Des Patrons et des Hommes

Comment est-on passé du capitalisme familial au néolibéralisme financier et aux patrons surpuissants ? Soixante ans d’une mutation vertigineuse vue des coulisses. Les secrets d’une économie mondialisée. C’est l’histoire d’un glissement inexorable vers l’économie de marché.

Partie 1: En 1950, le plan Schuman ouvre les frontières et construit l’Europe. Tandis que le pays amorce un passage progressif d’une économie rurale à une industrialisation intense, la concurrence s’impose à tous. La France reste une “économie administrée“, mais ses dirigeants comprennent qu’il faut exporter et attaquer les États-Unis sur le plan commercial.

Le film décrit les mécanismes qui se mettent en action dans les plus hautes sphères du pouvoir grâce aux témoignages inédits d’hommes politiques, de conseillers et de grands industriels. Il montre l’émergence d’une nouvelle race de patrons plus puissants, comme Marcel Dassault, qui n’hésitent pas à financer la vie politique sous le manteau.

Pourtant, si la France est en plein essor, elle prend du retard sur une Allemagne renaissante qui compte vite dix ans d’avance en termes de productivité. Établissant un parallèle entre les politiques industrielles des deux pays, cette première partie permet de comprendre pourquoi la France n’était pas la mieux armée pour faire face aux chocs pétroliers des années 1970.

Partie 2: En 1981, l’élection de François Mitterrand fait naître de nombreux espoirs d’avancées sociales. Mais deux ans plus tard, la France déchante. Le gouvernement s’aperçoit que “les caisses sont vides” et met en place un plan de rigueur. “On a quitté le socialisme à ce moment-là“, commentent les déçus du président.
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Olivier Rey : « Une question de taille »

Seul l’imaginaire est peuplé d’êtres monstrueux, c’est-à-dire hors proportions. Car dans la nature, chaque organisme n’est viable qu’à son échelle adéquate: une araignée géante s’asphyxierait, une gazelle de la taille d’une girafe se casserait les pattes… Idem pour les sociétés et les cultures, affirme Olivier Rey.

Le philosophe et mathématicien met cette « question de taille » au centre de sa critique de la modernité technicienne et libérale en exhumant la thèse de Leopold Kohr (1909-1994) : « partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros ».

Il y a quelques jours, les dirigeants des 20 plus grandes puissances mondiales ont décidé de «doper la croissance mondiale de 2000 milliards d’euros», soit une «progression de 1,8% du PIB mondial». 2000 milliards d’euros. Combien de baguettes de pain? Ce chiffre titanesque est inconcevable pour nos esprits. Il ne renvoie à rien de concrètement saisissable. Il est proprement inhumain.

Un exemple parmi tant d’autres. Barres d’immeubles, places boursières, autoroutes embouteillées, mégalopoles surpeuplés: les dinosaures sont morts, mais les mastodontes administratifs et financiers, les titans numériques et commerciaux, les ogres économiques et urbains n’ont jamais été si nombreux. Au milieu d’eux, l’homme, réduit à la condition de fourmi.

C’est à cette inhumanité du gigantisme qu’Olivier Rey s’attaque dans son livre Une question de taille. Il y reprend la thèse de Leopold Kohr, avocat du «small is beautiful» qui écrit dans The breakdown of nations, «partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros».

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La ville comme idéal-type de Max Weber

« La vraie manière d’étudier une agglomération urbaine ayant vécu d’une longue existence historique est de la visiter en détail conformément aux phénomènes de sa croissance. Il faut commencer par le lieu que sacra presque toujours la légende, où fut son berceau, et finir par ses usines et dépotoirs. »

Elisée Reclus : L’Homme et la Terre

George Grosz : Metropolis

Oublieux du passé, parvenu à un stade de civilisation où nos repères à force d’être transgressés s’effacent, nous nous échinons à en retrouver les traces sur un sol à jamais bouleversé. La ville qui en émerge, dans son évidente présence, repose sur les ruines accumulées par les générations précédentes que les nouvelles, malgré leur hâte à reconstruire, cherchent à sauvegarder à tout prix, ou presque. Insouciante humanité de jadis ; remord dérisoire ou vaine nostalgie d’aujourd’hui !

Mais, quelle est donc la spécificité de l’histoire urbaine ? Si la ville n’est que la projection de la société dans l’espace, la ville se dissout dans l’histoire économique, l’histoire sociale, l’histoire politique… La partie ne se distingue plus du tout et l’histoire urbaine perd son objet.

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1914 : Quand les multinationales engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits !

Pyramide de casques allemands à New York en 1918

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100.000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10.000.

Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

Le 20 septembre, le ministre de la Guerre, le socialiste Alexandre Millerand, organise une réunion à Bordeaux, où le gouvernement s’est réfugié. Y participent des représentants du Comité des forges, la plus puissante organisation patronale française, des membres de l’influente famille Wendel, propriétaire des aciéries de Lorraine, et Louis Renault, fondateur des usines éponymes.
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Bertrand Russell : « Éloge de l’oisiveté »

Bertrand Russel (1872-1970) était mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique est un digne représentant de la philosophie analytique, considéré avec Gottlob Frege, et Alfred North Whitehead comme l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Il reçut par ailleurs le prix Nobel de littérature en 1950. Ce cours essai est paru en 1932 sous le titre “In Praise of Idleness”.

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétris de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution.

En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit 12 mendiants étendus au soleil (c’était avant Mussolini), et proposa une lire à celui qui se montrerait le plus paresseux. 11 d’entre eux bondirent pour venir la lui réclamer : il la donna donc au 12e. Ce voyageur était sur la bonne piste.

Toutefois, dans les contrées qui ne bénéficient pas du soleil méditerranéen, l’oisiveté est chose plus difficile, et il faudra faire beaucoup de propagande auprès du public pour l’encourager à la cultiver.

J’espère qu’après avoir lu les pages qui suivent, les dirigeants du YMCA lanceront une campagne afin d’inciter les jeunes gens honnêtes à ne rien faire, auquel cas je n’aurais pas vécu en vain.
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Maghreb/France : Le choc des cultures

Ancien étudiant des beaux-arts et passionné de bio-mécanique et musculation, Frédéric Delavier est l’auteur du best-seller mondial “Guide des mouvements de musculation”, aujourd’hui dans sa cinquième édition et devenu un ouvrage de référence en morpho-anatomie.

Frédéric Delavier tente d’expliquer les causes des différences comportementales entre maghrébins et ouest européens et compare l’agressivité, la délinquance et le statut de la femme.

Documentaire – Le crépuscule des Celtes

Dans le canton de Vaud, en Suisse, le plus grand sanctuaire celte d’Europe vient d’être mis au jour au sommet de la colline du Mormont. Il y a 2 000 ans, les Helvètes ont creusé des centaines de puits dans ce lieu isolé pour déposer des offrandes à leurs dieux. Objets, fragments de corps humains et animaux…

Ce vaste site devrait permettre aux archéologues de progresser dans la connaissance de pratiques religieuses qui n’ont cessé au cours des siècles d’inspirer des légendes. Même si, depuis une vingtaine d’années, une série de fouilles successives a montré que les peuples celtes avaient développé une civilisation raffinée et complexe.

Le trésor des Nibelungen

Dans la légende germanique, Hagen tue Siegfried, enfouit le trésor des Nibelungen au fond du Rhin et bannit de la cour la veuve du héros, Kriemhild, dans la crainte qu’elle ne tente de le venger. Quel est le fondement historique de cette saga où se mêlent fidélité, trahison, pouvoir et vengeance, et qui a notamment inspiré l’oeuvre de Richard Wagner et, indirectement, celle de J.R.R. Tolkien ? Qui étaient les Burgondes qui ont servi de modèle aux Nibelungen ? Que sait-on sur Siegfried, celui que la légende fait triompher du dragon ? Historiens, linguistes et spécialistes de la culture germanique se penchent sur les sources et débusquent les faits historiques réels cachés sous la trame littéraire de la Chanson des Nibelungen.


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Edelweiss et lutte des classes

Inventé par des aristocrates, l’art de gravir les montagnes demeura réservé aux classes aisées jusqu’à l’irruption de l’escalade sportive, dans les années 1980. Aux temps héroïques, les alpinistes cherchaient en premier lieu à se distinguer de la masse. Leur sensibilité à la beauté des cimes et à une nature grandiose allait de pair avec leur dédain pour les rustres vivant dans ces contrées reculées.

Les découvertes scientifiques ne suscitent pas toujours l’enthousiasme. Quand des chercheurs annoncent la mise au point d’une molécule ou d’un hybride dotés de vertus miraculeuses, ils se heurtent fréquemment au scepticisme de l’opinion publique, prompte à s’inquiéter des conséquences écologiques, sanitaires ou sociales de ces innovations.

Personne, au sein de la communauté scientifique, ne s’attendait pourtant à la tempête d’indignation qui a accueilli la grande trouvaille du centre de recherches suisse Agroscope Changins-Wädenswil (ACW). En 2006, les agronomes d’ACW annoncent avoir réussi à cultiver une souche commercialement exploitable de l’edelweiss, baptisée « Helvetia ».

L’industrie cosmétique convoite déjà la petite fleur sauvage des Alpes pour ses propriétés anti-inflammatoires, réelles ou imaginaires. La version domestiquée pourrait, selon les scientifiques, galvaniser le marché et fournir une source appréciable de revenus aux paysans de la montagne comme à la Suisse tout entière.

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La Mort Noire (Rediff.)

La peste noire est une pandémie de peste bubonique, causée par la bactérie Yersinia pestis, qui a touché la population européenne entre 1348 et 1352. Elle n’est ni la première ni la dernière épidémie de ce type, mais elle est la seule à porter ce nom. Par contre, elle est la première épidémie de l’histoire à avoir été bien décrite par les chroniqueurs contemporains.

On estime que la peste noire a tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ vingt-cinq millions de victimes. Cette épidémie eut des conséquences durables sur la civilisation européenne, d’autant qu’après cette première vague, la maladie refit ensuite régulièrement son apparition dans les différents pays touchés : entre 1353 et 1355 en France, et entre 1360 et 1369 en Angleterre, notamment.

Ce documentaire s’attache à décortiquer l’influence qu’eut sur les sociétés du XIVe siècle cette épidémie de mort noire qui frappa l’Europe avec une virulence telle qu’elle fit craindre la disparition de l’humanité. Catastrophe humaine et sanitaire, la grande peste du XIVe siècle peut en effet être considérée comme l’ouverture vers un nouveau type de société.

Grèce : La fabuleuse machine d’Anticythère

Deux tempêtes au même endroit, à deux mille ans d’écart, ont forcé les chercheurs à changer leur regard sur le développement technologique de la Grèce antique. En 1901, des plongeurs surpris par une tempête se réfugient sur l’île d’Anticythère, entre le Péloponnèse et la Crète.

L’alerte passée, ils explorent les eaux autour de l’île et découvrent, dans l’épave d’un navire naufragé un siècle avant notre ère, un formidable trésor archéologique. Parmi les statues et les pièces, un mystérieux objet de bronze de la taille d’un ordinateur portable, présentant sur ses deux faces des cadrans gradués et mobiles.

Les Grecs connaissaient-ils déjà le calculateur analogique ? Une mystérieuse machine, découverte près de l’île d’Anticythère, commence à livrer ses secrets.

Très vite on comprend que ce mécanisme permettait de présenter divers phénomènes astronomiques et de calculer les dates d’éclipses de Soleil et de Lune, ainsi que celles des Jeux olympiques. Patiemment reconstituée ces dernières années à partir des quatre-vingt-deux fragments de roues dentées, d’aiguilles, d’axes et de tambours éparpillés dans la cargaison, la fabuleuse machine d’Anticythère fait apparaître une somme de savoirs et de savoir-faire dont on n’imaginait guère capables les mathématiciens de la Grèce antique.

Mais si le mécanisme a été créé à Syracuse, comme semblent l’indiquer les dernières études de l’équipe de chercheurs internationale qui a exploré les mystères de cette machine, il n’est pas interdit d’y voir l’héritage du grand Archimède, né dans cette ville une centaine d’années plus tôt.

Allemagne : Les pionniers de l’Or Noir

Dès 1735, des illuminés avaient commencé en Basse-Saxe à exploiter des sables bitumineux et à creuser un étonnant labyrinthe de galeries. En juin 1859, dans la lande de Lunebourg, une équipe tombe sur du pétrole qui jaillit, trois mois avant que le premier puits ne soit creusé aux États-Unis et provoque une ruée vers l’or noir.

Vers 1900 le village de Wietze était devenu une véritable plateforme pétrolière sous la houlette de la famille Wallmann qui gagna alors des fortunes. Un des descendants n’hésite pas à voir dans ses aïeux des personnalités qui ont servi plus tard à imaginer des séries telles que Dallas! En 1910, le gisement commença à s’appauvrir et c’est grâce à une méthode d’extraction venue d’Alsace que la production peut encore se maintenir quelque temps.

En Basse-Saxe, la situation ne fut pas de tout repos, avec des rivalités de clans et des duels au pistolet dignes des meilleurs westerns.

Russie : Le trésor perdu des Romanov

On sait qu’en 1917, parce qu’ils avaient besoin de liquidités, les bolcheviques ont vendu une partie des biens de valeur trouvés au Kremlin, ainsi que ceux que Nicolas II avait cachés au couvent Saint-Jean de Tolbolsk, en Sibérie. Mais qu’est devenu le trésor de la Maison Romanov ? Une enquête qui démêle mythes et vérités historiques.

L’une des conséquences inattendues de l’effondrement de l’URSS est un regain d’intérêt pour l’or, les bijoux et autres objets précieux qui appartenaient au tsar et à ses proches. Ils sont nombreux à fouiller les archives, à compulser des catalogues censés répertorier diverses pièces ou à courir les salles des ventes, à l’instar de Nadejda Danilevitch, qui a fait partie de la commission d’enquête sur l’exécution de Nicolas II, et à tenter de retracer le parcours des biens personnels des Romanov. L’oligarque milliardaire Alexeï Ivanov, lui, rachète les mythiques œufs Fabergé, fleurons du trésor du tsar.

Nouvelle menace sur la 3ème RPIMa

Le 3e RPIMa est installé à Carcassonne depuis 1962. La présence du 3e RPIMa dépasse le seul cadre économique. Il s’agit de plus de 50 ans de symbiose sociale et sociétale. Le « 3″ fait partie de l’ADN du pays carcassonnais.

Le « 3″, serait également programmé pour partir en Afrique (Tchad ? ) à la rentrée prochaine. Une question s’impose : l’Etat peut-il envoyer des troupes à l’étranger en leur disant que leur unité sera dissoute. Avec quel moral, quelle motivation, ces soldats pourraient-ils accomplir leur mission ? 

Par STÉPHANE GAUDIN 


Nouvelle menace sur le 3e RPIMa, le Maire de… par TVcarcassonne

Motion pour le maintien du régiment du 3e RPIMa

Certaines informations laissent penser que l’avenir du 3ème RPIMa n’est pas définitivement fixé et que sa dissolution serait toujours à l’ordre du jour.

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France : Les scénarios de la catastrophe

La France est-elle une cocotte-minute sur le point d’exploser. C’est ce que pense l’essayiste Serge Federbusch. Dans Français, prêts pour votre prochaine révolution ?, il décrit les trois scénarios de notre avenir proche. Deux sont catastrophiques. Le pire, c’est que c’est crédible !

En quoi la France de 2014 vous paraît présenter des analogies avec les cas d’effondrement par désagrégation interne que la France a connus?

Les analogies sont nombreuses. Le déficit et la dette publics représentent à peu près les mêmes masses financières, par rapport à la richesse du pays, qu’en 1788. La crise budgétaire est ouverte et rien ne semble pouvoir l’enrayer. Le gouvernement a perdu sa souveraineté, son autonomie, en matière de politique monétaire et financière.

En 1788, on subissait encore la conséquence de la banqueroute de Law, près de 70 ans plus tôt. Calonne, qui s’était essayé à manipuler le titrage en or des louis et ducats, avait été accusé de fraude, presque de crime contre le bien public. De nos jours, l’État est dépendant des décisions de Bruxelles et de la Banque centrale européenne.

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L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste

La polémique autour de Laurence Boone, l’ex-chef économiste pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch, n’est pas même close qu’une autre risque de naître, à cause du probable départ de l’actuel directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), David Azéma, vers… le même établissement , pour en devenir le directeur général pour la France!

Si l’information se confirme, elle risque de faire grand bruit. D’abord parce que la régularité de ce pantouflage pourrait poser problème. Ensuite parce que ce jeu de chaises musicales autour de la même banque vient confirmer la porosité entre les milieux bancaires et le pouvoir socialiste.

La Commission de déontologie de la fonction publique s’est réunie jeudi 12 juin et, dans le lot des avis qu’elle a rendus, l’un d’eux concerne David Azéma, l’actuel directeur de l’APE, la très puissante administration de Bercy qui gère les plus grosses participations détenues par l’État (les 84,5 % dans le capital d’EDF ; les 36,7 % dans GDF-Suez ; les 11 % dans Airbus ; les 14,1 % dans PSA ; etc.).

Une fois qu’ils sont rendus, les avis sont publiés mais avec beaucoup de retard, et les noms des personnes concernées sont « anonymisés ». Pour l’heure, il n’est donc pas possible de savoir par les voies officielles quel a été l’avis dans le cas de David Azéma. Selon nos sources, il aurait toutefois été positif, mais la commission de déontologie l’aurait assorti de réserves, comme elle le fait souvent.
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« La fortune sourit aux audacieux »

« Audaces fortuna juvat ». Ce vers figure dans L’Énéide, la grande œuvre inachevée de Virgile, publiée peu après sa mort, en 19 av. J.-C. Dans cette épopée des origines, l’écrivain rattache l’histoire romaine au mythe troyen.

Luca Giordano – “Énée terrassant Turnus” (Fin du XVIIe siècle)

Un peu plus de mille ans plus tôt, Troie avait été vaincue par la coalition des Achéens, et le Troyen Énée s’était enfui. Après une traversée périlleuse, le fugitif voulut s’installer en Italie.

Virgile s’inspire ainsi du retour d’Ulysse chanté par Homère sept siècles avant lui, mais la perspective est inversée: tandis qu’Ulysse rentra en vainqueur dans son royaume qu’il devait reconquérir, Énée arriva en vaincu sur une terre inconnue, le Latium, qu’il devait conquérir.

À l’annonce du débarquement de la petite armée conduite par le Troyen, le général Turnus, bouillant neveu du roi Latinus, se rua sur son adversaire. Il trouva quand même le temps de haranguer ses troupes : « Vous pouvez culbuter l’ennemi sous vos coups. Mars en personne est entre vos mains (…). Courons de nous-mêmes à la mer, pendant que, tout tremblants, ils font leurs premiers pas sur le sol ! La fortune sourit aux audacieux ! »

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A quoi sert la cryptologie ?

Avec son univers de conspirations, de services secrets, d’intrigues en tous genres et de mallettes remplies de dollars, le thriller lui va comme un gant. Mais qu’est-ce au juste que la cryptologie?

Jochen Schäfer est aveugle. Devant sa radio à ondes courtes, il guette les messages codés envoyés par de mystérieuses stations qui ne diffusent que des nombres. Des informations à l’intention d’agents doubles et autres espions. Jochen Schäfer enregistre ce genre de messages depuis plus de 30 ans. L’activité des radios en question s’affole bien sûr en temps de crise, par exemple lors de l’invasion de la Crimée dernièrement.

La cryptologie fait référence à la science du codage. Depuis toujours, les gouvernements et armées de tous les pays du monde essaient de verrouiller l’accès à leurs messages. Les spécialistes de l’encodage se rappellent d’”Enigma”, une machine à écrire portative qui servait à crypter et décoder les messages. Pendant des années, les ambassades d’Allemagne et le commandement militaire allemand ont utilisé cette fameuse machine. Longtemps, elle fut réputée inviolable.

Aujourd’hui, la cryptologie est sans cesse à l’ordre du jour, il suffit de penser aux cartes de crédit, au commerce en ligne et aux courriers électroniques. Suivre nos transactions est, en fait, un jeu d’enfants. Un pirate du “Chaos Computer Club” de Hanovre montre les failles du cryptage. Il explique comment les éliminer à l’aide des techniques d’encodage modernes.

Radio Courtoisie : « Guerre économique et traité transatlantique » (Audio)

Dans son Libre Journal, Henry de Lesquen recevait le 09 juin 2014 sur Radio Courtoisie: Frédéric Morgan, Christian Harbulot et Arnaud Duplessis.

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Les tomates voient rouge

Pourquoi les tomates n’ont-elles plus de goût? Enquête dans les champs, les serres, les marchés et les laboratoires.

L’histoire de la tomate concentre toutes les problématiques de notre alimentation: démocratisation de la consommation, industrialisation de l’agriculture, recherche fondamentale en génétique, brevetage du vivant et débat à l’OMC autour de l’ouverture des marchés nationaux. Elle est à l’image des succès et des échecs, des dangers et des espoirs de l’ensemble de la filière agroalimentaire.

Cherchant à comprendre pourquoi les tomates n’ont plus de goût, Andréa Bergala a mené l’enquête en France, en Espagne et en Russie, rencontrant agriculteurs, industriels, scientifiques et chefs cuisiniers.

Une histoire d’espionnage à l’origine de la fraise

La fraise fête ses 300 ans cette année. Pour l’occasion, des producteurs bretons remettent au goût du jour la mère de toutes les fraises, la fraise blanche. Arrivée début XVIIIe siècle en France, Amédée Frézier rapporta des plants de cette baie lors d’une mission d’espionnage au Chili. Baptisée l’Anna Blanca, elle est en ce moment récolté à Plougastel, dans le Finistère.

États-Unis : La ruée vers l’or (Docu)

À l’été 1848, alors que le Mexique vient de céder la Californie aux États-Unis après la guerre entre les deux nations, on découvre des pépites d’or sur ces terres encore négligées par les autorités américaines.

C’est alors un défilé d’hommes de tout le continent et bientôt d’Europe, d’Australie et de Chine qui migrent vers la Californie dans l’espoir de s’enrichir. Si certains font fortune, d’autres se ruinent et la ruée vers l’or va séparer des familles, engendrer violence et xénophobie…

Le film retrace le développement spectaculaire d’une société multiéthnique et multiculturelle en Amérique. Il montre également comment la ruée vers l’or a contribué à transformer le 31e État des États-Unis en une terre d’opportunité et de libre entreprise, mais aussi à justifier le massacre des autochtones.

Évoquant le destin d’individus qui ont pris part à la ruée vers l’or entre les années 1848 et 1900, le documentaire mêle reconstitutions, lettres manuscrites, journaux intimes et images d’archives. On y découvre l’histoire d’un aristocrate chilien déchu et avide de recouvrer la fortune familiale, d’une femme du Missouri qui a suivi son mari atteint de la fièvre de l’or ou encore d’un forgeron new-yorkais qui s’est résigné à se séparer de sa femme et de ses sept enfants dans l’espoir de trouver le bon filon.

Raymond Aron : Penseur machiavélien

A l’occasion du trentième anniversaire de la disparition de Raymond Aron (1905-1983) les éloges pompeux, grandiloquents, voire dithyrambiques, n’ont pas manqué. « Modèle d’intégrité intellectuelle », « héros d’intelligence », « immense talent », « figure majeure de la pensée française du XXe siècle », tels sont les qualificatifs flatteurs qu’on a pu lire sous les plumes des nombreux « spécialistes » et disciples patentés du célèbre philosophe, sociologue et journaliste.

Cette emphase, digne des intellectuels des régimes totalitaires (et donc fort peu aronienne), prête à sourire lorsqu’on sait que l’auteur de « L’Opium des intellectuels » se voyait affublé, il n’y a pas si longtemps, des épithètes les plus insultantes. On se souvient de ces légions d’intellectuels dogmatiques (parfois les mêmes), qui imposaient avec fruition l’adage : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ». Mais oublions la désagréable compagnie de ces courtisans et opportunistes et félicitons-nous de ces éloges somme toute sans barguigner.

Raymond Aron mérite d’être honoré à double titre : d’une part, parce qu’il nous a offert une interprétation magistrale de son époque et cela en pleine période de terrorisme intellectuel et d’intoxication freudo-marxiste et, d’autre part, parce qu’il nous a légué une méthode de recherche et d’analyse de la réalité historique particulièrement utile pour comprendre notre époque.

On déplorera cependant qu’une grande partie de la bibliographie aronienne soit aujourd’hui tombée dans une vision consensuelle, adaptative, neutraliste et finalement déformatrice de sa pensée. L’objectif de la manœuvre est évidemment clair : présenter un Raymond Aron parfaitement lisse, « politiquement correct », une image acceptable par tous, ou presque, du héraut de la communauté spirituelle internationale de la pensée libérale et sociale-démocrate

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Russie : La Mafia Rouge

Dans l’Union soviétique du début des années 80, la vieille garde, dirigée par Léonid Brejnev mène le pays. L’économie est dans un piteux état, et les denrées essentielles se font rares. Les esprits criminels s’organisent pour fournir illégalement à des gens privilégiés des biens de consommation de base. Leurs activités sont protégées par de hauts fonctionnaires.

Sous le régime de Brejnev, l’Union soviétique connaît des années de stagnation politique. Pendant ce temps, en coulisse, un bras de fer s’opère entre Nikolaï Chtchiolokov, le ministre de l’Intérieur (MVD) et Iouri Andropov, le chef du KGB. Ce combat inévitable, opposant la police criminelle à la police politique, marque l’étape finale d’une longue lutte de pouvoir en URSS.

Partie 1: “Commerce de détail

Partie 2: “Mafia poilitique
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L’île de Robinson et l’or Inca

En écrivant Robinson Crusoé, Daniel Defoe s’inspirait d’une aventure humaine bien réelle : celle du corsaire et mutin anglais Alexander Selkirk, que son capitaine débarqua en 1704 sur une île déserte appartenant à l’archipel Juan Fernández, à 700 kilomètres au large du Chili.

Rapatrié en 1709 en Angleterre, l’ermite forcé aurait narré son histoire à l’écrivain, qui en fit un best-seller publié en 1719. Récemment, une équipe scientifique allemande s’est mise en quête du campement de Selkirk sur l’île de Mas e Tirra, rebaptisée Robinson Crusoé en 1966.

De leur côté, un historien de la marine anglaise et un chasseur de trésors américain espéraient découvrir la cachette où aurait été entreposé un trésor en provenance des colonies espagnoles des Andes. La flotte chargée de les convoyer vers la péninsule Ibérique aurait sombré non loin en 1715.

Le libéralisme : principes et critiques (entretien avec Alain de Benoist)

Entretien du Cercle Henri Lagrange avec Alain de Benoist sur la généalogie du libéralisme, une idéologie qui se forme au XVIIIe siècle.

Cercle Henri Lagrange

Cosaques : L’origine des «guerriers libres»

Par Philip LONGWORTH

Le fléau était venu de l’Est. Conduits par le Mongol Baty Khan, les envahisseurs au visage plat et aux yeux bridés, vêtus de fer et de peaux de bêtes, descendirent la vallée prospère du Dniepr comme un nuage de sauterelles, et ils la laissèrent dans la désolation après leur passage. Ils saccagèrent les villes, démolirent les églises, rasèrent les maisons, empilèrent en tas les morts innombrables. Les survivants s’égaillèrent. L’âge des ténèbres ensevelit les Russes.

Le coup reçu par les Russes en 1240 était plus terrible, plus traumatisant que celui que les Anglais avaient essuyé en 1066. Foyer d’une société chrétienne florissante, capitale d’un État qui avait noué des liens avec l’Angleterre d’Alfred le Grand et la fastueuse Byzance des empereurs, la fière cité de Kiev était tombée aux mains d’une horde de cavaliers tatars qui l’avaient presque complètement détruite.

Les Tatars poursuivirent leur marche vers l’ouest ; puis, tenus en échec en Europe centrale, ils firent demi-tour. Leurs chefs mongols fondèrent une sorte de capitale à Saraï sur la Volga et entreprirent d’établir leur pouvoir sur leurs nouveaux territoires, l’empire de la Horde d’Or.

 Il comprenait les steppes qui s’étendaient de l’Oxus à l’est jusqu’à la Galicie à l’ouest et, au nord, quelques principautés russes démembrées qui avaient succédé à l’État de Kiev.

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Bon 1er mai à tous !

La fête de mai marque le « début de l’été ». En fait, mai est le mois où l’année bascule, entre sur son second versant, où le printemps triomphe définitivement des puissances de l’hiver et de la nuit.

Le 1er mai commémore le renouveau du soleil. Six mois plus tard (1er novembre), le culte de la nuit s’est christianisé pour célébrer l’immortalité des âmes des trépassés; l’Église en a fait la Toussaint. La signification ancienne du 1er mai s’est perdue et les pratiques ont survécu sous la forme de simples fêtes populaires.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens des villages se réunissaient autrefois et s’affairaient pour préparer la fête du printemps. Ils devaient couper un arbre, ne conserver à son extrémité que quelques branches garnies de feuilles puis le dresser devant l’église ou sur la place du village, après l’avoir décoré de ruban et de petits drapeaux et fixé à son sommet une couronne confectionnée de feuilles et de fleurs.

Il est en quelque sorte le pendant du sapin de Noël.

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Gaël Giraud : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »

Gaël Giraud, 44 ans, est directeur de recherche au CNRS et jésuite, il est membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de l’École d’Économie de Paris et du Conseil Scientifique de The Shift Project.

Contrairement à ce qui est écrit dans tous les manuels d’économie, l’énergie (et non le capital, sans elle inerte) se révèle être LE facteur essentiel de la croissance, selon Gaël Giraud. Économistes, perpétuez-vous depuis deux siècles la même bourde fatidique ?

Quel est le lien entre la croissance du PIB et la consommation d’énergie primaire ?

Quels sont d’après vous les indices d’un lien intime entre consommation d’énergie et croissance de l’économie ?

Depuis deux siècles, depuis les travaux de Smith et Ricardo, par exemple, la plupart des économistes expliquent que l’accumulation du capital est le secret de la croissance économique inédite que connaissent les sociétés occidentales, puis une partie du reste du monde. Marx était, lui aussi, convaincu de cette apparente évidence.

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Pâques – Ostara (Rediff)

Huit périodes de quarante jours correspondent théoriquement à trois cent vingt jours alors que l’année solaire en comporte trois cent soixante-cinq jours et quelques heures. L’écart provient en fait du décalage qui existe entre un calendrier rythmé sur les phases de la lune (comme l’était le calendrier des peuples dits « barbares» avant la conquête romaine) et un calendrier solaire.

La fête mobile de Pâques est la clé de tout le calendrier médiéval. Elle introduit un déphasage dans le rythme des quarantaines ici analysé mais elle ne fait qu’en confirmer le principe.

On sait que Pâques est une fête mobile qui peut osciller entre le 22 mars et le 25 avril. Quarante jours avant Pâques, un mardi gras précoce peut donc se trouver au plus près de la . Chandeleur; au contraire, une fête de Pâques tardive le reporte un mois plus tard. Dans l’intervalle, le carême impose sa rigueur et sa loi inflexible de quarante jours (carême vient du latin quadragesima qui renvoie au chiffre « quarante» ).

L’œuf

Comme les sept autres grandes dates de l’année, Pâques peut se comprendre comme une date d’intense circulation des âmes et esprits entre l’Autre Monde et le monde humain. Le modèle de ces rapports se trouve dans de nombreux récits celtiques. Le passage christique de la mort vers la vie ne fait finalement que reproduire à une échelle chrétienne ce trajet symbolique.

Dans le folklore, la période pascale est marquée d’abord et avant tout par l’apparition d’êtres de l’Autre Monde qui prennent principalement une forme animale. Le lièvre de Pâques est une réincarnation printanière du Sauvage; il s’apparente à la cohorte des animaux féeriques qui hantent l’imaginaire médiéval.
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Pierre Rabhi : « La joie d’exister ne figure jamais dans un bilan »

Pierre Rabhi publie «Semeur d’espoirs», chez Actes Sud, un long entretien avec Olivier Le Naire au cours duquel les deux hommes ont évoqué la religion, l’amour, la vieillesse, le désarroi des jeunes, le sens de l’Histoire, la non-violence, le travail, l’éducation, le statut de la femme, le mariage homosexuel, la procréation médicalement assistée, le nucléaire, la politique et, bien sûr, l’écologie.

Pierre Rabhi et J.M. Le Clézio à La grande Librairie 10 avril 2014 – France 5

La stratégie de l’Anaconda

Pour le géopoliticien allemand Karl Haushofer les Anglo-saxons pratiquent la politique de l’Anaconda, consistant à enserrer progressivement sa proie et à l’étouffer lentement. – Article rédigé par Édouard Rix, pour la revue Réfléchir & Agir, automne 2012, n°42, pp. 45-47.

Dans “Terre et Mer“, Carl Schmitt rappelle que les cabalistes du Moyen-Age interprétaient l’histoire du monde comme un combat entre un animal marin, une puissante baleine, le Léviathan, et un animal terrien, éléphant ou taureau, le Behemoth (1). Ce dernier essaie de déchirer le Léviathan avec ses défenses ou ses cornes, tandis que la baleine s’efforce de boucher avec ses nageoires la gueule du terrien pour l’affamer ou l’étouffer.

Pour Schmitt, derrière cette allégorie mythologique se cache le blocus d’une puissance terrestre par une puissance maritime. Il ajoute : « l’histoire mondiale est l’histoire de la lutte des puissances maritimes contre les puissances continentales et des puissances continentales contre les puissances maritimes » (2), axiome que reprendront les géopoliticiens anglo-saxons.

Le Sea Power de Mahan

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Petite histoire de l’heure d’été (Rediff.)

Sur le site du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, on pouvait lire jusqu’en 2011 : “L’heure d’été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l’objectif d’effectuer des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage notamment en soirée. On estime aujourd’hui à 250.000 tonnes d’équivalent pétrole (tep) les économies d’énergie annuelles résultant de la mise en œuvre du régime de l’heure d’été dans notre pays.”

Vrai ? Faux ? Notre but, ici, n’est pas de prendre position mais je vous conseille quand même la lecture très édifiante d’un rapport d’une Délégation du Sénat pour l’Union européenne qui date de 1997 et qu’on peut trouver ici.

La conclusion en est : “Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations. En conséquence, la logique conduit à souhaiter l’abandon de ce dispositif artificiel et de revenir à un déroulement plus naturel du temps…” Ah bon ?

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