Katanga, la guerre du cuivre

Située dans le sud-est de la République démocratique du Congo, la province du Katanga concentre d’importants gisements de cuivre et de cobalt. Longtemps exploitées par l’Union minière du Haut Katanga, créée au début du XXe siècle par les colons belges, les carrières ont été nationalisées par le président Mobutu en 1966.

Son clan s’appropriant les richesses sans jamais les réinvestir, la production tombe alors en sommeil, précipitant des milliers de travailleurs au chômage.
Aujourd’hui, massivement devenus “creuseurs illégaux”, ces hommes vivent dans la pauvreté et doivent faire face à la ruée des nouveaux investisseurs étrangers, chinois et indiens en tête.

Arte (2012)

Intelligence Économique

La notion d’Intelligence économique (IE) est abordée dans un contexte de guerre économique où la gestion de l’information est cruciale pour les entreprises. Cette vidéo présente les concepts de veille informationnelle, de sécurité du patrimoine informationnel et de stratégies d’influence informationnelle ; elle aborde les logiques défensives et offensives d’IE mises en œuvre par les entreprises.

Radio Courtoisie : « Guerre économique et traité transatlantique » (Audio)

Dans son Libre Journal, Henry de Lesquen recevait le 09 juin 2014 sur Radio Courtoisie: Frédéric Morgan, Christian Harbulot et Arnaud Duplessis.

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Iran : les Etats-Unis prêts à sanctionner Michelin

Preuve s’il en était besoin que les sanctions mises en place contre l’Iran pour freiner ses ambitions en terme de nucléaire militaire seraient avant tout destinées à préserver les intérêts économiques et financiers des firmes US ….

Alors que début février, le secrétaire d’État américain, John Kerry a tenu à appeler directement le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius pour lui signifier ouvertement son désaccord, suite au déplacement sur le sol iranien de plus d’une centaine de patrons d’entreprises du CAC40, effectué à l’initiative du Medef, trois sénateurs républicains viennent de s’adresser au Pentagone pour lui demander de sanctionner les compagnies françaises qui cherchent à établir des relations commerciales avec l’Iran.

En visant en tout premier lieu Michelin, lequel pourrait faire de l’ombre à Goodyear ? Il n’est pas interdit d’y penser …

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Suisse : Brasserie du Cardinal – Le goût amer du capitalisme

Le 22 juin 2011, Cardinal met en bouteille sa dernière bière à Fribourg. La fermeture définitive du site provoque un véritable séisme. Les Fribourgeois ont pensé pouvoir sauver «leur» mousse séculaire… en vain. Aujourd’hui, tous les acteurs clés en témoignent: la brasserie Cardinal, c’est l’histoire d’un succès puis d’une débâcle, sur fond de guerre économique et de globalisation.

Réalisé par Aline Brechbühl, Cédric Comtesse, Frédéric Zimmermann (RTS 22/12/2013)

Manichéisme et guerre économique

par Nicolas Mazzucchi

Prism aura finalement eu beaucoup de vertus. Au-delà du syndrome du « chevalier blanc » manifesté par E. Snowden qui révèle une certaine schizophrénie des valeurs américaines où l’affichage de la pureté et de la justice ne sauraient masquer le cynisme nécessaire à la raison de tout Etat, à fortiori de la première puissance mondiale, c’est surtout pour les Européens que cette affaire de cyber-espionnage aura été salutaire. Bousculant les aprioris sur les relations américano-européennes, Prism met en lumière une imparable réalité : le monde est dans l’ère de la guerre économique généralisée.

La vision traditionnelle des relations transatlantiques est fortement marquée par l’héritage de la Guerre Froide, où ne pas choisir les Etats-Unis, même à minima comme le fit le général de Gaulle, revenait à choisir l’URSS. Mis à part la Finlande dont la neutralisation était devenue un enjeu entre les deux puissances, chaque pays eut à choisir clairement son camp. Le cas italien est à ce titre tout à fait révélateur puisque le choix du Plan Marshall et ensuite l’Alliance atlantique par A. De Gasperi en 1947 et 1949 signifia l’expulsion des communistes du gouvernement et la fin du dernier « compromis ».

De cette époque reste la vision manichéenne du monde où l’Occident – sans vouloir dire l’Atlantique Nord – formerait un bloc uni face au reste du monde. Cette vision binaire des relations internationales, forgée par l’influence culturelle issue du Plan Marshall, se perpétue jusqu’à nos jours grâce à un travail de fond des Etats-Unis via certains organismes comme le German Marshall Fund ou la French-American Foundation pour ne parler que du cas français. D’ailleurs cette appréhension américaine du Vieux Continent ne se limite pas à l’époque de la Guerre Froide comme le rappelle M. Foucher (1), puisque les Etats-Unis n’ont eu de cesse de développer des concepts pour l’Europe, comme celui d’Europe Ouverte de G. W. Bush en 2001.

Or si cette appréhension du monde reste vraie dans un cadre géopolitique traditionnel où l’OTAN, en l’absence – provoquée – d’une Europe de la Défense constitue le référentiel de défense des pays d’Europe, elle est particulièrement inexacte dès que l’on bascule dans la géoéconomie. Non seulement l’OTAN ne peut servir de cadre à une telle alliance géoéconomique pour des raisons structurelles (2), mais elle serait en outre contraire aux intérêts de ses membres.

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2013 : L’année de la guerre économique

Stagnation européenne, essoufflement chinois, incertitude américaine… Alors que l’horizon de croissance s’assombrit, les tensions s’exacerbent tous azimuts. “L’Expansion” dessine les contours de cet affrontement mondialisé.

Par Franck Dedieu et Béatrice Mathieu – lexpansion.lexpress.fr

Dans cette course sans fin et suicidaire au moins-disant fiscal et social, et sur fond de disette budgétaire, les mécanismes assurant la Solidarité nationale, les fondations de nos vieilles nations, sont Menacés.

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« La guerre économique est le vecteur de la puissance des États en temps de paix »

Ali Laïdi, chercheur associé à l’IRIS et docteur en science politique de l’université Paris 2, revient pour Affaires-stratégiques sur la notion de guerre économique à l’occasion de la parution de son ouvrage « Aux sources de la guerre économique. Fondements historiques et philosophiques » (éd. Armand Colin, 2012). Si hier, la guerre économique était totalement ignorée, Ali Laïdi tend à montrer qu’elle n’est pas une idéologie mais le symptôme d’un nouveau malaise de la civilisation. Il répond aux questions de Pascal Boniface, directeur de l’IRIS.

Quelle définition donnez-vous à la guerre économique ?

Pour ma part, je définis la guerre économique comme

la stratégie et le comportement économiques agressifs, essentiellement en temps de paix, d’une entreprise, d’un Etat, d’une ONG ou de tout groupement humain pour atteindre un objectif : conquérir ou protéger des parts de marché.

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Mondialisation et guerre économique vues par Gustave Le Bon

Les écrits de Gustave Le Bon, dans son livre Psychologie du socialisme, paru en 1898, il y a 111 ans, se révèlent d’une singulière actualité. Psychologie du socialisme, dans la version de sa 3e édition de 1902, est téléchargeable en format PDF depuis le site de la Bibliothèque Nationale de France.

Gustave Le Bon

Extraits des pages 200 à 207 de l’édition numérisée :

« Le problème que nous allons aborder dans ce chapitre [...] nous montrera une fois de plus combien sont superficielles et irréalisables les solutions de bonheur universel proposées par les socialistes.

Ce problème, [...] est celui de la lutte économique qui se dessine plus nettement chaque jour entre l’Orient et l’Occident. Le rapprochement des distances par la vapeur, et l’évolution de l’industrie, ont eu pour conséquence de mettre l’Orient à nos portes et de transformer ses habitants en concurrents de l’Occident.

Ces concurrents, auxquels nous exportions jadis nos produits, se sont mis à les fabriquer dès qu’ils ont possédé nos machines. Et, au lieu de nous acheter, ils nous vendent maintenant. Ils y réussissent d’autant plus facilement qu’étant, par leurs habitudes séculaires, à peu près sans besoins, les prix de revient des objets fabriqués par eux sont très inférieurs à ceux des mêmes objets fabriqués en Europe.

La plupart des ouvriers orientaux vivent avec moins de dix sous par jour, alors que l’ouvrier européen ne vit guère avec moins de quatre à cinq francs. Le prix du travail réglant toujours celui des marchandises, et la valeur de ces dernières sur un marché quelconque étant toujours déterminée par leur valeur sur le marché où elles peuvent être livrées au plus bas prix, il s’ensuit que nos fabricants européens voient toutes leurs industries menacées par des rivaux produisant les mêmes objets à des prix 10 fois moindres.

L’Inde, le Japon, et bientôt la Chine, sont entrés dans la phase que nous prédisions jadis, et ils y progressent rapidement. Les produits étrangers affluent de plus en plus en Europe, et les produits fabriqués en sortent de moins en moins.

Suite et commentaires sur le nouveau blog: Fdesouche Histoire

Claude Revel : La France : un pays sous influences ?

Xerfi Canal a reçu Claude Revel, présidente–fondatrice d’IrisAction et responsable du Centre Global Intelligence & Influence de SKEMA Business School, qui a présenté son dernier ouvrage “La France : un pays sous influences ?” (éd. Vuibert)

Normes mondiales de la bonne université, du bon pays où investir, louanges puis critiques des biocarburants, États sous contrôle d’agences privées, rôle de Facebook et Twitter dans les révolutions arabes, succès mondial du concept de développement durable… ces quelques exemples parmi d’autres, illustrent les jeux de ce pouvoir invisible qu’est l’influence. Celle-ci a déjà complètement redistribué les cartes de la puissance depuis une trentaine d’années. Certains – États, entreprises, ONG – ont su saisir cette opportunité ; d’autres, non.

Qu’en est-il de la France ?

La France face aux armes d’influence

Simulation de guerre monétaire

Un beau jour vous allumez la télévision et, quelle que soit la chaîne que vous regardez, vous tombez sur des flashs spéciaux. Les États-Unis sont attaqués. L’agresseur pourrait être la Chine, la Russie ou même l’Iran. Peut-être même un groupe isolé agissant depuis Dubaï. Qui que ce soit, nous ne le saurons que trop tard car cette fois, contrairement aux guerres traditionnelles, les ennemis n’ont pas ciblé une ville ou une base militaire mais le dollar et utilisent pour cela des armes financières.

Jim Rickards livre ici ce qui pourrait être, selon lui, un scénario de guerre monétaire à l’échelle mondiale dans un proche avenir.

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Jim Rickards est conseiller auprès du Directeur du Renseignement américain, du Pentagone et de la CIA. Il réalise à leur demande des études portant sur l’économie et les risques liés à la sécurité. Rickards est un fervent défenseur du retour au standard or et est l’auteur de Currency Wars.

La guerre économique a commencé

Par Paul Bara, ex-trader, économiste de marché puis directeur financier. Il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA.

L’année 2010 a emporté les dernières illusions d’une reprise forte et durable (reprise en V). Le tassement de la croissance aux États-Unis, au deuxième trimestre, a montré que celle-ci était due à l’augmentation de la dépense publique et aux transferts sociaux.

Chaque Etat cherche donc à tirer parti, du seul relais de croissance qui semble encore fonctionner : les exportations, en utilisant l’arme monétaire.

La stratégie chinoise : une attaque en règle contre le Japon. Celle-ci repose, en premier lieu, sur la substitution de ses produits aux importations de produits technologiquement avancés en provenance des pays riches.

La Chine entend tirer profit de la croissance de son marché intérieur ainsi que de son gigantesque plan de relance et de la relance de crédit qui devrait toutefois marquer le pas (risque de bulle financière et immobilière).

Mais elle entend surtout accaparer une partie significative du « pactole du commerce international », qui devrait croître de 13,5 % en 2010, selon les prévisions de l’OMC. En achetant de la dette japonaise, elle peut faire monter le yen par rapport au dollar, ce qui aura pour effet de faire baisser le renminbi (la monnaie du peuple), puisque celui-ci est défini par un rapport fixe vis à vis du dollar. Il s’agit d’une sorte de dévaluation compétitive masquée.

La hausse du yen pose un sérieux problème au Japon. Cela risque de bloquer le seul moteur de croissance encore valide : les exportations et de l’enfermer dans une déflation sans fin. Le Japon est donc parti en guerre contre « l’endeka », ce qui a amené sa Banque Centrale à intervenir sur le marché des changes, le 15 septembre, afin d’enrayer la hausse de sa devise.

La stratégie américaine : une attaque en règle contre la zone euro

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Guerre économique

Extraits de la conférence donnée par François Asselineau le 30 novembre 2007 à Toulouse et intitulée “La France en guerre économique. ” Sur la France, l’Europe, la domination des États-Unis et l’économie capitaliste libérale mondialiste.

http://www.dailymotion.com/video/x6rbn0

L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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Sexus Economicus

C’est le dernier tabou des affaires : rares sont les grands contrats qui se concluent sans d’agréables « à côtés » pour les décideurs et les intermédiaires. Certains salons professionnels, voyages d’études et séminaires sont l’occasion de cadeaux d’affaires personnalisés. Et nombreux sont les grands patrons du CAC 40 dont la vie sexuelle agitée n’a rien à envier à celle des politiques. Une tradition que l’intérêt supérieur des entreprises ou des États commande de passer sous silence.

Mais aussi un danger potentiel : dans la guerre économique mondiale, certains n’hésitent plus à frapper en dessous de la ceinture. L’énergie sexuelle des dirigeants peut alors se retourner contre eux : qu’un concurrent obtienne des secrets stratégiques « sur l’oreiller » ou qu’un maître chanteur les entraîne dans un traquenard, et ces P-DG deviennent un véritable danger pour leur entreprise.

Pour le première fois, le gotha des affaires nationales et internationales est ici mis à nu : BTP, automobile, distribution d’eau, armement, pétrole, médias, finance, etc. L’auteur étudie les dessous – plus ou moins chics – de la prostitution de luxe internationale, où plusieurs grands réseaux se disputent l’héritage de Madame Claude, et les liens secrets de certains industriels avec le monde du porno et de l’échangisme.

Il apporte de nouveaux éclairages sur la dimension sexuelle de scandales marquants comme la mort violente du financier Édouard Stern, l’éviction de Jean-Marie Messier de la direction de Vivendi, ou encore les secrets inavouables du prince Albert de Monaco, piégé par son ancien espion. Il livre des scoops comme l’implication de Dick Cheney, ancien P-DG de Halliburton, dans une affaire de prostitution de luxe ; les « voyages d’études » offerts à nos élus municipaux par un grand groupe de l’eau, ou encore le rôle récent de belles espionnes chinoises dans la déstabilisation d’industriels français de l’armement.

Mettant fin à plusieurs décennies d’hypocrisie, ce livre jette une lumière crue sur la place et les dangers du sexe dans l’économie, en particulier chez des dirigeants sous pression, qui en ont fait leur drogue.

Attention Danger Travail

Documentaire de Pierre Carles. Une dizaine de chômeurs et chômeuses racontent pourquoi et comment ils ont décidé de ne plus aller travailler.

Après avoir fréquenté plus ou moins longtemps le monde du travail, ces hommes et femmes ont fui l’usine, l’entrepôt ou le bureau, bien décidés à ne plus accepter les règles de la guerre économique contemporaine. Loin de l’image du chômeur accablé ou déprimé, ces “sans-emploi qui n’en demandent pas pour autant” expliquent ouvertement pourquoi ils cherchent à s’épanouir en dehors du monde du travail, avec peu de ressources mais en disposant de temps à profusion.

Partie 1:
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Volem rien foutre al païs

Documentaire de Pierre Carles. Dans cette guerre économique qu’on nous avait promise il y a bien des années et qui avance comme un rouleau compresseur, existe t-il encore un sursaut d’imagination pour résister ?

Mis en demeure de choisir entre les miettes du salariat précaire et la maigre aumône que dispense encore le système, certains désertent la société de consommation pour se réapproprier leur vie.

Ni exploitation, ni assistanat !” clament-ils pour la plupart. Ils ont choisi une autre voie, celle de l’autonomie, de l’activité choisie et des pratiques solidaires…

Communautés recherchant l’autonomie des besoins:

1. un habitat basé sur des bottes de paille comme matériau de base, comparaison de coûts…

2. les toilettes sèches au compost : une possibilité de dépolluer les cours d’eau à hauteur de 40% dans les campagnes

3. alimentation en eau depuis la rivière en contrebas et un mécanisme de pompage sans énergie induite

4. exemple d’une communauté réunissant des personnes ayant tourné le dos à l’assurance retraite

Indépendance énergétique du foyer : comment « décrocher » le compteur EDF

Mouvement Okupa à Barcelone (occupation de logements laissés durablement vacants)

Collectif Dinero gratis à Barcelone (prônant l’escamotage de denrées alimentaires dans les grands magasins de centre-ville par le biais de happenings)

Partie 1:
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