L’essor de la maison en kit

L’auto-construction est un marché à la mode. Le budget est compris entre 30.000 et 300.000 euros. Pas besoin d’être un spécialiste, on peut le faire seul ou assisté d’une équipe. Une maison qui sort de terre en une semaine, des fondations à la toiture avec des pièces simplement empilées les unes sur les autres.

Aujourd’hui, le marché est encore marginal mais il est porteur et en plein essor. De nouvelles sociétés proposant ce type de construction apparaissent en France chaque année. Aujourd’hui plus d’un millier de ces petits chalets apparaissent chaque année.

Heureux avec 800 euros par mois

Comment vivre volontairement avec moins que le smic ? La leçon d’Hervé Henri-Martin, qui a fait le choix d’une vie dépourvue de tout superflu.

« C’est devenu presque un jeu : comment m’y prendre pour dépenser moins encore » : Hervé René Martin s’amuse de ce défi tout en sirotant son café. Devant ses fenêtres, des forêts denses de châtaigniers et conifères typiques du paysage de Saint-Étienne-de-Serre (Ardèche). L’intérieur de sa maison dégage une senteur de bois et de foins fraîchement coupés, offrande des murs construits en terre et paille.

Il y a seize ans, Hervé, fort du succès de son essai La Mondialisation racontée à ceux qui la subissent (Climat, 1999), court les conférences et pérore sur la décroissance économique. Mais que sait-il, au fond, de cette réalité qu’il préconise ? À 55 ans, celui qui a emprunté avec appétit toutes les autoroutes de la société de consommation, exercé plus de vingt métiers, couru la gueuse, roulé en BMW, publié des romans érotiques, décide de changer de vie.

L’aboutissement d’un long cheminement. Déjà, à 40 ans, alors à la tête d’un cabinet d’assurances, il s’était senti pris au piège des crédits qui rognaient sa liberté. Il avait vendu et remboursé. Commence alors une vie sans revenus fixes avec une visibilité économique à six mois.
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Bretagne : Domespace, la maison « tournesol »

Tournez manège ! Imaginez pouvoir pivoter votre maison pour profiter sans arrêt du soleil ? Véritable nid douillet en bois, la maison-dôme de Patrick Marsilli peut tourner sur elle-même jusqu’à 330°. Le concept se veut une alternative « écologique, confortable, saine, protectrice, modulable et économique » à l’habitat traditionnel. Partons à la découverte d’un habitat alternatif hors norme.

La maison de Patrick Marsilli est le résultat d’une fascination pour la nature et ses formes courbes, desquelles les êtres vivants se sont de tous temps inspirés pour leurs logements. Nids, terriers, grottes ; yourtes, cases, kerterres… : tous ces habitats, naturels, basiques ou construits ont la particularité d’utiliser la forme sphérique, qui renvoie au ventre maternel et à diverses structures archétypales mises au jour par la science (comme la rotation des planètes par exemple).

Construite entièrement en bois non traité, certifié FSC, la maison-dôme correspond au concept « harmonique, bien plus qu’écologique ! » prôné par l’inventeur. Elle s’adapte aux idéaux et aux nécessités de chacun : la rotation peut être manuelle pour éviter d’utiliser de l’électricité mais il est aussi possible d’y ajouter des panneaux solaires…

De plus, le dôme géodésique est une architecture naturellement capable de résister à des tremblements de terre de forte magnitude et à de très fortes tempêtes.

Seul hic : le prix, pas à la portée de toutes les bourses. Un exemple : pour 198 m² de plancher (110 m² de surface habitable), idéal pour 4 habitants, le prix en auto-construction est de 201.500€ TTC (en construction achevée, 324.555€ TTC). On est loin des écodômes en sacs de terre dont on vous parlait ici.

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Les autorités françaises veulent détruire une cabane arboricole

Xavier Marmier, un élagueur de 45 ans habitant la vallée de la Loue est sommé par sa municipalité de détruire sa cabane écologique, auto-construite dans un arbre de son propre terrain, en zone Natura 2000.

Sa bâtisse suspendue est constituée de deux pièces d’une vingtaine de mètres carrés. L’ensemble de 44 m2, suspendu à dix mètres de haut et relié en duplex, constitue un micro-logement simple et confortable. Xavier fait cependant l’erreur de réaliser sa bâtisse sans permis, toléré à l’époque par l’ancienne municipalité de Cléron.

Pratiquement autonome, l’homme vivait jusqu’ici dans une grande simplicité volontaire. Une lampe à l’huile pour simple lumière, des toilettes sèches écologiques et de l’eau de pluie comme source d’eau sanitaire, son impact se limitait à une batterie rechargée une fois tous les deux mois et à un bidon d’eau potable. Pour chauffer son habitat perché mais bien isolé, un petit poêle au bois était amplement suffisant.

« C’était un rêve d’enfant, celui de vivre dans cette forêt que j’aime et de me fondre dans la nature, en suspendant un plateau octogonal en l’air, sans abîmer l’arbre, pour y monter une cabane », explique l’expert en élagage.
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Vivre en yourte : Un chemin de liberté

Il était une fois une femme rêvant de liberté, qui décida de tout quitter pour vivre simplement sous une tente fabriquée de ses mains.

Sylvie Barbe est la première femme en France à avoir vécu dans une yourtes. Défricheuse d’un mode de vie sobre et autonome elle nous parle dans ce film de son bonheur d’avoir réussi à incarner son rêve d’intégrité et de cohérence. Elle témoigne de son expérience, de sa solitude, de son exigence, de sa rencontre avec elle-même, et nous dévoile comment la yourte peut sauver du désespoir et restaurer la dignité.

On découvre comment on peut vivre dans une grande simplicité, en ne consommant que des énergies autonomes et renouvelables, dans un grand respect de la nature, sans coopération avec le consumérisme et en intégrant au quotidien la poésie dans sa vie.

Maison Écologique : Visite d’un “earthship” moderne

Un Earthship est une maison autonome, écologique, économique et saine qui annonce une révolution dans le monde car il permet à tous de prendre soin de leur besoin de base à moindre coût et en maximisant son impact positif sur l’environnement et le peuple.


Garbage Warrior, Le film des Earthships (Rediff.)

La « génération célibataire » est en train d’accoucher d’une révolution urbaine

Les grandes villes françaises sont de plus en plus peuplées par des personne vivant seules, la taille moyenne des ménages ne cessant de décliner. Un changement sociologique qui entraîne des mutations dans la vie quotidienne. Et qui génère surtout d’importants problèmes immobiliers.

D’où provient en premier lieu l’augmentation du nombre de célibataires vivant en ville ? Quel est leur nature et en quoi cela impacte-t-il les enjeux de la hausse de cette population ?

Laurent Fouillé : Il y a effectivement des jeunes qui ne sont pas encore en couple et, à l’autre extrémité, les personnes âgées qui ne sont plus en couple.
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États-Unis : Le nombre de sans-abri explose à Los Angeles

Los Angeles, qui comptait déjà un nombre record de SDF, a vu sa population de sans-abri croître de 12 % en deux ans, notamment à cause de l’inflation des loyers, selon un recensement biannuel réalisé au mois de janvier et publié lundi 11 mai.

Dans un environnement économique difficile, les chiffres du recensement, qui a mobilisé 5.500 bénévoles, montrent une augmentation de plus de 10 % du nombre de sans domicile fixe — vivant dans des centres d’hébergement temporaires, dans la rue ou dans des véhicules — dans le comté de Los Angeles, a expliqué le LAHSA, l’autorité des services aux sans-abri de la ville de Los Angeles.

Dans son communiqué, le LAHSA rappelle que « la Californie a été l’un des États américains les plus durement touchés par la récession économique », qui a sévi de fin 2007 à 2009, et qui a causé un fort chômage et beaucoup de pertes d’emploi.

Le rapport souligne également l’augmentation de 85 % des abris de fortune, tentes et véhicules, occupés par les SDF de Los Angeles.
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Chine : L’urbanisme et l’émergence du modèle « intégrationniste »

Ces dernières années, des critiques radicales ont été formulées en Chine à l’encontre du modèle urbain dominant dit « développementaliste ». Pour l’urbanisme chinois, enjoint à se reformuler dans un contexte d’urbanisation croissante, l’émergence d’un modèle « intégrationniste » apparaît comme une opportunité de se redéfinir.

Depuis sa refondation à la fin de la période maoïste, il y a un peu plus de trente ans, l’urbanisme en Chine, celui dit du « Troisième Printemps » (Leaf et Li 2006), n’a eu de cesse de chercher sa place dans le contexte de bouleversements sociaux, économiques et culturels.

La Chine n’est urbanisée qu’à un peu plus de 50 % et elle continuera donc de connaître une forte croissance urbaine pendant de nombreuses années encore. Dans ce contexte, le gouvernement chinois continue d’associer l’urbanisation à un projet de société moderne dont il entend être le principal porteur.

Il s’est rapidement tourné vers des modèles urbanistiques, essentiellement d’obédience fonctionnaliste, capables de répondre aux exigences du modèle de développement économique, aujourd’hui remis en question, porté par un régime fort.
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Pays-Bas : Les maisons flottantes d’Amsterdam

Les Pays-Bas sont à court de terrains constructibles. Près de 70% des terres, sur lesquelles vit près de la moitié de la population, se situent en dessous du niveau de la mer.

Plutôt que de se battre contre les flots, les ingénieurs font de l’eau une alliée et ont créé un concept immobilier innovant…

“Tiny house” : Une mini-maison neuve à 25.000 euros

Les cabanes séduisent de plus en plus. En particulier les chalets mobiles. Leur nom ? Les “Tiny house”, “petite maison” en français. Une cabane de 15 mètres carrés habitables, toute équipée.

Loïc fabrique ces maisonnettes depuis un an. Il en a déjà vendu une quinzaine. 50 sont en préparation. “Il y a un vrai marché qui émerge. Il y a un vrai mouvement. On a des demandes au quotidien“, affirme-t-il.

La “Tiny house” est née aux États-Unis, avec la crise immobilière de 2008. Les Américains ne peuvent plus rembourser leurs crédits alors de plus en plus troquent leur maison contre ces petits chalets bien moins chers.

Kim et Ryan vivaient avec leurs deux enfants dans 180 mètres carrés, contre 19 aujourd’hui. Un changement radical pour se débarrasser d’un crédit trop encombrant, mais aussi pour retrouver une vie moins liée à l’argent, moins matérielle.

Les résidences sociales et intergénérationnelles

En 2015, les sénateurs vont s’interroger sur les moyens de s’adapter à une société vieillissante. En 2015, les plus de 85 ans vont dépasser les deux millions de personnes. Pour mieux qu’ils restent intégrés dans la société, des résidences intergénérationnelles voient le jour.

Allemagne : Se chauffer autrement

Quel est le secret du chauffage gratuit? Le chauffage apparaît souvent comme le parent pauvre de la transition énergétique. En Allemagne, des techniques innovantes permettent de produire de la chaleur, tout en réduisant la facture d’électricité et en respectant l’environnement.

Pays-Bas : La maison 3D d’Amsterdam

D’Amsterdam à Shanghai, les imprimantes 3D sont en train de changer la donne en matière d’architecture: gain de temps pour les maquettes, précision de la construction… mais aussi possibilité d’imprimer directement sa maison!

Direction Amsterdam en Hollande pour découvrir la première maison entièrement conçue et imprimée en 3D et en bioplastique, la 3D Print Canalhouse. Dans un élan du tout customisable, demain serons-nous tous architectes de nos propres maisons ?

Belgique : Le projet Lilypad, un avenir durable ultra moderne

Situées entre le fantasme d’une croissance verte et la vision d’un véritable futur durable, les « œuvres » architecturale de Vincent Callebaut ne cessent de fasciner, aussi bien chez les écologistes progressistes que chez les simples adeptes de la modernité. Son mot d’ordre: être en symbiose avec l’environnement.

Trentenaire d’origine belge, l’architecte a su attirer l’attention sur son travail grâce à des infographies 3D qui font parfois rêver. On y trouve, entre autres, des habitations coniques, des systèmes de filtration d’eau, des matériaux durables, des espaces verts omniprésents, des systèmes de production d’énergie et des potagers communs, le tout avec un design post-moderne. Un résultat inspiré du biomimétisme qui a tout pour surprendre.

Pays-Bas : Amsterdam, une ville plus astucieuse que les autres ?

Énergie, transports, habitat, communications… Révolutionner l’organisation urbaine grâce au numérique: l’idée fait son chemin depuis une dizaine d’années. Avant-goût à Amsterdam, métropole pionnière.

C’est un péril imperceptible, et pourtant il pourrait faire sombrer Amsterdam, ville de carte postale aux canaux quatre fois centenaires, dans un cauchemar sans issue. Ce péril a un nom : le succès.

On vient de toute l’Europe pour étudier à Amsterdam, y implanter une start-up ou le siège social de son entreprise — fiscalité incitative oblige. En 2030, c’est-à-dire demain, l’aire urbaine du Stadsregio Amsterdam comptera 600.000 habitants de plus, franchissant le cap des deux millions de citoyens — un huitième de la population des Pays-Bas.

Le drame, c’est qu’Amsterdam est déjà une cité saturée. Impossible ou presque de l’étendre davantage, sauf à investir des parties désaffectées de l’immense port industriel (processus en cours dans le secteur de Nieuw-West) ou à bâtir de nouveaux quartiers résidentiels sur l’eau.
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Espagne : Des maisons modulables à volonté

Les maisons sont supposées êtres rigides et stables. Mais à l’avenir, celles construites avec un polymère à mémoire de forme pourraient changer de volume, voire être plus grandes avec les changements de température.

Les chercheurs de l’IAAC l’Institut d’architecture avancée de Catalogne ont posé les fondations du prototype d’une maison origami. Il leur a fallu pour cela trouver des matériaux qui puissent se courber tout en ayant en mémoire leur forme initiale.

Les graines de la permaculture

Ce documentaire s’intéresse au développement assez important de la permaculture dans le monde, à notre époque, et particulièrement dans les pays tropicaux, comme en Thaïlande. Il montre bien l’intérêt de la permaculture en tant qu’approche globale, en tant que mode de vie, car ses principes s’applique à tous les domaines essentiels de l’activité humaine: l’agriculture, la construction, la production d’énergie…

La permaculture c’est d’abord une façon de réfléchir, de se comporter, déclinée ensuite en un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable, de qualité, et s’inscrivant en harmonie avec le lieu où on la pratique et ses spécificités; s’inspirant directement de la nature, des forêts, ou tout pousse sans la main de l’homme, l’agriculture permacole vise à recréer des écosystèmes autonomes de production alimentaire.

La permaculture concerne aussi le domaine des lieux de vie, avec des principes comme l’auto-construction, l’utilisation de matériaux naturels et locaux (autant que faire se peut), la conception bioclimatique, entre autres. Dans le domaine de la production énergétique la permaculture préconise l’utilisation d’énergies renouvelables, et l’utilisation de technologies appropriées pour produire notre propre électricité (éoliennes, solaire, etc.).

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Immobilier : La vie dans un placard

Alors que louer un studio de moins de 9m2 en France est en principe interdit par la loi, les annonces immobilières pour ce type de logements pullulent, en particulier à Paris et en région parisienne. Comment vit-on dans un si petit espace? Qui sont ces propriétaires qui enfreignent la loi?

Immobilier : Le FMI met en garde contre une nouvelle crise mondiale

Le monde doit agir maintenant pour éviter une nouvelle crise de l’immobilier, avertit le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de publier un rapport: le Global Housing Watch. Il indique que les prix des biens immobiliers ont augmenté dans la plupart des pays au point de devenir inabordables pour les ménages.

Selon le FMI, cette hausse continue une véritable menace pour l’économie mondiale et les gouvernements ne font pas assez d’efforts pour la contrôler.

Min Zhu, directeur général adjoint du FMI, cite quelques pays pour lesquels ce phénomène est particulièrement problématique, évoquant même une bulle immobilière :

« Pour les pays de l’OCDE, où les statistiques de long terme concernant le prix des maisons, les loyers et les revenus sont disponibles, ces ratios [ceux des prix des maisons comparés aux revenus] demeurent très au dessus de leurs moyennes historiques dans une majorité de pays. Cela est vrai par exemple pour l’Australie, la Belgique, le Canada, la Norvège et la Suède ».

Comment l’expliquer ?
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« Moins nombreux, plus heureux » : L’urgence écologique de repenser la démographie

Malthus était un écologiste avant la lettre. A la fin du XIXe siècle il mettait en évidence une constante historique: la population humaine avait tendance à augmenter plus vite que les ressources pour la nourrir. La littérature récente a pourtant choisi de ne parler presque exclusivement que d’agriculture : « Nourrir l’humanité », « Entre faim de terres et appétit d’espace », « La fin des terres, comment mangerons-nous demain », « Et si l’agriculture sauvait l’Afrique ? », « Vers l’autonomie alimentaire », etc. Certains pensent même qu’il nous faut oublier Malthus tellement son analyse est dénigrée.

Livre collectif, coordinateur Michel Sourrouille – Éditions Sang de la Terre, 178 pages

Dans le contexte de la littérature francophone, il est donc courageux d’aborder l’autre tenant de la relation population/alimentation, à savoir la maîtrise de notre croissance naturelle et migratoire. C’est ce qu’ont fait treize personnes dans ce livre collectif « Moins nombreux, plus heureux (l’urgence écologique de repenser la démographie) ».

Leur constat est simple: une population moins nombreuse faciliterait l’organisation sociale, le partage de l’espace, et donc l’émergence possible de relations apaisées entre humains et avec la nature. Ils ont aussi considéré que nous n’avons pas le choix, la crise à la fois socio-économique et écologique nous impose de réguler l’augmentation de la population. Il leur semble intenable que l’espèce humaine augmente de un milliard de personnes tous les douze ans environ sur une petite planète dont nous avons déjà dépassé les limites.

Voici une première approche de ce livre, en espérant que cela vous donnera envie de le lire.

1/2) présentation synthétique du livre

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Versailles : Une maison solaire en… tissu !

Le palais du Roi Soleil n’aura jamais aussi bien porté son nom. Du 28 juin au 19 juillet 2014, se tiendra à Versailles le Solar Décathlon. Cette compétition internationale réunit des élèves d’universités et de grandes écoles autour d’un défi: concevoir une habitation dont la seule énergie provient du soleil.

Parmi la vingtaine de maisons qui s’étaleront dans le parc du Château de Versailles, la Techstyle Haus. Une maison passive réalisée en tissu solaire et conçue conjointement par l’université de Brown, la Rhode Island School of Design aux États-Unis et l’université de sciences appliquées d’Erfurt en Allemagne.

Le prix de cette maison qui se chauffe et se rafraichit avec une énergie équivalente à la consommation d’un sèche-cheveux ? « 300 000 $ » estiment ses co-conceptrices. Soit environ 218.000 €. Un prix que l’équipe souhaite faire chuter pour atteindre un prix final de 100.000 € pour les prochaines productions en série !

Pour en savoir plus, nous avons interrogé deux des protagonistes Kim-Dupont Madinier, en troisième année d’architecture à Rhode Island et Helen Bergstrom, ingénieure chimiste, en charge des questions énergétiques de la maison passive solaire…

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Comment vivre d’énergies renouvelables, d’amour et d’eau fraîche

Chercheurs en économie alternative, c’est ainsi que se définissent Patrick et Brigitte Baronnet. Installés en Loire-Atlantique, depuis plus de 30 ans, ce couple et leurs quatre enfants expérimentent un mode de vie autonome et solidaire. Dans lequel les consommations d’énergie sont divisées par quatre. Et les besoins en argent aussi. Rencontre avec des adeptes de la sobriété heureuse.

Patrick et Brigitte ont fêté leur « débranchement EDF ». C’était il y a 20 ans. On parlait alors à peine de transition énergétique, encore moins d’arrêter la moindre sacrosainte centrale nucléaire. Installés en Loire-Atlantique, ils savouraient l’accomplissement d’un de leurs objectifs: être autonomes en électricité.

Aujourd’hui, une éolienne de 18 m de hauteur et de 5 m d’envergure, couplée à des piles photovoltaïques d’une surface de 6 m², leur suffisent. L’ensemble fournit assez de courant pour une famille de six personnes (ils ont quatre enfants).

Autonomie énergétique

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Je construis ma maison moi-même

Qui n’a jamais rêvé de vivre dans un cocon à son image ? Une maison qui nous ressemble, que l’on a imaginée, conçue.

De plus en plus de Français décident de sauter le pas et de construire eux-mêmes leur maison, comme Sergio Pereira et sa maison vertueuse, ou Séverine et Nicolas qui construisent un loft, ou encore Fabienne et Dominique en phase avec la nature.

Ils ont tous décidé de s’inscrire dans l’époque, en renforçant plus encore les performances en matière de protection de l’environnement et d’économie d’énergie.

Des maisons en déchets

Imaginez un instant que nos déchets servent de matériaux de construction. Il y a aujourd’hui, dans différents pays, une nouvelle génération d’architectes qui réfléchit à utiliser nos déchets pour en faire des maisons.

L’architecte américain Mike Reynolds habite avec sa femme, depuis 20 ans, une maison construite à base de matériaux de récupération comme des pneus usagés, des bouteilles en verre, du plastique, … C’est étonnant, elle tient toujours !

Encore faut-il savoir qu’elle a été construite dans le désert de Taos au Nouveau Mexique, USA, avec des températures extérieures allant de moins 3°C à plus 50°C ! La maison, elle, reste à température constante. Il faut la chauffer au bois durant le mois de décembre c’est tout, pas besoin d’autre chauffage ni de climatisation.

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Immobilier : Habitats insolites un nouveau marché

De nombreux Français ont dans l’idée de construire la maison de leurs rêves. Et pour cela, ils suivent une nouvelle tendance immobilière: celle de l’habitat insolite. Chaque jour dans le pays, de nouveaux espaces sont à conquérir et à reconvertir.

L’État vend des anciens bâtiments publics, administratifs ou religieux. Et au final, vivre dans un château d’eau, un blockhaus, une gare, un phare ou encore une église est devenu possible. Mais à quel prix ? Et comment s’y prend-on concrètement ? Peut-on parler de marché florissant à la portée de tous ? Y a-t-il des règles qui régissent ce marché ? Les entrepreneurs, les particuliers et l’État s’y retrouvent-ils ?

Pour mieux comprendre ce phénomène, le réalisateur est parti à la rencontre de celles et ceux qui sont passés à l’acte, ou qui s’y préparent.

États-Unis : Rebelles ou exclus, ils vivent en dehors du système

Aux États-Unis, on les appelle les « off the grid », en français « les débranchés », parce qu’ils ont un jour décidé de se passer d’électricité et de tourner le dos au système pour vivre autrement. Des hommes, des femmes, des familles entières même : ils seraient près d’un million à avoir renoncé à l’« american way of life », le traditionnel mode de vie américain.

Certains, jusqu’ici totalement insérés, quittent leur job et leur appartement confortables pour s’installer dans les bois. Ils vivent de chasse et de pêche et se retrouvent lors de festivals totalement déjantés. Willa, jeune new-yorkaise de 19 ans, veut sauter le pas mais résistera-t-elle au stage de 10 mois durant lequel elle va apprendre à survivre en forêt, totalement coupée du monde ?

Des modes de vie extrêmes que certains choisissent mais que d’autres, victimes de la crise, subissent. L’Amérique hors-système, c’est également une réalité sans pitié à laquelle sont confrontées des milliers de familles, jetées à la rue par la crise.

Le nombre de saisies immobilières a explosé. De nombreux Américains se retrouvent sans toit et sont obligés de vivre dans leur voiture. En Californie, comment ces nouvelles communautés s’organisent-elles sur les parkings qui les hébergent ?

Partie 1:

Partie 2:
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États-Unis : Micro-logements vs crise immobilière

Loyers qui crèvent le plafond, surface réduite… En matière d’immobilier, la plupart des grandes villes du monde sont confrontées aux mêmes problèmes. Une partie de la solution se trouve peut-être dans les micro-logements. A New-York, de véritables usines construisent des petits appartements tout équipés, prêts à être installés dans des structures plus larges.

A l’intérieur, tout ou presque est modulable : le canapé se transforme en lit, le meuble de télévision renferme une bibliothèque et un vaisselier, et la table basse contient des tabourets pour les invités.

On estime à 2 millions le nombre de personnes vivant seules et qui pourraient occuper tel appartement à New-York. Même si les meubles, conçus spécialement pour ces espaces, ne peuvent pas être choisis, les occupants semblent satisfaits. Il faut dire que les loyers sont de 30 à 40% inférieurs au prix habituels du marché.

Angleterre : Une « maison verte » pour 180 euros

Un ingénieux agriculteur britannique a construit une maison verte pour seulement 150 € afin de démontrer qu’il est possible de posséder une maison sans aller à la banque et en ayant aucune dette hypothécaire pour le reste de sa vie.

Michael Buck un ancien professeur de 59 ans, a construit une cabane sur son terrain, situé dans un endroit agréable et boisé près d’Oxford, au Royaume-Uni. Michael Buck a expliqué qu’il a construit la petite maison de ses propres mains en huit mois, sans l’aide d’aucun outil.

Il a également expliqué qu’il a monté les murs en utilisant un mélange de sable, d’argile, de paille et de bouse de vache. Le tout fixé à la structure de toit en bois et recouvert de paille.

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Vivre en autonomie en France : Une réalité

Qui n’a jamais rêvé de ne plus recevoir de factures, de s’affranchir du réseau électrique, de ne pas être raccordé à celui de l’eau? Se sentir libre de tous ces fils à la patte et surtout faire beaucoup, beaucoup d’économies tout en contrôlant enfin sa consommation grâce à la prise de conscience de ses besoins réels.

maison-autonome

Allumer la lumière, c’est aussi facile qu’un clic sur un bouton, pourtant chez Christophe, dans sa chaleureuse petite maison au bord du Vidourle, c’est une autre histoire !

Ici, on est complètement autonome, on se débrouille tout seul pour produire l’électricité dont on a besoin et on pompe l’eau en fonction de sa consommation. La vie de cette famille de 4 personnes est-elle pour autant pavée de sacrifices, de privations et de restrictions ? Non pas du tout ! Ils sont tous très bien portant, heureux et surtout fiers et c’est ça qui nous a beaucoup plu.

La maison autonome au bord du lac 154 panneaux solaires photovoltaïques assurent l’entière couverture de leurs besoins en électricité. Ils sont installés bien verticalement à l’entrée de la maison. L’avantage ? Un simple coup de jet suffit comme entretien et la pose est très facile. L’énergie est stockée dans des batteries, qui distribuent le courant aux différents postes de la maison.

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L’Igloowood : Un habitat alternatif écologique et insolite

Pour les particuliers ou les professionnels du tourisme l’Igloowood propose un beau volume à configurer en chambre, bureau, atelier, salon de musique, salle de sport, etc. Espace autoportant sans pilier interne, le dôme géodésique présente une grande rigidité, répartissant les forces en tension et compression le long de sa surface. Les triangles étant indéformables, ils rendent naturellement le dôme indéformable.

Excellente résistance aux intempéries - vérifiée et confirmée en juillet - le dôme est facile à chauffer et favorise la répartition de la chaleur. L'isolation spécifique assure un confort été/hiver, avec une structure qui ne subit pas de chocs thermiques.

L'igloo en bois, comme toute construction, doit être déclaré en mairie. Pas besoin de permis de construire la surface de plancher et l'emprise au sol étant inférieures à 20 m². Une déclaration préalable est suffisante. Et c'est sur la commune de Roquebillière, à Berthemont-les-Bains que Pascal Rougeot a installé son igloo témoin à visiter, sur un terrain prêté par un agriculteur.

Poids : 1,2 tonne. Surface 18 m2. Hauteur 2,90 mètres.
Prix entre 17.000 Euros et 30.000 Euros selon le modèle et les équipements.
Concepteur : Pascal Rougeot. Tel : 06.20.81.31.03. ou Igloowood

Nice Matin

Renault Trucks, Habitat ou Rossignol : Le mirage de la relocalisation

Il paraîtrait que la relocalisation est en marche. C’est du moins ce qu’affirme le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui martèle l’expression « made in France » à qui veut l’entendre. Pourtant, il s’agit d’un phénomène encore très limité. Rue89Lyon passe au crible les sociétés qui ont relocalisé en Rhône-Alpes depuis le début de l’année 2013.

Renault Trucks est le dernier en date. Mais avant lui, les médias rhônalpins ont parlé du fabricant de skis Rossignol, de Photowatt, un fabricant de panneaux solaires, de l’éditeur de mode Garella, ou encore de la chaîne d’ameublement Habitat. Ces sociétés ont relocalisé une partie de leur production dans la région.

Pour le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui annonçait des mesures pour inciter à la relocalisation le 14 juin dernier, un mouvement de relocalisation s’amorce en France. Et il va même plus loin : selon lui, les consommateurs manifesteraient un « amour » envers le « made in France ».

Pour étayer son propos, Arnaud Montebourg avance un chiffre quelques jours plus tard : ces quatre dernières années, 107 entreprises ont relocalisé tout ou partie de leur activité en France. Pour le ministre, c’est clair, un phénomène de relocalisation se met en marche… Ou du moins c’est ce qu’il aime à croire :

« Un mouvement tangible de relocalisation a commencé: il est minoritaire mais prometteur. Il n’est pas massif mais pionnier. »

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États-Unis : Détroit, société post-industrielle et décroissance forcée

Par Sophie Chapelle

La ville de Détroit, symbole du capitalisme et de l’industrie automobile, n’est plus que l’ombre d’elle-même. En cinq ans, ses habitants ont subi une brutale décroissance forcée : un taux de chômage exorbitant, un exode urbain sans précédent, des services publics délabrés. Pourtant, derrière les scènes de désolation, une société post-industrielle est en train de naître, grâce à l’expansion d’une agriculture urbaine et à l’émergence de solidarités de quartier. Basta ! a rencontré celles et ceux qui bâtissent une nouvelle cité sur les ruines de la Babylone déchue.

Des trottoirs et des parkings vides longent les vastes avenues. Une enfilade de magasins aux rideaux baissés quadrille le centre-ville de Détroit, berceau de l’industrie automobile américaine. Les banderoles « à vendre » et « à louer » se succèdent sur les façades des bâtiments. 80.000 logements seraient abandonnés, soit près de un sur cinq. Avec ses maisons saccagées, brûlées ou envahies par la végétation, « Motor City » donne l’impression d’une ville fantôme. Symbole de cette déroute, Détroit vient d’être mis sous la tutelle d’un « coordinateur d’urgence » pour au moins un an.

« Pendant les soixante-dix dernières années, les habitants de Détroit ont cru à tort que leurs vies étaient liées à General Motors, Ford et Chrysler, explique Maureen Taylor, militante depuis des années dans la lutte contre la pauvreté. Ils nous ont mis dans la tête que ce qui était bon pour eux était bon pour nous. Il nous fallait donc cesser de marcher et conduire des voitures. Et si nous n’aimions plus cette voiture, nous en achetions une autre. Cela a duré pendant des décennies mais aujourd’hui, c’est fini ».

Tournant le regard vers les rues désertes de Détroit, Maureen conte le quotidien de ses habitants les plus touchés par la crise. Des gens mourant de froid sur les trottoirs, des enfants retrouvés morts dans les maisons incendiées, un système de soin de santé inaccessible pour les bas-revenus, « un monde de fous » résume t-elle.

Exode urbain
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Allemagne : Bail bail Berlin !

La crise financière partie des États-Unis a amené les investisseurs à se méfier des fonds d’investissement et à privilégier le concret, à savoir la pierre. La spéculation immobilière touche maintenant Berlin. La réalisatrice en a fait l’amère expérience dans son propre immeuble en 2011 et a décidé de filmer les épisodes du “feuilleton” visant à la chasser de son appartement.

Son nouveau bailleur est une société immobilière “dynamique”, dont le site Web vante des “biens immobiliers exceptionnels”, “idéalement situés” et “à fort potentiel d’évolution”. Il lui annonce, ainsi qu’à ses voisins, une rénovation “de luxe” qui se traduira par des loyers deux fois plus élevés !

Les locataires organisent la résistance et constatent l’ampleur du phénomène dans toute la ville. Car en raison de l’histoire mouvementée de Berlin, son parc immobilier est constitué à 85 % de locataires (contre environ 65 % à Paris).

De lettres peu amènes en menaces d’expulsion, de harcèlements en dégradations volontaires de l’habitat par le propriétaire, d’interventions inopinées d’artisans en visites d’agents immobiliers arrogants accompagnés d’acheteurs, Katrin Rothe a presque tout filmé.