États-Unis : Vaste fraude boursière alliant traders américains et hackers ukrainiens

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre des dizaines de traders qui ont obtenu les données financières de grandes entreprises grâce à des hackers basés en Ukraine. Ils ont ainsi engrangé jusqu’à cent millions de dollars de gains illégaux.

Un oeil sur vous : Citoyens sous surveillance !

Existe-t-il encore un espace dans nos vies citoyennes qui échappe à la surveillance ? Observer, contrôler et analyser les comportements n’ont jamais été aussi aisés qu’aujourd’hui. Depuis une dizaine d’années, les avancées technologiques se sont accélérées, jusqu’à favoriser une révolution sociétale : la surveillance ciblée s’est transformée progressivement en une surveillance de masse à l’échelle planétaire.

Jadis concentrée sur l’espace public, elle pénètre désormais notre vie privée. L’intimité est une notion de plus en plus floue, soumise à des attaques de moins en moins détectables. Plus sournois que les caméras de surveillance dont beaucoup aimeraient qu’elles couvrent chaque angle mort de l’espace public, le “regard invisible” joue les passe-muraille : jeux vidéo connectés, activité sur les réseaux sociaux, requêtes sur les moteurs de recherche ou géolocalisation via nos smartphones sont autant de constituants manipulables de notre seconde identité – l’alter ego numérique.

En fournissant, souvent sans y consentir ni en avoir conscience, un nombre important de données, le citoyen est devenu l’enjeu d’une bataille politico-économique sans précédent, entre les tenants du tout-sécuritaire, les multinationales du web ou les défenseurs des libertés individuelles.

Techno-dictature
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Pirat@ge

Le documentaire Pirat@ge retrace l’histoire d’Internet grâce aux témoignages de ceux qui l’ont construit, les hackers. Il se place au cœur des préoccupations de cette génération Y, dont il analyse les modes de communication en réseau, de consommation de biens culturels et de leur partage.

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David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes »

La notion de « biens communs » attire de plus en plus l’attention et l’intérêt des militants et d’autres acteurs du changement social. David Bollier, chercheur indépendant et militant américain, se consacre depuis une douzaine d’années à l’enjeu des biens communs (ou ’communs’), dialoguant aussi bien avec les pionniers du logiciel libre ou des licences Creative Commons qu’avec des groupes de paysannes indiennes ou des représentants de peuples indigènes. Dans un livre qui vient de paraître en France [1], il propose une « brève introduction » aux communs. Entretien.

Enluminures illustrant les travaux des champs au Moyen-Âge. Extraites des Très Riches Heures du duc de Berry (BNF).

Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture, de science ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. D’un autre côté, la notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses extrêmement différentes entre elles, depuis la préservation des traditions indigènes jusqu’à Linux et Wikipédia, en passant par la gestion collective des ressources naturelles, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur.

Dans son nouvel ouvrage, David Bollier entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs ». Et en quoi elles dessinent ensemble une alternative pratique au néolibéralisme et au pouvoir sans cesses croissant des grandes entreprises – mais aussi à une partie de la tradition progressiste.

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NSA : Comment échapper à Big Brother ?

Si l’agence américaine semble avoir la capacité de déchiffrer la plupart des échanges cryptés, il est possible de lui compliquer la vie…

Chaque semaine amène son lot de révélations sur les capacités de surveillance de la NSA. La réaction du grand public est inlassablement la même, mi-cynique, mi-blasé : «On s’en doutait». La dernière en date : l’agence américaine serait capable de déchiffrer une grande partie du trafic Internet crypté, grâce à des standards qu’elle a affaiblis et des portes dérobées qu’elle force les équipementiers à installer.

Ce dont est capable la NSA
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Le Robin des Bois letton

En février dernier, des pirates informatique ont divulgué sur la Toile une avalanche de documents confidentiels mettant au jour le train de vie d’une élite lettone qui continue de s’enrichir alors que le pays traverse la pire crise de son histoire.

L’establishment letton tremble. Un dénommé Neo – référence au personnage principal du film “Matrix” – publie sur Twitter, preuves à l’appui, le détail des revenus de hauts responsables du pays. Le pirate informatique a ainsi divulgué les rémunérations des cadres de la Commission lettonne des marchés financiers. Dans un pays ravagé par la crise économique, ces révélations, largement relayées par les médias, ont transformé Neo en Robin des Bois moderne.

Tout a commencé en février lorsque la télévision lettone évoque le vol informatique de 7,4 millions de documents fiscaux. Un piratage revendiqué par la mystérieuse Fourth Awakening People’s Army. Ce groupe de hackers promet une avalanche de révélations censées mettre au jour le fossé qui se creuse entre une population soumise à une cure d’austérité et une classe dirigeante bénéficiant de bonus et d’augmentations de salaire.

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