Lyon : Des poubelles plus riches que nos assiettes

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal et la grande distribution se sont mis d’accord fin août pour renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire. Mais certains redistribuent déjà invendus et déchets.

Œufs bio : L’envers de la coquille

Durs, brouillés, au plat ou en omelette, les Français mangent en moyenne 216 œufs par an. Et depuis quelques temps, nous privilégions les œufs bios. Ils coûtent 2 fois plus cher que les œufs standards, pourtant leur consommation augmente de 8% par an.

Il faut dire que la grande distribution s’est emparée du phénomène. Aujourd’hui, 60% des œufs bios sont achetés en supermarché. Alors quelles recettes producteurs et distributeurs ont-ils mises en place pour nous vendre des œufs bios? Ne paye-t-on pas les œufs bios trop chers?

Quelles sont nos garanties d’avoir un œuf 100% bio dans notre assiette et quelles sont les vertus nutritives de ces œufs?

Consommation : Les promesses des circuits courts

Grossistes, traders, coopératives, acheteurs, transformateurs, vendeurs…Face à l’opacité qui semble régner dans le milieu de  l’agroalimentaire, le consommateur est bien souvent perdu face à son assiette. Comment être sûr de ne pas être trompé sur la marchandise? Face à cette interrogation, ils sont de plus en plus nombreux à faire confiance à un autre mode de consommation, celui des circuits courts.

Leur principe est simple: un intermédiaire, pas plus, entre le producteur et le consommateur ! En réduisant les trajets et les frais, nous aurions tous à y gagner: des produits moins chers et une rémunération plus juste pour les agriculteurs. La promesse est-elle toujours respectée ?

En Saône-et-Loire, un éleveur de charolais parcourt 1000 km chaque week-end pour livrer au domicile de ses clients la viande des bœufs qu’il élève. Dans le Lot-et-Garonne, d’autres on choisit de s’associer pour créer un magasin d’agriculteurs, pour ne plus subir les cours du marché des fruits et légumes.

Peut-on s’affranchir facilement du réseau de la grande distribution?

Quelles sont les conséquences d’un tel choix? Comment réagit la grande distribution face à cette nouvelle tendance? Loin d’être réservé à des utopistes, cette méthode de distribution est en train de devenir un marché porteur économiquement. E-commerce, supermarchés et même produits surgelés en circuit court, les initiatives se multiplient. Pas toujours pour le meilleur…

L’insaisissable monsieur Leclerc

Il rêvait d’être missionnaire. Le jumelage de son lycée avec un établissement de filles en a décidé autrement. Fils de pub autant que fils d’épicier, Michel-Édouard Leclerc habite au pays où la vie est moins chère.

Brice Lalonde évoque leur compagnonnage en faveur de l’environnement et l’action coup de poing dans les locaux de la Shell, à Paris, lors du naufrage de l’Amoco Cadiz.

Ancien ministre du Commerce de 2005 à 2007, Renaud Dutreil raconte comment le patron des centres Leclerc sait s’abriter derrière la cause du pouvoir d’achat pour faire le siège des politiques et obtenir ce qu’il souhaite. Redoutable et redouté. Derrière le sourire et le tutoiement de rigueur, le rapport de force n’est jamais loin.

Mais l’homme sait aussi se préserver. « Je ne donne pas tout, même si je suis généreux. » Décidément insaisissable.

Centres commerciaux, la grande illusion

En France, les centres commerciaux s’étalent sur plus de 16 millions de mètres carrés, un record en Europe occidentale. Trois milliards de visiteurs s’y pressent chaque année pour effectuer toutes sortes d’achats.

Les promoteurs immobiliers rivalisent d’imagination pour en faire des espaces toujours plus attractifs. Cinquante nouveaux centres sont actuellement en construction.

Mais la consommation ne suit pas toujours ce rythme effréné. Ces quinze dernières années, elle n’a augmenté que de 36% alors que le parc des surfaces commerciales a progressé de 60%. Résultat : des friches apparaissent un peu partout en France. Les élus sont inquiets.

Réalisé par Elisabeth Bonnet et Adrien Pinon (France 5 – 05/05/2015)

Après celui du yaourt, le “cartel de la volaille” dans le collimateur

Addendum : Cartel du poulet : “Il fallait s’entendre pour arriver à survivre“, confie un acteur clé du secteur.

Ce Cartel du poulet existait bien, affirme André Lepeule, ancien directeur général de la Fédération des industries avicoles (FIA), devant la caméra de France 2, lundi 4 mai. “Une entente sur les prix, c’est clairement illégal”, assure-t-il. Pourtant, avec d’autres entreprises, il discutait bien de ce qu’il appelle “la situation des marchés”. 

“Je n’excuse pas, je comprends, explique André Lepeule. J’avais du mal à saisir cette frénésie, cette boulimie de discussions sur des sujets qui étaient clairement anti-concurrentielles.” Lors de ces réunions, le prix de vente conseillé (PVC) était fixé par produit et par kilo, détaille-t-il. 

L’Autorité de la concurrence va sanctionner une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche.

Après avoir sévèrement mis à l’amende les producteurs de yaourts, l’Autorité de la concurrence s’attaque au secteur de la volaille industrielle.

Le gendarme de la concurrence s’apprête à épingler une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche (JDD).

Selon le journal, l’Autorité va dévoiler, dans quelques jours ,le résultat d’une enquête portant sur une centaine de réunions qui se sont tenues entre volaillers. Au total, 35 entreprises sont impliquées dont des grands noms du secteur comme LDC (Loué, Le Gaulois…), Gastronome, Duc ou Doux, ainsi que quatre associations.

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Pourquoi une grève de la production ne suffirait pas !

Partons de l’exemple concret de l’histoire d’un gobelet plastique.

Première étape : extraire le pétrole

Dans le monde, 27% des émissions totales de gaz à effet de serre sont liées à l’industrie des énergies fossiles, sans compter les marées noires et autres accidents de forages qui polluent les océans et sans compter les émissions libérées par la combustion de ces énergies fossiles pour leur utilisation finale (chauffage, transport, industries..). Le dernier rapport du GIEC préconise de laisser dans le sous sol 80% des énergies fossiles déjà connues afin de limiter la hausse de température liée à l’effet de serre et éviter l’emballement des changements climatiques.

Pourtant, financées par les plus grandes banques, ces multinationales du pétrole, championnes de l’extractivisme émettent toujours plus de CO2 à mesure qu’elles se tournent vers les énergies plus extrêmes : gaz et pétrole de schistes, sables bitumineux…

La connivence entre ces grandes multinationales pétro-gazières et les états est telle que leurs positions de par le monde sont assurées (cf Total et GDF Suez en France, et la « Francafrique »), souvent même au mépris des droits des peuples (mensonges, corruption, conflits armés).

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Entente sur les prix : payons-nous trop cher ?

L’entente sur les prix est interdite en France par le Code de commerce, pourtant, le Conseil de la concurrence pointe régulièrement les irrégularités en la matière. Au sommaire : G7, des taxis en or. – L’Éthiopie casse les prix. – Le cartel du yaourt.

Des supermarchés en circuit court

À l’heure du réchauffement climatique, limiter l’empreinte carbone de nos aliments est aussi une priorité. FUTURE part découvrir ces supermarchés qui renouent avec les circuits courts, pour le plus grand plaisir des producteurs et des fins gourmets !

Arte Future Mag 18/04/2015

Gaspillage: le Sénat autorise la distribution d’invendus alimentaires

Après plusieurs mois de débat, le Sénat a autorisé vendredi les supermarchés à distribuer leurs invendus alimentaires. La mesure doit permettre d’éviter le gaspillage.

Les sénateurs ont adopté, sous les applaudissements, un amendement centriste défendu par Nathalie Goulet permettant aux magasins de commerce de détail, d’une surface supérieure à 1000 mètres carrés, de «mettre en place une convention d’organisation de la collecte sécurisée des denrées alimentaires invendues encore consommables au profit d’une ou plusieurs associations d’aide alimentaire».

Un amendement UMP similaire a été retiré. Pour que cette disposition puisse entrer en vigueur, il faut qu’elle soit également votée à l’Assemblée nationale. «Chaque jour 20 à 40 kg de nourritures sont jetés par chaque supermarché alors que des gens, en France ne peuvent pas, faute de moyens, se nourrir», a déclaré la sénatrice de l’Orne.

Elle a souligné qu’un élu de Courbevoie (Hauts-de-Seine), Arash Derambarsh, a mené une expérience dans sa ville où il a pu distribuer chaque jour plus de 500 euros de nourriture. [...]

Le Figaro

Allemagne : Les ratés du salaire minimum

Le salaire minimum est entré en vigueur en Allemagne le 1er janvier. Cette réforme phare du gouvernement d’Angela Merkel est cependant largement contournée, dénonce l’hebdomadaire Die Zeit, laissant les travailleurs pauvres dans leur précarité.

Après dix ans de négociation et un “débat honteusement longdénonçait Der Spiegel, le salaire minimum est enfin arrivé en Allemagne le 1er janvier. La “lanterne rouge de l’Europe” – terme rarement employé pour qualifier le pays d’Angela Merkel et de la première économie du continent – rattrapait enfin son retard.

Mais le tableau que dresse l’hebdomadaire Die Zeit dans sa grande enquête publiée le 5 mars et intitulée : “Tout simplement exploité. Le conte de fée du salaire minimum”, laisse peu de place à l’optimisme.

Si Berlin a officiellement adopté un salaire minimum (8,5 euros brut de l’heure) à compter du 1er janvier 2015, des pans entiers de l’économie allemande ne l’appliquent pas, ou bien, plutôt, le contournent. Au premier rang desquels les secteurs de l’hôtellerie, de l’entretien, de la grande distribution ou du BTP.

Les quatre journalistes qui signent cet article ont interrogé des travailleurs qui, malgré le changement de législation, continuent à être sous-payés.
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Les Mulliez : La famille en or de la grande distribution

Chaque semaine quelque six millions de Français font leurs achats dans les supermarchés Auchan. L’enseigne est la propriété de la famille Mulliez qui a bâti, en soixante ans, un véritable empire dans la distribution.

Outre Phildar, créé en 1943, Saint-Maclou, Kiabi, Décathlon, Midas, Leroy Merlin, ou encore Norauto font partie de la quarantaine de marques qui composent la galaxie Mulliez. Ces entreprises rapportent 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, en France, et 90 milliards d’euros dans le monde.

Durant plusieurs mois, un journaliste a tenté d’enquêter sur cette famille originaire de Roubaix, et qui fait de la discrétion un véritable mode de vie.

Partie 1:

Partie 2:
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Emballages, le grand déballage

Les Français jettent cinq millions de tonnes d’emballages chaque année. Dans les rayons des supermarchés, l’emballage est une arme de séduction. Les marques investissent massivement dans leur look, car il donne une identité au produit et fait acheter.

Mais les conséquences sur l’environnement sont désastreuses. Le plastique et le carton contiennent des produits toxiques. Les molécules nocives contenues dans les emballages se diffusent aussi dans l’alimentation qu’ils sont censés protéger. Certains consommateurs choisissent d’acheter en vrac. Des supermarchés «100% vrac» ouvrent en France. Cette manière alternative de consommer est-elle viable ? Existe-t-il d’autres solutions pour échapper à la frénésie des emballages ?

La face cachée du lait

La pression économique et la logique industrielle ont rendu les méthodes de production de lait pas toujours très transparentes. Enquête pour découvrir, entre autres, les raisons qui expliquent les importants écarts de prix entre les différentes marques, le fonctionnement des exploitations géantes ainsi que les conséquences de leurs méthodes de fabrication pour la santé.

Bio: peut-on toujours avoir confiance ? La grande distribution propose aujourd’hui ces produits à prix cassé, mettant le 100 % naturel à la portée de tous. Mais comment est-il possible d’être jusqu’à deux fois moins cher que les magasins spécialisés ? Plongée dans les coulisses du bio low cost pour voir s’il tient vraiment ses promesses.

Partie 1:

Partie 2:
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L’entreprise et les femmes

Ce film nous plonge au cœur d’une formation au sein du groupe Auchan qui doit permettre aux femmes d’accéder à des postes à responsabilité, postes qui leurs sont encore trop souvent inaccessibles.

Isabelle Bonnet-Murray, la réalisatrice, a suivi pendant 9 mois un groupe de femmes qui ont participé à cette formation. Entre vie privée, vie professionnelle, machisme, préjugés et autocensure, le chemin est long pour réaliser ses ambitions quand on est une femme.

Vente directe, du champ à l’assiette

La vente directe, qui élimine la quasi-totalité des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, semble rendre liberté et dignité à des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs français. Elle entraîne également dans son sillage des millions de consommateurs, ravis de retrouver le goût du sain et du bon et d’être en relation directe avec les paysans.

En 2014, ce circuit représentait près de 25% des ventes des paysans et près de 7% de la consommation des Français.

Ce film part sur les routes de France, de Bordeaux à Perpignan, des confins de la Normandie aux rivages de la Méditerranée, à la rencontre d’ostréiculteurs, de maraîchers, d’éleveurs et de consommateurs-citoyens.

Réalisé par Laurence Wycke (Février 2015)

John Lewis : « Des bonus qui font le bonheur des salariés »

Loin des bonus faramineux des banquiers, le groupe coopératif britannique John Lewis récompense équitablement tous ses salariés, de la caissière au PDG. Un modèle qui fait aussi les affaires de l’entreprise.

Le groupe qui détient les grands magasins John Lewis et les supermarchés haut de gamme Waitrose, prisés de la «middle-class» britannique et des très nombreux Français installés à Londres, a annoncé la semaine dernière le versement de plus de 295 millions de francs suisses, sous forme de bonus à ses 91000 employés-sociétaires.

Mais la rétribution ne dépend pas ici d’objectifs personnels. Du salarié en caisse au PDG en passant par les chefs de rayons, chaque employé va recevoir l’équivalent de 15% de son salaire, soit près de huit semaines de paie et environ 3280 francs en moyenne.

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Légumes d’Antan : Retour gagnant

Crosne, panais, pâtisson, rutabaga : ces légumes aux noms curieux, longtemps laissés à l’abandon, sont de retour sur les étals de nos maraîchers, mais aussi dans la grande distribution.

Tombés en désuétude peu après la Seconde Guerre mondiale au profit d’une agriculture intensive, leurs noms sont associés à des périodes de malheur ou de disette. Pourtant, ces légumes ont désormais le vent en poupe.

Ce succès ne traduit-il pas un réel besoin d’un retour à l’authentique? Ces racines rustiques aux formes bizarres apportent une certaine diversité dans les assiettes. Les chefs étoilés sont à l’origine de cet engouement et aujourd’hui, après les marchés, la grande distribution suit la tendance.

Nord : 13 fermes court-circuitent un supermarché en ouvrant leur propre magasin

En lieu et place d’un projet de supermarché, 24 exploitants agricoles ont lancé “Talents de fermes”, à Wambrechies, près de Lille. Ce magasin leur permet de vendre leurs produits directement aux consommateurs.

«Nous faisions tous de la vente directe sur notre propre exploitation. Mais en nous regroupant au même endroit, nous avons permis au client de trouver tous les ingrédients de ses repas », raconte Danielle Grave, exploitante maraichère de Talents de fermes. Pains, boissons, fruits et légumes, viandes, conserves… Depuis le 19 août, cette SARL (Société à responsabilité limitée) installée à Wambrechies permet à vingt quatre producteurs de vendre directement les produits de leurs exploitations aux consommateurs.

« Un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu »

« Cet endroit est un ensemble de fermes, regroupées en un seul lieu. En vingt minutes, le client a ce qu’il lui faut », indique Perrine Dekeukelaire, une autre exploitante. Talents de fermes commercialise uniquement des produits frais et locaux, hormis le vin et les champagnes. « Nous assurons même des permanences sur place pour répondre aux questions de la clientèle », indique Danielle Grave. Les prix des produits, complète-t-elle, se font « en fonction de nos coûts de revient. Nous assurons une qualité qui justifie que, parfois, nos prix soient plus élevés que dans des grandes surfaces. »
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Un réseau de frigos en accès libre pour lutter contre le gaspillage (en Allemagne, évidemment)

Ils s’appellent les Lebensmittelretter ou les Foodsaver (les «sauveurs de nourriture») et se sont donné pour mission de sauver le monde du gaspillage alimentaire. Ces citoyens allemands bénévoles font la tournée des supermarchés pour récupérer les aliments qui ne peuvent plus être vendus mais sont toujours consommables avant qu’ils n’atterrissent à la poubelle, rapporte le quotidien berlinois Der Tagesspiegel.

Grâce à eux, plusieurs centaines de tonnes de nourriture ont pu être sauvées depuis 2012, année où cette initiative a vu le jour à Berlin. Les Foodsavers comptent aujourd’hui environ 1.700 bénévoles dans la capitale allemande et près de 8.000 à l’échelle du pays. Afin que ce sauvetage de légumes rabougris, de salades fripées et de yaourts à peine périmés ne soit pas vain, un réseau d’une vingtaine de réfrigérateurs, baptisés «FairTeiler» (littéralement, «partageurs justes»), a été mis en place à Berlin.

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Fausses promos et belles arnaques : Les supermarchés mis à l’index

Faire ses courses dans un grand magasin demande de bien vérifier les prix depuis toujours, mais bien plus récemment avec les promotions qui s’affichent dans les rayons et les publicités distribuées dans les boites aux lettres. Test en caméra caché dans deux supermarchés.

Les produits vendus par lots se révèlent, d’après le test, plus chers que si l’on achetait le même produit à l’unité, pour le même nombre d’articles. Le consommateur qui achète la promotion en lot perd alors de l’argent. Les explications données par les vendeurs sont souvent hasardeuses : certains plaident la bonne foi, mais d’autres parlent d’erreur d’étiquettes.

La guerre des prix que se livrent les magasins peut rendre les promotions inintéressantes pour le client selon un expert de la grande distribution, cette démarche commerciale ne servant qu’à développer les ventes.

Afrique : Le défi des classes moyennes

L’émergence de l’Afrique passe par l’essor des classes moyennes.
 Pourtant, elles sont bien différentes en Afrique de celles du reste du monde. 
La grande pauvreté persiste. Et les frustrations menacent.

Il se compte 350 millions de personnes dans la classe moyenne africaine, autant qu’en Inde ou en Chine ! La nouvelle réjouit tous ceux qui sont persuadés qu’enfin l’Afrique émerge. Le boom des matières depuis le début des années 2000 et la nouvelle attractivité du continent sur la scène internationale ont permis ce changement essentiel pour le continent, dont le moteur économique repose sur les exportations de produits bruts (pour un tiers), sur la construction d’infrastructures (un tiers) mais aussi, désormais, sur la consommation interne, pour le dernier tiers.

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Embargo russe : Quel coût pour l’agroalimentaire français

Moscou a décidé d’interdire “totalement” l’importation de produits agricoles en provenance de l’Union européenne. La France, l’un des premiers producteurs mondiaux, sera donc affectée, mais jusqu’à quel point?

Le Kremlin s’impatiente. Mais quel sera impact réel pour l’agriculture française de l’embargo “total” confirmé ce jeudi par Moscou? Celui-ci porte sur une liste de produits agricoles en provenance de l’Union européenne(mais aussi des États-Unis, d’Australie, du Canada et de Norvège), mesure de rétorsion contre les sanctions imposées contre le pays en raison du conflit ukrainien, sans être indolore, aura un effet relativement limité. Du moins, comparé à l’ensemble des exportations agricoles françaises.

Les chiffres exacts concernant le total des échanges de produits agricoles entre la France et la Russie diffèrent presque du simple au double selon la source.

Entre 619 millions d’euros…

Problème: selon les sources, les données diffèrent. Ainsi, selon les Douanes françaises, en 2013, la France a exporté pour 619 millions d’euros de produits agroalimentaires vers la Russie. Soit 3% de plus que l’année précédente.

A titre de comparaison, l’excédent commercial total engrangé par la France grâce au secteur agroalimentaire a atteint 11,6 milliards d’euros l’an dernier (dont 3,7% pour les seuls produits agricoles qui ne tiennent pas compte des boissons).

Et 1 milliard

En outre, les ventes de produits agroalimentaires français à la Russie ne représentent “que” 8% du total de ses exportations vers ce pays, selon des chiffres de la Direction générale du Trésor. Laquelle précise que ce chiffre est probablement sous-évalué, les douanes russes estimant à environ 1 milliard d’euros les importations du pays de produits agroalimentaires en provenance de l’Hexagone. Il est ainsi précisé:

Outre le fait que les méthodes de calcul diffèrent d’un pays à l’autre, cette divergence est également due au fait que de nombreux produits agroalimentaires, notamment les vins et spiritueux, transitent par certains pays de l’UE sans que les douanes françaises ne connaissent la destination finale des marchandises.

La France, “cave à vin ” de la Russie
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Quel est le coût de la pollution publicitaire ?

Vous pestez à chaque fois que vous ramassez des liasses de prospectus publicitaires au milieu de votre courrier ? Certains d’entre vous, verts de rage, ont apposé l’autocollant “Stop pub” mais en vain ? L’UFC-Que choisir publie, mardi 24 juin, une étude quantifiant le volume de cette pollution publicitaire aux coûts écologiques et économiques loin d’être négligeables.

Au cours du mois d’avril, 748 bénévoles de l’ONG répartis dans 59 départements ont comptabilisé le nombre de publicités non adressées qu’ils ont reçues dans leurs boîtes aux lettres. Parmi eux, 236, soit 32 % des participants, avaient préalablement apposé un autocollant “Stop pub”.

Résultat: les ménages n’ayant pas d’autocollant ont reçu en moyenne 72 prospectus dans le mois, soit 2,7 kilos par boîte aux lettres. Cela représente une augmentation de 35 % en dix ans et ce, malgré le développement de la publicité sur Internet et un marché publicitaire globalement en récession.

Les foyers équipés de “Stop pub” ont, eux, récolté “seulement“ 12 prospectus (371 grammes). Le constat est alors sans appel selon l’ONG : si quelques distributeurs ne le respectent pas, l’autocollant “Stop pub” a malgré tout permis de réduire la pollution publicitaire de 83 % en volume et 86 % en poids.

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Le code-barres fête ses 40 ans sur les marchandises

L’anniversaire est symbolique pour les caissières des supers et hypermarchés qui l’utilisent, le code-barres fête ses quarante ans ce jeudi 26 juin, jour pour jour dans sa première utilisation sur une marchandise. L’article sur lequel il était estampillé aux États-Unis le 26 juin 1944 était un paquet de chewing-gum. Il est devenu aujourd’hui un outil incontournable de la société de consommation.

La révolution code-barres arrive dans les magasins français dans les années 80. Un jeune étudiant américain, Norman Woodland, s’est inspiré du langage Morse, il y a 60 ans, pour inventer un système de lecture optique pour le supermarché.

Le code-barres ou code à barres était né pour révolutionner la gestion des marchandises dans le monde entier. Une nouvelle ère se profile avec l’utilisation de cette invention sur les mobiles qui relient directement sur internet.

Les « GARS’PILLEURS », ces lyonnais qui luttent contre le gaspillage alimentaire

1,3 milliards de tonnes ou 30% de la production alimentaire mondiale et un coût de 750 milliards de dollars[1]. 50% de la production européenne[2], dont 5,3 millions de tonne chaque année en France, soit une vingtaine de kilos par personne et un coût de 400€ pour un foyer de 4 personnes[3]. Quelle que soit l’échelle choisie, les chiffres du gaspillage alimentaire donnent le vertige, triste reflet d’un système productif basé sur la surconsommation. Qu’en est-il à Lyon ? Nous n’avons pas de chiffres exacts mais, à l’aide de Loïck et Nathan, deux lyonnais qui se battent contre ce gâchis, nous sommes allées mettre les mains (et le nez) dans les poubelles de plusieurs grand magasins de la ville. Enquête.

Alors que le Parlement a fait de 2014 l’année de lutte contre le gaspillage alimentaire, comment imaginer une réponse collective si les Etats peinent à prendre des mesures concrètes localement ? La réponse à cette question viendra peut-être des citoyens eux-mêmes car de nombreuses  actions anti-gaspillage émergent en France et en Europe, à commencer par le freeganisme. Ce mouvement porté notamment par l’auteur britannique Tristam Stuart consiste à se nourrir uniquement d’aliments récupérés dans les poubelles.

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France : L’agroalimentaire en berne en 2013

Premier secteur industriel de France, l’agroalimentaire a connu une année 2013 difficile, avec une activité commerciale atone, un recul de l’excédent commercial et une nette aggravation du nombre de défaillances de ses entreprises.

Mais où sont donc passées les forces vives qui animent traditionnellement le secteur agroalimentaire, premier secteur industriel français ? “Nous avons connu une année 2013 extrêmement difficile”, a reconnu le 10 avril, le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-Philippe Girard.

Confrontés à une guerre des prix entre les distributeurs, une consommation des ménages atone et une rentabilité déclinante, le moral des industriels de l’agroalimentaire est clairement en berne.

Si le chiffre d’affaires global du secteur a encore légèrement progressé de 0,6 % en 2013, à 160,5 milliards d’euros (contre +2,2 % en 2012), la production manufacturière a reculé de 2,2 %.
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Italie : Sauce tomate, un marché juteux et parfois frauduleux

La traçabilité est devenue une exigence pour les consommateurs, donc une nécessité pour les industriels de l’agroalimentaire. Plusieurs affaires de fraude ont été révélées dans la grande distribution. De la sauce tomate italienne, beaucoup consommée en France, a ainsi fait l’objet de tels dérapages par le passé.

Produits chinois estampillés “made in Italy

Des distributeurs français ont en effet vendu des produits estampillés “made in Italy” alors que les tomates ne venaient pas de “la botte”. Ils affirment aujourd’hui avoir changé de fournisseur.

Dans le port de Naples et dans les entreprises locales arrivent des tonnes de concentré de tomates en provenance de Chine ou des États-Unis, ce qui n’a rien d’illégal, tant qu’il est vendu comme tel. En revanche, la répression des fraudes italienne a saisi en 2005 des fûts de concentré périmé et infesté de moisissures et de vers.

Cartes de fidélité : Fidèle un jour, fiché toujours

En quelques années, les cartes de fidélité ont envahi les porte-monnaie des consommateurs. Neuf Français sur dix en possèdent. Au moyen de bons, de cadeaux bien ciblés ou de crédits, les chaînes de la grande distribution récompensent leurs meilleurs clients, les incitent à revenir et en attirent de nouveaux.

Les sociétés qui gèrent ces programmes de fidélité font recette en scrutant les habitudes de consommation des ménages et en constituant d’énormes bases de données informatiques. Au bout de la chaîne, des acheteurs plus ou moins consentants, parfois entraînés dans la spirale du surendettement. Enquête dans l’univers de la fidélité programmée.

Grande distribution : Promos, prix cassés, qui paie l’addition ?

Les sept grands groupes d’hypermarchés, des enseignes qui gèrent à elles seules environ 80% des achats alimentaires en France, se livrent une véritable guerre des prix. Et leur position dominante crée un déséquilibre en défaveur des fournisseurs. Dans les centrales d’achats, les négociations sont particulièrement rudes.

Pour être présents dans les rayons, les fournisseurs doivent reverser jusqu’à 25% de leur chiffre d’affaires aux enseignes. Quant aux contrats commerciaux, ils sont truffés de clauses abusives. Les méthodes d’achat des hypermarchés ont ainsi des conséquences directes sur la qualité des produits que les consommateurs achètent ainsi que sur la survie du tissu agroalimentaire français. Car pour être plus compétitives que leurs concurrentes, certaines enseignes s’approvisionnent désormais à prix cassés en Pologne.

Réalisé par Rémi Delescluse (France5 – 2014)

(Merci à Grief_en_Rut)

Alimentation : “La peur au ventre”

Lasagnes à la viande de cheval, poisson à la dioxine, jambon à la salmonelle… les scandales alimentaires se succèdent. Face à la peur qu’ils engendrent, les Français se montrent de plus en plus vigilants quand ils font leur marché. Ainsi, une nouvelle race de consommateurs a fait son apparition, à cheval sur les campagnes de prévention ou traumatisée par les dérapages sanitaires dans l’agroalimentaire.

Ce reportage s’est intéressé notamment à des jusqu’au-boutistes, ces personnes qui calculent l’équilibre de leurs repas au gramme près, redoutent les allergies, refusent de dîner chez des amis de peur de s’empoisonner. D’où leur surnom d’”orthorexiques”.

L’orthorexie est un trouble du comportement alimentaire qui se caractérise par l’obsession de la nourriture «saine». Quand s’alimenter vire à la maladie et la paranoïa.

L’agriculture familiale, quel avenir en Europe ?

L’Union européenne est, derrière la Chine, le deuxième producteur agricole de la planète. Pourtant, ces dernières années, elle se trouve confrontée à des problématiques qui remettent en cause la viabilité de son modèle : la crise économique frappant de plein fouet les agriculteurs, l’urbanisation massive, mais également les problématiques environnementales obligeant le monde de l’agriculture à repenser son rapport à la terre.

Alors que l’on parle le plus souvent d’Asie ou d’Afrique lorsqu’on évoque l’agriculture familiale ; nous allons nous demander si, finalement, elle ne pourrait pas constituer une solution à la crise économique sociale et environnementale qui touche l’agriculture européenne ?

France Culture

Faire les courses à Paris, jusqu’à 40% plus cher que dans l’ouest

L’UFC-Que Choisir présente ce mardi les résultats de son enquête annuelle sur les prix des produits dans les supermarchés et les hypermarchés. L’association de consommateurs pointe du doigt les différences de prix non seulement d’une enseigne à l’autre, mais aussi entre les départements. La Vendée est le département le moins cher pour faire ses courses.

Pour un même panier de 78 produits, il y a 121€ de différence entre la grande surface la plus chère de France et la moins chère : c’est l’édifiant constat établi par l’UFC-Que Choisir dans son enquête annuelle sur les prix de la grande distribution. Le panier-type coûte 273€ dans le Leclerc de Lanester (Morbihan), contre 394€ au Monoprix de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine.

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Ecotaxe, OGM, crise sanitaire… Un salon de l’agriculture sous tension

Le salon de l’agriculture se tient du 22 février au 2 mars à Paris. Un “moment politiquement délicat” pour le gouvernement, attendu au tournant.

S’adapter aux caprices des marchés, exporter, moderniser, pousser l’agroécologie, renforcer les “démarches de filière” et mieux coordonner les actions Etat-régions-filières : telles sont les six priorités annoncées par le gouvernement en matière d’agriculture à l’horizon 2025. Un plan d’action sera établi d’ici mi-mai, avec feuilles de route détaillée, filière par filière.

A trois jours de l’ouverture du salon de l’agriculture  - et à deux jours des Etats généraux du secteur organisés par la puissante FNSEA – le ministre Stéphane Le Foll a mis les petits plats dans les grands. Il faut dire que le grand rendez-vous de l’agriculture française est, de l’aveu même du ministre, “un moment politiquement délicat, surtout pour la gauche“, confrontée à “un monde professionnel pas très acquis à notre cause au départ”. Tour d’horizon des sujets qui fâchent.

1 – L’écotaxe : “On n’en veut pas”
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Pourquoi les centres commerciaux géants recouvrent la France

En période de recul du pouvoir d’achat et de baisse de leur fréquentation, pourquoi ces temples de la consommation se multiplient-ils, malgré tout ? Quels profits en retirent leurs promoteurs ? Quels intérêts y trouvent les élus ? Enquête sur une nouvelle bulle spéculative.

Plus de 50 centres commerciaux sont actuellement en construction en France ! Le pays en compte déjà pourtant plus de 740. Et leur fréquentation est en baisse depuis 2008, tout comme leur chiffre d’affaires [1]. Qu’importe !

Il en pousse partout de nouveaux: Aéroville, l’Atoll, Europa City, So Ouest, My Place, Rives de l’Orne, Confluence… Les centres commerciaux ne connaissent pas la crise. La France est le pays d’Europe de l’Ouest où s’ouvrent le plus de ces mini-villes faites d’escalators et de galeries marchandes.

En région parisienne, des centaines de milliers de mètres carrés de surfaces commerciales sont sorties de terre en quelques années. S’y ajoutent une vingtaine de rénovations ou d’extensions en cours sur tout le territoire [2]. Le rythme de création des implantations commerciales ne cesse de s’accélérer depuis dix ans.

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Drive alimentaire ou comment scier la branche sur laquelle on est assis…

Profitant de cette appétence pour ce nouveau service, les enseignes de Grande Distribution ont considéré, à juste titre, que le concept du Drive pouvait engendrer un taux de croissance significatif de leur chiffre d’affaires. Sans évaluer les réelles conséquences sur leur modèle originel, elles ont donc déployé rapidement et massivement le concept, dans une vision court-termiste.

Les magasins qui ont créé un Drive accolé à l’hypermarché n’ont pas suffisamment pris en compte le risque de cannibalisation que ce nouveau service représentait en matière de flux de visite en magasin. Il est difficile de le leur faire avouer, mais certains directeurs de magasin doivent certainement enregistrer en pareil cas des taux de cannibalisation supérieur voire très supérieur à 30%.

Dans le cas du Drive installé dans une nouvelle zone de chalandise, en revanche, la croissance du C.A. est engendrée par l’acquisition d’une nouvelle clientèle. Bien souvent le Drive a même été implanté à proximité d’un hypermarché d’une marque concurrente.

Mais, dans un cas comme dans l’autre, le Drive vient dénaturer fortement la proposition de valeur de l’hypermarché. Avec lui, la Grande Distribution est en train de scier la branche sur laquelle elle s’était confortablement installée depuis les années 50. Pourquoi ?

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Les travers du porc

Pour vendre une viande toujours moins chère, éleveurs, grands distributeurs et abattoirs se livrent une guerre impitoyable dans laquelle le grand perdant risque d’être le consommateur. Espèce menacée, goût qui disparaît, qualité de viande médiocre, tout le monde y perd. Pourtant, gagner sa vie tout en respectant les animaux et les consommateurs, c’est aujourd’hui possible dans cette filière.

Documentaire réalisé par Pierre Toury (2013)

(Merci à Pierre)

Sur la question du label « agriculture biologique » (dit AB)

Texte distribué en prévision de l’assemblée générale d’une amap avec laquelle nous travaillons depuis le printemps 2011.

Nous refusons de faire certifier notre production et d’adhérer au label « Agriculture Biologique ». Les diverses raisons qui président à ce choix seront présentées ici, selon deux axes majeurs : technique et politique.

C’est le Ministère de l’Agriculture qui définit le label AB comme « une marque » étant « sa propriété ». D’un point de vue technique, nous considérons que ce ministère est tout à fait incompétent à déterminer les principes d’une agriculture réellement biologique. D’un point de vue politique, nous refusons d’être assujettis à une marque, de surcroît définie par des organes de pouvoir que nous désapprouvons.

Techniquement, nous estimons tout simplement que le label manque de rigueur, cette tendance s’étant renforcée depuis sa refonte dans le cadre du label Bio européen, au 1er juillet 2009. Par exemple, il est autorisé en AB de mener conjointement des cultures ou élevages en conventionnel et en biologique. Cohabitation prévue à la base pour permettre des « conversions » en douceur, cette logique convient parfaitement à des producteurs choisissant de faire coexister une gamme bio et une gamme chimique. Le label ne garantit d’ailleurs plus l’absence de traitement chimique puisque depuis peu, le traitement phyto-sanitaire est autorisé à titre exceptionnel afin de « soutenir la filière. ». Évoquons aussi la hausse du pourcentage d’OGM dans le produit fini, dont le seuil est passé de 0,1% à 0,9%.

Sur ces points particulièrement, les dérives sont induites et acceptées de manière honteuse. Cette « démocratisation du bio », servie par le laxisme du label, profite avant tout aux grandes structures de distribution, qui peuvent ainsi compter sur des volumes intéressants de marchandises « certifiées ».

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