Grèce : « Ne vivons plus comme des esclaves »

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté :« Na mi zisoumé san douli ».

Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés.

Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

Trois destins possibles pour l’Europe

Poussée des eurosceptiques confirmée ? Gauche sanctionnée, comme aux municipales ? Président (e) de la Commission européenne vraiment issu (e) du choix des électeurs ? L’élection des députés européens, dimanche 25 mai, apportera son lot de surprises. Notre sort ne sera pas tranché pour autant.

Du sursaut au lent déclin en passant par la résurgence de la crise, La Tribune vous propose trois scénarios sur l’avenir de l’Europe en 2017.

1 – L’effondrement ou le krach italien

LA FICTION – Avril 2017. Sommet de crise à Bruxelles
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Grèce : Retour à la terre pour échapper à la crise

Après six ans de récession dont quatre placés sous le signe d’une austérité toujours plus dure, la Grèce est exsangue. Ultime solution pour les personnes déclassées, le retour à la terre, avec son lot de désillusions… Reportage chez ces nouveaux ruraux pas toujours bien préparés à cette reconversion.

Cela fait maintenant six ans que la Grèce est en récession et quatre qu’elle subit la cure d’austérité sans précédent imposé par la Troïka. Le chômage, qui a explosé pendant la crise, est, de loin, le plus élevé de la zone euro. Selon Eurostat, il s’élève aujourd’hui 27,5% et dépasse les 58% chez les jeunes.

L’une des rares portes de sortie pour échapper au conséquence de la crise, c’est le retour à la terre. Pas si étonnant quand on se souvient que l’agriculture est resté le premier secteur de l’économie grecque jusque dans les années 1970 avant de perdre progressivement du terrain face à l’industrie et aux services.

Si on a du mal à le chiffrer avec certitude, le ministère de l’Agriculture ne faisant aucun recensement – et aucune déclaration n’étant nécessaire a moins de vouloir toucher d’hypothétiques subventions – le phénomène est réel.

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Il n’y a que dans deux pays de l’OCDE que l’on souffre plus de la faim qu’aux Etats-Unis

La vie n’est pas si mauvaise en Europe, parce que même si au sein de l’UE, le nombre de personnes qui n’ont pas assez d’argent pour acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a fortement augmenté depuis 2007, suite à la crise financière, c’est aux Etats-Unis que la situation s’est le plus détériorée.

L’agence de presse Bloomberg a repris des données de l’OCDE pour les combiner dans le graphique ci-dessous.

Il montre qu’il existe une population de gens qui ne peuvent se permettre d’acheter de la nourriture dans tous les pays d’Europe, et qu’elle représente 4,6% de la population totale en Allemagne, 9% de celle de la Belgique, et jusqu’à 30,1% de la population hongroise.

En Grèce, la proportion de personnes qui ne peuvent se permettre de s’acheter toute la nourriture dont elles auraient besoin a doublé, passant de 8,9% en 2007, à près de 18% aujourd’hui.

Mais dans la plus grande puissance économique mondiale, les États-Unis, 21,1% de la population ne gagnent pas suffisamment d’argent pour pouvoir se permettre d’acheter toute la nourriture dont ils auraient besoin. Au sein de l’OCDE, seules la Hongrie et l’Estonie font pire.

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La dette des pays riches reste à des niveaux “historiques”

La dette des pays riches montre des signes de stabilisation mais se maintient à des “niveaux historiquement hauts” nécessitant de réduire les dépenses publiques, a affirmé mercredi le Fonds monétaire international (FMI).

Dans les économies développées, les récentes mesures politiques ont généralement permis de stabiliser les ratios de dette mais les perspectives à moyen terme restent incertaines et la dette se maintient à des niveaux historiques“, souligne l’institution dans son rapport semestriel de surveillance budgétaire.

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L’histoire secrète de la crise financière ou comment la Fed domine le monde

Par Harold James, professeur d’histoire à l’Université de Princeton et senior fellow au Center for International Governance Innovation.

De nouvelles informations apparaissent, concernant l’attitude des autorités monétaires et financières, face à la crise, en 2008. Elles montrent le rôle clé de la Fed et la marginalisation du FMI.

Le grand roman de Balzac Les illusions perdues se termine par une tirade sur la différence entre « l’histoire officielle », qui est un « tissu de mensonges », et « l’histoire secrète » – c’est à dire la vraie histoire. Dans le temps, il était possible de cacher les vérités scandaleuses de l’histoire pendant longtemps – voire pour toujours. Plus maintenant.

Ceci n’est nulle part aussi apparent que dans les récits de la crise financière mondiale. L’histoire officielle dépeint la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et les autres grandes banques centrales comme adoptant une action coordonnée pour sauver le système financier mondial de la catastrophe.

Cependant, les transcriptions publiées récemment des réunions de 2008 du Federal Open Market Committee, le principal organe de décision de la Fed, révèlent que, dans les faits, la Fed a émergé de la crise en tant que la banque centrale du monde, tout en continuant à servir en premier lieu les intérêts américains.

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Grèce : Diplômes accélérés pour étudiants acceptant l’austérité

La troïka composée de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International envisage de donner la possibilité d’obtenir leur diplôme en seulement un an pour les étudiants grecs motivés qui accepteront de s’engager pour les réformes de marché et l’amélioration de la compétitivité de la Grèce, rapporte le journal grec Eleutherotypia.

Des membres du gouvernement grec ont indiqué que la troïka a établi un lien entre le rythme hésitant avec lequel les réformes sont adoptées, et le manque d’étudiants « politiquement fiables » qui acceptent la nécessité de l’austérité en Grèce et l’adoption des réformes y relatives.

La troïka explique que  la nouvelle ère exige un nouveau type d’étudiants « politiquement fiables », qui pourraient suivre un cursus universitaire raccourci pour éviter qu’ils ne se radicalisent.

Les étudiants intéressés par cette formule devront signer une lettre d’engagement personnel, qui leur ouvrira la voie à ce cursus accéléré. « Créer un cadre pour que des diplômés soient équipés avec un outillage politique et économique adéquat serait très utile pour les investisseurs intéressés par le programme de privatisations du pays », a déclaré un membre du gouvernement.

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Crise financière : comment des « fonds vautours » commencent à attaquer l’Europe

Plusieurs dizaines de fonds spéculatifs s’estiment lésés par la suppression d’aides publiques ou les restructurations de dettes souveraines menées en Europe. Au nom de la protection des investissements, ils attaquent donc les Etats devant des tribunaux commerciaux extranationaux. En jeu : des centaines de millions d’euros d’indemnités à empocher. Si leurs premières cibles sont l’Espagne, la Grèce et Chypre, d’autres pays pourront être concernés. Après l’austérité, les citoyens européens paieront-ils la facture de la crise une seconde fois ?

En plus des politiques d’austérité, une nouvelle menace se profile à l’horizon pour les pays du Sud de l’Europe : celle de procédures intentées devant des juridictions commerciales opaques par des acteurs financiers, qui cherchent à tirer profit des traités garantissant la « protection des investisseurs ». Des fonds spéculatifs, s’estimant lésés par des restructurations de dette ou par la fin de subventions publiques à certains secteurs, font ainsi jouer la clause du « traitement juste et équitable » (lire notre article) des investisseurs pour demander réparation.

Grèce, Chypre et Espagne sont ainsi la cible de procédures intentées devant divers « tribunaux » d’arbitrage par des firmes privées, qui leur réclament plusieurs centaines de millions d’euros. Ces poursuites pourraient être les signes avant-coureurs d’une nouvelle déferlante de procédures du même type affectant tous les pays d’Europe, dont la France. Un nouveau rapport publié par le Transnational Institute et le Corporate Europe Observatory, intitulé « Profiter de la crise – comment entreprises et avocats d’affaires font des profits au détriment des pays européens frappés par la crise » [1] tire la sonnette d’alarme.

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Anne-Marie Le Pourhiet : «Renationaliser le pouvoir de décision pour le repolitiser»

Les élections des députés européens approchent. Les dernières échéances ont montré un fort désintérêt des citoyens de presque tous les pays pour ce suffrage, et certains sondages annoncent une majorité eurosceptique au Parlement européen. Dans cette hypothèse, quelle influence pourrait avoir cette « chambre introuvable » eurosceptique sur le fonctionnement, voire la réforme, de l’Union européenne ?

Vous savez, je suis constitutionnaliste et non politologue et encore moins voyante, je serais donc bien incapable de vous dire ce que serait et ferait exactement cette chambre à majorité eurosceptique. Mais la logique voudrait qu’elle refuse d’adopter une grande partie de la législation envahissante que propose la Commission en invoquant systématiquement les principes de proportionnalité et de subsidiarité auxquels est consacré un protocole additif au traité de Lisbonne. Défendre l’autonomie des États et saboter les prétentions fédéralistes de l’Union devrait être le premier souci d’une telle chambre.

— Sauf que la nouveauté des élections européennes de 2014, introduite par le traité de Lisbonne, c’est que les têtes de liste des partis européens sont désormais transnationales, désignées au niveau de l’Union, et celle dont le parti sortira premier du scrutin aura de grandes chances d’être élue, à la majorité absolue de la nouvelle chambre, à la tête de la Commission européenne. Le traité de Lisbonne réalise-t-il ainsi l’aspiration que Jacques Delors exprimait en 1990 – rejetée avec vigueur par Margaret Thatcher à la Chambre des Communes, avec son fameux « No ! No ! No ! » – de créer un régime parlementaire fédéral en Europe, où l’exécutif procéderait du législatif et serait responsable devant lui ?

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Économie de l’ombre : Le trou noir de l’Union Européenne

Sur le fond des derniers évènements en Ukraine, où la population est en train de défendre de manière peu civilisée sa volonté de devenir « un pays européen civilisé », je me suis intéressé à « l’économie de l’ombre » en Union Européenne. Les experts de Bruxelles ne cachent pas que l’économie de l’ombre est stable dans l’UE et son volume est estimé aujourd’hui à [2.200 milliards] d’euros.

vivre sans argent

L’économie informelle est très prospère en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays méditerranéens. La Grèce et l’Italie sont les leaders dans ce secteur. Les experts plaisantent en disant que si à Rome, les acteurs de l’économie de l’ombre étaient obligés de payer les impôts dont ils sont redevables, le problème de la dette d’Italie serait résolu. Ce secteur représente entre 21% et 30% en Italie, selon les estimations diverses.

L’économie de l’ombre est surtout répandue dans le bâtiment, les services, l’agriculture et la pêche. Personne n’a jamais essayé de comprendre ce qu’il en est dans le secteur du spectacle et du divertissement. A l’exception des vedettes du show-biz qui paient régulièrement leurs impôts, la situation fiscale du reste du secteur reste floue.

L’« économie de l’ombre » dans l’Union Européenne – c’est un espace vaste, dans lequel l’essentiel de la fraude, ce ne sont pas des infractions pénales graves. On n’y vend pas de la drogue, on ne s’y occupe pas de proxénétisme, on n’y effectue pas des braquages des banques.
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Comment les classes moyennes des pays développés sont devenues les dindons de la mondialisation

Selon l’ONG Oxfam, les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon le directeur du think tank Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008.

“J’ai perdu mon travail, j’ai deux enfants à nourrir, s’il vous plaît aidez-moi” (Etats-Unis)

Atlantico : L’ONG Oxfam a révélé, lors du sommet de Davos de janvier, que les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon James Plunkett, directeur du think tank britannique Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008. A l’inverse, les populations qui sortent de la pauvreté dans les pays émergents et les super-riches ont vu leurs revenus exploser. Que penser de cette évolution ? Les classes moyennes sont-elles devenues le “dindon de la farce” de la mondialisation ?
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La Grèce au bord d’une crise des «subprime»

Deux millions de prêts ne sont plus remboursés, dont 300.000 crédits immobiliers.

Selon les chiffres ­annoncés par le gouvernement grec, à la veille du retour de la troïka dans le pays, la Grèce serait en pleine rémission. Le pays pourrait même afficher un excédent budgétaire pour 2014, de plus d’un milliard d’euros. Pourtant, au quotidien, l’économie grecque révèle encore une puissante léthargie.

Après les sonnettes d’alarme ­tirées par nombre d’associations créées pour les surendettés, ce sont les banques qui prennent le relais.

Dans un rapport publié dans la presse grecque, elles affirment que plus de 2 millions de prêts sont actuellement non remboursés. Il y aurait ainsi 800.000 prêts à la consommation, 900.000 cartes de crédit, 100.000 prêts à des PME et 300.000 prêts immobiliers, dont les échéances ne sont pas couvertes depuis au moins trois mois.

Les causes sont les mêmes: une récession qui sévit depuis plus de six ans d’affilée, un taux de chômage qui touche 28% de la population et une consommation en berne. «C’est une descente aux ­enfers qu’il est difficile de freiner, même si le gouvernement annonce à grands renforts une sortie de ­crise», explique Takis Brastos, économiste. «Au-delà des chiffres, la réalité des Grecs se traduit par la souffrance dans le silence, sous des sourires ou des semblants d’insouciance, quand ils restent des heures aux terrasses de café pour tuer le temps. Sauf que demain, ils n’auront peut-être plus de toit», ajoute-t-il.

Un test pour les banques
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Grèce : La moitié des immeubles d’Athènes ne sont plus chauffés

C’est un signe de la violente crise financière traversée par la Grèce. Près de la moitié (44%) des immeubles d’Athènes, la capitale du pays, ne sont pas chauffés cet hiver, indique la société de distribution de gaz EPA, mercredi 12 février. L’année dernière, un tiers (33%) des immeubles d’Athènes n’étaient pas chauffés, selon le directeur de l’EPA.

A Athènes et sa banlieue, qui regroupent environ un tiers des onze millions de Grecs, les immeubles anciens sont souvent équipés de chauffage central au mazout. Depuis le début de la crise de la dette, qui a fait plonger le niveau de vie de la population, les copropriétaires sont toujours plus nombreux à renoncer à cette dépense.

Avec la hausse du prix du mazout, l’utilisation des chauffages au bois a explosé. Résultat, la pollution atmosphérique est devenue visible sous la forme d’une brume flottant sur les principales villes du pays.

Ce phénomène est apparu pour la première fois en décembre 2012 après l’alignement de la taxation du fioul sur celle de l’essence dans le cadre des politiques d’austérité, ce qui a poussé de nombreux foyers grecs à renoncer au chauffage au fioul. L’an dernier, la concentration des particules atmosphériques avait atteint 150 mg/m3.

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Corruption en Europe : 40 % des entreprises se plaignent

Beaucoup d’entreprises craignent la corruption pour leur activité. La Commission appelle les Etats à encadrer davantage les marchés publics.

Des années de crise semblent avoir exacerbé les frustrations. Un sondage mené auprès des entreprises européennes et des citoyens pour mesurer leur perception de la corruption en Europe n’est guère rassurant. Plus de quatre entreprises sur dix déclarent que la corruption, le clientélisme et le népotisme sont une source de problème dans les affaires en Europe. Et la Commission européenne évalue à 120 milliards d’euros le coût économique de la corruption, dans un premier rapport consacré à ce thème [...]. Un calcul très approximatif, car derrière ces statistiques générales, la situation est contrastée.

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Europe de l’Est : Une alliance orange-brune ?

Par Alexandre Latsa

Il y a près de deux ans, j’écrivais une tribune qui tentait d’expliquer la naissance quasi-inévitable d’un courant politique nouveau en Russie, sorte de syncrétisme entre une version modérée et occidentalisée du libéralisme des années 90 et une version 2.0 moins modérée du nationalisme russe, dans sa version la moins impériale mais la plus nationale, sur le modèle européen.

Ce courant politique nouveau a pris la succession des nationalismes préhistoriques et impériaux classiques de Russie et aussi la succession des courants ultra libéraux sans foi ni morale des années 90, en créant une nouvelle idéologie que l’on qualifie de nationale-démocrate ou nationale-libérale.

Ce courant sociopolitique a en réalité surtout émergé à Moscou et Saint Petersbourg, lors des grandes manifestations de fin 2011 qui ont fait suite aux élections nationales que ces manifestants jugeaient truquées et injustes. Cette idéologie est donc très en vogue aujourd’hui chez les jeunes russes des grandes villes modernes qui souhaitent s’identifier culturellement, moralement et politiquement à l’Europe de l’Ouest et à l’occident en général.  On a majoritairement qualifié, à tort ou à raison, de « classe créative » cette fraction de l’opinion, en quelque  sorte l’équivalent russe du Bobo Français.

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Radio Courtoisie : “La Quatrième guerre mondiale”

Libre Journal des Traditions diffusé sur Radio Courtoisie, le 23 janvier. Christian Brosio (secrétaire général de la rédaction du Spectacle du monde) recevait Yves Branca, traducteur, essayiste, journaliste, Michel Thibault, chroniqueur, directeur de la publication de la revue Éléments, président du GRECE et Serge Gadal, directeur des Éditions Astrée afin de rendre hommage à l’œuvre du philosophe italien Costanzo Preve (1943-2013).

Grèce : la retraite est le principal revenu de base pour la moitié des ménages

Près de la moitié des ménages grecs vivent de la pension de retraite d’un membre de leur famille, alors que le chômage atteint des records après six ans de récession, rapporte vendredi une étude de la fédération des petits et moyens commerçants et artisans (GSEVEE).

Pour 48,6% des 1.201 ménages interrogés, la retraite constitue la principale source de revenu, le salaire ne faisant vivre que 35,9% d’entre eux.

“Un résultat inquiétant, tant pour la force productive du pays que pour son système d’assurance retraite”, commente l’étude de la GSEVEE. Le gouvernement grec relaie depuis plusieurs mois son inquiétude pour la viabilité du système de retraite qui devrait faire l’objet d’une prochaine réforme.

Six jeunes sur dix au chômage

Les autres résultats de l’étude témoignent aussi de l’impact de la dépression traversée par le pays depuis l’éclatement de la crise de la dette en 2010. Quelque 40,2% des ménages comptent au moins un chômeur, la quasi-totalité (94,6%) ont vu leurs revenus baisser de 39,5% en moyenne au cours des quatre dernières années et un tiers d’entre eux (34,8%) ont des dettes vis-à-vis de l’État, des assurances sociales ou des banques.

Alors que la Grèce compte renouer cette année avec une maigre croissance de 0,6% un peu moins de la moitié (41,7%) des ménages interrogés s’attend à rencontrer des difficultés pour honorer toutes leurs obligations financières.

Le taux de chômage en Grèce s’élevait à 27,8% en octobre et concernait près de six jeunes sur dix.

Les résultats de l’étude montrent encore que 63,7% des ménages ont réduit leurs dépenses d’alimentation, 78,4% celles de chauffage, 88,8% celles de voyages et 90% celles d’habillement.

Boursorama

« Comment vous préparer à l’effondrement économique »

Par

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Tous les jours ou presque, j’attire votre attention sur la nécessité de vous préparer à l’effondrement économique non pas à venir mais qui est en cours. Je voulais partager avec vous mes différentes réflexions à ce sujet, notamment parce que vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire pour savoir quoi faire, quand cela va se produire, etc.

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L’effondrement économique, c’est quoi ?

L’effondrement économique est un terme assez dangereux et trompeur. Pourquoi ? Parce que l’idée d’effondrement renvoi implicitement à un phénomène brutal et violent.

Pourtant en Grèce, rien n’a cessé du jour au lendemain. Vous y trouvez toujours des hôpitaux (devenus payants), des transports en commun (avec une fréquence moindre), des policiers (pour vous taper dessus avec de plus en plus de violence), des agents des impôts (qui désormais vous vident vraiment les poches), des magasins d’alimentation aux rayons remplis (mais où vous ne pouvez plus rien acheter puisque vous n’avez plus d’argent), etc. Je pourrais vous faire une liste à rallonge.

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Méridien Zéro – « Grèce : Un avant-goût de la crise française ? » (Audio)

Le 10 janvier dernier, les membres de l’Équipe de Méridien Zéro “Vent d’Est” se sont penchés sur la situation sociale et politique grecque.

Ils ont invité pour cela Sylvain Durain, écrivain et réalisateur de “l’Age du Loup”, reportage choc sur la situation du peuple grec, Jean Nikopoulos, responsable des relations internationales du Front National Grec, Philippe Derricks, de retour de Grèce après avoir rencontré les responsables de l’Aube Dorée.