Immigration : Favoriser l’économie ou préserver l’identité ? (Audio – Rediff.)

Dans cette émission du philosophe Alain Finkielkraut, qui met aux prises deux économistes, deux conceptions s’affrontent: celle du professeur Olivier Pastré campe sur la constatation que dans le cours de l’histoire, l’immigration a toujours été un facteur de croissance économique. Son contradicteur, l’essayiste Hervé Juvin, insiste sur l’importance de ménager l’identité des populations et de prendre en compte leur opinion sur l’ouverture aux migrants.

Les deux économistes le reconnaissent, le thème de l’immigration devient crucial dans une Europe qui vieillit et qui va manquer de main d’œuvre, alors que l’Afrique et l’Asie connaissent une démographie toujours vigoureuse. Hervé Juvin cite même un rapport de l’ONU datant de l’an 2000 qui enjoint l’Europe à se préparer à accueillir, d’ici 2050, 1 milliard 300 millions d’immigrés en provenance de pays extra européens …

L’Europe, continent d’immigration ? Un contenu à certains égards explosif susceptible d’altérer le regard que l’on peut porter aux politiques natalistes de certains pays…

L’économie et la sphère financière face au réel

Il y a peu encore, la Turquie faisait figure de premier de la classe, on a même dit que la Turquie allait prendre le leadership en Europe. Voilà que la Turquie entre en crise politique, et que la croissance se casse. Regardons également le cas du Mexique : lui aussi bon élève du développement, des institutions internationales et des classements “Doing business”, alors que certaines portions de son territoire devraient figurer parmi les zones du globe en état de guerre civile.

C’est là mesurer le paradoxe de l’économie qui oublie les sociétés, et qui oublie que c’est très bien de faire de la croissance économique, mais quand les balles volent dans la rue, cela ne signifie pas grand chose en terme de “qualité de vie” et d’espoir d’une vie meilleure pour tous.

L’accord de libre échange entre l’UE et l’Amérique du Nord

Le 23 mai 2013, les députés européens ont adopté une résolution demandant à ce que le Parlement européen soit pleinement associé aux négociations à venir sur l’accord de libre-échange avec les États-Unis. Hervé Juvin nous en développe les tenants et les aboutissants.

Hervé Juvin : “Considérations géo-économiques sur les concepts de pays émergents et de BRICS

En cette fin de 2012, en cette annonce compliquée de 2013, le sujet des émergents, le sujet des BRICS, fait de nouveau l’actualité. Il fait l’actualité d’une manière probablement inattendue qui nous conduit à quelques considérations géo-économiques. De quoi s’agit-il ?

Il faudrait rappeler dans un premier temps qu’il s’agit d’abord d’une invention d’économistes, de conseillers en investissement, voire de banques en investissement. Les BRICS ont été inventés par l’économiste de Goldman Sachs, Jim O’Neill ; le concept de “pays émergents” est largement un concept de sociétés de gestion et de gérants de capitaux à l’affut de nouvelles idées suscitant l’intérêt des investisseurs et leur permettant de diversifier leurs allocations d’actifs.

La notion “d’émergence”, comme le concept encore plus flou de “BRICS”, reposait très largement sur une notion linéaire de l’Histoire.

(Merci à François)

États-Unis : Élection présidentielle et politique étrangère

Intervention d’ enregistrée le 26 octobre 2012.

L’on a vu un candidat, puis un président démocrate, non seulement entériner l’essentiel de la posture internationale de son prédécesseur, mais faire pire que lui dans au moins deux domaines : l’utilisation des drones et des assassinats ciblés dans des nations étrangères aux États-Unis, qui ne sont pas en situation de guerre contre les États-Unis, a été multipliée.

Une loi a été passée, dans le cadre de la loi de défense – à la fin 2011 – qui autorise sans limitation de durée, sans présence d’un avocat et sans aucun regard extérieur, la détention de tout citoyen américain – ou de non citoyen capturé sur le sol américain – qui représenterait un danger pour la sécurité intérieure américaine.

Ce sont des lois d’exception et ce sont des lois dont – en d’autres temps – on aurait dit qu’elles n’ont rien de démocratique.

(Merci à Imperator.)

Hervé Juvin : Pour un protectionnisme européen

Hervé Juvin, essayiste, économiste, Président de l’Eurogroup Institute et vice-président d’AGIPI explique les raisons de son soutien à l’Initiative citoyenne européenne pour un protectionnisme européen organisée par le Forum Démocratique.

RDV pour participer sur : http://www.signezpourunprotectionnismeeuropeen.fr/

http://www.dailymotion.com/video/xpl24x

« Finance pousse-au crime »

Cela devait arriver. Car de longue date, toute loyauté raillée, toute fidélité abolie, les requins de Wall Street ne nagent plus que « dans les eaux glacées du calcul égoïste » (dixit Karl Marx). Un cadre de Goldman Sachs a finalement craché dans la soupe, dénonçant une banque gavée de fric pour compte propre ; des clients pris pour des pantins, façon tir aux pigeons. Un environnement professionnel « toxique » – une banqueroute morale.

Au bout du chemin, la fraude financière proprement dite : transgressions, sciemment criminelles, des lois du marché ; techniques de dissimulation comptable, “innovations” financières crapuleuses. A Wall Street, prévient le professeur américain Bill Black, expert ès finance criminelle : “Si vous ne cherchez pas la fraude, vous ne la trouverez pas ; si vous la cherchez, vous la verrez partout”.

Mais il y a pire encore, car un peu de volonté politique permet de rechercher puis de sanctionner ces malversations financières. Le pire, c’est ce qui justement aveugle le contrôle politique, c’est l’habillage idéologique rendant la prédation chatoyante et désirable – la “société ouverte” chère au “bienfaiteur” Soros.

Destiné à l’opinion et aux médias, ce séduisant habillage prôné par l’« élite de Davos » est par nous baptisé « DGSI », Davos-Goldman-Sachs-Idéologie. Mondialiste, libre-échangiste, il est fondé sur l’idée que “tout ce qui compte, se compte”. Ennemie résolue des nations, de leurs histoires et symboles, la DGSI vante les migrations et le multiculturalisme ; ce puissant dissolvant “ne se connaît plus d’extérieur, refuse qu’on soit étranger à ses cultes et ses pompes ; il se veut le système du monde, unique et clos comme une bulle” (Hervé Juvin “Le Renversement du monde).

Le Nouvel Economiste

Hervé Juvin : “Bienvenue dans la crise du monde”

Bienvenue dans la crise du monde” était, il y a quelques années, bienvenue dans la crise de la dette ; c’était bienvenue dans la crise de la finance mondiale ; c’était bienvenue dans la remise en cause de tous les dogmes qui nous avaient tenus assoupis pendant au moins 20 ans.

Bienvenue dans la crise du monde” en 2012 prend un tour tout à fait différent : le changement d’objet de la finance de marché, sur des territoires où il n’était pas attendu…


Toutes les fautes financières de l’UE sont parties de la City

Entretien avec Hervé Juvin

Coralie Delaume : L’euro vient d’avoir dix ans mais cet anniversaire a été célébré dans l’inquiétude plus que dans la joie. Le dernier « sommet de la dernière chance » a abouti a un accord dit « 17 + ». Cet accord va-t-il contribuer à sauver notre monnaie ou est-ce un leurre ?

 

Hervé Juvin : Les sommets dits « de la dernière chance » se suivent et se ressemblent… et la presse anglo-américaine n’a pas tort de considérer qu’aucun sommet n’a apporté la solution à la crise de l’euro ! Pourquoi ? Parce que ce qu’il est convenu d’appeler la crise de l’euro est un effet de la crise américaine et de l’insoutenable explosion financière anglo-américaine.

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Vers une guerre des monnaies ?

Comment va le monde ?” Chaque mois, un rendez-vous avec la géo-économie, par Hervé Juvin, pour realpolitik.tv. Enregistré le 17/12/2010.

« Nous plongeons dans un désordre monétaire et financier mondial dont personne ne connaît l’issue – A 3 ou 5 ans il serait étonnant que l’on reste dans la configuration européenne que nous connaissons aujourd’hui – Fuite par l’inflation ou défaut organisé, pour les détenteurs de dette souveraine, il y a des raisons de se faire du souci – Les biens réels redeviendront ce qu’ils étaient: l’étalon final des échanges internationaux quand les papiers monnaies auront perdu toute crédibilité – Les grandes puissances sont en train de remplir leurs caves d’or – C’est le retour au réel qui fait question. »

« Le renversement du monde – Politique de la crise », par Hervé Juvin

Il est difficile de résumer en quelques mots l’ouvrage d’Hervé Juvin, « Le renversement du monde ». Il faut le lire, tout simplement. Car ce livre marquera.

Il est comme un fleuve tumultueux, comme un torrent : il vous saisit dès les premières pages et ne vous lâche plus. Car ce fleuve charrie des trésors. En 260 pages, écrites d’une langue vive, claire, ponctuées de formules qui frappent comme l’éclair, Hervé Juvin embrasse tout, explique tout et traite de l’état du monde dans une approche remarquablement non réductionniste : économique, mais aussi sociale, culturelle, géopolitique ou ethnologique et bien sûr politique.

Le monde se renverse, effectivement, car le voile de l’utopie marchande se déchire brutalement.

C’est une crise ? Non Sire, c’est une révolution !

La révolution qui vient, c’est celle de la fin de la prétention du marché libéré de toutes les entraves à fonder une société.

La révolution du libre échangisme mondialiste n’est qu’une sinistre utopie, paravent des intérêts anglo-saxons : elle n’aboutit qu’à la destruction des sociétés qui ont la naïveté de croire à ses tabous. Elle sème partout des décombres.

Le libre échangisme mondialiste signifie aussi la rupture entre le capitalisme – de plus en plus financier – et la démocratie. C’est un renversement par rapport aux siècles précédents, où libéralisme et démocratie cheminaient de concert. C’est la raison principale de l’impasse dans laquelle se trouve l’Europe.

Seuls les Européens ont oublié qui ils sont

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National conservatisme [en Russie] : la modernisation sans l’occidentalisation

Par Xavier Moreau

En novembre 2009, lors du congrès du partie « Russie Unie », lors d’une intervention de près de deux heures, le premier ministre Vladimir Poutine et le Président Dimitri Medvedev ont présenté la modernisation de la Russie comme un enjeu vital pour l’avenir du pays.

Arkady Dvorkovic

Cette modernisation concerne bien entendu les aspects technologiques, comme l’illustre la future Silicon Valley de Skolkovo ou le projet de développement des nanotechnologies RosNano.

La modernisation concerne également deux tares héritées de l’expérience soviétique et des années Eltsine, le socialisme et la corruption. La corruption est un problème souvent évoqué, le socialisme l’est moins. Le socialisme s’est insinué profondément dans la société russe. Il contrarie fortement les processus de décision ou de production. L’irresponsabilité, le manque d’autonomie et l’absence de subsidiarité dans la direction des entreprises sont des difficultés que tous les entrepreneurs doivent affronter en Russie.

Il ne suffit donc pas à la Russie d’importer des technologies, il lui faut changer radicalement son mode de « gouvernance », que ce soit dans la fonction publique ou les entreprises privées.

L’enjeu de cette modernisation est parfaitement compris par le Président Medvedev. Il ne doit pas être assimilé à une quelconque occidentalisation. C’est d’ailleurs ce que rappelait récemment, le plus brillant de ses conseillers, Arkady Dvorkovic. Le Président Medvedev n’a d’ailleurs pas hésité à inviter la Chine à participer à cette modernisation de la Russie.

Il semble d’ailleurs que les Russes veulent répéter le modèle de développement chinois : accepter avec humilité le soutien et les investissements occidentaux, pour construire une puissance moderne, sans renoncer pour autant à ce qui fait l’identité de la nation russe.

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Le renversement du monde

Si la crise qui frappe le monde entier est certes une crise bancaire et financière, c’est d’abord la première crise de l’unification planétaire, affirme Hervé Juvin, qui cherche à montrer les logiques, les intérêts et les passions à l’oeuvre derrière le désordre des systèmes, des actions et des comportements.

Le système occidental dominait le monde, mais c’en est fini. Il n’a plus le monopole du bien ni des certitudes. Nous vivons le renversement du monde. Cette crise le rend sensible avec acuité, si elle n’en est pas la cause : elle révèle que l’économie ne peut constituer le fondement, hors marché, des sociétés.

Nous ne sommes pas sortis de la crise, il y a un indicateur de cela, c’est la valorisation des banques, la valorisation des banques en bourse est extrêmement faible donc de deux choses l’une : soit les investisseurs ne savent plus lire les comptes parce qu’ils devraient se précipiter sur les actions des grandes banques, soit ils savent trop bien les lire et ils savent qu’il y a encore des mines ou des grenades dégoupillées dans les comptes bancaires.

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Que vaut British Petroleum ?

Hervé Juvin extrapole pour realpolitik TV la crise qui touche BP.

Chaque mois sur realpolitik.tv, dans la rubrique « Comment va le monde ? », Hervé Juvin, avec Anna Vassilissina, nous présente les enjeux de la géo-économie, qui sont les enjeux de notre devenir.

Europe : la crise est politique !

Analyse d’Hervé Juvin sur la Crise qui touche la Grèce, l’euro et l’Europe.

Chaque mois sur realpolitik.tv, dans la rubrique « Comment va le monde ? », Hervé Juvin, avec Anna Vassilissina, nous présente les enjeux de la géo-économie, qui sont les enjeux de notre devenir.

(Merci à Léonidas)