Pays-Bas : Arjan Roskam, le roi du cannabis

Ce documentaire retrace le quotidien surprenant d’Arjan Roskam. Ce Hollandais à l’origine vendeur dans un petit coffee shop d’Amsterdam a bâti, en quelques années, un empire financier pour le moins insolite.

Celui qui se surnomme lui-même « le roi du cannabis » est à la tête de la « Green House Seed Company », la plus grosse entreprise de vente de graines de cannabis en Hollande. En renouvelant le concept du coffee shop, Arjan Roskam a su attirer les célébrités du monde entier.

Ce génie du marketing ne s’arrête pas là. Il crée en 2008 sa propre série de télé-réalité sur Internet, « Chasseurs de souches », où les téléspectateurs peuvent suivre sa quête du cannabis parfait et ses expériences les plus folles. Avec des pointes à 2 millions de vues pour certains épisodes, Arjan Roskam a su mettre en scène son incroyable parcours. Mais autour de sa fortune et de sa personnalité règne toujours un parfum de mystère absolu.

Georges Forestier : « Révéler la vérité cachée »

Réflexions sur le fonctionnement et les enjeux de la pensée hypercritique de la Renaissance à l’époque contemporaine.

La vérité fut le thème choisi pour les journées scientifiques de 2013 de l’Institut Universitaire de France. Cette conférence envisage le bon usage de la vérité et de sa recherche, posant davantage des questions éthiques et juridiques, autour de l’histoire, du droit international ou de l’environnement. On entrevoit du coup l’importance de l’autorité qui administre la vérité, et parfois malheureusement la falsifie.

La vérité vient volontiers frayer ici avec l’erreur, selon une articulation qui est un moteur majeur des mutations scientifiques.

6 millions de chômeurs : L’échec de Hollande

Le nombre des chômeurs continue de progresser à une allure vertigineuse : toutes catégories confondues, on dénombrait presque 5,9 millions de demandeurs d’emploi fin 2014, soit +312.900 depuis un an et +919.000 depuis mai 2012. La clameur populaire qui vient d’Athènes fait donc forcément écho jusqu’en France : et si on changeait de politique ?

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale. La situation du marché du travail en atteste.

Il faut prendre l’indicateur du chômage pour ce qu’il est : le plus révélateur de ce qu’est aujourd’hui la France et la politique économique et sociale inégalitaire qui y est menée. Si en Grèce, la donne a radicalement changé, et si le peuple de ce pays peut espérer enfin la mise en œuvre d’une politique sociale plus généreuse, la France, elle, reste plus que jamais prisonnière de la doxa néolibérale.

La situation du marché du travail en atteste. Il faut certes manier la comparaison avec précaution, car la France ne connaît pas, loin s’en faut la situation sociale désespérée dans laquelle la Grèce s’est enlisée.
Lire la suite

Les “sans-dents” : Emblême de soins dentaires trop chers

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le “trait d’humour” attribué au président François Hollande par son ex-compagne Valérie Trierweiller n’a rien de très amusant une fois lâché dans l’arène du débat public.

Et pour cause, les difficultés d’accès aux soins dentaires pour de trop nombreux Français est une question particulièrement épineuse dans un pays qui se targue d’avoir l’un des meilleurs systèmes de santé au monde.

En 2012, les soins dentaires arrivaient déjà en tête des types de renoncement à l’accès aux soins pour raisons financières selon l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES).
Lire la suite

Agriculture : La démesure

Bastien, Christophe, Kevin et Yves-Pierre découvrent l’agriculture en Hollande, Australie, Canada et au Danemark. Durant leur formation BTS ACSE, les étudiants du CFTA de Montfort sur Meu (Bretagne – France) réalisent un stage d’une durée de 4 à 6 mois à l’étranger.

A leur retour, ils réalisent différentes vidéos afin de présenter leurs expériences. Ces vidéos sont projetées lors d’un Forum devant une assemblée d’environ 500 personnes.

(Merci à chéne)

« Vélorution ou le Pouvoir de la Pédale »

Le vélo est l’arme tranquille de la révolution écologique. Le vélo pourrait transformer nos sociétés cabossées. C’est le leit-motiv du journaliste Olivier Razemon, qui rappelle tout le potentiel économique du vélo et le pouvoir de transition qu’il porte en lui.

Plus d’une centaine d’amoureux de la petite reine de tous âges, beaucoup de militants, de ceux qui font la « vélorution » en deux roues tous les premiers samedis du mois dans les rues de Paris pour réclamer plus d’espace, se sont déplacés, la semaine dernière, à la Maison du vélo, près de la Bastille, à Paris.

Dehors, sur la chaussée, plein de vélos sagement garés. Comme dans son essai « poil à gratter », Le pouvoir de la pédale, au style drôle et léger, le journaliste-blogueur spécialiste des transports, d’urbanisme et des modes de vie, Olivier Razemon est invité à raconter comment le vélo pourrait transformer nos sociétés cabossées.

Les participants se sont installés dans l’atelier, entre pneus pendouillant au plafond, fourches, guidons, clés et chaînes de toutes tailles méticuleusement bien classés. Les uns prennent des notes, d’autres filment, témoignent, tous ravis d’une publication redorant les guidons d’un objet trop souvent caricaturé et catalogué selon les époques: d’abord pour les prolos, puis pour les sportifs et les loisirs, et désormais pour les bobos ou les riches, bref jamais pour soi, toujours pour l’autre, et trop peu pensé pour réparer les villes.

Lire la suite

La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef

L’offre est alléchante. En échange de nouvelles exonérations et autres petites gâteries accordées aux patrons, le Medef promet de créer 1 million d’emplois nets en 5 ans. Le pactole !

Pour inciter les entreprises françaises à créer 1 million d’emplois nets, le gouvernement social-démocrate devra consentir quelques efforts. En matière de cadeaux au patronat, il n’en est plus à ça près, nous direz-vous.

Les recettes pour remporter le jackpot sont prévisibles : baisse des charges (qui dans la terminologie du Medef signifie cotisations sociales), simplifications administratives, flexibilité, le tout adossé à quelques dizaines de milliards d’économies budgétaires. Une paille !

Pour un million d’emplois nets, le jeu en vaut vraiment la chandelle, même si le perfide Bayrou se plaît à rappeler que 3,3 millions de chômeurs de catégorie A, moins un million d’emplois créés = 2,3 millions de demandeurs restants. La logique arithmétique est implacable !

Lire la suite

Jacques Attali : “2014 sera une année très dangereuse”

Depuis 30 ans, il conseille les présidents, de droite comme de gauche. L’économiste Jacques Attali était l’invité du “Grand Rendez-vous” d’Europe 1/i>Télé/Le Monde, dimanche 29 décembre.

L’occasion pour lui d’évoquer les réformes nécessaires pour sortir le pays de l’ornière, d’analyser la présidence Hollande et de définir les grands enjeux de demain.

La seule différence entre Madoff et les gouvernements occidentaux c’est que Madoff est en prison, à part cela ils font la même chose – Une nouvelle crise aura lieu…

Hollande “doit tenir un langage de vérité

Lire la suite

C’est l’heure du verdict pour l’inversion de la courbe du chômage (Màj)

Addendum : Hausse du chômage de 0,5% en novembre, +5,6% sur un an

En novembre, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A), DOM compris, a augmenté de 17.500 personnes, pour s’établir à 3.555.200 (dont 3.293.000 en métropole), selon les chiffres publiés, jeudi 26 décembre, par Pôle emploi et la Dares (service statistique du ministère du travail). Cette progression efface quasiment la baisse enregistrée au mois d’octobre (– 19 900).

Lire la suite sur Le Monde

Olivier Delamarche : « Croissance: un avion sans moteur se crashe »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 13 août 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Paul.

« Les chiffres de la production industrielle dans tous les pays officiellement sortis de la crise: -4,6 % en Espagne, -5,1 % en Italie, -0,2 % en France… Il n’y a que Messieurs Hollande et Moscovici, nos deux comiques préférés, qui pensent que la crise est terminée – Les revenus et l’activité n’augmentent pas donc on ne voit pas comment les gens pourraient se mettre à consommer comme des fous – Sur les marchés, on achète en comptant sur le fait qu’on va continuer à injecter des liquidités. »

Hollande : Le pays qui fera éclater la zone euro

Quel est le pays de la zone euro le plus endetté ? Ces gaspilleurs de Grecs, avec leurs généreuses pensions de retraite ? Les Chypriotes et leurs banques pleines à craquer d’argent sale d’origine russe ? Les Espagnols touchés par la récession ou les Irlandais en faillite ? Eh bien, curieusement, ce sont les Hollandais sobres et responsables.

La dette des consommateurs aux Pays-Bas a atteint 250% du Produit intérieur brut et c’est l’une des plus élevées au monde. À titre de comparaison, la dette des consommateurs espagnols n’a jamais dépassé les 125% du Produit intérieur brut.

La Hollande est l’un des pays les plus endettés au monde. Elle s’enfonce dans la récession et montre peu de signes d’amélioration réelle. La crise de l’euro traîne désormais depuis trois ans et, jusqu’à présent, elle n’avait infecté que les pays périphériques de la monnaie unique. La Hollande, cependant, est un membre central tant de l’Union européenne que de la zone euro. Si elle ne peut survivre dans cette zone, tout sera terminé.

Ce pays a toujours été l’un des plus stables et des plus prospères d’Europe, en plus d’être l’un des plus grands défenseurs de l’Union européenne. Il s’agit d’un membre fondateur de l’Union et d’un des partisans les plus enthousiastes du lancement de la monnaie unique.
Lire la suite

La citation du jour

Humour pour tous…

« La reprise, elle est là ! Il y a une production industrielle qui repart. (…) Je ne ferai d’augmentations d’impôts que si elles sont absolument indispensables. Dans l’idéal, le moins possible. »

François Hollande,

Président normal,

intervention télévisée du 14 juillet 2013.

 

(Merci à notre lecteur Boreas)

Politique-fiction : Et si Hollande réussissait à faire baisser le chômage ? (Màj Vidéo)

Addendum du 27/06/2013 – Nicolas Doze : La duperie du gouvernement sur les chiffres du chômage

François Hollande s’y est engagé de nouveau jeudi dernier : foi de Président, le chômage entamera une décrue durable d’ici la fin de l’année. A première vue, l’engagement a tout du piège, le nombre de demandeurs d’emploi étant en augmentation continue depuis plus de deux ans, et aucune grande institution économique ne prévoyant une inversion du mouvement.

Pour 2013, l’Insee anticipe la destruction de 113.000 emplois dans le secteur marchand. Parallèlement, la population active – composée des individus disponibles pour le travail, qu’ils aient ou non un emploi – devrait augmenter de 119.000 personnes.

Et pourtant, l’idée n’est pas aussi folle qu’elle en a l’air. En annonçant une nouvelle dose de contrats aidés, le gouvernement s’est donné peut-être les moyens de gagner son pari avant la fin de l’année.

113.000 emplois perdus + 119.000 actifs en plus = 232.000 emplois à trouver

Pour faire reculer le chômage, il faudrait donc créer plus de 230.000 emplois cette année. Une chose est sûre : à court terme, ils ne viendront pas de la croissance, attendue à -0,1% sur l’année par l’Insee, alors qu’elle devrait dépasser +1,5% pour créer de l’emploi.
Lire la suite

John Law ou la chute spectaculaire d’un banquier central (Màj Vidéo)

(Merci à Blueman et à son remarquable blog)

Quand John Law a fait face à la dette énorme de l’État en France au dix-huitième siècle, il a émis beaucoup de papier monnaie -avec succès- et le pays s’est senti riche. Il était intelligent, courageux, charmant, honnête – et pour un temps- extrêmement populaire. Malheureusement, il a ainsi ruiné tous ceux qui avaient de l’argent en France, ce qui a fait de l’ombre à ses autres qualités. Il est intéressant de se pencher sur ce qui s’est passé.

John Law était écossais. Il est né à Edimbourg en 1671, d’un père banquier et joaillier qui avait réussi. A l’âge de 14 ans, il commença son apprentissage dans ces métiers et s’en retourna à 17 ans, juste à temps pour hériter de son père qui décéda cette même année. Il était déjà connu alors pour ses talents mathématiques et sa popularité auprès des dames.

Apprendre son métier
Lire la suite

Le Parti Socialiste fera baisser les salaires à la rentrée

Par Roberto Fiorini

Que ce soit en Belgique ou en France, pour ne citer que ces deux pays, le PS qui y est à la barre, œuvre pour faire baisser les salaires. Di Rupo ou Hollande trahissent ainsi ceux qui les ont élus en se fiant à la bannière socialiste. Désormais ceux-là sont au service de l’Europe libérale.

On exige partout des sacrifices, mais pourtant deux économistes du FMI ont admis s’être trompé dans leur évaluation des conséquences de la rigueur (une erreur de coefficient multiplicateur).

Résultat de cette erreur, pour chaque euro soi-disant économisé sur le budget de la nation, ce sont deux ou trois euros d’impacts négatifs sur le PIB, selon le pays et le multiplicateur utilisé. Les conséquences négatives sont connues, calculables désormais, et pourtant aucune inflexion n‘arrive? Pourquoi?

Peut-être que richesse ne doit pas aller dans les mauvaises poches ? Touche pas au Grisbi qu’ils disaient !

Les salaires ne doivent plus suivre l’inflation, d’après Merkel et Bruxelles
Lire la suite

Les mafias internationales du trafic d’animaux

Entre conditions sanitaires déplorables et importations illégales, le commerce d’animaux domestiques et exotiques engendre aujourd’hui de nombreuses dérives. Le trafic de chiots, aussi sinistre que lucratif, est notamment évalué à plusieurs centaines de millions d’euros.

Élevages, petites annonces,salons animaliers : avec la multiplicité des circuits des distributions, l’étendue des transactions est difficile à contrôler. En Hollande, République Démocratique du Congo, Turquie ou Belgique, les mafias internationales tiennent les rênes de ce marché juteux. Les contrôles à la frontière, tout comme les différents traités censés protéger les animaux en voie de disparition, n’ont pas encore résolu le problème.

Moyen-Orientaux, Russes, Chinois… Ils s’offrent un morceau de France

Ils sont nombreux à être attirés par nos palaces, nos ­vignobles, nos griffes de luxe. Quand la France n’a plus les moyens d’entretenir et de développer ses ­richesses, ce sont les pays émergents, du Moyen-Orient à l’Asie, qui prennent le relais. Un processus inéluctable.

[...] On peut jouer les Cassandre et s’effrayer de voir filer nos labels entre des mains étrangères. On peut aussi y voir, comme Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, « une opportunité pour l’économie du pays », au même titre que les investissements venus des quatre coins du monde. En pleine crise, comment refuser ces mannes financières qui dopent la croissance ?

Décidé par Bercy, un clip publicitaire « Say oui to France » est diffusé actuellement dans le monde pour attirer les investisseurs dans notre pays. Seulement voilà, il y a des symboles de notre patrimoine auxquels il ne faut pas toucher.

« Le Qatar rachète la France » ont titré récemment les journaux télévisés. Dans « Le Journal du dimanche », Jaham Al-Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, s’est aussitôt fendu d’une tribune intitulée « Pourquoi ce “Qatar bashing” ? ». L’émotion est forte, les mots sont durs : « Le conspirationnisme bat son plein, assorti d’une xénophobie à peine voilée. Qu’on le veuille ou non, cela a des airs de “délit de faciès”. »
Lire la suite

Europe : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

Nos dirigeants ne réalisent pas qu’ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais . Car la classe moyenne à qui l’on refuse toute perspective de promotion sociale, pourrait voir la révolution comme son dernier recours pour se faire entendre.

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d’Octobre, qui a été un coup d’État perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s’agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d’un groupe organisé, encore moins d’une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd’hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n’appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

Citoyens de deuxième catégorie
Lire la suite

Ce soir sur F2, François Hollande doit dire aux Français de “tenir bon”

Addendum : « Manif pour tous » : La préfecture veut boucler tout le quartier autour du siège de France2 (7, esplanade Henri de France dans le XVe arrondissement).

Le siège de France Télévisions est généralement très bien desservi par les transports en commun parisiens : situé à quelques mètres du RER C (station Boulevard Victor) et du tram T3 (station Pont du Garigliano), il se situe à une centaine de mètres des stations Balard (ligne 8) et Exelmans (ligne 9). Voir plan.

Exclusif Fdesouche : Plan du périmètre de sécurité exceptionnel prévu ce soir par la PP. Il semble que la station de métro Lourmel (ligne 8) ne soit pas bloquée…


(Merci à Pitch pour la carte)

« Si nous n’avons pas de paroles fortes et d’annonce que le président va suspendre le texte, il prend un risque majeur de débordements et de troubles graves. »
Frigide Barjot, L’Express, 28/03/13

Le président de la République sera sur France 2 jeudi à partir de 20 h 15. Pour tenter de rassurer les Français alors que la situation économique et sociale s’aggrave.


Lire la suite

Le RSA va t-il remplacer le SMIC ?

Nous allons commencer cette nouvelle année par une mauvaise nouvelle. Non, vous ne rêvez pas. Il ne s’agit pas d’une blague ou d’une grosse fatigue après les fêtes. Ce que vous allez lire ci-dessous est une réalité. Le gouvernement envisage sérieusement de supprimer le smic. De ce fait, le RSA deviendra de facto le seul “salaire” de référence.

Cette montée en puissance programmée du RSA au détriment du SMIC est un projet fou qui va modifier radicalement toute la politique sociale française.

Tout commence en 2011, le PS a préparé un programme politique qui a consigné noir sur blanc l’impérieuse nécessité de revaloriser très sérieusement le SMIC dès l’élection du candidat socialiste. Il se trouve que le même candidat socialiste, durant toute la campagne n’a cessé de prendre ses distances avec une grande partie du programme. Mais le plus marquant fut le refus de François Hollande de prendre à son compte l’augmentation importante du SMIC prônée par son parti.
Lire la suite

Peugeot : La piste algérienne séduit la Bourse

Le titre du français PSA Peugeot Citroën bondissait mercredi à Paris, soutenu par un article de la Tribune évoquant une possible entrée de l’Algérie au capital du constructeur automobile en difficulté.

Pour l’Élysée, cela serait faire d’une pierre deux coups : renforcer la coopération économique avec l’Algérie tout en apportant de l’argent frais à un fleuron national mal en point…

La hausse du titre PSA intervient également alors que le groupe envisage 1.500 départs naturels non remplacés d’ici à mi-2014, qui s’ajouteront aux 8.000 postes supprimés dans le cadre de sa restructuration annoncée en juillet, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

Hollande… et Raffarin
Lire la suite

Chine : Les guerres de l’opium

Au XIXème siècle, l’Angleterre est devenue à la fin des guerres napoléoniennes la puissance montante. Elle se consacre pleinement à la mise en application à grande échelle du « free trade ». En Chine par contre, le déclin, les révoltes, une Cour impériale désunie font de l’Empire un pays en voie de décomposition.

Au-delà des escarmouches militaires de 1840-1842 et de 1858-1860 se cache en réalité une invasion rampante, sournoise et redoutable, contre laquelle la Chine va se mobiliser durant près d’un siècle afin de maîtriser une substance illégale et imposée par ses ennemis.

En effet, afin de consolider leur hégémonie commerciale en Asie, les Anglais vont élaborer des réseaux de trafiquants pour inonder le marché chinois avec une drogue redoutable : l’opium.

Substance connue de longue date, elle est utilisée massivement par l’Empire Britannique comme une arme de destruction économique, politique et sociale. Cette politique machiavélique ne sera pas menée sans résistance ni réaction chinoises. Cependant, prétexte parfait pour mener deux opérations militaires victorieuses, l’opium est avant tout pour l’Occident le moyen imparable d’imposer à un Empire chinois inaccessible une série de traités que les Chinois continuent de considérer à ce jour comme honteux et scandaleux.

Les origines de l’opium

Lire la suite

TVA : Le jour de la petite trahison socialiste (Màj Vidéo)

Addendum : “La TVA sociale est injuste, infondée, improvisée” (François Hollande, 30 janvier 2012).

Cette fois-ci les choses sont claires, on nous a menti pendant la campagne sur le TVA. On nous a demandé (j’étais dans l”équipe de campagne) de démonter le projet de TVA sociale de Sarkozy. On nous a demandé de diffuser des promesses pour la première année…

On nous a assuré au début de l’été que la TVA ne serait pas augmentée. On a même vu le PS fanfaronner le 1er octobre pour fêter la “non TVA”. Et voilà que les taux de TVA sont simplifiés et augmentés.

Les trois taux existants 19,6%, 7% et 5,5%  seront remplacés à partir du 1er janvier 2014 par une version , «plus lisible»  : 20%, 10% et 5% . Tout ça devant rapporter 7 milliards pour “soutenir les entreprises” dont les impôts sont baissés de 20 milliards . On déplace donc un coût du travail vers les citoyens. Chose dénoncée en son temps à gauche avant la présidentielle.

Lire la suite

IKEA, les petites combines du roi du meuble

C’est le roi universel du meuble à monter soi-même : Ingvar Kamprad, “Monsieur IKEA”. Il a longtemps figuré en tête du classement des plus riches de Suisse. Car il vit chez nous, pour des raisons fiscales bien sûr. Fondateur et propriétaire d’un groupe qui pèse 66 milliards de dollars, il a mis sur pied un réseau sophistiqué qui lui permet de soustraire au fisc suédois des milliards d’impôts. Un réseau dirigé depuis Lausanne et Epalinges.

De la petite menuiserie fondée en 1947 à la multinationale du meuble, dont les enseignes jaunes et bleues aux couleurs de la Suède trônent aux périphéries de toutes les grandes villes, il y a le parcours d’un monsieur rusé et gros travailleur : Ingvar Kamprad. Un génie qui aime jouer les benêts, qui donne ses ordres par fax et par écrit au stylo feutre, et qui affiche un patriotisme sans limite pour sa chère Suède, à laquelle s’ajoute une modestie – une avarice, diront certains – devenue proverbiale.

Mais il y a une autre facette du grand patron d’IKEA que peu de gens connaissent : sa détestation du fisc, il est vrai particulièrement gourmand en Suède. Dès 1973, Kamprad quitte officiellement la Suède pour échapper à l’impôt sur sa fortune, qu’il a considérable. Plus de 11 milliards, il y a encore peu, réduite à 6 milliards officiellement selon le dernier classement de “Forbes”, grâce à un tour de magie du malin Suédois.

Cette enquête menée par la télévision suédoise et adaptée par Temps présent révèle en effet le réseau complexe de fondations, dont les traces passent par la Hollande, le Luxembourg, le Liechtenstein, Curaçao et la Suisse et dont le seul but est de faire s’évaporer dans la nature une bonne partie des bénéfices gigantesques d’IKEA, pour les soustraire aux gourmandises du fisc. Officiellement, Kamprad et sa famille ne sont plus propriétaires du groupe.

Mais les journalistes se sont procuré des documents qui expliquent en détail comment une bonne partie des milliards encaissés par les magasins sont “remontés” dans les fondations à l’étranger, qui en reversent une grosse partie dans les caisses personnelles du fondateur. Celui-ci s’est entouré de redoutables fiscalistes de l’Arc lémanique, dont un ancien conseiller du président russe Vladimir Poutine. D’anciens collaborateurs ont claqué la porte, fâchés par le double discours du roi suédois du meuble.

Partie 1:


Lire la suite

Quand les trompettes de Jericho sonneront 7 fois pour le monde d’avant la crise

- Communiqué public GEAB N°66 (18 juin 2012) – Alerte Rouge / Crise systémique globale – Septembre-Octobre 2012.

L’évolution des événements mondiaux se déroule conformément aux anticipations élaborées par LEAP/E2020 au cours des récents trimestres. L’Euroland est enfin sorti de sa torpeur politique et du court-termisme depuis l’élection de François Hollande (1) à la tête de la France et le peuple grec vient de confirmer sa volonté de résoudre ses problèmes au sein de l’Euroland (2) démentant ainsi tous les « pronostics » des médias anglo-saxons et des eurosceptiques.

Les sept trompettes de Jéricho – James Jacques Joseph Tissot (vers 1900)

A partir de maintenant, l’Euroland (en fait l’UE moins le Royaume-Uni) va donc pouvoir aller de l’avant et se doter du véritable projet d’intégration politique, d’efficacité économique et de démocratisation sur la période 2012-2016 comme LEAP/E2020 l’a anticipé en Février dernier (GEAB N°62). C’est une nouvelle positive mais, pour les semestres à venir, cette « seconde Renaissance » du projet européen (3) constituera bien la seule bonne nouvelle au niveau mondial.

Toutes les autres composantes de la situation globale sont en effet orientées dans un sens négatif, voire catastrophique. Là encore, les médias dominants commencent à se faire l’écho d’une situation anticipée de longue date par notre équipe pour l’été 2012.

En effet, sous une forme ou une autre, plus souvent en pages intérieures qu’en grands titres (monopolisés depuis des mois par la Grèce et l’Euro (4)), on retrouve désormais les 13 thèmes suivants :

Lire la suite

Reprise économique : le modèle américain en question

Lors de la première rencontre Obama-Hollande, une convergence de vue s’est manifestée entre les deux présidents en matière de croissance. Alors, la politique de relance des États-Unis : un modèle pour la France ? Certainement pas quand on observe dans le détail les chiffres de l’économie américaine.

Image de prévisualisation YouTube

(…)

Que proposent les partisans de la relance (à commencer par notre nouveau président) ? Tout simplement d’imiter les USA, c’est-à-dire :

Régler la crise des dettes souveraines en se servant de la BCE pour racheter directement et massivement les dettes des pays les plus fragiles,

comme la FED a acheté de la dette US en contribuant au maintien de taux très bas.

Relancer les économies par encore plus d’emprunts, à l’échelle européenne (eurobonds), ou à l’échelle nationale (rigueur reportée et utilisation des déficits publics), tout comme les États-Unis l’ont fait avec des déficits de l’ordre de 10% du PIB, donc bien supérieurs à ceux de la quasi-totalité des pays européens.

Le principal argument de ce camp qui s’est autoproclamé « défenseur de la croissance » est la réussite apparente des États-Unis. (…)

Mais si on regarde de plus près, au niveau des conséquences pratiques sur la population, on s’aperçoit que cette réussite apparente cache une réalité bien différente. (…)

Pour obtenir ces brillants résultats, la dette publique américaine a augmenté de plus de 4000 milliards de $ en trois ans. Cela signifie aussi que la dette publique par ménage US standard (un couple et deux enfants) a augmenté de plus de 50000$ en trois ans !

C’est toute l’absurdité de ces politiques de relance par la dette qui s’exprime à travers ces chiffres. À court et moyen terme, elles créent un fantôme de croissance qui ne parvient même pas à améliorer la vie ordinaire des citoyens, et à long terme elles entraînent des faillites d’État et des dépressions économiques terribles, comme celle que la Grèce vit aujourd’hui.

Voilà le modèle qui fait aujourd’hui rêver nombre de décideurs et experts européens, mais à laquelle de moins en moins d’américains croient si on se fie à la cote de popularité du président Obama (…)

Lire la suite de l’article.

Que ce soit avec Hollande ou Sarkozy : “La France va dans le mur”

Selon Nicolas Bouzou, économiste chez Asteres, les programmes des deux poids lourds des candidats ne sont pas de nature à rassurer les marchés financiers. Il estime que toute augmentation brutale des dépenses sera très rapidement sanctionnée par les investisseurs.

Si les marchés financiers se crispent, je crains que le prochain projet de loi de finances soit des plus austères. Avec les conséquences sociales que l’on peut imaginer.

La zone euro va-t-elle à nouveau être victime de la défiance des marchés financiers ?

Cette défiance est déjà perceptible vis-à-vis de certains pays fragiles. C’est le cas de l’Italie mais surtout de l’Espagne, en témoigne la récente et brutale augmentation des spread entre les taux espagnol et allemand à 10 ans.
Lire la suite

Comment l’UMP vend les mesures sur le travail du candidat Sarkozy

BFM Business s’est procuré l’argumentaire envoyé en interne au camp UMP pour soutenir les propositions sur le travail du candidat Sarkozy. Découvrez les 14 questions pièges préparées par la majorité.

Mercredi soir, sur France 2, Nicolas Sarkozy a détaillé les pistes qu’il souhaite mettre en application pour soutenir l’emploi, en cas de réélection. Naturellement, tout le camp UMP est mobilisé pour soutenir ces propositions. Et pour cela, Nicolas Sarkozy a briefé son camp.

BFM Business s’est procuré, en exclusivité, l’argumentaire rédigé par l’UMP afin de préparer ses parlementaires à répliquer en cas de contestations sur l’efficacité des mesures proposées. Ce document de sept pages était donc réservé à une diffusion en interne.

Des citations de Bayrou et Hollande
Lire la suite

L’Allemagne et le FMI : Une armée d’occupation en Europe ?

L’Europe a développé ses conflits, de façon scabreuse, avec une violence démesurée, tout au long de son histoire. La crise actuelle économique, qui suit son cours sans résolution dans un horizon proche, a acquis la caractéristique d’un poste avancé belligérant sur les travailleurs et retraités en défense de tranchée du système financier. L’armée d’occupation n’est pas composée par des soldats aux armements sophistiqués, mais le véhicule de domination, pour casser, jusqu’à balayer la souveraineté politique et économique de la majorité des pays de la zone euro, sous le commandement général dirigé par l’Allemagne (la Banque Centrale Europeénne et la Commission Européenne), avec l’appui tactique supranational du “FMI”.

La Grèce est la bataille la plus acharnée, avec un niveau impressionnant d’exigences et un exercice du pouvoir écrasant, qui s’est exprimé, après avoir obtenu la soumission du pouvoir politique hellène, qui a approuvé la réduction salariale et le licenciement immédiat de 15.000 travailleurs dans un plan global portant sur 150.000, en retardant le financement promis de 130 milliards d’euros. Les pays européens faibles, comme l’Espagne, ont ce champ de bataille comme miroir pour accélérer leur mise au pas.

L’Allemagne réussit à s’ériger ainsi en grande puissance unique européenne, avec le sacrifice à sa classe laborieuse flexibilisée et des salaires aux rabais, enregistrant des scores de productivité et de compétitivité de son économie qui coulent le reste des pays du continent assiégé par l’euro. Il n’y a pas de politique d’ajustement possible, avec la monnaie commune comme armée d’occupation de la souveraineté nationale, pouvant encourager la reprise de ces économies avec une Allemagne industrielle, exportatrice et le marché du travail ultra-flexibilisé.

Le résultat est la récession générale (Italie, Belgique, Hollande, Grèce, Espagne, et Portugal l’ont déjà déclarée) avec une seule économie hors de danger, qui impose les conditions politiques, financières et sociales de l’Eurozone.
Lire la suite

L’euro et ses prochaines aventures

Par Jean-Claude Werrebrouck

Note au lecteur : la bonne compréhension de ce texte suppose la lecture des articles du 28/01/2010 (L’euro : implosion ou sursaut ?) et du 16/02/2010 (Pour mieux comprendre la crise : déchiffrer l’essence de l’Etat).

La crise grecque et ses prolongements confirment que ce prêt à porter qu’est la monnaie unique est porteur de méfiance chez les passagers clandestins du bateau euro.

Tous veulent conserver les avantages qu’ils se sont progressivement créés dans le bateau : faibles taux d’intérêt, « monnaie de réserve à l’américaine », terrain de jeu plus vaste au profit des entrepreneurs politiques pour certains, exportations « à la chinoise » pour d’autres.

Aucun ne voulant en payer le prix, c’est-à-dire le coût de l’entretien du bateau pour le maintenir à flots : création d’une zone monétaire optimale par vaste édification d’un Etat européen à l’instar de l’Etat fédéral américain, politique de change, contrôle de la banque centrale, etc.

La grande crise des années 2010 devant inéluctablement connaître des développements monétaires, il était logique qu’elle développe d’abord une métastase dans le bateau le plus sensible : l’euro zone.

La solution toute temporaire à la crise grecque et à ses prolongements immédiats, confirme le refus de payer le prix d’une bonne maintenance du bateau.

Avec le temps, il se confirmera que les entrepreneurs politiques français ont préféré une nouvelle fuite en avant, plutôt que d’affronter leurs collègues allemands et d’exiger des solutions plus radicales : quel entrepreneur politique français au pouvoir pourrait aujourd’hui, sans risque, oser vendre sur le marché des idées, outre le « quantitative easing » semble-t-il acquis de haute lutte, la fin de l’indépendance de la BCE, ou la fin de la libre circulation des capitaux ?

Lire la suite