États-Unis : Héroïne, le cauchemar américain

Connu pour ses montagnes et son sirop d’érable, le Vermont est un petit État tranquille au Nord-Est des États-Unis. C’est là que le réalisateur de ce reportage a passé une partie de son adolescence. C’est aussi là que Mikael et Jenifer, deux de ses cousins, sont devenus accros à l’héroïne.

Au sein de sa famille américaine, le sujet a longtemps été tabou. Et personne ne pouvait penser que les « problèmes de drogue » de Mikael ou de Jenifer étaient liés à l’héroïne… La vie dans le Vermont est bien loin des ghettos des grandes villes ou des milieux du showbiz avec lesquels on associe spontanément l’héroïne.

Avec ce film, il a cherché à comprendre comment l’héroïne était arrivée jusque dans mon coin de nature et au sein de sa famille – une famille de la classe moyenne américaine touchée au cœur par cette nouvelle épidémie d’héroïne.

Ces derniers mois, le nombre d’overdoses est en constante augmentation et les saisies d’héroïne atteignent des records historiques dans le pays. Il n’y a jamais eu autant d’héroïne aux États-Unis.

Nanterre (92) : La brigade des stups à la poursuite des trafiquants

Pendant 6 mois, les policiers de la brigade des stupéfiants et de la brigade spécialisée de terrain de Nanterre, en région parisienne, ont accepté d’être suivis. L’occasion de découvrir le quotidien et les méthodes d’investigation de ces unités mythiques de la police nationale.

Filatures, planques, écoutes téléphoniques, démantèlement des filières et des réseaux… Ces spécialistes de la lutte anti-drogue s’attaquent à tous les trafics, du cannabis à l’héroïne, en passant par la cocaïne et le khat, une nouvelle substance venue d’Afrique.

Partie 1:

Partie 2:
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Russie : “Crocodile”, dans l’enfer de la drogue

En Russie, une nouvelle drogue fait des ravages: la désomorphine, surnommée “Crocodile”. Accessible, bon marché et terriblement additive, elle connaît un large succès.

Mais ceux qui la consomment, quand ils ne meurent pas à la première injection, voient leur jambes noircir, leur peau peler et se couvrir d’abcès.

(Merci à Philoï)

A l’ombre des campagnes en fleurs, la misère progresse

Souvent délaissées par les médias, les campagnes françaises font état d’une réalité douloureuse, probablement éloignée des croyances populaires. Également fortement marquées par la crise économique, elles connaissent les mêmes enjeux de société que les villes, sans nécessairement recevoir l’attention nécessaire pour y faire face.

A cet égard, la toxicomanie a progressé sans qu’aucune véritable politique de santé publique n’ait été mise en place pour enrayer cette tendance.

Les « oubliés de nos campagnes »

Les clichés de l’exposition « Oubliés de nos campagnes », qui s’est tenue quai de Valmy à Paris jusqu’au 1er décembre dernier, sont saisissants. Les sujets habitent la France rurale, éloignée des grandes villes, des emplois, et deux yeux du monde.

Précaires, démunis, abîmés, alcooliques, drogués, chômeurs, laissés pour compte: les qualificatifs ne manquent pas pour décrire leur vie et peuvent même se cumuler les uns aux autres. Sans ressource, sans espoir, désœuvrés, ils sont nombreux à sombrer dans les dépendances pour oublier leur quotidien.

Isabelle, 52 ans, mère de trois enfants, est alcoolique depuis qu’elle a 17 ans, multiplie les tentatives de suicide, et se coupe peu à peu des fils et de sa fille dont elle ne parvient pas à s’occuper correctement. Matthieu, 27 ans, couvreur de formation, est toxicomane depuis 10 ans.

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France : La drogue génère 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an

Deux milliards d’euros! C’est, selon Manuel Valls, ce que rapporte la drogue au crime organisé chaque année en France. C’est aussi l’équivalent de l’ensemble des salaires versés chaque année aux agents en tenue de la police nationale. L’État et l’Assurance-maladie ont budgété, pour leur part, en 2012, un montant total de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre ce fléau… La résine de cannabis occupe la moitié du marché.

Les chefs de réseaux doivent bien sûr financer l’approvisionnement et l’armée des petites mains qui font vivre ce commerce illicite. Les quelque 250 tonnes de résine de cannabis consommées annuellement dans l’Hexagone rapportent un milliard d’euros environ aux voyous. Et l’ensemble des autres drogues (cocaïne, héroïne, produits de synthèse) vient abonder ce pactole d’un milliard d’euros supplémentaire.

«À Marseille, il nous arrive maintenant d’arrêter en flagrant délit des dealers porteurs d’un bracelet électronique! C’est dire la valeur dissuasive de certaines sanctions…» Cette confidence teintée d’ironie émane d’un haut responsable policier de la cité phocéenne. À l’entendre, «les profits réalisés dans les quartiers sont tels aujourd’hui que les voyous se croient intouchables. Le trafic de stups a ruiné la valeur du travail».

Les banlieues sont mises en coupe réglée par des mafias structurées
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Troisième Guerre de l’opium

Certains critiques, particulièrement sarcastiques, affirment que la guerre en Afghani­stan est certes sans espoir, mais qu’elle protège pour le moins la culture du pavot [sur] l’Hindou Kouch. C’est ne voir cette culture que comme une conséquence de la guerre, alors qu’il apparaît clairement qu’il s’agit d’un des objectifs de guerre des Etats-Unis.

Carte par provinces, combinant risques pour la sécurité (plus la couleur est foncée, plus le risque est élevé) et culture du pavot à opium (en hectares). Source : ONU

93% de l’opium cultivé dans le monde, servant à la production de morphine et d’héroïne, viennent d’Afghanistan.

En 2007, il s’agissait de 8.200 tonnes, l’année suivante on en était à 8.300 ; la récolte de l’année dernière fut moindre, du fait d’une mauvaise récolte, il n’existe pas encore de données chiffrées.

Selon les Nations Unies, 95% de l’opium afghan sont transformés en héroïne, donnant ainsi 80 tonnes d’héroïne pure. Près de la moitié, soit plus de 35 tonnes, fut introduite en 2009 en Russie (selon des sources convergentes de l’ONU et de la police des stupéfiants russe). On peut supposer – car il n’existe pas de données concrètes – qu’une bonne partie est transportée plus loin, notamment dans les centres urbains de la Répu­blique populaire de Chine.

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