Les Germains (doc en 4 épisodes)

De leur première confrontation avec les Romains en 58 av. J.-C. jusqu’au baptême de Clovis à la fin du Ve siècle, une série de quatre documentaires-fiction pour découvrir la véritable histoire des Germains, loin de l’image de barbares incultes inventée par César.

1/4 : Barbares contre Romains

Où l’on découvre comment les Romains et les Germains se sont rencontrés, à travers le destin du personnage fictif de Basena, prêtresse issue du peuple suève (Germains d’Europe centrale). Après la défaite de son roi Ariovist face à Jules César en 58 avant J.-C., elle se réfugie chez les Chérusques, où elle est chargée des affaires religieuses. Elle assiste à la conquête progressive des territoires germaniques par les Romains…

2/4 : La bataille de Varus

Personnage historique réel, Arminius, fils d’un chef de guerre chérusque, est enlevé à son père pour être éduqué à Rome. Devenu officier romain, il est renvoyé en Germanie en l’an 7 ou 8 après J.-C. pour aider le gouverneur romain Varus à étendre l’autorité de l’empire vers le nord. De retour dans son pays natal, il constate que, même si les deux peuples se sont désormais habitués à vivre ensemble, le droit germain ancestral est bafoué par les Romains. Arminius parvient alors à fédérer plusieurs peuples germaniques et organise la rébellion contre les Romains. Lors de la bataille l’opposant aux légions de Varus, en l’an 9, dans la forêt de Teutoburg, inflige à l’Empire romain l’une de ses plus sévères défaites…
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Il y a 3500 ans en Crète, une invention provoque l’exode d’une civilisation

Des palais détruits, puis reconstruits, puis à nouveau détruits. Des habitations abandonnées par dizaines. Qu’est-il donc arrivé aux Minoens, brillante civilisation crétoise il y a plus de trois mille ans ? Une étude lève un coin du voile.

Pendant longtemps, l’histoire était simple. Précédant la Grèce antique, une merveilleuse et impressionnante civilisation crétoise établie aux III-IIe millénaires av. J.-C., celle des Minoens, aurait été balayée par une éruption terrifiante : celle du Santorin, supervolcan dont l’effondrement a envoyé un tsunami meurtrier dans l’est de la Méditerranée.

Mais avec l’affinement progressif des datations, il a fallu se rendre à l’évidence : cela n’avait rien à voir. Le volcan a explosé au moins soixante-dix ans après la toute première destruction des palais minoens, survenue vers 1700 av. J.-C. Reconstruits entre-temps, les palais sont cette fois définitivement détruits autour de 1450 ans av. J.-C. Seule exception, le plus gros d’entre eux, celui de Cnossos sur la côte nord de l’île, qui se maintient encore quatre-vingt ans. Puis il tombe à son tour.

Pour retracer cette mystérieuse histoire, impossible de se passer de l’archéologie. Car les Minoens ont beau avoir laissé des inscriptions, celles qui datent d’avant la destruction des palais sont rédigées dans une langue à ce jour toujours inconnue. Pas de trace non plus d’éventuels souverains dans les splendides fresques et décorations de cette époque.
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Les derniers jours de l’URSS

Moscou, le 25 décembre 1991: sous les vivats de la foule, le drapeau rouge flottant sur le Kremlin est remplacé par le pavillon tricolore de la Russie impériale.

Le mythe soviétique vient de mourir. L’URSS n’a pas connu la lente agonie qu’on lui présidait. Elle n’a pas connu le destin de la Chine, qui a su négocier le virage vers l’économie libérale. Elle s’est désintégrée, dissoute dans les mouvements suivant la chute du Mur de Berlin.

Comment s’est produit ce bouleversement géopolitique majeur du XXe siècle ? Quelle est la part de calcul, de hasard et de stratégie dans les événements qui ont entraîné, en deux ans, la chute de l’empire soviétique ?

Guédelon : Renaissance d’un château médiéval

Depuis 1997, à Treigny, dans l’Yonne, l’aventure mobilise chaque année 70 professionnels. Passionnés par leur métier, ils sont tailleurs de pierre, maçons, ferronniers, charpentiers, cordiers, vanniers ou tuiliers. Leur défi? N’employer que des techniques, outils et matériaux semblables à ceux utilisés au XIIIe siècle, sous le règne de Philippe Auguste.

De mars à octobre, sous l’œil avisé des 300.000 curieux qui viennent les observer en plein travail, mais aussi des historiens et des archéologues – notamment ceux de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) –, les artisans chevronnés de Guédelon construisent un vrai château fort.

Suivant, au fil des semaines, les étapes de la construction de la chapelle seigneuriale, d’un nouveau four à tuiles et d’un moulin hydraulique, ce film met en perspective les interactions quotidiennes entre les scientifiques et les différents corps de métier engagés sur le chantier.

Nourri des explications des multiples acteurs impliqués sur ce chantier exceptionnel, ce documentaire pédagogique apporte un éclairage fascinant sur le génie des bâtisseurs du Moyen Âge.

L’usure prématurée d’une tige de bois, nécessaire au mécanisme du moulin, ou la manière dont la fenêtre à meneaux de la chapelle va être taillée et posée apportent leur lot d’informations concrètes aux archéologues. Ces derniers transmettent à leur tour leurs connaissances pour guider sur le terrain la conception et la réalisation des divers éléments du site.

Citations du Bac [Rediff.]

, correcteur de 71 copies de l’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat 2013, a relevé quelques passages qui nous incitent à plus de «liberté conceptuelle», à davantage d’imagination, à nous affranchir des carcans traditionnels du «savoir préconstruit». (Orthographe et syntaxe d’origine).

Géopolitique: repenser les clivages éculés!

- «Un acteur de la mondialisation qui favorise l’uniformisation des modes de consommation sont les firmes transnational puis les altermondialistes

- «Les crises pétrolières ont eu pour but premier de forcer les gouvernements internationaux à intervenir en Iran pour “chasser” les musulmans et restituer leurs terres aux palestinniens.»
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États-Unis : Réflexions sur la crise et les entreprises

Aux États-Unis, depuis la crise financière de 2008 les critiques à l’égard des entreprises se sont faites de plus en plus nombreuses. Le paroxysme a sans doute été atteint à l’automne 2011, avec le mouvement Occupy Wall Street, dont les principales revendications concernaient l’ingérence des entreprises dans la vie politique américaine, leur responsabilité dans le déclenchement de la crise, ou dans la montée des inégalités sociales.

Si le mouvement a fait long feu, certains de ses mots d’ordre ont persisté, en particulier la dénonciation du financement opaque des campagnes électorales et celle de la « cupidité » des entreprises (corporate greed). Ces revendications ont cependant tardé à trouver une articulation claire ou des débouchés concrets, et ce d’autant plus que l’entreprise — quelle que soit la diversité que recouvre ce terme — et l’entrepreneur sont les héros traditionnels de l’histoire économique américaine [1].

Quelles formes ont pris les réflexions sur le statut des entreprises, leur rôle social, économique et politique aux États-Unis ces dernières années ? À quels problèmes se sont-elles attaqué, et lesquels ont-elles laissé en suspens?

On reviendra ici sur différentes propositions récentes en vue de discipliner ou de dépasser les formes des entreprises actuelles, avant de s’attarder sur le regain d’intérêt récent pour les organisations coopératives. Ces projets relèvent de modèles économiques différents, parfois anciens, ils sont révélateurs des diverses définitions possibles du collectif qu’est l’entreprise.
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États-Unis : Les expériences secrètes de la CIA

Dans les années 50, les Américains veulent à tout prix gagner la guerre froide contre la Russie et la montée du communisme. La CIA est impliquée dans la bataille par le biais de recherches particulièrement poussées et inquiétantes sur le contrôle biologique et chimique du comportement humain.

Dans le plus grand secret, des centaines d’Américains sont soumis à des armes biologiques mettant leur vie en péril. Expositions prolongées au LSD chez des détenus, électrochocs administrés à des patients psychiatriques, manipulations mentales, utilisations de sérums de vérité, autant d?expériences faites au nom de la sécurité du pays.

Les travaux de deux médecins sont relatés dans ce documentaire choc, le docteur Olson qui a finalement été assassiné, et ceux du Dr Cameron, médecin montréalais.

La fin annoncée de la civilisation industrielle

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements ».

Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ».

Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

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Il y a 3.000 ans le mondialisme entraînait déjà la fin d’une civilisation

Vers - 1177, la civilisation de l’âge de bronze moderne autour de la Méditerranée s’est brutalement effondrée. Il faudra attendre plusieurs siècles pour que la Grèce connaisse une renaissance culturelle. Que s’est-il donc passé il y a un peu plus de trois mille ans? C’est à cette question que répond le professeur d’histoire et d’anthropologie américain Eric H. Cline dans “1177 av. J.-C. Le jour où la civilisation s’est effondrée“, un livre fascinant.

Federico Barocci, La fuite d’Enée (1598)

L’auteur propose dans son ouvrage une exploration des différentes cultures du bassin méditerranéen de l’âge du bronze, en s’interrogeant en particulier sur la raison de leur rapide effondrement vers la fin du premier millénaire avant JC. Dès la préface et l’introduction, il pose clairement la question inscrite au cœur de son enquête: pourquoi des civilisations vieilles de plusieurs centaines d’années, organisées dans des empires stables et puissants, se sont-elles rapidement effondrées ? Quels facteurs faut-il incriminer ?

Ce monde formait un système, interconnecté, interdépendant, alimenté par un dense réseau. Les crises traversées par ces formations politiques se sont donc nourries les unes des autres, leurs effets se sont cumulés, et, quand les routes commerciales se sont effondrées, c’est l’ensemble de ce monde global qui a suivi.

La réponse à la question s’articule en quatre chapitres, allant du XIVe siècle au XIIe siècle avant notre ère. D’emblée, l’auteur s’attache à présenter le monde dans lequel on s’inscrit: si certaines civilisations sont relativement bien connues des lecteurs contemporains, comme l’Égypte du Nouvel Empire, d’autres le sont moins, et l’empire hittite, la Crète, la Grèce de Mycènes, sont ici fort bien présentées, au fil des sources.
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Sur la trace des Celtes

Les Celtes étaient-ils vraiment ces Gaulois chevelus et barbus, chasseurs de sangliers, que nous imaginons volontiers ? Enquête sur un peuple hors du commun, qui pratiquait l’agriculture et méprisait la mort.

Pendant plus de cinq siècles, les Celtes ont dominé toute une partie de l’Europe, du Danube à l’Atlantique, de la mer du Nord à l’Espagne et au nord de l’Italie. Qui étaient vraiment “nos ancêtres les Gaulois” ? Les récentes découvertes archéologiques révèlent une culture beaucoup plus vaste et sophistiquée qu’on ne l’imaginait et démentent les clichés accumulés depuis le XIXe siècle. Interrogeant les plus éminents spécialistes, Marc Jampolsky reconstitue les us et coutumes de ce peuple guerrier formé de plusieurs communautés.

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Thailande : A la recherche des trésors du Chao Phraya

Des chasseurs de trésors explorent les profondeurs du fleuve Chao Phraya, qui serpente dans la capitale thaïe. Âgé de 50 ans, Somchaï Panthong est persuadé que les fonds vaseux du “fleuve des rois” recèlent encore de nombreux trésors perdus ou cachés au fil des siècles par les marchands, les moines et les chefs de guerre.

Le roi Midas

Le Roi Midas est un court métrage d’animation américain de la série des Silly Symphonies réalisé par Walt Disney, pour United Artists, sorti le 22 mars 1935. Le film se base sur l’histoire du roi Midas, qui après avoir recueilli Silène obtient de Dionysos la faculté de changer en or tout ce qu’il touche. L’équipe Disney a toutefois transformé Dionysos en un elf/gnome et modifié la fin.

Le Roi Midas, avare et cupide, ne vit que pour son or. Installé dans sa salle au trésor avec son chat, il compte et recompte ses pièces et souhaite en avoir encore plus. Il reçoit alors la visite d’un être nommé Goldie, qui lui offre sa faculté de changer tout ce qu’il touche en or.
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Première Guerre mondiale : la mémoire dans la pierre

Dans la région de Compiègne, la Première Guerre mondiale est gravée dans la pierre. En 1914, une ancienne carrière souterraine du nord de la France est réquisitionnée par l’armée française. Pendant quatre ans, les soldats y laisseront une trace indélébile, celle de leur quotidien, de leurs manques, de leur solitude et de leur mort.

Plus de cent ans après, seuls quelques initiés connaissent ce lieu, secret et interdit. L’historien Thierry Hardier parcourt inlassablement depuis plus de 20 ans ces anciennes carrières de la région. “Le front se fixe dans ce secteur à partir de la mi-septembre 1914. Cette carrière se retrouve à 250 mètres derrière la première ligne française.” Chaque graffiti, chaque sculpture ou bas-relief exécuté par des poilus, rien ne lui échappe dans ces dédales obscurs.

Jusqu’au dernier rempart face à l’ennemi allemand, réalisé par un combattant, sculpteur de métier : Jeanne d’Arc avec l’inscription “Ils ne passeront pas”.

Mais avec l’érosion et les champignons, ces trésors rupestres, ultime trace laissée par les poilus, sont désormais en danger.


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Allemagne : Les leçons ambiguës de Hjalmar Schacht, le «banquier du diable»

Une récente biographie romancée souligne l’héritage économique, mais aussi l’ambiguïté politique de celui qui, après avoir vaincu l’hyperinflation, est devenu ministre de l’économie du régime nazi.

Qui se souvient encore de Hjalmar Schacht ? Ce fut pourtant un des hommes les plus importants de l’histoire économique du 20e siècle, celui qui brisa l’hyperinflation allemande de 1923 et sortit l’Allemagne de la grande crise des années 1930.

Mais cet homme au destin unique est aussi un homme maudit, marqué à tout jamais par sa collaboration avec le « diable », Adolf Hitler. C’est à ce personnage sulfureux, controversé, haï et admiré, mais certainement passionnant, que Jean-François Bouchard, conseiller au FMI, vient de consacrer une biographie romancée.

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Libye : L’impossible État-nation

Comment l’histoire tourmentée de la Libye et son fonctionnement tribal ont façonné son présent chaotique.

Mouammar Kadhafi a régné durant quarante-deux ans sur le peuple libyen. Depuis son assassinat en 2011, le pays connait une grande instabilité politique et a sombré peu à peu dans le chaos. Un documentaire riche en témoignages qui décrypte l’histoire complexe d’un pays en pleine crise.

Sommes-nous faits pour courir ?

L’évolution de notre rapport à la course, de la préhistoire jusqu’à la folie des baskets. Un documentaire captivant mené à grandes foulées par Niobe Thompson, lui-même coureur pour l’occasion.

Si nos ancêtres sont devenus bipèdes, c’est d’abord pour courir après leurs proies. Aujourd’hui, dans nos sociétés modernes, l’homme ne court plus pour survivre, mais il reste quelques rares endroits sur la planète où l’endurance physique conditionne sa vie.

Niobe Thompson, réalisateur et ethnologue, nous emmène en Afrique où évoluent pieds nus la plupart des meilleurs coureurs du monde, en Russie arctique, auprès des nomades éleveurs de rennes, et au Canada où se déroule l’un des plus grands marathons du monde, avec un objectif : étudier, à partir des récentes découvertes scientifiques, l’origine de la course

Syrie : Sur les routes du trafic d’antiquités

Avec la guerre qui dure depuis plus de quatre ans en Syrie, de nombreuses pièces d’antiquité sont volées dans les musées ou sur des sites archéologiques. Elles passent ensuite la frontière vers la Turquie, pour être vendues après à des collectionneurs internationaux. Reportage en Syrie et en Turquie, sur les traces de ces trésors volés.

L’Unesco a beau tirer la sonnette d’alarme depuis trois ans, les exportations illégales de biens culturels syriens continuent. En Syrie, nous avons rencontré les “petites mains” de ce trafic international. Sans emploi, des Syriens creusent la terre à la recherche de trésors antiques ensevelis : des pièces de monnaies de l’époque romaine, des lampes à huile, des statuettes en or ou d’autres objets en céramique datant parfois de plus de 3.000 ans. Leur valeur peut être inestimable.

En lien avec des trafiquants côté turc, ils doivent ensuite passer clandestinement la frontière pour livrer leur marchandise et empocher quelques dollars. Nous les avons suivis en caméra cachée lors du passage de la frontière turque, une véritable passoire. Nous avons pu voir que des passeurs les laissent facilement entrer sur le territoire – en échange d’une liasse de billets -, tout en évitant de fouiller leur sac…

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Les génies de la grotte Chauvet

Il y a 20 ans, au cœur de l’Ardèche, la grotte Chauvet(*) livrait un trésor exceptionnel d’art préhistorique. Des centaines d’animaux gravés ou peints sur les parois, des œuvres exécutées il y a 36.000 ans.

Depuis sa découverte en 1994, la caverne a été fermée au public pour préserver les œuvres. Aujourd’hui, une réplique grandeur nature des peintures et de la grotte Chauvet, la “Caverne du Pont-d’Arc”, a été réalisée. Un chantier titanesque associant préhistoriens, artistes, scénographes pour reconstituer l’atmosphère de la caverne et permettre la découverte des œuvres de ces lointains ancêtres. Cette réplique ouvre ses portes le 25 avril.

(*)La grotte a été découverte le 18 décembre 1994 par Jean-Marie Chauvet (dont elle a reçu le nom en 1995), Éliette Brunel et Christian Hillaire dans le cadre de leurs activités spéléologiques privées.

Documentaire de Christian Tran (2015)

Histoire des forêts

Malgré ses 4 milliards d’hectares, soit 30 % de la superficie des terres émergées, la forêt demeure un écosystème fragile et menacé. Le Dessous des Cartes vous propose de faire le point sur l’état de notre couvert forestier, en France, en Europe et dans le monde.

Italie : Sur la voie des voies romaines

À la découverte des principales voies romaines de l’Europe, cap sur l’Italie, entre Rome et Florence. En Italie, le long de l’antique Via Cassia, à la découverte de quelques splendeurs de la Botte.

Les Étrusques commencèrent à paver des routes dès l’an – 400, avant d’être imités par les Romains, qui perfectionnèrent leurs techniques. Nous parcourons l’Italie à travers son ancien et important axe impérial, la Via Cassia. L’occasion de découvrir quelques splendeurs de la Botte.

Japon : Qu’est-il advenu des richesses pillées pendant la Seconde guerre mondiale ? (Rediff.)

[...]Durant la Seconde guerre mondiale, les Japonais auraient massacré environ trente millions de Philippins, Malais, Vietnamiens, Cambodgiens, Indonésiens et Birmans, dont 23 millions étaient d’ethnie Chinoise. Après le conflit, pourquoi les États-Unis ont-ils employé des politiques différentes envers le Japon et l’Allemagne ? Pourquoi le traité de paix a-t-il été rédigé ainsi ?

De nombreuses hypothèses ont fait leur apparition au fil des années, certains ayant dit que le Japon aurait simplement été trop pauvre pour rembourser ses victimes, que de telles politiques auraient permis d’empêcher un tournant communiste au Japon, ou encore que l’empereur du Japon avait été poussé à faire la guerre par une cabale de militaristes…

L’explication offerte par le livre des Seagrave est considérablement plus sinistre que toutes ces explications potentielles. Elle concerne ce qu’auraient fait les États-Unis après avoir découvert l’étendue et la forme des pillages ayant été menés par le Japon, et la très faible influence de leurs victimes.

[...] Après la défaite du Japon, le gouvernement Américain a cherché à disculper l’Empereur et sa famille de toute responsabilité de guerre. Dès 1948, il a tenté de placer au pouvoir d’anciens dirigeants de guerre (ministre des munitions au cours de la seconde guerre mondiale, Nobusuke Kichi occupa par exemple le poste de premier ministre de 1957 à 1960). Les États-Unis ont également classé confidentielles les archives relatives au Japon d’après-guerre, décision allant à l’encontre de leurs propres lois.
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Une histoire de miettes

Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.


William Harris Weatherhead- “Miettes de la table d’un homme pauvre” (1877)

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées.

Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ».

L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau.
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Le Corbusier : Pensée fasciste et cité radieuse

Le fascisme militant de Le Corbusier, grand architecte du XXe siècle, est mis en lumière dans plusieurs ouvrages publiés à quelques jours d’une exposition au Centre Pompidou qui aura lieu du 29 avril au 3 août à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort.

Le Corbusier, l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg. Il est le créateur de l’unité d’habitation de Marseille et de la Chapelle de Ronchamp (Haute-Saône), candidates au classement au patrimoine mondial. « l’unité d’habitation », concept sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, expression d’une réflexion théorique sur le logement collectif.

« L’unité d’habitation de grandeur conforme » ne sera construite qu’au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, en cinq exemplaires tous différents, à Marseille (la Cité radieuse), Briey-en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l’après-guerre.

Sa conception envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Le Corbusier a également œuvré dans l’urbanisme et le design.
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Histoire de la pauvreté errante

Des mendiants et vagabonds du Moyen Âge aux « SDF » du début du XXIe siècle en passant par la figure intermédiaire du clochard, l’historien André Gueslin traque au fil des siècles et au ras du sol les continuités sociologiques du monde de l’errance.

En proposant une histoire de la pauvreté errante dans la France du Moyen Âge à nos jours, André Gueslin creuse un peu plus le sillon qu’il a déjà emprunté dans nombre de ses ouvrages précédents [1].

En centrant cette fois-ci son attention sur la figure historique du vagabond, l’auteur retrace dans un langage clair et une démarche rigoureuse l’histoire totale d’une pauvreté singulière et pluriséculaire : la pauvreté errante.

Comme à son accoutumée, André Gueslin mobilise une palette extrêmement riche et diversifiée de matériaux historiques, juridiques, ethnologiques, littéraires, cinématographiques, etc., pour multiplier les entrées descriptives et analytiques de ce monde qui, très justement, laisse peu de traces.
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Xenius : Les techniques du Moyen-âge sont-elles obsolètes ?

Le Moyen-âge était peuplé d’êtres ignorants qui avaient peur de tomber de la surface de Terre et soignaient les maladies avec du fumier de mouton ou à coup de saignée.

En était-il vraiment ainsi ? X:enius lève le voile sur quelques-uns des mythes les plus populaires liés au Moyen-âge.

Radio Courtoisie : « Cavaliers et guerriers des steppes de l’eurasie » (Audio)

Le samedi 4 avril 2015, dans l’émission “Le Libre journal des lycéens” sur Radio Courtoisie, Pascal Lassalle recevait Laroslav Lebedynsky, qui enseigne l’histoire de l’Ukraine à l’INALCO à Paris et qui apparaît surtout comme l’un des meilleurs spécialistes des cultures guerrières nomades des steppes et du Caucase, avec de très nombreux ouvrages publiés principalement chez Errance et chez L’Harmattan.

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Émission exceptionnelle dans laquelle a été développée la question méconnue et passionnante de la part nomade de notre héritage indo-européen/boréen, avec l’évocation inspirée de cette épopée extraordinaire au cours de laquelle Cimmériens, Scythes, Saces, Sarmates ou Alains ont posé les bases d’une civilisation des steppes qui ne le devait en rien à ses adversaires sédentaires et qui a influencé de manière déterminante d’autres aires ethno-culturelles, tout en participant à la première expansion des populations europoïdes au cœur des immensités eurosibériennes.

À partir du début du Ier millénaire avant J.-C. et durant toute l’Antiquité et le Moyen Âge, des peuples nomades ont dominé les steppes eurasiatiques du Danube à la Mongolie. Le rôle historique des plus célèbres – Scythes, Huns, Mongols… – destructeurs et fondateurs d’empires, est bien connu, mais leurs propres cultures le sont moins. Qui étaient ces nomades ? Peut-on parler sans exagération d’une civilisation des steppes ? Iaroslav Lebedynsky nous donne ici quelques repères utiles.

Consommer à crédit en France et aux États-Unis

Comparant France et États-Unis, Gunnar Trumbull montre que le développement du marché du crédit à la consommation s’explique par des coalitions d’intérêts différentes qui ont influencé les politiques du crédit de manières opposées.

Ces dernières années, les travaux sur le crédit et l’endettement des ménages ont le vent en poupe notamment depuis la crise des subprimes qui a déclenché la crise financière en 2007-2008. Bien que le cas américain soit plus largement analysé dans la littérature, l’intérêt des chercheurs porte aussi sur d’autres pays d’Europe et d’Asie confrontés au problème du surendettement.

En effet, au cours du XXe siècle le crédit a de moins en moins fait l’objet de désapprobation morale dans les pays industrialisés occidentaux, et depuis les années 1970, des changements institutionnels majeurs ont transformé le cadre légal du surendettement pour faciliter les procédures de faillite personnelle.

Pourtant, en France il a fallu plus d’une décennie pour que les législateurs s’accordent, en 2003, sur les procédures de faillite personnelle qui autorisent l’annulation de la dette et donnent droit à un nouveau départ, comme le stipule la loi américaine depuis 1978. Cette différence de réglementation ne s’explique pas forcément par l’écart du nombre de ménages endettés. Pour comprendre cette différence, il importe de revenir sur le rôle que joue le crédit dans le système économique et dans le modèle de société des deux pays.
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Internet suit les routes commerciales d’avant la 1e guerre mondiale

La société d’études TeleGeography a mis en ligne une carte mondiale interactive des câbles sous-marins qui connectent l’Internet mondial. Elle ressemble étrangement à une carte des routes maritimes datant de 1912.

Demandez à votre voisin par quel moyen transite la majorité des communications internationales : il y a de fortes chances qu’il réponde, après avoir réfléchit quelques instants, “les satellites”. La réponse est pourtant très terre à terre. “Pour les communications internationales, plus de 99% du trafic passe par les câbles sous-marins”, a expliqué Alan Mauldin, directeur de la recherche de la société d’études TeleGeography, dans une interview accordée à CNN.

La raison est simple : les câbles peuvent transporter beaucoup plus d’information, pour un coût minime. Autre raison : “Dans un monde où chaque milliseconde compte, l’aller-retour vers les satellites représente une perte de temps inutile”, a indiqué au Monde Benjamin Bayart, spécialiste des télécommunications et porte-parole du fournisseur d’accès à Internet associatif FDN.

Depuis l’année dernière, TeleGeography tient à jour une carte de l’ensemble des câbles qui permettent à nos réseaux de communication de fonctionner. Au 15 mars, elle montre 299 câbles déjà construits ou qui seront mis en service d’ici la fin de l’année.
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Chine : La grande famine de Mao (Rediff)

Il y a une cinquantaine d’années, entre 1958 et 1962, la Chine a vécu une immense tragédie. Le « Grand bond en avant » conçu par Mao pour que la Chine dépasse à marche forcée la production de la Grande-Bretagne et gagne son autonomie face à son hégémonique voisin l’URSS, a entraîné une famine dramatique et provoqué la mort de 30 à 50 millions de personnes.

Grande Bretagne : La peste en héritage

Au cours du printemps et de l’été caniculaire 1665, la ville de Londres est la proie d’une épidémie de peste bubonique qui fait environ 75.000 morts, une hécatombe représentant 20 % de la population. A la fin du mois d’août, le nombre de victimes s‘élève à 6.000 par semaine.

Des navires en provenance des Pays-Bas auraient été le vecteur de la maladie qui se propage également en France et ne s’arrêtera qu’à l’hiver 1666. A Londres, des cas seront encore signalés jusqu’en septembre 1666.

Ironie de l’Histoire, le grand incendie qui détruit la capitale anglaise en septembre 1666 va indirectement contribuer à éradiquer l’épidémie en détruisant nombre de quartiers insalubres.

Les recherches scientifiques menées actuellement sur la Grande Peste de 1665 à Londres, peuvent s’avérer précieuses pour combattre des maladies infectieuses d’aujourd’hui.

Propagande : “Je suis un occupant russe”

Traduction du dernier paragraphe:

Comprenez moi bien, je n’ai pas besoin de votre “liberté” hypocrite, je n’ai pas besoin de votre démocratie pourrie. Tout ce que vous nommez les “valeurs occidentales” m’est étranger. Mes intérêts sont ailleurs. Je vais vous le dire poliment une dernière fois : ne nous ennuyez pas ! Je construis la paix, je l’aime, mais je sais me battre comme personne.

Vocativ.com

Le capitalisme serait né il y a 4000 ans

Sociétés, investissements, prêts bancaires, chèques au porteur, bénéfices, dividendes,… Ces notions semblent liées au capitalisme libéral et à l’économie de marché, soit aux XIXe, XXe et XXIe siècles. Pourtant, c’est près de 2000 ans avant notre ère et en plein cœur de l’Anatolie que ces principes étaient appliqués: les archéologues qui fouillent le site de Kültepe, où se trouvent les ruines de la cité antique de Kanesh, ont établi que le système économique était déjà très complexe.

Voici près de 4000 ans, Kanesh était un comptoir de la cité d’Assur: à plusieurs centaines de kilomètres de la future capitale des Assyriens, ce poste commercial se situait au cœur de l’Anatolie, là où les Hittites allaient former l’un des royaumes les plus puissants du Moyen-Orient antique.

Or, contrairement à de nombreux autres sites fouillés par des archéologues au Proche et au Moyen-Orient, ce ne sont pas des dirigeants politiques (rois, princes, chefs de guerre, diplomates) ou religieux que sont issus la grande majorité des documents écrits, mais des milieux économiques. Et en particulier des marchands paléo-assyriens installés dans cette cité hittite: plus de 90% des 22.000 tablettes viennent de ces commerçants et révèlent la complexité inouïe du système économique de l’époque.

Dans cette agglomération de plusieurs milliers d’habitants, les archéologues ont mis au jour des tablettes d’argile sur lesquelles figurent des textes en caractères cunéiformes, cette première forme d’écriture inventée en Mésopotamie.
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Le destin de Rome

Alliant images de synthèse et dialogues en latin et en grec, une reconstitution spectaculaire des batailles de Philippes et d’Actium, deux épisodes cruciaux dans la rivalité qui opposa les héritiers de Jules César.

Partie 1:

En 44 avant J.-C., Jules César est assassiné par Brutus et Cassius, deux sénateurs hostiles à sa toute-puissance. Marc Antoine, le bras droit de César, et le jeune Octave, son petit-neveu et héritier de ses biens, s’emparent du pouvoir et en appellent à la vengeance.

À l’automne – 42, les deux hommes gagnent la Grèce pour défier les conjurés mis en fuite lors de la bataille de Philippes. 200.000 soldats, césariens et républicains, s’affrontent dans des combats d’une rare violence qui font 30.000 morts.

Démontrant une fois encore l’étendue de son génie militaire, Marc Antoine sort vainqueur de cette guerre et assoit sa légitimité auprès du peuple.

Partie 2:
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Jihad : Une guerre, une stratégie, des références

Les différentes déclinaisons du « jihad » diffusent aujourd’hui une avalanche d’images — photos et vidéos extrêmement choquantes, qu’il s’agisse des conséquences d’un bombardement sur une population, de corps disloqués d’ennemis tués au combat qu’on enterre par bennes dans des fosses communes, de gens qu’on décapite, brûle vifs, lapide, précipite du haut d’immeubles…

La guerre est quelque chose qui relève de l’entendement — un outil destiné à atteindre des buts politiques par usage de la violence. Elle est également animée par des ressorts de nature passionnelle — le déchaînement de violence sans passion, est-ce bien envisageable… ?

Maîtriser l’art de la guerre pourrait d’ailleurs bien relever d’une exploitation habile et équilibrée de ses ressorts passionnels et rationnels. Or, ceci a été théorisé au profit du jihad. Un certain Abu Bakr Naji (1), Égyptien tué dans les zones tribales Pakistanaises en 2008 et membre du réseau Al Qaeda, a en effet publié sur Internet en 2004, en langue arabe, un livre intitulé le Management de la Sauvagerie : l’étape la plus critique que franchira l’Oumma. (2)

L’ouvrage a été traduit en anglais par William Mc Cants au profit de l’institut d’études stratégiques John M. Olin de l’université de Harvard. C’est sur cette traduction qu’est fondé le présent billet. On a parfois l’impression d’y lire les enseignements de l’implantation de Jabhat al Nusra en Syrie, à ceci près qu’il a été écrit avant… Et l’on y découvre des théories auxquelles ont donné corps des gens comme Abu Mussab al Zarqaoui, ou les actuels décideurs de l’organisation État Islamique.

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