Neuro-Pirates, Neuro-Esclaves

La désinformation est un procédé devenu systématique. La manipulation, auparavant un art, est devenue une science grâce aux avancées dans les domaines de la connaissance (sociologie, psychologie sociale, neurosciences, cognitivisme) et de la technologie (ondes radio, électro-acoustique, chimique, informatique, cybernétique).

L’ingénierie sociale, « modification planifiée du comportement humain », se veut alors la méthode ultime de destruction des mécanismes de cohésion sociale des civilisations. Guerre aux cerveaux, elle se veut une guerre à la vie.

Partie 1:

Partie 2:
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L’effondrement capitaliste et la poussée vers la guerre

[La Rédaction de Fortune ne partage pas forcément toutes les analyses ni les préconisations de ce texte issu d'une publication trotskiste. Néanmoins, il nous a paru intéressant de le soumettre à la critique des lecteurs.]

L’aspect le plus frappant de la réunion, cette semaine, du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ne sont pas les décisions, aussi importantes soient elles, qu’il a prises pour réduire encore davantage les taux d’intérêt officiels et initier l’achat de titres adossés à des actifs (ABS).

Otto Dix : “La guerre” (panneau central)

En réalité, c’est le profond sentiment de malaise qui a plané sur la réunion alors que les pouvoirs en place étaient confrontés au fait que six ans après l’effondrement du système financier mondial en 2008, non seulement ils ne sont pas plus près de trouver un train de mesures pour assurer une « relance » économique, mais la situation ne fait qu’empirer.

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Même pas besoin du gaz russe ?

L’Europe ne devrait pas se soucier du bluff de Poutine concernant un embargo sur le gaz. Les voies alternatives existent. C’est la thèse défendue par certains, notamment aux Etats-Unis. Mais qu’en est-il au juste ?

En début de semaine, en Sibérie orientale, Vladimir Poutine lançait, selon des mots cités par l’AFP, «le plus grand projet de construction du monde». Le gazoduc «Force de Sibérie» reliera les gisements gaziers de Iakoutie à la mer du Japon et à la frontière chinoise.

Avant l’énoncé, depuis la Mongolie cette fois, de son plan de paix en huit points pour l’Ukraine – qualifié de poudre aux yeux par Kiev – le président russe envoyait un message on ne peut plus clair aux Européens : si vous renforcez vos sanctions, Moscou peut couper le gaz.

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1914 : Quand les multinationales engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits !

Pyramide de casques allemands à New York en 1918

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100.000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10.000.

Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

Le 20 septembre, le ministre de la Guerre, le socialiste Alexandre Millerand, organise une réunion à Bordeaux, où le gouvernement s’est réfugié. Y participent des représentants du Comité des forges, la plus puissante organisation patronale française, des membres de l’influente famille Wendel, propriétaire des aciéries de Lorraine, et Louis Renault, fondateur des usines éponymes.
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Bertrand Russell : « Éloge de l’oisiveté »

Bertrand Russel (1872-1970) était mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique est un digne représentant de la philosophie analytique, considéré avec Gottlob Frege, et Alfred North Whitehead comme l’un des fondateurs de la logique contemporaine. Il reçut par ailleurs le prix Nobel de littérature en 1950. Ce cours essai est paru en 1932 sous le titre “In Praise of Idleness”.

Ainsi que la plupart des gens de ma génération, j’ai été élevé selon le principe que l’oisiveté est mère de tous vices. Comme j’étais un enfant pétris de vertu, je croyais tout ce qu’on me disait, et je me suis ainsi doté d’une conscience qui m’a contraint à peiner au travail toute ma vie. Cependant, si mes actions ont toujours été soumises à ma conscience, mes idées, en revanche, ont subi une révolution.

En effet, j’en suis venu à penser que l’on travaille beaucoup trop de par le monde, que de voir dans le travail une vertu cause un tort immense, et qu’il importe à présent de faire valoir dans les pays industrialisés un point de vue qui diffère radicalement des préceptes traditionnels. Tout le monde connaît l’histoire du voyageur qui, à Naples, vit 12 mendiants étendus au soleil (c’était avant Mussolini), et proposa une lire à celui qui se montrerait le plus paresseux. 11 d’entre eux bondirent pour venir la lui réclamer : il la donna donc au 12e. Ce voyageur était sur la bonne piste.

Toutefois, dans les contrées qui ne bénéficient pas du soleil méditerranéen, l’oisiveté est chose plus difficile, et il faudra faire beaucoup de propagande auprès du public pour l’encourager à la cultiver.

J’espère qu’après avoir lu les pages qui suivent, les dirigeants du YMCA lanceront une campagne afin d’inciter les jeunes gens honnêtes à ne rien faire, auquel cas je n’aurais pas vécu en vain.
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Exclusif : l’OTAN va attaquer la Russie avec 12 avions

Par Carl

Vous, je ne sais pas, mais moi, je suis quelque peu désappointé par la lecture des prises de positions sur l’Ukraine vues sur Twitter, Facebook et autres commentaires parus sur d’honorables sites d’information – sans même parler de sites plus folkloriques, et je ne parle pas là du Gorafi. Si vous le voulez bien, résumons les événements de ces derniers mois, vus par nos experts en relations internationale en herbe (attention, parodie. Mais pas trop quand même).

Tout commence par Euromaïdan : une poignée de fascistes soutenus par BHL et John McCain renverse le gouvernement ukrainien. Oui, ce sont des oligarques corrompus mais les autres aussi sont des oligarques corrompus, en plus, ils sont nazis. L’accord d’association proposé par l’Europe (tiens, c’est marrant, je pensais qu’au niveau défense, elle n’était nulle part) est en fait un accord d’association à l’OTAN. Que personne à l’OTAN ou à l’UE n’ait eu envie jusque là d’intégrer l’Ukraine dans leurs organisations respectives n’a rien à voir là-dedans. D’ailleurs, les habitants de Kiev, à part quelques naïfs, n’ont rien à voir là-dedans. Lire la suite

“Russian jihad” : Ces combattants russes partis faire la guerre en Ukraine

Depuis le début de la crise ukrainienne, Kiev accuse Moscou d’envoyer des armes et des hommes sur son territoire. Des accusations rejetées par les autorités russes. Pourtant, des combattants passent la frontière. Des jeunes Russes, souvent issus des mouvements nationalistes, recrutés sur le Web, qui partent défendre les populations russophones menacées par ce qu’ils appellent les “fascistes” de Kiev.

Netwars : La guerre sur le Net (Rediff.)

Documentaire sur la guerre informatique que se livrent discrètement les États depuis plusieurs années. La menace virtuelle devient la force la plus dissuasive qui soit.

À l’heure des automatisations et des mises en réseau, les infrastructures sont de plus en plus vulnérables à des cyberattaques. Pour protéger leurs intérêts, les États commencent à s’armer: la troisième guerre mondiale sera-t-elle informatique?

1940, l’or de la france a disparu (Rediff)

Pendant toute la durée de la guerre, mises à l’abri hors de l’Hexagone, les réserves d’or détenues par la Banque de France échappent à l’Allemagne et aux Alliés. Les 2500 tonnes de lingots et de pièces entreposées au siège, le deuxième plus gros stock mondial, constituent alors un patrimoine très convoité.

Dès leur entrée dans Paris, les officiers du Reich tentent de s’en emparer. Une course contre la montre s’engage alors pour faire sortir le trésor de la métropole. En l’espace d’un mois, 300 camions prennent la route. La marine prend le relais. A la fin de la guerre, seulement 395 kilos d’or manqueront à l’appel. Retour sur cette incroyable épopée.

La vraie guerre vise les banques étrangères

Par Myret Zaki

L’inculpation, ce 19 juin, du président de la filiale belge d’UBS par le parquet de Bruxelles s’insère dans une suite logique, confirmant l’évidence : les grands pays en lutte contre la soustraction fiscale de leurs contribuables ne s’attaquent qu’aux banques étrangères. Tout se passe comme si les banques nationales, elles, n’étaient jamais impliquées de près ou de loin dans les sorties de capitaux évadés du pays.

Affiche de propagande autrichienne, première guerre mondiale

Jamais on ne verra Washington condamner une banque américaine pour aide à la fraude fiscale d’Américains, ni Bercy inquiéter une banque française à ce sujet.

Pourtant, les chiffres indiquent que les banques étrangères ne gèrent qu’une part minoritaire des avoirs non déclarés de ces pays. Les banques américaines, par exemple, détiendraient 88% des avoirs américains à l’étranger, selon la Weltwoche.
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Économie : Vers un monde de violences

Les années 1990 ont permis à Francis Fukuyama d’annoncer la fin de l’histoire. Les années 2000 ont montré combien il était illusoire d’imaginer un monde pacifié, sans conflits, sans forces obscures dont on ne mesure jamais, avant qu’elles n’apparaissent, les terribles conséquences.

À vrai dire, la troisième mondialisation a dessiné les contours de ce qui est tout sauf un « village global », en réalité un monde privé de mode d’emploi, qui court éteindre un incendie après l’autre sans jamais en voir la fin. Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes, publiera son nouveau livre “Un monde de violences, l’économie mondiale 2015-2030″, la semaine prochaine.

Comment EIIL est devenu le “groupe terroriste le plus riche au monde”

Le groupe djihadiste serait à la tête d’une fortune estimée à 2,3 milliards de dollars. Son dernier butin lui permet de payer 60.000 combattants pendant un an.

Mais qui donc finance l’Etat islamique en Irak et au Levant ? Pour le Premier ministre irakien, la réponse est limpide : “Nous tenons (l’Arabie saoudite, ndlr) responsable des aides financière et morale que les groupes [insurgés] reçoivent“, a déclaré mardi Nouri Al-Maliki. Depuis près d’une semaine, l’EIIL a lancé une large offensive sur l’Irak, dont il contrôle désormais une bonne partie du Nord. Pour avoir cette force de frappe, le groupe terroriste peut compter sur un portefeuille bien rempli.

D’une start-up à une multinationale.
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L’Asie viendrait-elle de Mars ?

La plus grande menace de conflit international, ce n’est pas le Proche-Orient. Oubliez (pour un instant) l’Iran, Israël, la Russie, l’Ukraine ou encore la Syrie… et tournez votre regard vers l’Asie. Car, oui, le continent est une des plus importantes sources de conflits, des tensions séculaires qui renaissent aujourd’hui avec une nouvelle force alors que la Chine ne cesse de prendre de l’importance économiquement, politiquement, diplomatiquement… et militairement.

L’empire du Milieu est en effet au centre de moult tensions plus ou moins exacerbées, non seulement avec le Japon — le conflit entre les îles Senkaku/Diaoyu a été très médiatisé en Occident — mais aussi avec son puissant voisin l’Inde ou encore avec la Corée, le Vietnam, la Malaisie, les Philippines ou le sultanat de Brunei.

Les complexes relations entre l’Inde et la Chine

Le conflit entre l’Inde et la Chine est larvé depuis les années 1950 et 1960 et se cristallise sur la reconnaissance de leurs frontières respectives. Les deux géants asiatiques ne parvenant pas à se mettre d’accord sur la question — et l’Inde accusant en outre la Chine de soutenir le Pakistan ou encore d’installer des bases militaires et commerciales dans toute la région –, de régulières montées de tensions ont lieu.

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1940-1945 : La France sous les bombes alliées

De 1940 à 1945, près de 60.000 Français sont morts sous les bombardements alliés. De Dunkerque au Havre, en passant par Nantes et Cherbourg, des centaines de villes sont dévastées, certaines étant tout simplement rasées par les raids aériens de la Royale Air Force.

Peu de régions françaises échapperont à cette pluie de feu et d’acier, qui fera près de 74.000 blessés et détruira quelque 300.000 habitations. Le littoral français devient une nouvelle ligne de front. Car pour les Anglais, la stratégie du bombardement est la clé de la victoire contre l’occupation allemande. Retour sur une histoire longtemps occultée de la Seconde Guerre mondiale.

S’appuyant sur les archives françaises et britanniques, ainsi que sur des témoignages inédits, l’historien Andrew Knapp, spécialiste des stratégies aériennes durant la Seconde Guerre mondiale, lève ici un tabou : les Américains et les Anglais ont-ils tout fait pour éviter le sacrifice de tant de vies? Fallait-il bombarder la France? Toutes les frappes étaient-elles pertinentes ? Pourquoi tant de destructions? Ces raids, étaient-ils nécessaires?

Réalisé par Emmanuel Blanchard Catherine Monfajon Fabrice Salinié (France 2014)

Notes:

Liste non-exhaustive de villes durement touchées par les bombardements anglo-américains: Aulnoye, Avignon, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Brest, Cagny, Calais, Cannes-La Bocca, Chartres, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Creil, Le Creusot, Dunkerque, Gennevilliers, Juvisy-sur-Orge, Laon, Lens, Lille, Lisieux, Le Mans, Lorient, Mantes, Modane, Montluçon, Nantes, Nevers, Nice, Noisy-le-Sec, Orléans/Les Aubrais, Reims, Rouen, Saint-Lô, Saint-Nazaire, Sète, Somain, Tergnier, Toulouse, Tours, Trappes, Villeneuve-Saint-Georges…

La face noire de la mondialisation – Vers une nouvelle donne stratégique ?

Il se pourrait que le monde évolue vers une situation politico-militaire d’un genre véritablement nouveau.

Une unité de missiles balistiques intercontinentaux sur lanceurs mobiles à Qinghai, dans le centre de la Chine

C’est une occurrence assez rare pour être énoncée avec prudence. La dernière véritable rupture en la matière fut l’apparition des armes nucléaires. Leur nature radicale n’a pas assuré la paix, c’est seulement la guerre entre ses grands détenteurs qui n’a pas eu lieu. En revanche, ils ont poursuivi un conflit de puissance des plus classiques par tiers interposés chez qui leurs querelles ont fait plusieurs millions de victimes en trente ans.

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La fin de la guerre contre les automobilistes : l’Angleterre, un autre modèle de sécurité routière

Tourné en Angleterre en janvier dernier par « 40 millions d’automobilistes », ce reportage décrypte un autre modèle de sécurité routière, basé sur l’acceptation des mesures par les automobilistes. Depuis 2010 et l’arrivée de David Cameron à la tête du Gouvernement anglais, une nouvelle ligne politique nommée « la fin de la guerre contre les automobilistes » est appliquée et non sans succès, puisque le Royaume-Uni poursuit inlassablement sa réduction du nombre d’accidents (deux fois moins qu’en France).

The Kill Team : Scandale dans l’armée américaine

Les faits font froid dans le dos. Des soldats américains sont accusés d’avoir tué de sang-froid trois civils afghans. Les meurtres, au moins trois au total, ont eu lieu dans la région de Kandahar. Une affaire que les médias sont réticents à dévoiler.

Partie 1:

Partie 2:
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