L’homme mystère de l’Europe [Rediff.]

Basil Zaharoff est aujourd’hui tombé dans l’oubli. Il fut pourtant, en son temps, l’un des marchands d’armes les plus influents du monde.

Basil Zaharoff, alias Basil Bazaroff pour Hergé

C’est lui que le dessinateur Hergé représente, dans l’album de Tintin « L’Oreille cassée », sous les traits du vendeur d’armes incitant le général Alcazar à s’armer pour prendre le contrôle d’une région riche en pétrole, avant de s’envoler pour l’État voisin et vendre les mêmes armes au dictateur voisin !

Une façon de faire dans laquelle Zaharoff était effectivement passé maître ! Avec son chapeau rond, sa barbichette blanche, sa canne et son loden vert, le personnage créé par le dessinateur belge ressemble d’ailleurs en tout point à son illustre modèle ! Caricaturée par Hergé, sa méthode se révèle d’une redoutable efficacité : vendre des armes à un pays en amplifiant la menace représentée par son voisin et ennemi, puis aller voir ce dernier et jouer exactement la même partition !

Sa vie est un véritable roman, parsemé d’aventures incroyables et de zones d’ombre qui lui valurent son surnom d’« homme mystère de l’Europe ». Zacharias Basiléos Zarapoulos naît en Turquie en 1849, dans une famille grecque misérable installée depuis des lustres à Constantinople.

Sur sa jeunesse d’enfant des rues du quartier pauvre de Tatavla, le futur marchand d’armes refusa toujours de lever le voile. Fut-il guide touristique, comme il le prétendit plus tard, ou rabatteur pour un bordel de marins, une version sans doute plus conforme à la vérité ? Entre 1866 et 1870, il disparaît totalement de la circulation.

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Rendez-nous Paul le poulpe !

Le bureau d’évaluation indépendant du FMI a publié un audit interne fracassant. L’institution y est vertement tancée pour ses remèdes inefficaces à base de saignées austéritaires et son incapacité à diagnostiquer les prochains chocs financiers. Pour résumer, il serait moins hasardeux de confier les prévisions économiques au descendant de Paul le poulpe.

Vous n’avez peut-être pas oublié Paul le poulpe, ce distingué céphalopode surnommé « l’oracle d’Oberhausen », qui accéda à la postérité en raison de l’exactitude de ses prévisions durant la Coupe du monde de football de 2010. Sans doute, en revanche, connaissez-vous moins Poul Thomsen, ce cerveau du Fonds monétaire international renommé pour n’avoir pas su prévoir ce qu’il allait advenir de l’économie grecque après le passage de la troïka.

Lundi 3 novembre, cet ancien chef de mission du FMI à Athènes a été promu, par l’ex-meilleure amie de Bernard Tapie, Christine Lagarde, directeur du département Europe de l’institution. On comprend cette distinction : le Danois Poul Thomsen aura – en partie – mené à bien sa lettre de mission : ramener l’industrie hellène au temps de Périclès.

Mais la directrice du FMI comme les instances européennes peuvent continuer à dormir sous la couette meringuée de leurs douillettes certitudes puisque Poul devra continuer à veiller sur le programme grec, qu’Athènes envisage pourtant d’écourter (les Grecs sont ingrats). Gratin supplémentaire sur la moussaka, le nouveau directeur succède à Reza Moghadam, qui a démissionné du FMI pour rejoindre la banque Morgan Stanley, où il sera en charge des investissements sur les dettes souveraines. Un tout petit monde.
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George Soros : « La tragédie de l’Union européenne »

C’est le spéculateur le plus connu de la planète. George Soros, à l’origine des Hedge Funds, cultive les paradoxes. Spéculateur averti, mais aussi généreux bienfaiteur, le milliardaire s’érige en fervent défenseur de la régulation financière.

L’OCDE adopte la vision de l’économiste Thomas Piketty

Dans son dernier rapport, l’organisation européenne s’inquiète d’une déflation salariale qui creuse les inégalités et ralentit la reprise.

L’analyse de la concentration de la richesse et du retour des inégalités exposée par Thomas Piketty dans son best-seller de 2013 Le capital au XXIe siècle a suscité de vives critiques. Nombre d’économistes anglo-saxons, généralement d’obédience libérale, ont attaqué, en particulier, les chiffres de l’économiste français.

Autorité reconnue dans l’univers des statistiques et généralement critiquée pour son biais «libéral», l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) s’est, elle, au contraire, convertie au «pikettisme».

Elle observe que la crise a généré des inégalités de revenus non seulement du capital mais aussi du travail. Un phénomène qui agit comme un formidable frein sur la croissance et serait une des origines de la faiblesse de la reprise mondiale depuis 2008.

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Grèce : « Les murailles de feu »

Dans ce roman historique nous suivons le déroulement de la vie d’un jeune Grec, Xéon, dont la Cité, Astakos, va être détruite et la population massacrée. Confronté à cette situation terrible, lors de laquelle il perd ses parents alors qu’il n’est âgé que de dix ans, il prend la décision de devenir un guerrier et de rejoindre la Cité grecque la plus réputée sur ce point: Sparte.

Ce faisant, il va être mêlé à une fabuleuse page de l’histoire antique se déroulant en 480 avant notre ère, pendant l’invasion de la Grèce par le roi de Perse Xerxès, fils de Darius: la bataille du défilé des Thermopyles.

Six jours durant, sous le regard des dieux, cet étroit passage sera le théâtre de combats sans merci, lors de laquelle trois cents spartiates et quatre mille combattants grecs d’autres cités vont opposer une résistance farouche aux armées de l’empire perse.

Celles-ci rassemblant, selon l’historien Hérodote, deux millions d’hommes, traversèrent l’Hellespont, c’est-à-dire l’actuel détroit des Dardanelles, afin d’envahir et asservir la Grèce. Racontée par un survivant, c’est ce choc inégal – et, au-delà, toute l’histoire et la vie quotidienne de Sparte – que fait revivre Steven Pressfield dans ce roman traversé par «un formidable souffle d’authenticité».
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Qui travaille le plus et le moins au sein de l’OCDE ?

L’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a compilé des données provenant de l’Institute of Economic Studies (IEE) de Madrid, pour comparer le nombre d’heures de travail moyen que les employés des différents pays membres de l’Organisation ont effectué au cours de l’année 2013.
Il en ressort que l’amplitude entre ceux qui travaillent le plus et ceux qui travaillent le moins est très grande, puisque 857 heures séparent les Mexicains, les plus travailleurs avec 2.237 heures de travail en moyenne, des Hollandais, les plus « cigales » avec 1.380 heures de travail.Les résultats offrent d’autres surprises, et notamment le classement des Grecs, qui arrivent en 3ème position avec 2.037 heures, derrière les Sud-Coréens (2 8163 heures).

Autre surprise, les ex-pays du bloc soviétique qui figurent dans le classement (Pologne : 1.918, Russie : 1.980, Hongrie : 1.883, Estonie : 1.868, Tchéquie : 1.772, Slovaquie : 1.770) se classent parmi les plus travailleurs. Les Japonais, qui ont pourtant la réputation d’être des bourreaux de travail, sont en dessous de la moyenne de l’OCDE (1.735 heures alors que la moyenne est de 1.770), ils sont même devancés par les Italiens (1.752 heures).

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Vent de panique sur les Bourses mondiales

Le mois d’octobre s’annonce calamiteux pour les marchés boursiers. Après deux séances de répit, un vent de panique a soufflé hier. Le CAC 40 a chuté sous le seuil des 4000 points. A la clôture mercredi, le Dow Jones a perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.De mauvaises statistiques économiques aux États-Unis et les interrogations sur le futur financement de la Grèce ont précipité les places dans le rouge. A Paris, l’indice CAC 40 a dévissé sous le seuil symbolique des 4000 points, à 3.939,72 points, son plus bas depuis fin août 2013 .

Avec un recul de 3,63% mercredi, l’indice vedette parisien affiche désormais une perte de 8,29 % depuis le début de l’année. Aucune valeur n’a été épargnée : Alcatel-Lucent (-6,3 %), Crédit Agricole (-5,45 %) et GDF Suez (-5,42 %) ont signé les plus fortes baisses de la journée.

Ailleurs en Europe, la Bourse de Francfort a reculé de 2,87%, Madrid a perdu 3,59%, Athènes 6,25% et Londres 2,83%. Wall Street a terminé en baisse une séance éprouvante mercredi : le Dow Jones, après avoir chuté de plus de 2,80% en séance, a finalement perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.

Le financement de la Grèce en question

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Les monnaies locales complémentaires

Il y en a 4 000 dans le monde, et désormais une soixantaine en France. Destinées à favoriser les échanges locaux et à empêcher la spéculation (le cours étant fixe), elles se veulent l’illustration d’une nouvelle façon de vivre et de consommer.

Direction Volos en Grèce, où l’utilisation d’une monnaie complémentaire est un véritable message politique dans un pays durement touché par la crise. Puis c’est au Pays-Basque que nous découvrons l’Euskal.

Le moment de Minsky : Le film d’horreur financière que personne ne veut voir

Les économistes et les financiers aiment utiliser des mots mystérieux pour noyer le poisson. Ils sont comme les médecins de Molière. Le “moment de Minsky” fait partie de leurs expressions. Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette.

Mais plus ils vendent, plus les prix baissent — et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

Cela peut-il se produire aujourd’hui ? Non, pensent les professionnels des marchés. C’est le syndrome du “trop gros pour faire faillite”. Le niveau d’endettement est tel qu’un moment de Minsky entraînerait la GAF, Grande Apocalypse Financière.

Lorsque le moment de Minsky s’annonce, une banque centrale intervient pour éviter la spirale baissière mortelle. C’est ce qui s’est produit en 2008 et en 2011 en Europe en freinant le désendettement.
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Visite guidée de la nouvelle Athènes

Le président de la Commission José Manuel Barroso estime que les « sacrifices » du peuple grec lui « ouvrent les portes d’un meilleur avenir ». Un avenir apparemment très lointain…

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Préhistoire

2007. Pour dénoncer l’apparition d’une génération contrainte de se débrouiller avec 700 euros par mois, de jeunes diplômés lancent un mouvement baptisé G700. Quelques années plus tard, l’inacceptable d’hier fait rêver, et l’organisation annonce son autodissolution :

« Depuis la création du mouvement, les destinées des protagonistes du G700 ont été bouleversées. (…) Ce que nous appelions le “palier des 700 euros”, et que nous avions identifié comme une référence sociale, a été enfoncé par les événements. (…) Pour ceux qui continuent à participer à nos activités, 700 euros par mois constituent désormais une somme prodigieuse. » Fini l’exigence de « dignité » : « Notre quête personnelle se résume aujourd’hui à la survie » (1).

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Grèce : 77 milliards d’euros de créances impayées dans le privé

La hausse des créances impayées est un phénomène qui frappe les économies du sud de l’Europe. Dans le secteur privé, en Italie, la dette des entreprises et des particuliers se montait à plus de 170 milliards d’euros en juillet 2014. Elle était de 140 milliards un an plus tôt.

Au Portugal, les impayés se montent à 18 milliards d’euros.
En Espagne la dette privée est de 185 milliards d’euros actuellement, soit 13% du total des crédits accordés.

En Grèce, “le profil type [du mauvais payeur], c’est tous les gens qui appartiennent à la classe moyenne, explique Eleni Charalabidou, consultante auprès des syndicats de salariés en Grèce. C’est à dire les gens qui ont perdu leur travail et les employés qui voient leurs revenus se réduire et qui ne peuvent plus rembourser. Et c’est un coup dur pour la classe moyenne grecque”.

35 heures : Non les Français ne sont pas des feignants !

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le  temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la  sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Ces 35 heures françaises sont regardées il est vrai avec un mélange d’incrédulité, d’envie ou de circonspection par nos voisins européens.

Le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron a relancé l’interminable débat sur les 35 heures en s’affirmant prêt à autoriser « les entreprises et les branches à déroger » à cette durée légale du temps de travail.
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Les grecs se cachent pour survivre

Trois millions de personnes sans couverture maladie, des hôpitaux surchargés, des médicaments inaccessibles aux plus pauvres, de longues files d’attente aux soupes populaires: la Grèce continue à payer un très lourd tribut à la crise économique.

Les apparences sont trompeuses: malgré ses plages, son soleil, sa mer d’azur, la Grèce paie un terrible tribut à la crise économique commencée en 2009 et qui n’en finit pas de durer. Ainsi le salaire moyen dans le secteur privé a diminué de 20%, passant d’un peu plus de 1 000 euros nets par mois en 2009 à 817 euros en 2013. Aujourd’hui le taux de chômage atteint 27% de la population active et près de 40 % chez les jeunes.

Mais il y a pire : un chômeur en Grèce perd au bout d’un an tout droit à une assurance-maladie. Cette décision, imposée au gouvernement par « la troïka » (banque centrale européenne, commission européenne, FMI) a plongé près de 3 millions de personnes dans le désespoir. Pour un Grec sur 5, décrocher un rendez-vous chez le médecin ou trouver un médicament est devenu impossible.

Au point que des organisations comme Médecins du Monde ont recentré en Grèce des programmes d’aide qu’elles destinaient à l’Afrique.

L’équipe de Temps présent s’est rendue à Athènes pour prendre la mesure de ce drame invisible. Elle a découvert des hôpitaux surchargés, des soupes populaires où se rendent tous les jours des milliers de personnes et le désarroi d’anciens entrepreneurs ruinés par la crise. Mais elle a rencontré aussi des médecins révoltés qui inventent de nouvelles solidarités sur les ruines d’un pays qui a longtemps vécu au-dessus de ses moyens.

Temps présent – RTS – 04/09/14

Europe à vendre

En 2011, en Autriche, des montagnes du Tyrol oriental suscitaient la convoitise de sociétés prêtes à les racheter à condition que les deux sommets portent leur nom. C’est en découvrant cette aberration que le réalisateur entreprend un tour d’Europe pour évaluer la privatisation en cours des biens publics.

“[...] Cette notion de peuple révèle un lien profond à une certaine idée de l’Europe, elle est à l’opposé d’une société européenne guidée par le marché.”

“Je n’aimerais pas qu’un Arabe achète l’Acropole.”

“La politique de cession de biens engagée à partir de 2005 a rapporté 5,4 milliards d’euros à la France. Mais seulement 15% ont été consacrés au désendettement de l’État.”

Réalisé par : Andreas Pichler (2014)

Merci à NOP

Grèce : Les plages de la discorde

La Grèce a mis en vente ses îles et ses plages pour rembourser une partie de sa dette, au grand dam des habitants. Associations environnementales, partis d’opposition, artistes… La contestation enfle.

La plage “Sahara” à Nea Iraklia

Son sac à dos déborde de plans. Des vues aériennes, des plans cadastraux, des cartes griffonnées à la main… Nikolaos Grigoriadis les sort et inspecte dans son dossier ce que tout le monde appelle ici le “Sahara”. Une longue étendue de sable blanc quasi vierge, courant sur un kilomètre dans la localité de Nea Iraklia, à 40 km de Thessalonique. Le chercheur, attaché à l’institut de recherche forestière, laisse courir son regard vers la mer avant de se retourner : des parpaings sont entreposés le long d’un parking, prélude à de nouvelles constructions entre la plage et les champs.

Le “Sahara” a été vendu en mai à un entrepreneur grec pour la coquette somme de 2 millions d’euros. “Le nouveau propriétaire rêve de construire des hôtels, se désole le scientifique. La plage est appréhendée comme un bien immobilier, alors que c’est une zone archéologique où l’environnement est très sensible. Ce site regorge sans doute de vestiges non découverts… C’est un désastre !

Contribuer à la reprise de l’économie grecque

Pour résorber sa dette de 300 milliards d’euros, la Grèce a décidé de céder ce qu’elle a de plus précieux : ses îles et ses plages. Cent dix terrains ont été mis en vente par le fonds grec chargé de l’exploitation des biens d’État (Taiped), créé en 2011. Au total, 22 milliards d’euros sont attendus de ces trésors naturels, alors que plusieurs dizaines de parcelles sont déjà parties pour 1,8 milliard d’euros.

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Grèce : les installations des J.O. de 2004 tombent en ruine

Les Jeux d’Athènes ont eu lieu il y a 10 ans. Entre 2004 et 2014, la Grèce s’est enfoncée dans une crise financière grave, et les installations olympiques tombent en ruine.

Athènes est pourtant le berceau des Jeux olympiques, et l’organisation des Jeux dans ce pays revêtait une signification particulière. Mais les problèmes économiques ont vite pris toute la place. L’organisation de l’événement a coûté 8,5 milliards d’euros (12,4 G$CA), chiffre fourni par le gouvernement grec, soit deux fois le budget initial.

Évidemment, ce n’est rien comparé à la dette de ce pays d’Europe qui s’élève à 320 milliards d’euros.
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Grèce : La privatisation du littoral est en marche

La Grèce n’est pas encore sortie de la crise : après les cures d’austérité violentes, le gouvernement grec est toujours à la recherche de ressources pour éponger la dette. Et son littoral risque d’en pâtir.

La privatisation de la côte grecque, l’une des rares de Méditerranée jusqu’alors relativement préservée du bétonnage, est en effet bien en marche.

Russie : Poutine riposte aux sanctions en interdisant les importations agroalimentaires (Màj vidéo)

Addendum : Ukraine, la Russie va boycotter les légumes européens

Le président russe cible pendant un an les pays occidentaux qui ont décidé des sanctions contre la Russie. Il laisse entendre qu’il pourrait revenir sur cette mesure s’ils assouplissaient leur position. Au risque d’instaurer un équilibre de la terreur économique.

Menaces, sanctions puis représailles, le tout dans un contexte de tension entre l’Union européenne et les États-Unis d’une part et la Russie de l’autre. La situation n’est pas sans rappeler la guerre froide et Vladimir Poutine est décidé à instaurer un équilibre de la terreur économique.

Le président russe a ordonné mercredi d’«interdire ou de limiter pendant un an» les importations de produits agroalimentaires en provenance des pays ayant adopté des sanctions économiques contre la Russie, a annoncé le Kremlin dans un communiqué.

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Grèce : La fabuleuse machine d’Anticythère

Deux tempêtes au même endroit, à deux mille ans d’écart, ont forcé les chercheurs à changer leur regard sur le développement technologique de la Grèce antique. En 1901, des plongeurs surpris par une tempête se réfugient sur l’île d’Anticythère, entre le Péloponnèse et la Crète.

L’alerte passée, ils explorent les eaux autour de l’île et découvrent, dans l’épave d’un navire naufragé un siècle avant notre ère, un formidable trésor archéologique. Parmi les statues et les pièces, un mystérieux objet de bronze de la taille d’un ordinateur portable, présentant sur ses deux faces des cadrans gradués et mobiles.

Les Grecs connaissaient-ils déjà le calculateur analogique ? Une mystérieuse machine, découverte près de l’île d’Anticythère, commence à livrer ses secrets.

Très vite on comprend que ce mécanisme permettait de présenter divers phénomènes astronomiques et de calculer les dates d’éclipses de Soleil et de Lune, ainsi que celles des Jeux olympiques. Patiemment reconstituée ces dernières années à partir des quatre-vingt-deux fragments de roues dentées, d’aiguilles, d’axes et de tambours éparpillés dans la cargaison, la fabuleuse machine d’Anticythère fait apparaître une somme de savoirs et de savoir-faire dont on n’imaginait guère capables les mathématiciens de la Grèce antique.

Mais si le mécanisme a été créé à Syracuse, comme semblent l’indiquer les dernières études de l’équipe de chercheurs internationale qui a exploré les mystères de cette machine, il n’est pas interdit d’y voir l’héritage du grand Archimède, né dans cette ville une centaine d’années plus tôt.