Grèce : Émission d’une monnaie transitoire pour pallier le manque d’euros ?

Et si la Banque centrale européenne cessait de fournir des euros à la Grèce ? Dos au mur, les grecs pourraient choisir d’émettre une monnaie transitoire inspirée des IOU (« I Owe you », soit en français « je vous dois »).

« Si nécessaire, nous mettrons en place un système de monnaie parallèle, sur le modèle des IOU californiens, sous une forme électronique. On aurait du le faire, il y a des semaines », a expliqué le ministre des finances démissionnaire, Yanis Varoufakis. Soulignant que cette solution ne s’apparentait en rien à un « Grexit ».

Le gouvernement grec pourrait imprimer ces titres, sorte de bons du Trésor mais qui ne sont pas assortis d’intérêts, en guise de salaires, de retraites, ou pour payer ses fournisseurs. Sous forme papier ou sous forme de certificats électroniques, plus ou moins sécurisés, les IOU pourraient être émis en parallèle des euros encore en circulation, et à parité avec la monnaie unique. [...]

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Grèce : Le “non” au référendum l’emporte largement (61%)

Ce lundi matin, coup de théâtre : Yanis Varoufakis a démissionné de sa fonction de ministre des Finances. “Ministre, c’est fini !”, a-t-il écrit sur son blog. Sa décision découle d’une exigence des créanciers et du Premier ministre grec lui-même.

Ils étaient des milliers dans les rues d’Athènes à fêter la victoire du “non” (Όχι) au référendum.

Oxi !” (Non !). Laminés par cinq ans de crise économique, les Grecs ont rejeté, lors du référendum de ce dimanche 5 juillet, les offres d’aides financières des créanciers européens qui exigeaient, en retour, de nouvelles mesures d’austérité, de nouveaux impôts et de douloureuses réformes. Ce vote va-t-il aider à mettre fin à la tragi-comédie grecque ou la faire tourner au drame ?

Nouvel Obs
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Musique : "Les 40 Braves" (Rediff.)

(Chanson interprétée par Irene Papas, musique de Vangelis, extraite de l’album “Odes” édité en 1979).

Au début du XIXème siècle, la Grèce est en esclavage. Quarante guerriers jeunes, forts et braves se dirigent vers Tripolitsa pour la libérer de leurs bras, leurs armes et leur sang. Ils se sentent invincibles et ils le sont. L’écho de leurs pas chante la liberté. Des années, des siècles d’esclavage s’achèvent dans leur marche .

« Où allez vous , mes braves ? » demande le vieux révolutionnaire qu’ils rencontrent sur leur route.
« A la conquête de Tripolitsa » rugissent les braves, une, deux, trois fois, de plus en plus fort.
« Où allez vous, mes fils ? » se demande le vieil homme seul, couvert de la poussière soulevée par leur marche.
« Où allez vous ? ».

Paroles d’origine de la chanson d’Irène Papas:

Σαράντα παλικάρια από τι Λε-
Μωρ’ απ’ τη Λεβαδειά
Σαράντα παλικάρια από τι Λε-
Μωρ’ απ’ τη Λεβαδειά
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Grèce : Ce qui vous attend après la faillite

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras.

Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux.

« Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

Grèce : Le désarroi des « nouveaux pauvres »

Ils n’ont guère envie de raconter leur vie, les Athéniens qui font la queue pour entrer dans la salle à manger du centre Galini qui, dans quelques minutes – vers 13 heures –, ouvrira ses portes pour un troisième service. Ils ne sont pas très jeunes, ils ont l’air fatigués, habillés proprement et parfois très coquets.

Les hommes ont un sac à dos, les femmes un cabas sous le bras. Et ils attendent. Un peu timides, un peu sauvages, stupéfaits, pour la plupart, de se retrouver là. Car il y a trois ans, ou deux, ou un, ils avaient un travail ou de quoi se nourrir par leurs propres moyens.

Ils ne reconnaissent plus leur vie. Ils viennent à la soupe populaire. Comme des milliers d’Athéniens. Les statistiques ne sont pas précises, mais ils se pressent plus nombreux chaque mois, et les points de ravitaillement gratuit se comptent désormais par centaines.

Comment s’en étonner ? 35 % des Grecs vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté.

A l’intérieur, des bénévoles virevoltent entre les tables joliment dressées sous de larges icônes. Vite, poser devant chaque place une part de melon et une soupe de haricots nourrissante. La viande est de toute façon exclue le vendredi, le local appartient à l’Église orthodoxe. Comme dessert, il y aura un bâtonnet glacé. Un arrivage inattendu, un petit luxe, qui va ravir tout le monde.
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Grèce : De plus en plus d’Athéniens se rendent à la soupe populaire

Jour J pour les Grecs: ils sont appelés à voter ce dimanche pour ou contre les réformes proposées par les créanciers du pays. Le gouvernement joue son va tout avec ce référendum.

Mais difficile de croire que le pays peut se remettre de la crise, comme en témoigne la situation des Grecs rencontrés autour de la soupe populaire, à Athènes.

Grèce : La grande braderie

Pour rembourser sa dette colossale, la Grèce brade son patrimoine. À commencer par ses îles. La liste est connue, 47 d’entre elles sont à vendre ou à louer. Îles mais aussi palais, ports, mines, le pays a décidé de se séparer de ses trésors: rien n’échappe à cette grande braderie qui suscite toutes les convoitises.

J.Stiglitz : « L’Europe contre la démocratie grecque »

La dispute et l’acrimonie qui vont croissantes au sein de l’Europe pourraient passer aux yeux d’un observateur extérieur pour le résultat inévitable de la fin de partie peu amène entre la Grèce et ses créanciers. Les dirigeants européens finissent par exposer au grand jour la véritable nature du conflit autour de la dette grecque, et cela n’a rien de plaisant : il s’agit bien plus une question de pouvoir et de démocratie que d’argent et d’économie.

Le programme économique que la troïka (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI) a imposé à la Grèce il y a cinq ans était une aberration. Il a conduit à une baisse de 25% du PIB du pays. Je ne connais aucune dépression qui ait été provoquée aussi délibérément et ait eu des conséquences aussi catastrophiques. Ainsi le taux de chômage parmi les jeunes Grecs dépasse maintenant 60%.

Il est incroyable que la troïka nie toute responsabilité et refuse d’admettre à quel point ses prévisions et ses modèles étaient erronés. Mais il est encore plus surprenant que les dirigeants européens n’aient retenu aucun enseignement de tout cela. La troïka continue à exiger de la Grèce qu’elle parvienne à un budget primaire en excédent (hors paiement des intérêts de la dette) de 3,5% du PIB en 2018.

Partout dans le monde les économistes condamnent cet objectif comme punitif, car il ne peut que ralentir encore l’économie. Même si la dette de la Grèce était restructurée au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, elle resterait en dépression si les électeurs acceptent les propositions de la troïka lors du référendum surprise qui a lieu ce dimanche.
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Grèce : Les habitants se ruent sur l’alimentation, l’essence et les médicaments

Six jours après la fermeture des banques, les Grecs ne dépensent plus que pour le nécessaire: nourriture, essence ou médicaments, sur lesquels ils se ruent de peur de manquer.

Des rayons entiers vidés de leurs produits. Papier toilette, pâtes, légumes secs, lait concentré… Tout a disparu. Dans un supermarché de la banlieue aisée d’Athènes, à Glyfada, certains riverains semblent avoir paniqué, se précipitant sur les produits de première nécessité.

Autant de signes d’une angoisse latente, à la veille du référendum sur la série de mesures d’austérité soumises à la Grèce par l’Union européenne et le FMI en échange de la prolongation de leur aide financière.

Avec les limitations de retraits bancaires à 60 euros par jour et par personne, imposées par le gouvernement pour empêcher l’effondrement des banques, les Grecs concentrent leurs dépenses sur l’essentiel, dans de nombreux petits commerces qui refusent les cartes de crédit.
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Tout comprendre sur la dette grecque en six étapes

Alors que les négociations ont échoué entre la Grèce et ses créanciers (BCE, pays de la zone euro, FMI), 6 étapes et une série de graphiques pour comprendre pourquoi la dette grecque est devenue l’une des clefs de l’avenir de la zone euro et de l’Union Européenne.

La dette grecque fait la une de l’actualité. Pourquoi maintenant ? Comment tout cela a commencé ? Pourquoi a-t-on prêté à la Grèce, combien cela nous a-t-il rapporté, combien peut-on perdre ? Réponses à ces questions cruciales pour l’avenir de l’euro et de l’Europe en six étapes et une série de graphiques.

1. Pourquoi la Grèce a besoin d’argent en ce moment ?

Trois raisons à cela :

- Méthode et calendrier. L’aide versée à la Grèce l’est tranche par tranche, et à chaque tranche, les créanciers (BCE, FMI, Etats de la zone euro = feu la troïka), conditionnent le versement de chaque nouvelle tranche à la mise en place en Grèce de réformes. Vous trouverez ici un exemple (en anglais) de l’évaluation des réformes menées ouvrant droit à un nouveau versement. La dernière tranche du 2ème plan d’aide (7.2 milliards d’euros) devait être versée en septembre 2014. Cela n’a pas été le cas. Les créanciers ont préféré ensuite laisser passer les soubresauts politiques en Grèce, ainsi que les élections de janvier, pour discuter du déblocage de la tranche. Or, le programme d’aide avait une date de fin. En février, cette date a été repoussé au 30 juin 2015. Voilà pourquoi il fallait que les négociations aboutissent avant. Après le 30 juin, la Grèce n’est plus officiellement sous assistance financière. Sauf négociation sur un troisième plan d’aide.
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Grèce : Pourquoi le sauvetage a t-il échoué ?

Alors que la crise grecque est en train d’évoluer, il est important de comprendre qu’un programme d’ajustement structurel réussi a besoin d’une forte propriété nationale. Même si les négociateurs viennent à bout des derniers points de friction, il sera difficile d’avoir confiance en leur mise en œuvre si le peuple grec reste sceptique.

C’est bien à cela que nous avons assisté jusqu’ici. Et sans réforme structurelle, il y a peu de chances que l’économie grecque connaisse une stabilité et une croissance durable, en particulier parce que les prêteurs officiels ne sont pas disposés à prolonger davantage un près d’argent encore plus important que celui qu’ils doivent payer à une Grèce non réformée. (Cela a été le cas pendant la majeure partie de la crise, bien que la presse mondiale n’en ait pas beaucoup parlé.)

L’adhésion de la Grèce à l’Union européenne donne à ses créanciers un effet de levier significatif, mais manifestement insuffisant pour changer le calcul fondamental. La Grèce conserve tout à fait sa condition de pays souverain, elle n’est pas un État à la souveraineté amoindrie.

La « troïka » des créanciers (le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale Européenne et la Commission européenne), n’aiment vraiment pas le genre d’effet de levier exercé sur la Grèce, à l’image de celui pratiqué par la Municipal Assistance Corporation de New York quand cette ville se trouvait au bord de la faillite dans les années 1970.

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La Grèce officiellement déclarée en défaut de paiement

A deux jours du référendum pour décider si les Grecs acceptent ou non les conditions économiques de leurs créanciers, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a officiellement déclaré la Grèce en « défaut » de paiement, après le non-remboursement de 1,5 milliard d’euros au Fonds monétaire international (FMI).


Pour le président du Fonds, Klaus Regling : « Ce défaut est une cause de grave inquiétude. Cela rompt l’engagement pris par la Grèce d’honorer ses obligations financières et ouvre la voie à de sévères conséquences pour l’économie et le peuple grec. »

Le Fonds, le plus gros créancier du pays avec des prêts totalisant 144,6 milliards d’euros, dit pourtant « garder toutes les options ouvertes » en fonction des évolutions en Grèce. Le Fonds « suivra en permanence la situation et évaluera régulièrement sa position ». En attendant, il se réserve le droit d’agir ultérieurement, « sans réclamer de remboursement immédiat » à Athènes. L’Union des banques grecques a indiqué que les banques avaient « des liquidités suffisantes jusqu’à leur réouverture prévue mardi ». Les banques sont fermées depuis le 28 juin et les retraits aux guichets automatiques limités à 60 euros par jour.

Tsipras s’appuie sur le FMI
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Allemagne : « Recrute infirmières européennes pauvres pour emploi au rabais »

Avec une population vieillissante, l’Allemagne manque cruellement de main d’œuvre, en particulier pour travailler dans le secteur de la santé. Hôpitaux, cliniques, maisons de retraites et structures de soins à domicile recrutent massivement. Heureuse coïncidence: les agences de recrutement disposent d’un vivier d’infirmiers venus de l’est et du sud de l’Europe.

Des personnels soignants souvent très qualifiés qui cherchent à échapper à l’austérité ou à la pauvreté. Mais entre des salaires bas, des contrats de travail aux clauses abusives et l’absence de droits sociaux, l’Allemagne n’est pas un eldorado. Loin de là.

Les futurs soignants sont prévenus : « En Allemagne, tout est tourné vers une société de la performance. Cela signifie que l’on doit fournir chaque jour 100 % de ses capacités », est-il inscrit en gras. Les autres clauses du contrat de travail ne sont guère plus avenantes. L’employé devra payer des sanctions financières de 3000 à 5000 euros s’il divulgue à un tiers ses conditions d’emploi et de formation, ou s’il rompt le contrat avant la première année de l’embauche. Cette « amende » sera immédiatement exigible et encaissée par une firme de recouvrement bulgare.

« Nous ne pouvons pas vous offrir un pays de cocagne en Allemagne, parce que cela n’existe pas ! ». Cette phrase, aux allures de slogan hostile aux migrants, figure sur un avenant au contrat de travail. Un contrat que s’apprêtent de signer des infirmiers bulgares recrutés par une agence d’intérim allemande.
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Jacques Attali : « Éviter le Grexit qui menace »

La Grèce n’a pas payé le milliard et demi qu’elle devait au FMI et se retrouve en défaut de paiement ou plutôt en arriéré de paiement comme le dit le Fonds Monétaire International (FMI). Pour l’économiste Jacques Attali,la Grèce ne sera en défaut de paiement que dans trois mois”.

Pour Jacques Attali, il y a urgence : “la lâcheté des dirigeants européens et la démagogie des dirigeants grecs mises l’une à côté de l’autre, font que l’on se dit que l’on a encore du temps. Au-delà de la semaine prochaine en principe, il n’y a pas d’échappatoire au remboursement de ce qui est dû à la BCE, et là, il faudra un tout petit plus d’imagination pour penser qu’on peut éviter le Grexit qui menace, car il est là”.

“Ce serait très mauvais que la Grèce sorte de la zone euro et très compliqué. On est dans cette situation où non seulement la Grèce peut sortir, mais l’ensemble des acteurs du monde qui sont en train de regarder l’Europe avec méfiance et se disent ‘qu’est-ce que c’est que ce truc ?’ Ils ne sont même pas foutus de régler un problème, tout cela peut avoir des conséquences sur la croissance et la reprise”.

Pour Jacques Attali, “il n’est pas urgent de régler le problème grec, il peut l’être en 3 minutes. Le miracle grec n’est possible que si les Allemands, en particulier, acceptent de réduire la dette grecque à moins de 100% du PIB, le seul niveau soutenable”.

Grèce : Les retraités se ruent sur les banques pour retirer leurs pensions

La panique gagne les Grecs. De nombreux retraités ont fait la queue devant les banques de la capitale, mercredi 1er juillet, alors qu’Athènes est en défaut de paiement depuis mardi soir. Les agences ont exceptionnellement ouvert pour permettre aux personnes âgées de retirer une partie de leurs pensions au guichet.

Grèce : Si le “non” l’emporte, gare à la secousse financière

Le défaut de la Grèce sur l’échéance de remboursement de 1,5 milliard d’euros au FMI, a encore une fois fait chuter les principaux marchés boursiers de la zone euro de plus de 1% mardi soir : -1,6% pour le Cac40 à Paris et -1,5% pour le Footsie de Londres, le Dax de Francfort affichant un repli de 1,25%.

L’euro recule encore face au dollar à 1 dollar 1140 et le cours du baril de Brent regagne ses pertes de lundi à 63 dollars et 10 cents.

Référendum grec : Vie et mort des unions monétaires

Toutes les tentatives d’États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple.

La fermeture des banques va-t-elle servir de thérapie de choc pour les Grecs? Les queues devant les distributeurs de billets leur donnent d’ores et déjà un avant-goût de ce que serait un Grexit.

Dans ce cas ils répondront «oui» à la question du référendum qui leur sera posée dimanche 5 juillet et Alexis Tsipras aura perdu son pari. Mais ce n’est pas à ce jour la stratégie du premier ministre.

Lui est son gouvernement font en effet campagne sur le «non», sur le refus des propositions des créanciers de la Grèce, les trois institutions, comme on les appelle à Athènes, le FMI, la BCE et l’Union européenne.
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F. Hollande : « La robuste économie française n’a rien à craindre de la crise grecque » (Màj)

Grèce : Quelles conséquences pour l’économie française? Si François Hollande a assuré ce lundi que l’économie française, qu’il juge “robuste”, n’avait rien à craindre du risque de faillite de la Grèce, qu’en est-il réellement? La France, qui a prêté 40 milliards d’euros aux Grecs, est-elle véritablement à l’abri ?

S’exprimant dans la cour de l’Élysée, à l’issue d’un Conseil des ministres restreint consacré à cette crise, le chef de l’État français a affirmé :

“Aujourd’hui, l’économie française est robuste, bien plus robuste qu’il y a quatre ans, et elle n’a rien à craindre de ce qui pourrait se produire.”

Grèce : Le pays au bord du précipice

Cinq ans de réunions ininterrompues pour sauver la Grèce, qui n’a plus accès au marché financier depuis 2010, se sont conclus samedi à Bruxelles par un saut dans l’inconnu. Une sortie de la Grèce de la zone euro est désormais clairement envisagée.

Arrivés pour une ultime journée de négociations intenses afin de mettre au point les derniers détails de leur offre « argent frais contre réformes », les ministres des Finances de la zone euro se sont sentis trahis par l’annonce surprise au petit matin (1h30 à Bruxelles) d’un référendum, le 5 juillet, sur les propositions des créanciers d’Athènes, soit cinq jours après l’expiration officielle du programme d’aide européen.

L’actuel programme de renflouement expire mardi soir, le jour où la Grèce est censée rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI. Sauf miracle, Athènes sera alors en défaut de paiement et n’aura plus accès aux aides européennes.

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Grèce : Entre peur de la faillite et ruée vers les distributeurs de billets (Màj)

La Grèce instaure un contrôle des capitaux

Dans la nuit de samedi à dimanche, Alexis Tsipras a appelé les Grecs à ne pas céder à la peur. Pourtant ils étaient des centaines, samedi, à faire la queue devant les distributeurs de billets pour retirer leur argent des banques.

Par peur d’une faillite des banques, par peur d’un contrôle des capitaux par la BCE, ou tout simplement pour se préparer à tous les scénarios possibles.

Grèce : après l’annonce d’un référendum, la zone euro refuse de prolonger le plan d’aide au-delà du 30 juin

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé qu’il allait organiser une consultation nationale le 5 juillet sur le projet d’accord d’aide avec les bailleurs de fonds de la Grèce.

La situation se corse. Le plan d’assistance financière de la Grèce va prendre fin le 30 juin, a annoncé samedi 27 juin le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après le refus par Athènes des propositions avancées par ses créanciers pour éviter le défaut de paiement, et l’annonce d’un référendum début juillet.

• L’aide de 12 milliards d’euros en sursis. Alors que les créanciers européens de la Grèce lui proposaient une aide de 12 milliards d’euros jusqu’à fin novembre, si un accord était trouvé sur une série de réformes, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé qu’il allait organiser une consultation nationale le 5 juillet sur ce projet d’accord d’aide avec les bailleurs de fonds de la Grèce. Conséquence, la zone euro a annoncé samedi qu’elle refusait de prolonger une nouvelle fois le programme d’aide grec au-delà du 30 juin.

• Une réunion à 18, sans Varoufakis. Selon le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, la décision de la Grèce d’organiser un référendum ne l’exonère pas du paiement de ses dettes et les ministres de la zone euro vont désormais débattre des suites à donner au rejet de cette proposition d’accord. Décision symbolique, cette réunion se tiendra sans le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.
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Grèce : comment les créanciers utilisent le Bank Run dans la négociation

La BCE a ce vendredi décidé de relever le plafond de l’ELA de 1,8 milliard d’euros selon d’autres. La Banque de Grèce demandait 3,5 milliards d’euros. Autrement dit, la BCE n’a même pas accepté de ne donner le strict nécessaire. Assez pour faire face pendant quelques jours, mais le scénario chypriote reste d’actualité pour la Grèce. Tout au long de la semaine, les créanciers et la BCE ont tout fait pour déstabiliser les déposants grecs. Et placer le gouvernement grec devant un choix impossible.

Le plan des créanciers se déroule-t-il comme prévu en Grèce ? Confronté à une résistance opiniâtre des autorités helléniques sur leurs « lignes rouges », autrement dit principalement sur le refus de réduire les pensions de retraites et d’alourdir fortement la TVA, l’Eurogroupe et le FMI ont tenté une nouvelle offensive durant cette semaine pour « briser les lignes » grecques.

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Un accord gazier scelle le rapprochement de la Grèce avec la Russie

Par la signature d’un accord gazier avec Gazprom, ce vendredi, la Grèce, au bord du défaut de paiement, défie ses partenaires européens qui la pressent de mettre en oeuvres de nouvelles mesures d’austérité.


(Alexis Tsipras en visite à Moscou en avril 2015)

Les Européens ont-ils poussé la Grèce dans les bras de la Russie? Alors que le compte à rebours avant un défaut de paiement se rapproche et que le blocage persiste entre Athènes et Bruxelles, la conclusion d’un accord russo-grec sur la construction d’un gazoduc, ce vendredi, renforce la relation entre les deux partenaires.

Athènes doit rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI le 30 juin, mais les caisses sont vides, et les Européens exigent du gouvernement grec de nouvelles mesures d’austérité en échange d’un versement des 7,2 milliards d’euros promis depuis plusieurs mois.

Dans la perspective chaque jour plus plausible d’un Grexit, la Grèce se tourne donc un peu plus vers Moscou. Pour la deuxième fois en deux mois, le Premier ministre Alexis Tsipras est en Russie depuis jeudi, à la tête d’une délégation de plusieurs ministres clés et de chefs d’entreprise, venus à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

Le gazoduc qui embarrasse Bruxelles et Washington
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Grèce : Nikos, l’épicier ambulant de Thessalie

La chronique d’une petite épicerie ambulante en Thessalie, une région montagneuse et désertifiée de la Grèce, où vivent surtout des personnes âgées.

Chaque semaine, depuis plus de trente ans, Nikos Anastasiou et sa femme quittent à l’aube leur petite ville de Trikala, au pied du massif du Pinde, pour effectuer la tournée des villages isolés en altitude.

Proposition de réglementation des faillites souveraines

Par Joseph E. Stiglitz

Les États doivent parfois restructurer leur dette. S’ils ne le faisaient pas, la stabilité politique et économique de leur pays pourrait être menacée. Mais l’absence d’une réglementation internationale pour traiter un défaut de dette souveraine aggrave considérablement leurs conséquences.

Cela se traduit par un mauvais fonctionnement du marché de la dette souveraine, des tensions inutiles et des retards coûteux pour s’attaquer à l’origine des problèmes. Cela se vérifie à intervalles réguliers.

La crise en Europe n’est que le dernier exemple du prix à payer tant par les créanciers que par les débiteurs pour l’absence d’une réglementation internationale destinée à résoudre les crises liées aux dettes souveraines. De telles crises vont continuer à éclater.

En Argentine, la lutte des autorités contre un petit nombre d’investisseurs (des fonds vautour) a mis en danger l’ensemble de la restructuration de la dette qui avait été acceptée par l’énorme majorité des créanciers.
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“Tsipras veut faire financer son programme électoral par ses partenaires européens”

Jean Arthuis est le Président de la Commission budget du Parlement européen, il appartient au groupe des Libéraux et démocrates. Pour le député européen, la zone euro a fermé les yeux sur l’état réel de la Grèce, trop contente d’exporter vers Athènes ses biens. Il doute que les Grecs ne remboursent jamais cette dette.

Grèce : Les ménages ont perdu 40% de leur revenus

Les Grecs vont-ils devoir se serrer un peu plus la ceinture pour satisfaire aux exigences des créanciers? C’est, une nouvelle fois, la question en toile de fond des négociations entre Athènes et les bailleurs de fond.

Mais, après plusieurs années de sacrifices, il y a chez les Grecs, une profonde lassitude, comme l’explique Napoleon Maravegias, professeur d’économie. “Depuis le début de la crise, dit-il, les ménages grecs ont perdu 40% de leur revenus. Pour certains, c’est même davantage.

Il y a 3.000 ans le mondialisme entraînait déjà la fin d’une civilisation

Vers - 1177, la civilisation de l’âge de bronze moderne autour de la Méditerranée s’est brutalement effondrée. Il faudra attendre plusieurs siècles pour que la Grèce connaisse une renaissance culturelle. Que s’est-il donc passé il y a un peu plus de trois mille ans? C’est à cette question que répond le professeur d’histoire et d’anthropologie américain Eric H. Cline dans “1177 av. J.-C. Le jour où la civilisation s’est effondrée“, un livre fascinant.

Federico Barocci, La fuite d’Enée (1598)

L’auteur propose dans son ouvrage une exploration des différentes cultures du bassin méditerranéen de l’âge du bronze, en s’interrogeant en particulier sur la raison de leur rapide effondrement vers la fin du premier millénaire avant JC. Dès la préface et l’introduction, il pose clairement la question inscrite au cœur de son enquête: pourquoi des civilisations vieilles de plusieurs centaines d’années, organisées dans des empires stables et puissants, se sont-elles rapidement effondrées ? Quels facteurs faut-il incriminer ?

Ce monde formait un système, interconnecté, interdépendant, alimenté par un dense réseau. Les crises traversées par ces formations politiques se sont donc nourries les unes des autres, leurs effets se sont cumulés, et, quand les routes commerciales se sont effondrées, c’est l’ensemble de ce monde global qui a suivi.

La réponse à la question s’articule en quatre chapitres, allant du XIVe siècle au XIIe siècle avant notre ère. D’emblée, l’auteur s’attache à présenter le monde dans lequel on s’inscrit: si certaines civilisations sont relativement bien connues des lecteurs contemporains, comme l’Égypte du Nouvel Empire, d’autres le sont moins, et l’empire hittite, la Crète, la Grèce de Mycènes, sont ici fort bien présentées, au fil des sources.
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Frédéric Lordon : Les taches aveugles de « l’autre euro possible »

Le texte qui suit est issu de l’intervention, quelque peu augmentée, faite aux Rencontres du « Monde Diplomatique » organisées sur le thème « Europe, des choix existentiels », à l’École normale supérieure les 22 et 23 mai 2015.

Un de ces lieux communs que l’éditorialisme prend pour de la pensée profonde se plaît à répéter que nous vivons une époque de constante accélération et que tout va toujours plus vite… Qu’on se rassure, il reste des domaines où l’on procède encore avec une sage lenteur, par exemple à propos de l’euro quand il s’agit de mettre l’une derrière l’autre deux idées conséquentes.

Une ironie qui n’est sans doute pas inadvertante nous soumet la question de savoir si une autre Europe est possible dix ans après un référendum constitutionnel qui nous promettait déjà à sa manière une autre Europe possible — et dont on mettra difficilement au compte du « non » que la promesse n’en ait pas été tenue, puisque ce texte nous est revenu à l’identique sous la forme du Traité de Lisbonne (à quelques déclarations ronflantes près qui n’engageaient que de l’encre sur du papier).

Moyennant quoi, il nous a été permis d’expérimenter en vraie grandeur en quoi consistait cette version-là de « l’autre Europe possible ». Il est vrai que les mêmes annoncent la bonne nouvelle de l’Europe sociale depuis 1992 — où l’on aperçoit tout de même que certaines choses continuent de bien prendre leur temps, et que l’autre Europe possible est une longue patience.

Comme toujours avec les patiences, il y a ceux qui ont les moyens d’attendre et ceux qui ne les ont pas. Bourdieu rappelait combien la skholé, le loisir, la position scolastique, et plus généralement la distance d’avec les nécessités matérielles, donnent en partie leur principe caché à la hauteur de vue, à la pensée globale, qui s’admirent elles-mêmes de se voir si capables d’embrasser l’histoire longue, et de se projeter à cent ans — il est bien certain qu’on peut se payer le luxe de contempler des horizons séculaires quand soi-même on ignore tout de l’idée de fin de mois.
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Cap au Nord, l’exode des diplômés

Grecs, espagnols ou bulgares, un nombre croissant de jeunes diplômés envisagent leur avenir en Europe centrale ou du nord. Pas moins de 60.000 Espagnols ont quitté leur pays d’origine en 2012, et deux tiers des jeunes diplômés grecs songent sérieusement à l’exil. Quelles sont les conséquences de cet exode pour ces nouveaux pays d’émigration ?

Face au risque de «Grexit», des Grecs retirent leur argent des banques

Le bras de fer entre le gouvernement d’Athènes et ses créanciers internationaux crée de l’inquiétude chez les Grecs, à tel point qu’ils sont nombreux à retirer leur argent des banques.

Jeudi 28 mai, pas moins de 500 millions d’euros auraient été prélevés en une seule et même journée, selon les derniers chiffres sur les retraits aux guichets.

Le phénomène n’est pas nouveau en Grèce. Entre novembre 2014 et avril 2015, plus de 30 milliards d’euros ont ainsi été retirés des établissements bancaires du pays.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la gauche radicale d’Alexis Tsipras et du mouvement Syriza, de nombreux Grecs ont transféré leurs économies à l’étranger.

Cette fois, ce sont de petites sommes qui sont prélevées. Les Grecs craignent une sortie du pays de la zone euro, le fameux « Grexit », et aussi l’apparition éventuelle d’une double monnaie. Ils préfèrent donc garder leur argent au chaud, sous leur matelas ou dans des petits coffres-forts, « plus fiables que les banques », comme l’a décrété l’Union des vendeurs de coffres-forts, qui voit là une aubaine.

Le contrôle des capitaux mis en place chez les voisins chypriotes et la récession de la Grèce rajoutent l’inquiétude à l’anxiété. Le produit intérieur brut (PIB) grec a reculé de 0,2 %. Les investissements et les exportations sont au point mort, paralysant l’économie. (…)

RFI

Merci à Stormisbrewing

Grèce : Athènes menace de ne pas rembourser le FMI en juin

Le ministre de l’Intérieur grec a assuré dimanche que son pays ne rembourserait pas le FMI en juin: des propos nuancés ensuite par le ministre des Finances Yanis Varoufakis, mais qui confirment qu’Athènes juge être allée au bout des concessions à ses créanciers.

Les remboursements au FMI en juin sont de 1,6 milliard d’euros, ils ne seront pas faits et d’ailleurs il n’y a pas d’argent pour les faire“, a déclaré Nikos Voutsis. (A partir de 3mn 15s)

Japon : Qu’est-il advenu des richesses pillées pendant la Seconde guerre mondiale ? (Rediff.)

[...]Durant la Seconde guerre mondiale, les Japonais auraient massacré environ trente millions de Philippins, Malais, Vietnamiens, Cambodgiens, Indonésiens et Birmans, dont 23 millions étaient d’ethnie Chinoise. Après le conflit, pourquoi les États-Unis ont-ils employé des politiques différentes envers le Japon et l’Allemagne ? Pourquoi le traité de paix a-t-il été rédigé ainsi ?

De nombreuses hypothèses ont fait leur apparition au fil des années, certains ayant dit que le Japon aurait simplement été trop pauvre pour rembourser ses victimes, que de telles politiques auraient permis d’empêcher un tournant communiste au Japon, ou encore que l’empereur du Japon avait été poussé à faire la guerre par une cabale de militaristes…

L’explication offerte par le livre des Seagrave est considérablement plus sinistre que toutes ces explications potentielles. Elle concerne ce qu’auraient fait les États-Unis après avoir découvert l’étendue et la forme des pillages ayant été menés par le Japon, et la très faible influence de leurs victimes.

[...] Après la défaite du Japon, le gouvernement Américain a cherché à disculper l’Empereur et sa famille de toute responsabilité de guerre. Dès 1948, il a tenté de placer au pouvoir d’anciens dirigeants de guerre (ministre des munitions au cours de la seconde guerre mondiale, Nobusuke Kichi occupa par exemple le poste de premier ministre de 1957 à 1960). Les États-Unis ont également classé confidentielles les archives relatives au Japon d’après-guerre, décision allant à l’encontre de leurs propres lois.
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Joseph Stiglitz : « La crise grecque est pire qu’une guerre ! »

Pour aider la Grèce, il faut changer la politique économique de la zone euro, selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie 2001. “Ce que l’Europe a fait à la Grèce est inqualifiable. Le PIB des Grecs a chuté, tout comme les revenus des citoyens lambdas.

Joseph Stiglitz s’est rendu sur le plateau de Stéphanie Antoine aux côtés de Robert Johnson, président du New Economic Thinking, l’Institut pour une nouvelle réflexion économique. Tous deux sont à Paris pour la 6e conférence du think tank qui réunit pendant quatre jours étudiants et professeurs du monde entier et s’intitule : “Liberté, Égalité, Fragilité” . Au cœur des débats : les inégalités de revenus.

Russie : Tsipras va à Moscou pour trouver des soutiens concernant la dette grecque

Le Premier ministre grec est attendu à Moscou ce mardi soir pour une visite de 48 heures. Une visite durant laquelle Alexis Tsipras aura un entretien avec le président russe Vladimir Poutine.

Le dirigeant grec semble à la recherche de partenaires financiers susceptibles de soulager Athènes face à la charge de la dette.

Grèce : Le pays s’engage à rembourser le FMI le 9 avril

Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international, a annoncé la nouvelle dimanche à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

La Grèce ne fera pas défaut. Le pays s’est engagé à verser les 460 millions d’euros dus au Fonds monétaire international (FMI) le 9 avril, a annoncé, dimanche 5 avril, Christine Lagarde, la directrice de l’institution, à l’issue d’une rencontre à Washington avec le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis.

Depuis trois semaines, une rumeur laissait entendre qu’Athènes ne serait pas en mesure d’honorer l’échéance du 9 avril. Rumeur alimentée par une lettre alarmiste du Premier ministre grec à la chancelière allemande le 15 mars, prévenant que le pays pourrait ne pas honorer ses prochains remboursements.

Or, un défaut aurait des conséquences difficilement calculables, selon les économistes. La Grèce est actuellement en négociation difficile avec ses partenaires de l’Union européenne, et semble chercher d’autres appuis.
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