Économie de l’ombre : Le trou noir de l’Union Européenne

Sur le fond des derniers évènements en Ukraine, où la population est en train de défendre de manière peu civilisée sa volonté de devenir « un pays européen civilisé », je me suis intéressé à « l’économie de l’ombre » en Union Européenne. Les experts de Bruxelles ne cachent pas que l’économie de l’ombre est stable dans l’UE et son volume est estimé aujourd’hui à [2.200 milliards] d’euros.

vivre sans argent

L’économie informelle est très prospère en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays méditerranéens. La Grèce et l’Italie sont les leaders dans ce secteur. Les experts plaisantent en disant que si à Rome, les acteurs de l’économie de l’ombre étaient obligés de payer les impôts dont ils sont redevables, le problème de la dette d’Italie serait résolu. Ce secteur représente entre 21% et 30% en Italie, selon les estimations diverses.

L’économie de l’ombre est surtout répandue dans le bâtiment, les services, l’agriculture et la pêche. Personne n’a jamais essayé de comprendre ce qu’il en est dans le secteur du spectacle et du divertissement. A l’exception des vedettes du show-biz qui paient régulièrement leurs impôts, la situation fiscale du reste du secteur reste floue.

L’« économie de l’ombre » dans l’Union Européenne – c’est un espace vaste, dans lequel l’essentiel de la fraude, ce ne sont pas des infractions pénales graves. On n’y vend pas de la drogue, on ne s’y occupe pas de proxénétisme, on n’y effectue pas des braquages des banques.
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Comment les classes moyennes des pays développés sont devenues les dindons de la mondialisation

Selon l’ONG Oxfam, les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon le directeur du think tank Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008.

“J’ai perdu mon travail, j’ai deux enfants à nourrir, s’il vous plaît aidez-moi” (Etats-Unis)

Atlantico : L’ONG Oxfam a révélé, lors du sommet de Davos de janvier, que les 85 individus les plus riches de la planète disposaient d’autant d’argent que 50 % de la population mondiale. Pis, selon James Plunkett, directeur du think tank britannique Resolution Foundation, les revenus des super pauvres et des classes moyennes ou supérieures des pays développés ont vu leurs revenus s’écrouler entre 1988 et 2008. A l’inverse, les populations qui sortent de la pauvreté dans les pays émergents et les super-riches ont vu leurs revenus exploser. Que penser de cette évolution ? Les classes moyennes sont-elles devenues le “dindon de la farce” de la mondialisation ?
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Un Anglais invente la maison à monter en 4h

Pour les personnes disposant de peu de place ou d’un tout petit budget, un Anglais a imaginé une toute petite maison en kit à monter en 4h. A l’intérieur, des volumes restreints mais des aménagements optimisés.

Une maison à soi pour 10.500£ (12.732€), et à monter en moins d’une journée ? Cela peut sembler impensable et pourtant c’est le défi relevé par l’ingénieur anglais Mike Pages qui a conçu une toute petite maison de forme cubique et de moins de 4m d’arête. Evidemment, pour ce prix et cette taille, impossible d’y loger une famille entière. Et même pour un couple, le «QB2» (le «cube project», comme Mike Pages a baptisé la maisonnette) peut sembler exigu…

Avec la réduction du nombre et de la taille des terrains disponibles aux alentours des grandes villes britanniques, cette solution pourrait intéresser de jeunes actifs ou des étudiants. Mais l’initiative se veut surtout un concept visant à allier simplicité du montage (pas plus de 4h pour monter et assembler les différents éléments en kit), faible occupation de l’espace et efficacité énergétique. Car, ainsi que l’affirment les concepteurs, le QB2 est pensé pour être autonome sur le plan électrique et calorifique : des panneaux photovoltaïques et solaires thermiques sur le toit ainsi qu’un système de flux d’air doivent fournir le courant et la chaleur requis.

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Le pétrole, enjeu de l’indépendance écossaise

Le conseil des ministres britannique s’est délocalisé à titre exceptionnel en Écosse dans le port pétrolier d’Aberdeen, lundi et en a profité –sous prétexte d’un point sur l’or noir en mer du Nord– pour intensifier sa campagne contre l’indépendance de cette région.

C’est la troisième fois en un siècle que le gouvernement britannique se réunit en Écosse, territoire britannique riche en hydrocarbures.

Ce conseil se veut un symbole politique fort à sept mois du référendum sur l’indépendance, alors que la campagne électorale s’est accélérée ces dernières semaines, avec des débats enflammés sur la monnaie et l’intégration d’une Écosse indépendante dans l’Union européenne, en cas de victoire du “oui”.

Illustration du fossé qui sépare les autorités britanniques et écossaises, les deux gouvernements se réunissaient le même jour à une dizaine de kilomètres l’un de l’autre pour discuter de la manne pétrolière: le secteur a généré 7 milliards d’euros de revenus en 2012-2013, et emploie directement et indirectement 450.000 personnes.

Indépendance dopée à l’or noir
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Grande Bretagne : 500.000 fonctionnaires en moins, l’amère potion anglaise

Même Margaret Thatcher n’avait pas osé aller aussi loin ! Depuis quatre ans, la cure d’amaigrissement de l’État britannique est sans précédent.

Pour réduire le déficit public, 500.000 emplois de fonctionnaires doivent être supprimés et l’administration doit économiser 95 milliards d’euros. Comment s’y prennent-ils ? Et dans quel état sont les services publics ?

Enquête dans la municipalité de Trafford près de Manchester. Là-bas, ce sont dorénavant des bénévoles qui s’occupent de l´accueil au commissariat de police ou de l’entretien des espaces verts…

Crise financière : Combien de Fukushima dans le tuyau ?

Les grands médias et la télé de ce pays font depuis plusieurs mois plutôt dans l’optimisme prudent: hors zone euro, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon ont laissé largement ouvertes les vannes du crédit, améliorant perspectives de croissance, d’emploi et de déficit budgétaire.

Même dans la zone euro, plus restrictive en termes de politiques monétaire et budgétaire en raison d’un « conservatisme allemand » qu’on déplore plus ou moins discrètement selon les sensibilités, on constate un début de sortie de crise pour plusieurs pays européens du Sud en voie de rétablir leur compétitivité externe et leur balance commerciale, une légère amélioration des perspectives de croissance pour la quasi-totalité des pays de l’Union, une remarquable sagesse des taux obligataires français et européens, des bourses relativement florissantes, avec pour la France un CAC qui caracole gaillardement autour des 4200 points présentés comme une performance, une union bancaire qui progresse.

Le sentiment vendu au public est que le plus dur est passé, que la crise est derrière nous, que les efforts commencent à payer, et que, d’ici quelques années, il n’y paraîtra plus. Une lecture un peu fine de certains médias révèle une situation, au minimum, beaucoup plus nuancée, voire franchement alarmante.

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Les usines françaises malades du sous-investissement

Ça crisse. Ça chuinte. Ça cliquette… A Fromelennes, un petit village des Ardennes, l’usine de cuivre va pouvoir continuer à résonner du bruit des machines. Au moins pour un an. Il s’en est fallu de peu. Depuis des mois, le site et ses 350 salariés étaient menacés. Mis à mal par la crise, l’italien KME, propriétaire des lieux, avait décidé de fermer une des unités-clés de Fromelennes, la fonderie. Une installation ancienne, déficitaire et un peu trop souvent en panne. « Ce n’est pas là que KME a investi, c’est clair », explique un salarié. Or, sans fonderie, le personnel ne donnait pas cher des ateliers de transformation. Cela aurait signé la fin d’un site historique, ex-Pechiney, où l’on travaille le cuivre depuis 1817.

Mais le 15 janvier, bonne surprise : la procédure de fermeture est annulée. « Ce n’est pas un miracle, commente Rachid Belkebir, le représentant de l’intersyndicale CFDT-CGT. Après l’annonce de la fermeture, on a réorganisé le travail, traqué les économies possibles, et amélioré la productivité de 30 % en six mois ! Cela a amené la direction à revoir ses plans ». D’autant que le personnel s’est engagé à gagner de nouveau 5 % en productivité cette année. Fromelennes est – provisoirement – sauvé.

Ça craque. Ça crisse. Ça coince… Fromelennes résume les dangers qui guettent de plus en plus d’usines françaises. Des sites souvent anciens, mal organisés, sous-utilisés, peu rentables. Les premiers menacés en cas de difficultés. Pour le dire en un mot, vétustes.

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Garry Leech : « Que la révolution commence »

Traduction d’un texte de Garry Leech, journaliste indépendant et auteur du livre « Le Capitalisme, un génocide structurel » ; né en Grande-Bretagne, il donne des cours de science politique internationale dans une université canadienne. 

Qu’est-ce que nous attendons ? Combien de temps allons-nous rester assis à ne rien faire et à regarder les bellicistes politiques déployer leurs drones, leurs navires de guerre, leurs bombardiers furtifs, leurs missiles, nos fils et filles et, finalement, leurs armes nucléaires, contre les peuples les plus pauvres du monde ?

NDLR : Discours de Garry Leech reprenant (en anglais) le texte reproduit dans nos colonnes.

Combien de temps allons-nous rester indifférents aux entreprises bellicistes maniant leurs baguettes magiques bénéficiaires, qui remplissent à craquer leurs portefeuilles et leurs bedaines, pendant que des millions d’enfants meurent de faim et de maladies évitables ?

Combien de temps allons-nous accepter l’inégalité injuste des 1 % empochant une part largement disproportionnée de la richesse créée par le labeur des 99 % ? Combien de temps allons-nous accepter passivement la folie suicidaire consistant à violer et piller les ressources limitées de notre planète, au point qu’aucun de nous ne sera en mesure de survivre ? Que la révolution commence !

Et qu’en est-il de notre peur irrationnelle des armes de destruction massive dans les mains de terroristes, qui nous maintient paralysés et distraits des injustices quotidiennement perpétrées en notre nom ? Les plus mortelles des armes de destruction massive utilisées aujourd’hui dans le monde ne sont pas chimiques ou biologiques ; ce sont les règles établies par l’Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et tous les soi-disants accords de libre-échange qui ne font qu’intensifier les inégalités au plan mondial, la souffrance humaine et la mort.

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L’argent sale de la couronne britannique

L’économie souterraine brasse chaque année des milliards de dollars sans qu’aucun gouvernement n’ait de prise sur cet argent. A qui profite-t-il? Qui tire les ficelles du marché noir international ? A travers un cas emblématique – les contrats Al Yamamah , ce documentaire s’immisce dans les coulisses de la criminalité financière en col blanc.

En 1985 l’Arabie Saoudite commande au géant de l’aéronautique britannique, BAE Systems, 242 avions de guerre ultra perfectionnés. Un contrat juteux dont les termes demeurent confidentiels que le Royaume-Uni, alors dirigé par Margareth Thatcher, s’empresse de signer. Les appareils sont payés en nature, contre du pétrole. Le prince Bandar ben Sultan, ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, s’est occupé des transactions. Or, des soupçons de corruption et de rétro-commissions au profit du prince, conduisent le Serious Fraud Office britannique à diligenter une enquête.

Partie 1 :

Partie 2 :

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Grande-Bretagne : Le “Boxing Day”, top départ de la folie des soldes

Une activité commerciale intense attend les magasins anglais. Et les acheteurs venus de loin, de l’étranger souvent, se ruent dans les boutiques qui pratiquent des soldes monstres, en ce premier jour de soldes appelé “Boxing Day”. A Londres, on peut voir des files d’attente immenses d’acheteurs, debout dès l’aube et prêts à tout dévaliser.

Les clients peuvent venir de loin, d’Asie, du Moyen-Orient ou des États-Unis. Ils disposent de budgets conséquents pour acheter sacs, chaussures et autres articles de marques. Les promotions sur ces articles de luxe peuvent atteindre 50%, une vraie affaire pour ces touristes.

Le magasin d’une grande artère commerciale de Londres a encaissé 2,5 millions d’euros en une heure, jeudi 26 décembre. La folie du “Boxing Day” est un vrai rituel à Grande-Bretagne, tous les ans. Trois milliards d’euros seront dépensés ce jeudi.

Chine : Le yuan devient-il une véritable monnaie internationale ?

Les autorités chinoises procèdent à une montée en puissance graduelle de leur monnaie. Au travers des accords Swap passés avec la City et la Banque centrale européenne, le Yuan est désormais utilisé pour des transactions financières internationales.

Dans une nouvelle zone franche, qui sera ouverte à Shanghai d’ici quelques jours, il sera convertible sans que l’on connaisse jusqu’ici le détail des modalités de son application…


France culture

La Grande-Bretagne émettra des billets… en plastique

La Banque d’Angleterre a officialisé mercredi sa décision d’émettre des billets de banque en plastique. L’institution avait lancé une concertation de deux mois à travers le pays pour recueillir l’avis des Britanniques sur ces nouvelles coupures, avant leur éventuelle diffusion sur le marché en 2016.

Les billets de banque britannique n’auront plus tout à fait la même odeur… La Banque d’Angleterre a en effet décidé de les faire fabriquer en plastique à partir de 2016.

Les premiers à être émis seront les billets de 5 à l’effigie de Winston Churchill, a annoncé le 18 décembre le gouverneur de la Banque d’Angleterre.

En septembre, elle avait lancé une grande consultation nationale pour remplacer ses vieux billets papiers en fibre de coton par des billets en polymère.

Pendant deux mois, l’institution bancaire sillonné le pays à la rencontre des Britanniques pour leur présenter les coupures qu’elle a déjà réalisées et récolter leurs impressions. Elle a également discuté avec les acteurs professionnels qui pourraient être affectés par la fin de l’émission des billets papiers. A l’issue de cette concertation, elle a finalement décidé de lancer officiellement ces coupures sur le marché.

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L’histoire du monde : L’âge de la démesure

Le XXe siècle est marqué par la confrontation des idéologies, mais aussi par les avancées technologiques. Le fascisme et le communisme s’affrontent violemment. En Inde, Gandhi mène une lutte non-violente contre l’Empire britannique qui aboutit à l’indépendance.

Les avancées technologiques facilitent considérablement la vie des hommes. Mais ce siècle s’achève sur de nouveaux défis à relever notamment, le partage des richesses, la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique.

Grande-Bretagne : L’immigration de masse a rendu l’économie moins performante

(Exclusivité Fortune – Article publié dans The Telegraph le 2 septembre, traduit par nos lecteurs “839237″ et Fridericus_Rex, merci à eux pour leur réactivité.)

La semaine dernière, Mark Carney, le nouveau Gouverneur de la Banque d’Angleterre, s’est rendu à Nottingham pour y prononcer son premier discours. Il a abordé le thème de la productivité britannique qui, depuis des années, est à la traîne de celles d’autres pays développés et qui n’est pas plus élevée aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2005.

Dans l’ensemble, les chefs d’entreprise ont tendance à soutenir une politique d’immigration – dite “de la porte ouverte” – ce qui contribue à répondre aux pénuries de main d’œuvre dans les secteurs clés.

Mais, plus particulièrement, cela exerce aussi une pression à la baisse sur les salaires. L’effet est similaire au fait d’avoir des niveaux durablement élevés de chômage, car elle crée une réserve inépuisable de main-d’œuvre bon marché.

Il semble que l’on assiste à la stagnation la plus importante de la productivité britannique. Les économistes ont largement décrit ce phénomène en le qualifiant d’« énigme »; mot qu’ils tendent à utiliser pour décrire une tendance qui tranche avec les normes passées. Pour la plupart d’entre nous, il ne s’agit cependant pas du tout d’un mystère. Lire la suite

Grande-Bretagne : Le stagiaire d’une banque meurt après 72 heures de travail non stop

Un stagiaire de Bank of America est décédé la semaine dernière après avoir enchaîné 72 heures de travail. Une enquête a été ouverte par Scotland Yard pour déterminer si les conditions de travail du jeune homme ont pu être à l’origine de sa mort.

Moritz Erhardt, un jeune homme de 21 ans, qui travaillait depuis le début de l’été dans une filiale de Bank of America, est décédé, jeudi dernier dans son appartement londonien. D’après The Independent, il souffrait d’épilepsie et s’est effondré sous sa douche. Des témoins affirment qu’il n’était rentré chez lui qu’à 6 heures du matin, tout comme les deux jours précédents, enchaînant ainsi près de 72 heures de travail.

Bank of America a publié un communiqué exprimant son «choc» et sa «tristesse». «Il était apprécié de ses collègues et était un stagiaire très assidu, promis à un brillant avenir.» Une assiduité aujourd’hui pointée du doigt par les médias anglais, qui mettent en lumière les conditions de travail dans le secteur bancaire.

Le journal rapporte le témoignage d’un jeune homme qui décrit «le cauchemar de tout stagiaire: un taxi vous ramène chez vous à 7 heures du matin et attend que vous vous soyez douché et changé pour vous ramener au travail». Un autre explique que «faire 100 heures dans la semaine est le minimum et que la moyenne tourne plutôt autour de 110».
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Europe : Les contrats précaires font florès

«Contrat zéro heure» au Royaume-Uni, «mini-job» en Allemagne, «contrat intermittent» en Italie, travail temporaire très développé en Espagne ou au Portugal : les Européens rencontrent de plus en plus de difficultés à trouver un emploi stable et à temps plein.

En Angleterre, ils seraient plus d’un million, selon un sondage réalisé par une organisation de professionnels des ressources humaines, à être employés dans le cadre d’un «contrat zéro heure». La particularité de ce type de contrat de travail britannique: il ne garantit ni temps de travail ni salaire minimum, et le salarié peut être prévenu la veille de sa journée de travail du lendemain . «C’est très sporadique et imprévisible, ce qui rend pratiquement impossible d’établir un budget ou un programme», témoigne pour l’AFP un jeune magasinier de 26 ans. Le marché de l’emploi britannique se caractérise par une flexibilité extrême, mais les contrats de travail dit atypiques ont proliféré dans toute l’Europe.

Les Européens sont en effet de plus en plus souvent contraints de passer par un emploi précaire pour rejoindre le marché du travail. Une étude allemande publiée l’année dernière souligne que la probabilité pour une personne en recherche d’emploi de trouver un contrat à durée indéterminée (CDI) en Europe a chuté de 7,7% entre 1998 et 2008. «La qualité de l’emploi s’est détériorée», note l’étude. C’est particulièrement vrai en Italie (+14%), en République Tchèque (+27%) et en Allemagne (+7%). De nombreux pays d’Europe ont en effet développé de multiples formes de contrats atypiques depuis les années 2000.

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Grande Bretagne: Bébé Cambridge et les autres

Tandis que la plupart des médias britanniques sont inondés de nouvelles du premier né de Kate et William, duc et duchesse de Cambridge, une partie de la presse a choisi de s’abstenir, ou d’évoquer le sort des autres bambins du Royaume-Uni.

A l’instar du site du quotidien The Guardian qui depuis lundi propose deux versions de la page d’accueil de son site internet (avec avalanche d’infos sur la noble progéniture ou sans, pour les républicains), la presse britannique est assez tranchée dans sa couverture de la naissance du royal baby.

Si la plupart des sites britanniques couvrent à foison la naissance de l’enfant de la duchesse de Cambridge, plusieurs d’entre eux ont choisi d’ignorer l’événement. Rien sur le site de l’hebdomadaire The Economist, rien non plus sur celui de The Irish News. Service minimum pour The Scotsman qui se contente d’annoncer brièvement la naissance, ou l’Irish Times dont un article confesse toutefois que “certains d’entre nous ne sont pas trop fiers de dire que nous avons immensément apprécié” l’événement.

Deux autres journaux britanniques ont profité de l’occasion pour rappeler que l’enfant royal aura le bonheur de ne pas partager le sort du tiers des quelque 2000 enfants qui naissent chaque jour au Royaume-Uni.

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La crise a cinq ans et toutes ses dents

La crise a 5 ans. Dans les années 1930, ce fut le délai avant la reprise dans nombre de pays, dont la France. Une sortie de crise est-elle pour autant en vue ? Rien n’est moins sûr, car la crise des années 1930 diffère profondément de la crise actuelle, hormis le caractère mondial et la durée.

Certes, dans les deux cas, une crise financière est déclenchée par l’excès d’endettement privé – crise mieux traitée aujourd’hui par les autorités qu’à l’époque, précisément en raison de ce que cette expérience nous a appris. Mais au-delà du mécanisme financier, les causes profondes des deux crises économiques sont différentes : celle des années 1930 fut aggravée par les dettes résultant de la première guerre mondiale et s’inscrivait dans un contexte de repli sur eux-mêmes des Etats et de renforcement de leur contrôle de l’économie. Celle d’aujourd’hui est liée à la mondialisation et au recul des Etats après la guerre froide.

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Grande-Bretagne : Les Blancs pauvres, une minorité ethnique

Vingt ans après une première étude sur les résultats scolaires des enfants pauvres dans le système éducatif, le dernier rapport du Bureau de l’inspection de l’Éducation nationale britannique (Ofsted), intitulé « Unseen Children » Enfants invisibles »), jette à nouveau un pavé dans la mare. Aujourd’hui, et contrairement aux années 80-90, les enfants pauvres des grandes villes, majoritairement issus des minorités ethniques, s’en tirent de mieux en mieux.

Les écoles du grand Londres, de Birmingham, de Manchester ou de Liverpool ne les abandonnent plus à leur sort et les investissements des trente dernières années portent leurs fruits. En revanche, les enfants pauvres des zones rurales et littorales de l’est et du sud-est de l’Angleterre, ceux de la white working class, fréquentant souvent des écoles où dominent les classes bourgeoises, sont sur la touche, avec un personnel enseignant qui semble indifférent.

Michael Wilshaw, directeur de l’Ofsted, les appelle « la minorité invisible des beaux quartiers ». Invisible, car blanche, mais pourtant défavorisée. Il préconise la manière forte : parachuter des « superprofs » dans ces écoles parfois huppées mais délaissant leurs élèves blancs et pauvres. Il a agité la menace d’inspections en rafale.

En janvier, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur, David Willetts, qui a tiré la sonnette d’alarme, demandant qu’une discrimination se fasse à l’entrée de l’université en faveur des mâles blancs d’origine modeste et affirmant que ceux-ci ont leur place aux côtés des minorités ethniques et d’autres minorités dites désavantagées.

Faute de statistiques ethniques, il n’aurait pas été possible de réaliser une telle étude en France. A cela, on répondra aussi que le fait de fonder une politique sociale non sur l’origine ethnique mais sur le niveau de pauvreté, évite, ici pour le moment, ce type de disparités.

Marianne

(Merci à Suria)

Les guerres de l’or

Conférence donnée par Ferdinand Lips1 à l’Université de St-Gall le jeudi 24 juin 2004 dans le cadre de la série intitulée «International Finance & Security»

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de remercier les organisateurs, Messieurs Graf et Brunner, de m’avoir invité. Avoir choisi un sujet aussi brûlant que celui de l’or les honore. Ils font ainsi preuve de courage. En effet, le mot «or» était tabou jusqu’il y a peu. Le prononçant, on risquait de passer pour un original. Ils ont pris une sage décision. Nous verrons bientôt à quel point, dès l’origine de la civilisation, l’or a joué un rôle essentiel et positif dans l’histoire de l’humanité.

Je prouverai que, sans monnaie-or, il n’est que crises et guerres dans le monde. Le XXe siècle et le début du XXIe en témoignent. Je prouverai également ou affirmerai tout au moins que, sans étalon-or, le monde retombera dans un nouveau moyen-âge. [...]

D’ici là, le système financier actuel – ou plutôt le non-système – aura fini d’exister, à mon avis. Comme vous le savez, il se fonde sur un mensonge et une accumulation gigantesque de dettes, qui ne peuvent plus être honorées. Il est probable que cette montagne de dettes recouvrira tout finalement.

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