Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt !

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé.

Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer…

La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

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Indépendance des Banques Centrales et paradigmes culturels

par Jean Claude Werrebrouck

Le choix du modèle allemand de banque centrale qui s’est partout imposé à la fin du siècle dernier, fut facilité par la commune croyance en un nécessaire devoir de lutte contre l’inflation. Cette dernière très importante dans les années 70 était attribuée aux largesses de la politique monétaire que – selon la théologie monétariste de l’époque -  les Etats pratiquaient sans modération. De ce point de vue, le dessaisissement radical de la gestion monétaire au profit d’une banque centrale indépendante, organisme simplement soumis au maintien de la valeur de la monnaie, est apparu comme modèle à suivre.

Aujourd’hui, les difficultés d’une mondialisation intimement liée aux causes profondes de la crise en termes réels[1], questionnent le bel unanimisme. Mais surtout, la guerre des monnaies qui semble s’amplifier, passe par l’examen  des racines  culturelles nationales, paramètre  oublié au moment du grand basculement vers l’indépendance.

Mondialisation et racines culturelles oubliées

Les racines culturelles mises à l’écart des raisonnements économiques concernent au moins trois grandes conceptions de la liberté : l’anglo-saxonne, la française et, peut- être plus intermédiaire, la conception allemande.

Les deux premières sont assez radicales et très radicalement opposées.

L’anglo-saxonne fait de la liberté une dépendance de la propriété qui, selon la loi naturelle de Locke, est elle-même un bouclier au regard des agissements d’autrui. Je ne suis libre que si je dispose de droits de propriété eux-mêmes négociables sans restriction sur un marché.

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Olivier Berruyer : «La fin d’un monde»

Olivier Berruyer, créateur du site Les-crises.fr, explique quelles sont les racines profondes de la crise économique et financière actuelle. Il montre en quoi les dettes publiques ne sont plus soutenables, et pourquoi, au-delà des tentatives de fédéralisation européenne, l’Euro nous mène vers une impasse politique.

L’Union Européenne va lourdement taxer les panneaux solaires chinois

La Commission européenne a approuvé mercredi l’imposition de lourds droits de douane sur les panneaux solaires importés de Chine, une mesure spectaculaire destinée à protéger les industriels européens contre ce qu’ils considèrent comme du dumping de la part de leurs concurrents chinois.

France 2 – JT du 09/05/2013

Olivier Delamarche : « Ce n’est pas une guerre des monnaies, ce sont les monnaies qui s’effondrent »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 19 février 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

« Le Japon est en récession pour le troisième trimestre consécutif. Les États-Unis ont annoncé un PIB négatif alors que Mr Bernanke n’a pas freiné la planche à billets. Il n’est absolument rien sorti du G20. »

Le monde émergent inondé de liquidités

La politique de la Fed complique la tâche des pays en développement et exacerbe le risque de bulle.

Une aubaine. La dernière décision de la Réserve fédérale constitue une bonne nouvelle pour les investisseurs internationaux. Avec son programme de rachat d’actifs – le «QE2» – à hauteur de 600 milliards de dollars (588 milliards de francs suisses) au cours des huit prochains mois, «la banque centrale américaine soutiendra les afflux de fonds vers les actifs risqués et donc aussi en direction des pays émergents», souligne Stefan Hofer, stratège chez Julius Baer.

Les marchés émergents, eux, voient cette intervention d’un autre œil. Raymond Hêche n’hésite pas à parler d’un «tombereau de liquidités qui se déverse sur des pays émergents qui n’en demandaient pas tant». Car, si le responsable des fonds de placement à la Banque Morval doute de l’impact de la politique monétaire sur l’économie américaine, son effet sur les marchés émergents est lui direct.

«La décision de la Fed a provoqué une avalanche de liquidités qui se précipite sur ces marchés, où les promesses de rendements sont bien plus importantes que dans le monde développé où les taux d’intérêt frôlent toujours le plancher.»

Politique monétaire inutilisable

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La guerre des monnaies expliquée sur un air de rap

La guerre des monnaies n’est pas un casse-tête chinois uniquement pour les pays du G20. Elle l’est sans doute plus encore pour l’opinion publique, qui ne comprend pas toujours pourquoi les Chinois et les Américains sont en conflit. La société Next Media Animation a peut-être trouvé une solution. Spécialisée dans les vidéos décalées sur l’actualité, cette entreprise vient de réaliser un clip où l’on voit le président américain Barack Obama et son homologue chinois, Hu Jintao, s’affronter sur un air de rap.

Dans la vidéo, Obama explique à Jintao qu’il doit arrêter de manipuler sa monnaie. Un yuan sous-évalué augmente le prix des produits américains. De son côté, Jintao rappelle au successeur de George W. Bush qu’il est «responsable de la récession».

«Ne nous demandez pas de faire des concessions. Tu n’es pas en position de me considérer comme un pêcheur. Sans Bretton Woods, vous seriez dans la même situation que l’Argentine», lance-t-il à Obama, que l’on voit boire la tasse à cause des vagues de déficits américains.

En guise de refrain, deux choristes tentent de les ramener à la raison : Chine et États-Unis ont besoin l’un de l’autre. Le premier achète les bons du Trésor du second, qui lui achète ses produits. Et d’ailleurs cela marche : Hu Jintao et Barack Obama finissent par rejoindre les deux chanteuses sur la piste. Pas sûr que les deux présidents entameront des pas de danse au moment de se retrouver à Washington en janvier prochain…

Le Figaro

Possible retour à un système monétaire basé sur l’or

Dans une tribune publiée dans le Financial Times, le patron de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, souhaite que l’or joue un rôle stabilisateur dans les changes.

Retour aux sources. À quelques jours du sommet du G20, le patron de la Banque Mondiale prône la mise en place d’un système monétaire international basé sur l’étalon or.

Face à l’insoluble guerre des monnaies, Robert Zoellick, évoque la nécessité de remplacer l’actuel “Bretton Woods II”, le système de change flottant qui prévaut depuis la fin des accords de Bretton Woods en 1971. L’ancien membre du secrétariat au Trésor américain plaide en faveur de l’instauration «d’un système international en mesure d’impliquer à la fois le dollar, l’euro, le yen, la livre sterling et le renminbi (monnaie chinoise, NDLR)».

Il ajoute que ce système «doit également envisager de se baser sur l’or en qualité de point de référence international pour évaluer les attentes des marchés sur l’inflation, la déflation, et la valeur future des monnaies».

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La crise monétaire internationale et le traité du “SUCRE”

Jacques Sapir décrypte la crise monétaire, explique pourquoi le remplacement du Dollar (voué à la déchéance) par l’Euro en tant que monnaie de réserve à l’échelle mondiale ne lui paraît pas possible et surtout, décrit une initiative à l’échelle des pays du Sud, pour trouver une solution à la crise déclenchée dans les pays du Nord.

Selon lui, il s’agit de l’un des événements internationaux plus importants de ces vingt dernières années.

L’échec de la tentative de ces derniers jours des Banques Centrales à inverser le cours du Dollar américain, et l’impossibilité d’exercer des pressions efficaces pour une réévaluation du Yuan chinois, indiquent bien que la question des changes est aujourd’hui au-delà de ce que peuvent contrôler les pays du G-20. En particulier, rien ne semble pouvoir arrêter le processus de surévaluation de l’Euro. Les bribes de réglementation sur la question des rémunérations et des bonus qui ont été arrachées ne sauraient ici tromper qui que ce soit.

La crise du Dollar va donc continuer à s’amplifier dans les mois à venir, provoquant des ajustements qui – en raison de leurs poids cumulatifs – vont très probablement conduire à une crise ouverte du système monétaire international. Les marchés des matières premières – hydrocarbures mais aussi céréales et métaux – seront de plus en plus déstabilisés car ils deviendront l’un des refuges de la spéculation.

Faute d’aboutir à une solution concertée, qui clairement n’est pas possible aujourd’hui, c’est bien vers des initiatives régionales que l’on s’oriente. Dans leurs formes actuelles cependant, ces initiatives ne sauraient constituer qu’un palliatif. Il est même douteux que pour certaines d’entre-elles, et l’on pense ici spécifiquement à l’Euro, il arrive à se constituer en réelle alternative.

Dans ce cadre, une initiative importante a été prise ces dernières semaines. Le traité établissant le SUCRE, ou le Système Unifié de Compensation, ratifié le 16 octobre 2009 par cinq pays à l’initiative du Venezuela, apparaît comme une initiative au poids symbolique extrêmement important. Lire la suite