nombre de transactions sur les produits immobiliers de luxe a doublé entre août et septembre. Les logements de luxe enregistrent une inflation de 28% depuis 9 mois et les chiffres dépassent ceux enregistrés au cours de la crise financière asiatique en 1997. Selon Li Wei, directeur de l’Agence Centaline, “les acheteurs du continent chinois contribuent fortement à cet essor. Ces nouveaux venus constituent environ 30% de l’ensemble des acheteurs. Je pense que la moitié d’entre eux sont des spéculateurs. En outre, les faibles taux d’intérêt ont joué un rôle.” Les experts jugent que cette bulle sur le marché immobilier de Hong Kong ferait énormément de dégâts si elle éclatait. Les autorités envisageraient d’exercer un contrôle accru sur l’offre de terrain. Le Quotidien du Peuple

  • USA : Manpower chute en Bourse, le 4ème trimestre s’annonce difficile

Pour le troisième trimestre, le groupe d’intérim américain affiche une perte nette de 50,4 millions de dollars, soit 64 cents par action, contre une perte de 43,2 millions (55 cents/action) un an auparavant. Le chiffre d’affaires a diminué de 26% en un an, à 4,19 milliards de dollars. Manpower précise que la conjoncture du moment rend délicate toute prévision. “Nous prévoyons un lent rebond de l’emploi et plusieurs trimestres encore difficiles”, commente Gary Bisbee, analyste de Barclays Capital, dans une note aux clients. Reuters

Pour Ben Bernanke, c’est l’Asie qui met en danger l’économie mondiale

Le président de la Réserve fédérale étasunienne Ben Bernanke a souligné lundi que des politiques économiques de promotion de l’exportation en Asie risquaient de faire réapparaître les déséquilibres des échanges commerciaux et financiers.
Ces déséquilibres, de l’avis de certains, ont contribué à alimenter la bulle immobilière aux Etats-Unis.

Les excédents commerciaux atteints par le biais de politiques qui gonflent artificiellement l’épargne intérieure et les industries de l’exportation provoquent des perturbations dans l’allocation de ressources, a-t-il expliqué.

“Pour parvenir à une croissance économique plus équilibrée et durable et pour réduire le risque d’instabilité financière, nous devons éviter des déséquilibres toujours croissants et intenables des flux commerciaux et financiers”, a-t-il observé, dans un discours prononcé à une conférence de la Fed de San Francisco sur l’Asie.

Ces déséquilibres se sont atténués à la suite de la crise, mais la reprise économique et l’augmentation des échanges commerciaux risquent de les remettre en valeur, a-t-il dit.

Ben Bernanke remarque que les économies asiatiques ont fortement rebondi après la crise, avec des taux de croissance annualisés à deux chiffres attendus en Chine, à Hong Kong, en Corée, en Malaisie, à Singapour et à Taïwan.

“A ce stade, alors même que des risques subsistent avec certitude pour les perspectives économiques, l’Asie semble le moteur de la reprise mondiale”, dit-il.

Il ajoute que les pays asiatiques dont l’économie est la plus ouverte, comme Singapour, Hong Kong et Taïwan, ont été les plus touchés par la crise, alors que la Chine, l’Inde ou l’Indonésie, qui sont parmi les économies “les moins ouvertes financièrement” ont vu la croissance de leurs économies se poursuivre tout au long de la crise (ndlr : l’incompréhensible traduction originelle de la fin de cette phrase a été corrigée à l’aide de la version anglaise de cette dépêche). Lire la suite