Terriens

(Avertissement: ce reportage contient des images particulièrement choquantes, il est donc déconseillé à un public jeune et/ou trop sensible).

Earthlings est un film documentaire américain de Shaun Monson sorti en 2005, et dont la réalisation a nécessité cinq années de travail et d’investigations. Il montre le traitement des animaux destinés à la nourriture, à l’habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques.

Nos vies discount

Le discount, potentiel remède à la crise économique qui frappe le monde entier, étend un peu plus chaque jour son champ d’influence. De l’habillement au tourisme, de l’automobile à l’alimentaire, le low-cost touche tous les secteurs.

Inventé après la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne, le discount est un avatar de la crise qui génère des dizaines de milliards de dollars. Ce road-movie, voyage de 8000 kilomètres, lève le voile sur ce nouveau modèle de consommation.

Car derrière ses promesses, le discount menace de déconstruire les modèles sociaux en place, d’appauvrir les salariés et de nourrir la crise.

Émission “Infrarouge” diffusée sur F2 le 29/01/2013

L’Europe victime du protectionnisme mondial ?

223 mesures de restriction des échanges sont actuellement appliquées par les principaux partenaires commerciaux des pays de l’UE. Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire et l’automobile.

La Commission européenne a exhorté lundi 25 octobre ses partenaires commerciaux à lever leurs barrières protectionnistes afin de ne pas pénaliser la reprise mondiale, en présentant un rapport sur ce sujet à l’approche du sommet du G-20 de Séoul.

« La reprise économique étant encore fragile, les grandes économies mondiales doivent lever les mesures de restriction des échanges qui entravent la croissance. Nous devons supprimer ces obstacles, afin que l’économie mondiale se redresse », a estimé le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, cité dans un communiqué. « Le G-20 devra endosser un rôle de chef de file sur cette question lors du sommet de Séoul » les 11 et 12 novembre, a-t-il ajouté.

Selon un rapport de la Commission publié lundi, les principaux partenaires de l’UE ont mis en place 332 mesures de restriction des échanges depuis le début de la crise financière en 2008. La Commission en dénombrait une centaine de moins (223) à l’automne dernier.

Sur la seule période comprise entre mai et septembre 2010, 66 nouvelles mesures ont été introduites, en dépit de la reprise économique dans de nombreux pays, souligne-t-elle. Par ailleurs, à peine 10% des mesures protectionnistes (37) mises en place depuis l’automne 2008 ont été supprimées, contrairement aux engagements pris par le G-20, le forum des vingt principaux pays développés et émergents de la planète, regrette-t-elle.

Les mesures prises en compte vont des interdictions d’importation à l’augmentation des droits de douane ou aux politiques incitant à acheter des produits nationaux. Elles proviennent essentiellement de Russie (60) et d’Argentine (62), suivies par l’Indonésie (34), les Etats-Unis (23) et la Chine (20). Par ailleurs, l’exécutif européen se dit toujours préoccupé par la politique d’incitation à l’achat de produits nationaux, avec de nouvelles mesures prises par le Brésil.

Les secteurs les plus fortement touchés sont l’agroalimentaire (54 mesures), l’automobile (42), l’acier et autres métaux (39), les services (35) et le textile et l’habillement (35). Le rapport de la Commission porte sur 30 partenaires commerciaux de l’UE, sur la période allant d’octobre 2008 à septembre 2010.

L’Expansion

Etre pauvre, c’est quoi ?

Une analyse de la pauvreté par une approche sur les conditions de vie met en évidence une vision restrictive du phénomène.
La définition de la pauvreté dans les sociétés riches est un débat récurrent [1] . Le plus souvent, il porte sur le seuil monétaire en deçà duquel on est considéré comme pauvre (50 % ou 60 % du revenu médian). Un article de la revue de l’Insee Economie et statistique [2] nous invite à une autre approche de la pauvreté, celle des conditions de vie.

Le nécessaire. Etre pauvre, rappellent Jérôme Accardo et Thibault de Saint Pol, peut être défini comme le fait d’être victime de privations. Encore faut-il préciser lesquelles.

A travers l’enquête « Standards de vie » réalisée par l’Insee en janvier 2006 auprès de 5 900 personnes, ils observent ­quelles sont les privations jugées les plus inacceptables par les personnes interrogées.

Conclusion : l’opinion publique ne se met d’accord que sur une sorte de noyau essentiel : « le consensus n’est net que sur un petit nombre de privations, témoignant d’une vision restrictive de la pauvreté limitée aux privations alimentaires sévères, aux manques fonctionnels relatifs à l’habillement, à la très mauvaise qualité du logement et aux difficultés à se soigner », expliquent les chercheurs.

Logiquement, l’accès des enfants à ces éléments de base est largement perçu comme une nécessité : 90 % des personnes interrogées jugent inacceptable de « ne pas pouvoir payer à ses enfants des vêtements et des chaussures à leur taille », 89 % de « ne pas pouvoir payer des appareils dentaires à ses enfants » et 86 % de « ne pas avoir assez de rechange pour envoyer ses enfants à l’école avec des vêtements toujours propres ».

Pour l’ensemble de la population, « se priver régulièrement d’un repas plusieurs fois par semaine », « être obligé de vivre dans un logement sans eau chaude », « ne pas pouvoir se payer de prothèses auditives » sont les items jugés les plus inacceptables. Lire la suite