Ukraine : Sur le front avec les milices russes

«Ce qu’on vient combattre ici, ce n’est pas la démocratie, mais l’anarchie : la cinquième colonne pro-occidentale qui veut saper notre mère patrie… » Oleg est sûr de sa cause. Il ne semble prêter aucune attention aux obus et missiles qui explosent de plus en plus près. Carrure de catcheur, fusil automatique sous le coude, il met un point d’honneur à marcher lentement vers la première ligne, à découvert sur un pont de bretelle d’autoroute défoncée, offrant sa haute silhouette aux snipers de l’armée ukrainienne sans même daigner courber la tête.

Son énorme chapka de mouton angora flotte au vent comme un panache blanc, alors que plusieurs de ses hommes progressent à ses côtés en tenue camouflage, s’abritant derrière les rambardes criblées d’éclats pour ajuster leurs tirs.

Originaire d’Ossétie du Sud, une province russe au fin fond du Caucase, Oleg combat dans l’est de l’Ukraine depuis le mois d’avril. Et si le Kremlin évite d’admettre que l’armée régulière épaule les rebelles séparatistes du Donbass, il ne fait pas mystère du rôle crucial qu’y jouent ses « volontaires » venus de Russie.

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Armes et munitions dans le conflit ukrainien (étude australienne)

La société d’experts-conseils en armement ARES a réalisé une étude de plusieurs mois sur les armes et munitions actuellement déployées et mises œuvre dans le conflit ukrainien. Son rapport, qui met en lumière l’armement des deux camps, fait état de plus d’une centaine de systèmes d’armes et pas moins de soixante-dix munitions différentes, productions nationales antérieures à la chute de l’URSS ou modèles plus récents, parfois importés de l’étranger. Autant de critères utiles à l’analyse du déroulement d’un conflit.

(Document en anglais. A lire avec attention et précaution mais néanmoins intérêt.).

Via theatrum-belli.org

armamentresearch.com

” La Décomposition des Nations ” par Leopold Kohr (1946)

Au lieu d’essayer désespérément de gonfler les talents limités de l’homme à un niveau permettant de faire face à l’énormité, l’énormité est découpée jusqu’à une taille où elle peut être gérée même par les talents limités de l’homme. En miniature, les problèmes perdent à la fois leur caractère terrifiant et leur portée, ce qui est tout ce que la société peut jamais espérer.

Notre choix semble donc ne pas être entre crime et vertu mais entre crime énorme et menu crime ; pas entre guerre et paix, mais entre grandes guerres et petites guerres, entre guerres totales et indivisibles et guerres locales et divisibles.

Il est donc tout à fait vrai qu’un monde de petits états pourrait ne pas être du tout paisible, mais être constamment bouillonnant de guerres telles que celles qui caractérisaient le Moyen Âge. Mais à quoi ressemblaient donc ces fameuses guerres médiévales ? Le Duc de Tyrol aurait déclaré la guerre au Margrave de Bavière parce que le cheval de quelqu’un avait été volé. La guerre dura deux semaines. Il y eut un mort et six blessés. Un village fut pris, et tout le vin qui était dans la cave de l’auberge bu. On fit la paix, et la somme de cent thalers fut payée en réparations.

L’Archevêché de Salzburg et la Principauté de Liechtenstein tout proches entendirent parler de l’événement quelques semaines plus tard et le reste de l’Europe n’en entendit jamais parler.

This war of mine : survivre dans une ville assiégée (jeux vidéos)

Dans le jargon du jeu vidéo, un jeu de guerre, c’est soit un jeu de tir, soit un jeu de stratégie. C’est en tout cas un titre où l’objectif consiste à remporter la bataille d’une manière ou d’une autre. Pourtant, la guerre n’est pas simplement une histoire de soldats puisque chaque conflit touche aussi la population civile. Comment survivre au jour le jour alors que les balles sifflent dehors ? Comment garder l’espoir au milieu du chaos ? This War of Mine tente d’apporter un éclairage sur ces questions, en traitant le sujet sous la forme d’un jeu vidéo.

Par Jihem

 

 

L’une des premières choses que partage l’équipe de 11 bits Studios lorsqu’elle montre This War of Mine, c’est que son titre fait déjà polémique auprès d’une certaine presse. Selon certains, s’occuper d’un groupe de civils en pleine guerre ne doit surtout pas être le sujet d’un jeu vidéo, on ne doit tout simplement pas s’amuser avec la misère des gens.

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14/18 : Le scandale enterré

Les experts militaires estiment qu’un milliard d’obus ont ravagé le sol français pendant la Première Guerre mondiale. Cent millions d’entre eux n’ont pas explosés et parsèment encore les campagnes du nord de la France.

En se décomposant, ils libèrent leur contenu, extrêmement nocif. Ainsi, ypérite (gaz moutarde), perchlorate, arsenic, mercure et plomb imprègnent les nappes phréatiques et menacent la santé publique.

Durant six mois, les journalistes ont sillonné l’Hexagone, à la recherche des secrets sur la pollution de la guerre. En Picardie, au Chemin des Dames, haut lieu des affrontements de la Grande Guerre, les agriculteurs prélèvent une quarantaine de bombes chaque année.

(Merci à Courir vite)

Verdun (55) : Les ravages persistants des armes chimiques de 14-18

Cent ans après le début de la Grande guerre, les armes chimiques nuisent toujours à l’environnement. Près de Verdun, tout une zone reste meurtrie.

Place à gaz” : drôle de nom pour une clairière. C’est pourtant ainsi qu’on nomme cet endroit dans le nord-est de Verdun. Un territoire qui fait partie de la zone la plus dévastée lors de la Première guerre mondiale. L’accès y est interdit. En 1929, 200.000 obus chimiques y furent incinérés. Depuis, plus rien ne vit ici. Le sol est gorgé d’arsenic.

Vous n’entendez pas de bruits d’oiseaux, d’insectes… On n’entend rien. C’est vraiment le silence intégral“, confie Daniel Mérignargues, sous-préfet de Verdun. Durant la guerre de 1914-1918, les gaz asphyxiants ont tué 100.000 personnes et fait 1 million de blessés.

Dans les bois alentours, les démineurs interviennent un millier de fois par an. “On est vraiment dans les tranchées là“, commente l’un d’eux. Ils se surnomment les “éboueurs de l’Histoire”. Au camp militaire de Suippes (Vienne), 18.000 obus chimiques sont stockés. Ils doivent être détruits lors d’un programme censé débuter dans deux ans.

Nom de code : « Poilus d’Alaska »

L’incroyable convoyage de 436 chiens de traineaux qui franchirent l’Atlantique pour venir épauler les soldats français enlisés sur le front des Vosges en 1915. Un superbe documentaire au souffle épique.

15 août 1915. Le capitaine Moufflet et le sous-lieutenant Haas embarquent pour New York. Ils ont cent vingt jours pour effectuer une mission peu ordinaire : trouver et ramener en France 400 chiens de traineaux. Enlisée sur le front des Vosges dans cette Première Guerre mondiale qui se prolonge, l’armée française craint un autre hiver glacial.

Germe alors l’idée folle d’utiliser des chiens de traineaux pour ravitailler les bataillons cerclés par la neige et évacuer leurs blessés. Mais on ne convoie pas sans embûches 436 bêtes sauvages dans une Amérique où les compagnies maritimes préfèrent rester neutres et où rôdent des espions allemands.

L’homme qui murmurait à l’oreille des chiens
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Loin des tranchées : quand les multinationales européennes engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits ! Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

George Grosz : “Eclipse de soleil”

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100 000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10 000.

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L’homme mystère de l’Europe [Rediff.]

Basil Zaharoff est aujourd’hui tombé dans l’oubli. Il fut pourtant, en son temps, l’un des marchands d’armes les plus influents du monde.

Basil Zaharoff, alias Basil Bazaroff pour Hergé

C’est lui que le dessinateur Hergé représente, dans l’album de Tintin « L’Oreille cassée », sous les traits du vendeur d’armes incitant le général Alcazar à s’armer pour prendre le contrôle d’une région riche en pétrole, avant de s’envoler pour l’État voisin et vendre les mêmes armes au dictateur voisin !

Une façon de faire dans laquelle Zaharoff était effectivement passé maître ! Avec son chapeau rond, sa barbichette blanche, sa canne et son loden vert, le personnage créé par le dessinateur belge ressemble d’ailleurs en tout point à son illustre modèle ! Caricaturée par Hergé, sa méthode se révèle d’une redoutable efficacité : vendre des armes à un pays en amplifiant la menace représentée par son voisin et ennemi, puis aller voir ce dernier et jouer exactement la même partition !

Sa vie est un véritable roman, parsemé d’aventures incroyables et de zones d’ombre qui lui valurent son surnom d’« homme mystère de l’Europe ». Zacharias Basiléos Zarapoulos naît en Turquie en 1849, dans une famille grecque misérable installée depuis des lustres à Constantinople.

Sur sa jeunesse d’enfant des rues du quartier pauvre de Tatavla, le futur marchand d’armes refusa toujours de lever le voile. Fut-il guide touristique, comme il le prétendit plus tard, ou rabatteur pour un bordel de marins, une version sans doute plus conforme à la vérité ? Entre 1866 et 1870, il disparaît totalement de la circulation.

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Il était une fois la Terre (1978)

« Il était une fois la Terre » est le dernier épisode de « Il était une fois l’Homme », sortant du contexte purement historique en présentant une vision prospective sur le futur de l’humanité, cet épisode met l’accent sur les conséquences de la pollution, de l’amoncellement des déchets toxiques, de l’épuisement des ressources naturelles et de l’augmentation de la population humaine.

Partie 1:

Partie 2:

La façon dont ces sujets sont traités est très représentative des préoccupations accentuées par les années 1970, durant lesquelles les pionniers de l’écologie politique s’inquiétaient de l’explosion démographique et de l’explosion de la consommation, s’appuyant sur le rapport du Club de Rome ou les écrits de René Dumont, de Paul Ehrlich et d’autres.

La croissance de la société industrielle, qui tend à s’étendre dans le monde entier pour conquérir de nouveaux marchés, y est résumée de façon cinglante : « Il faut former des consommateurs par centaines… par milliers… par centaines de milliers… et tout ça pour que les usines tournent. »

Le narrateur s’inquiète des conséquences environnementales de la croissance industrielle et souligne la dangerosité des conflits sociaux qui pourraient rendre cette situation explosive. Il se prononce donc pour un arrêt de la croissance industrielle, évoquant le rapport du Club de Rome de 1972, et pour un arrêt de la croissance démographique : les personnages plaident pour une limitation des naissances à la hauteur du nombre de décès de manière à stabiliser la population humaine.
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Grèce : « Les murailles de feu »

Dans ce roman historique nous suivons le déroulement de la vie d’un jeune Grec, Xéon, dont la Cité, Astakos, va être détruite et la population massacrée. Confronté à cette situation terrible, lors de laquelle il perd ses parents alors qu’il n’est âgé que de dix ans, il prend la décision de devenir un guerrier et de rejoindre la Cité grecque la plus réputée sur ce point: Sparte.

Ce faisant, il va être mêlé à une fabuleuse page de l’histoire antique se déroulant en 480 avant notre ère, pendant l’invasion de la Grèce par le roi de Perse Xerxès, fils de Darius: la bataille du défilé des Thermopyles.

Six jours durant, sous le regard des dieux, cet étroit passage sera le théâtre de combats sans merci, lors de laquelle trois cents spartiates et quatre mille combattants grecs d’autres cités vont opposer une résistance farouche aux armées de l’empire perse.

Celles-ci rassemblant, selon l’historien Hérodote, deux millions d’hommes, traversèrent l’Hellespont, c’est-à-dire l’actuel détroit des Dardanelles, afin d’envahir et asservir la Grèce. Racontée par un survivant, c’est ce choc inégal – et, au-delà, toute l’histoire et la vie quotidienne de Sparte – que fait revivre Steven Pressfield dans ce roman traversé par «un formidable souffle d’authenticité».
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La Guerre Des Robots (Vidéo)

Lors de la guerre en Afghanistan, l’armée américaine a pu compter sur 7 000 robots dans les airs et 12 000 sur terre. Aujourd’hui, plus de 40 pays ont recours aux robots pour faire la guerre, une situation qui soulève beaucoup de questions éthiques.

Réalisé par Leif Kaldor (Etats-Unis 2011)

Pervitine : La pilule de Göring

La méthamphétamine a été souvent donnée aux troupes combattantes et aux pilotes en temps de guerre par leur gouvernement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle était d’usage chez la plupart des belligérants, notamment en Allemagne et chez ses alliés sous le nom de Pervitine.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée allemande a distribué de la pervitine dans ses divisions à tous les niveaux. Elle est utilisée sous le nom de « Panzerschokolade », « tablettes Stuka » ou encore « pilules Hermann Göring  ». Le but recherché est de diminuer l’anxiété et d’augmenter puissance et concentration chez les soldats et les pilotes.

Entre avril et juin 1940, la Wehrmacht et la Luftwaffe auraient utilisé plus de 35 millions de comprimés de pervitine. Cette drogue de guerre aurait participé grandement à l’efficacité de la blitzkrieg.

Cependant dès mi-1941 le médicament n’était plus en vente libre, mais disponible uniquement sur ordonnance. Cela en a réduit l’utilisation de manière significative.

(Merci à Titi)

L’Iran et la guerre très complexe contre l’organisation EI

Les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis. C’est la raison pour laquelle la guerre contre le groupe Etat islamique s’annonce très complexe.

Iran – Défilé de Gardiens de la Révolution

A cela plusieurs facteurs, notamment le fait que les pays de la coalition sont en même temps en conflit avec les Etats qui vont profiter de l’affaiblissement, voire de la disparition, du groupe djihadiste de l’EI qu’ils combattent.

Après de longues hésitations dont les causes restent toujours inexpliquées et à propos desquelles il vaut mieux, faute d’indices fiables, ne pas trop spéculer, les Occidentaux ont décidé non seulement d’endiguer immédiatement l’avancée du groupe Etat islamique (EI), mais aussi de l’éradiquer à terme.

Ce groupe djihadiste dont les crimes atroces contre les populations civiles ont révolté le monde entier, a pris le contrôle d’un immense territoire entre la Syrie et l’Irak. Il s’est sans doute épanoui sur les ruines de ces deux pays. Il contrôlait, jusqu’à ces derniers jours, des raffineries en Irak et en Syrie et réussissait à vendre du pétrole en contrebande, en tirant des bénéfices allant de 1 à 3 millions de dollars par jour, selon les experts.

Pour combattre ce mouvement djihadiste, une mobilisation internationale impliquant les Etats-Unis, plusieurs grands pays européens et asiatiques et certains Etats de la région dont l’Iran se sont mis en marche.

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Les jihadistes de l’État islamique seraient aux portes de Bagdad

ERBIL, Irak — Après une semaine d’offensive dans l’Ouest de l’Irak, les militants de l’État islamique ont pris le contrôle des villes clefs de la province d’Anbar et ont entamé le siège d’une des plus grande base militaire du pays, plaçant Bagdad à portée de leurs canons.

By Mitchell Prothero (Traduction libre, par FORTUNE)

Location: The militants are understood to have had their advance halted by U.S. airstrikes on Sunday at Ameriyat Al-Falluja  - a small city about 18 miles south of Fallujah and 40 miles west of Baghdad. But the clashes did not force the bulk of the fighters to retreat and many are said to have now advanced closer to the capital

 L’Etat islamique et ses alliés tribaux maîtrisent la province d’Anbar depuis leur dernière offensive surprise de décembre, mais leur avancée réalisée cette semaine est particulièrement préoccupante. Pour la première fois cette année,

les insurgés islamistes seraient présents en force à Abu Ghraib, la dernière ville de l’Anbar située dans les faubourgs de la capitale.

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Irak : Achetons-nous du pétrole à l’État Islamique ?

A quel jeu de dupes jouent les gouvernements européens recrutés dans la coalition new-look constituée toutes affaires cessantes par Barak Obama contre l’État Islamique (EI)? Après pétrole contre nourriture, l’Irak sera-t-il le théâtre d’une nouvelle saga pétrole contre barbus?

La question n’est pas superflue à en juger par la manière dont on essaie depuis quelques jours de nous convaincre de l’extrême dangerosité de la clique de Abu Bakr al-Baghdadi l’émir à la Rolex (“…Il n’y a pas de temps à perdre face à la menace des djihadistes de Daesh qui a pris le contrôle de larges secteurs de territoires irakien et syrien, multipliant les exactions… » disait encore récemment François Hollande qui est prêt à toutes les aventures internationales pour oublier l’espace d’un instant son lent mais inexorable naufrage domestique).

Dangereux sûrement, ne serait ce que par l’appel à l’union sacrée et au soutien des forces de l’émir que viennent de lancer Aqmi (Al Qaida au Maghreb Islamique) et Aqpa (Al Qaida dans la Péninsule Arabique), en réaction à la mobilisation de la coalition occidentale.

Manquerait plus que l’annonce d’une association plus étroite entre le Front Al Nosra, en quelque sorte, la « filiale » syrienne d’Al Qaida, avec EI pour préparer un joli feu d’artifice local au cas où le locataire de la Maison Blanche se serait mis en tête de lancer la guerre d’Irak version III.
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Pourquoi les investisseurs se fichent de la guerre, de la terreur et du chaos

Le risque géopolitique actuel est quasiment nul. Quoique.

Au début de l’année, je suis intervenu sur le “risque géopolitique” durant une conférence d’investisseurs. J’ai rondement traité le sujet : la Russie, le Moyen-Orient, la Mer de Chine du Sud, l’Eurozone. Ensuite, j’ai pris un café avec un autre intervenant, un célèbre investisseur de fonds privés, et je lui ai demandé comment il évaluait le risque géopolitique.

Presque nul, répondit-il. Nous étudions les entreprises, le cash flow, les investissements eux-mêmes.

Comme l’homme qui s’exprimait ainsi est un milliardaire, qui a mis fin à la conversation en me proposant une place pour Madrid dans son jet privé, il serait idiot de ne pas prendre en considération son opinion. La plupart du temps, il est raisonnable de traiter l’actualité comme un simple bruit de fond, un peu plus important que la rubrique Sports.

Des événements qui sont des tragédies au niveau individuel sont sans importance pour les investisseurs. La guerre en cours en Syrie, qui a déjà coûté près de 200.000 vies, a lieu sur fond de marchés boursiers en plein boom.

L’absence de liens entre les marchés et la politique est particulièrement sinistre ces temps-ci. La semaine dernière, les colonnes des journaux étaient remplies d’articles sur la guerre en Ukraine, au Moyen-Orient, et sur une possible partition du Royaume-Uni : le FTSE a atteint son cours le plus élevé depuis 14 ans. La semaine précédente, le S&P 500 américain a franchi pour la première fois les 2.000 points.

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Ukraine: ces volontaires qui ravitaillent et équipent leur armée

Edward faisait partie de Autogromoda, une section d’Euromaidan en voitures, qui pendant Maidan s’occupait d’organiser des actions en dehors de la place Maidan, et aussi de ravitailler Maidan en vivres, en matériaux pour construire les barricades, ou en pneus et essence pour la défense de la place.

Avec le début de l’agression russe contre l’Ukraine, Edward et son organisation de volontaires ont commencé à aider l’armée ukrainienne en réunissant des fonds pour acheter des gilets pare-balles.

Son organisation fait partie d’un réseau spontané de volontaires qui sont apparus dans toute l’Ukraine pour soutenir leur armée. Portrait d’un réseau de volontaires, sans lesquels l’armée ukrainienne serait dans une bien plus mauvaise posture. 

Edward, dans un de ses gilets pare ballesEdward, dans un de ses gilets pare balles

L’inaction des services publics

” Ces réseaux de volontaires sont, en pratique, le vrai ministère de la défense ukrainien, car notre ministère ne fait rien pour nos soldats “.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la conviction de ces volontaires, et les faits tendent à renforcer leur vue. En effet, une grande partie du ravitaillement de l’armée est assurée par ces réseaux, soutenus par la société civile, sans intervention de l’état.

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Neuro-Pirates, Neuro-Esclaves

La désinformation est un procédé devenu systématique. La manipulation, auparavant un art, est devenue une science grâce aux avancées dans les domaines de la connaissance (sociologie, psychologie sociale, neurosciences, cognitivisme) et de la technologie (ondes radio, électro-acoustique, chimique, informatique, cybernétique).

L’ingénierie sociale, « modification planifiée du comportement humain », se veut alors la méthode ultime de destruction des mécanismes de cohésion sociale des civilisations. Guerre aux cerveaux, elle se veut une guerre à la vie.

Partie 1:

Partie 2:
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