Les paradis fiscaux britanniques s’engagent contre le secret bancaire

Londres a trouvé un accord avec les Bermudes et les îles Vierges. Un échange d’informations sera instauré avec cinq grands pays.

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« Un tournant », selon le Trésor britannique. « Une bonne nouvelle mais qui doit s’étendre à d’autres pays et concerner les sociétés écrans », selon l’association Tax Justice Network. Londres n’est sans doute pas au bout de ses peines pour lutter contre l’évasion fiscale dans sa sphère d’influence. Mais, alors que le gouvernement de David Cameron préside un G8 qui a mis le sujet au coeur de son agenda, il veut montrer qu’il fait des avancées.

Un accord de partage automatique d’informations bancaires a ainsi été annoncé [le 2 mai 2013] entre, d’un côté, les îles Vierges britanniques, les Bermudes, Anguilla, Monserrat et les îles Turques-et-Caïques, et, de l’autre, le Royaume-Uni mais également la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

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Grande-Bretagne : Les frontières poreuses de la politique avec la City

Un simple entrefilet découvert dans le Financial News, l’hebdomadaire financier faisant autorité dans la City, et nous voilà bien intrigué ! Andrew Mitchell, ex-ministre chargé de la discipline des parlementaires conservateurs, poste-clé au sein du gouvernement britannique, a rejoint l’équipe de Montrose Associates.

Les armoiries de la City de Londres. Deux dragons ont saisi le bouclier de Saint Georges. Quant à la devise “Dieu nous guide”, elle est fortement suspectée de faire référence à Mammon.

C’est une société de renseignements économiques fondée par des anciens de la banque d’affaires Lazard. Et à force de pianoter, on découvre que celui qui fut un brillant ministre du développement international a aussi travaillé chez Lazard à deux reprises, entre 1975 et 1987 et entre 1997 et 2009.

Ce nouvel exemple de l’entrisme institutionnel “à la trotskiste” pratiqué par le monde financier est d’autant plus significatif que David Cameron pourrait nommer M. Mitchell au poste de commissaire européen britannique en 2014.

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Fitch retire sa note maximale “AAA” à la Grande-Bretagne (màj)

Addendum du 24/04/2013 : La Banque d’Angleterre perd son “AAA” dans la foulée du Royaume-Uni

L’agence Fitch Ratings a retiré mercredi sa note maximale “AAA” à la Banque d’Angleterre, désormais notée “AA+”, dans la foulée de la rétrogradation du Royaume-Uni la semaine dernière, avec une perspective “stable”.

L’agence explique dans un communiqué que même si la capacité de la Banque centrale de créer de la monnaie est théoriquement illimitée, les avantages de cette pratique dépendent du gouvernement, ce qui renforce le lien étroit entre la Banque centrale et la note souveraine du royaume.

Boursorama


Cette annonce est un nouveau revers pour le gouvernement de David Cameron, alors que l’agence Moody’s avait déjà privé le pays de son triple A fin février.

Grande Bretagne : Abeilles, des députés demandent l’interdiction de pesticides

Un nouveau front s’est ouvert dans la guerre que mènent les défenseurs des abeilles contre les pesticides néonicotinoïdes. Dans un rapport sévère diffusé vendredi 5 avril, les députés britanniques de la Commission de l’environnement volent au secours des butineuses en appelant le gouvernement de Londres à interdire ces traitements chimiques, très largement utilisés dans les cultures de maïs, de colza, de tournesol et de coton.

L’interdiction des néonicotinoïdes est à l’étude en Europe, après que des études scientifiques ont démontré le rôle de ces produits dans l’effondrement des colonies d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs.

“Nous estimons que les preuves scientifiques sont importantes pour justifier des mesures de précaution, donc nous appelons (…) à un moratoire sur l’usage de pesticides liés au déclin des abeilles”, a déclaré la présidente de la commission parlementaire, Joan Walley, membre du parti d’opposition travailliste.

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Margaret Thatcher: icône libérale… nullité économique

En 1990, Margaret Thatcher fut évincée du leadership du Parti Conservateur britannique. La Dame de Fer, dont le poster orne les toilettes pour hommes de tout Parti Libéral qui se respecte, mit sa considérable intelligence et son pragmatisme réputé au service du privé.

L’industrie du tabac vivait des heures difficiles. Les campagnes de santé publique commençaient à faire effet dans les pays Occidentaux, et Big Tobacco, qui tue chaque année deux pour cent de sa clientèle, voyait d’un œil inquiet les jeunes commencer à se détourner de la cigarette. Qu’à cela ne tienne. Maggie était là, et fut engagée par Philip Morris comme VRP de luxe dans les pays de l’Est et du Tiers-Monde, là où la jeunesse, mal informée, pouvait encore rêver du cow-boy Marlboro sans savoir qu’au moment même, après avoir témoigné en faveur d’une législation anti-tabac, celui-ci mourait d’un cancer du poumon à 52 ans.

Pour la somme coquette de 1 million de dollars par an, l’ancienne première ministre britannique mit sa notoriété et son carnet d’adresses au service de cette noble cause humanitaire. Les temps étaient durs, cependant, et 1 million de dollars par an, pour celle qui avait imposé l’austérité et la schlague aux plus faibles pendant des années, c’était un peu juste.

Aussi la City accueillit-elle avec enthousiasme quelques années plus tard la grande nouvelle.

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Grande-Bretagne : Les Anglais ne jettent plus, ils réparent

A Londres, les Anglais apprennent à réparer leurs appareils en panne, au lieu de les jeter et de les remplacer dès qu’ils tombent en panne. Mode d’emploi d’une tendance de fond.

Ordinateur poussif, bouilloire défectueuse, lecteur MP3 en rade: plus besoin de s’arracher les cheveux pour les réparer ou de se précipiter au magasin pour les remplacer. A Londres, les novices peuvent apprendre gratuitement à prolonger la vie de leurs appareils, une alternative à la société de consommation en période de crise économique et écologique.

Quand un appareil tombe en panne, les gens sont dépourvus“, constate Ugo, un Italien installé à Londres. “Les fabricants font en sorte que le service après-vente soit limitée et la publicité incite à acheter la dernière nouveauté.” Sans compter que les petits commerçants capables de réparer les appareils électriques et électroniques ont quasi disparu.

Lyn Turner, bonnet bleu enfoncé sur la tête et chien en laisse, est frustrée. Cette cinquantenaire ne peut plus écouter ses programmes favoris: sa petite radio est en panne.
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Grande-Bretagne : Margaret Thatcher, l’enfance d’un chef

Née en 1925, Margaret Thatcher grandit dans un milieu modeste et très strict. Patron d’une épicerie, son père s’est élevé à la force du poignet. Le soir, ses filles étudient et donnent un coup de main à la boutique. La seule distraction tolérée est le très austère culte méthodiste, le dimanche, où le père officie.

Ambitieuse et obéissante, Margaret se plie à ce cadre qui fait d’elle une élève brillante, limite pédante. La guerre fait un peu mûrir cette “madame je sais tout”. Sous les bombardements, la jeune fille s’enflamme pour les discours radiophoniques de Churchill. En 1943, elle apprend qu’elle est reçue à la prestigieuse université d’Oxford…

« Offshore Leaks » : silence radio à Londres (Màj)

Addendum du 07/04/2013

En matière de paradis fiscaux, le Royaume-Uni est un peu comme un aigle à deux têtes, deux visages qu’il ne montre jamais simultanément. Officiellement, le premier ministre britannique David Cameron a placé la lutte contre l’évasion fiscale au cœur de sa présidence du G8 cette année. (…)

Dans la réalité, la première place financière européenne de par sa perméabilité peut être considérée comme le paradis fiscal par excellence. “Onshore” (souverain) comme on dit dans le jargon, par opposition à “offshore” (extraterritorial).

Ainsi, les nombreux scandales qui ont récemment émaillé la chronique financière de la City – blanchiment de l’argent de la drogue, violation des sanctions internationales, évasion fiscale à grande échelle, commissions occultes dans des contrats d’armements – ont tous transité via des paradis fiscaux liés de près ou de loin à la City.

(…) Dans ces conditions, le silence médiatique qui a entouré au Royaume-Uni les révélations des Offshore Leaks est facilement compréhensible. Seul le Guardian, associé à l’enquête, a couvert l’affaire. Ailleurs, c’est le silence radio. Et pour cause, les propriétaires des titres britanniques sont souvent eux-mêmes immatriculés dans les zones offshore. (…)

Le Monde (Marc Roche)

Myret Zaki analyse les montages financiers sur la Radio Télévision Suisse Romande, le 07/04/2013 à 19 H 30

RTS

En complément, un entretien audio, également sur RTS ce jour :

« Qui a piraté ces données ? Pourquoi est-ce que cela se concentre essentiellement sur l’Europe ? Qui a intérêt à sortir ces informations ? Avant de gober ces données, on doit le savoir. » – Myret Zaki

Forum RTS

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Addendum du 06/04/2013

Devant un tel déballage médiatique, le premier réflexe ne saurait être autre que de défiance, sachant que parmi les pontes de l’ICIJ, étrange bidule international, on trouve le financier George Soros, requin de la spéculation dont la fondation Open Society peut être considérée, sans grand risque de se tromper, comme l’un des plus beaux fleurons du soft power américain, art dans lequel la CIA est passée maître. Rappelons ainsi que le Soros en question a failli faire sauter la banque d’Angleterre et manqué de peu de faire de même avec celle de Malaisie.

(…) Ces choses dites, les révélations de l’ICIJ, seulement relayées par quelques dizaines de journaux triés sur le volet, dont The Guardian et Le Monde, sont intéressantes à plus d’un titre. Chez les grands fraudeurs, quelques rois nègres, deux ou trois satrapes orientaux et autant d’autocrates caucasiens. Bref, de l’habituel. Des Américains ? Pour l’instant, pas la queue d’un…

Boulevard Voltaire

pour mettre les choses en perspective, soulignons que les 120.000 sociétés offshore dévoilées par cette “méga-opération” pâlissent quand on sait que les seuls trois Etats américains du Delaware, du Wyoming et du Nevada renferment plus de 700.000 sociétés offshore. Aura-t-on la moindre information pertinente sur ces juridictions-là qui figurent parmi les plus opaques au monde ?

Par ailleurs, il manque l’essentiel. Lorsqu’on dévoile ainsi une base de données volée à des intermédiaires financiers des Iles Vierges Britanniques et de Singapour, la première chose que l’on attendrait d’un consortium de journalistes d’investigation, c’est qu’il nous informe sur l’identité du voleur. Qui donc a piraté ces données ? D’où vient ce mystérieux disque dur, arrivé dans un paquet anonyme? Avant de s’enthousiasmer et d’avaler tout droit ces informations, il convient de s’interroger sur qui a intérêt à les livrer ainsi en pâture, et qui sera balancé aux médias, et qui sera éventuellement protégé.

Bilan

(Merci à libherT)
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GB : le ministre du Travail mis au défi de vivre avec 9 euros par jour

Une pétition a été lancée contre Iain Duncan Smith, membre du cabinet de David Cameron, après que ce dernier a jugé possible de vivre avec 53 livres par semaine.

Iain Duncan Smith en bonne compagnie

Ce mercredi après-midi, la pétition hébergée par le site www.change.org avait déjà récolté plus de 384.000 signatures. L’appel, lancé lundi, met au défi le ministre britannique du Travail, Iain Duncan Smith, de réussir à vivre avec 53 livres par semaine, soit un peu moins de 9 euros par jour.

Les signataires veulent ainsi répondre aux propos tenus par le ministre lundi sur la BBC, lors d’une interview sur les réformes du système d’aides sociales que le gouvernement de David Cameron fait passer. Reprenant le témoignage d’un vendeur ambulant, le journaliste de la BBC lui avait alors demandé s’il pourrait, lui aussi, vivre avec 53 livres par semaine. Ce à quoi Iain Duncan Smith avait répondu : «Si je le devais, oui».

«Prouve-le !», rétorquent ceux que cette déclaration a indignés. Ils demandent que le ministre vive dans ces conditions pendant un an. «Cela représenterait une réduction de 97% de son revenu actuel qui est de 1.581,02 livres par semaine ou 225 livres par jour après impôt», ajoute le texte de la pétition.

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De Gaulle et la construction européenne : Une politique cohérente

C’est en réfléchissant sur la célèbre formule du Général de GAULLE, « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » que l’on peut notamment reprendre le cheminement de sa pensée au sujet de la construction européenne qui apparaît pour lui comme une « exigence ». Telle « une union des Etats », préservée de toute supranationalité, affirmant l’identité de ceux qui la composent, dont il perçoit « l’ardente nécessité », la construction européenne apparaît indispensable à la fois pour l’influence de la France et pour la paix.

A son retour au pouvoir en 1958, le Général de GAULLE sait où il veut aller avec une France qui pourra à nouveau jouer un rôle clé.

Dans ses Mémoires d’Espoir, il écrivait « S’il est une voix qui puisse être entendue, une action qui puisse être efficace, quant à l’ordre à établir en remplacement de la guerre froide, ce sont par excellence la voix et l’action de la France ».

Au regard des réalités, il sait qu’il doit trouver les moyens de la politique qu’il veut mener.

Fin 1962, sur le plan institutionnel, le principe de l’élection du président au suffrage universel est adopté, le redressement économique est réussi, le problème algérien est réglé.

Mais l’objectif  qui paraît marquer davantage ses intentions, est l’affirmation européenne à travers le plan Fouchet, appelé « Traité établissant une Union d’Etats », en effet, initialement, le Général de GAULLE veut faire du rapprochement franco-allemand, la « pierre angulaire » d’une construction d’un ensemble indépendant.

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Royaume-Uni : Les banques devront trouver 25 milliards de livres

Les banques britanniques vont devoir combler un trou de 25 milliards de livres d’ici la fin de l’année pour renforcer leurs fonds propres et se mettre à l’abri des pertes provoquées notamment par le coût des scandales entachant la City et les turbulences dans la zone euro.

Chypre : trois leçons pour un sauvetage réussi

« Caramba, encore raté ! » Avec le plan de sauvetage de Chypre décidé lundi matin, les ennemis de l’Europe en sont, une nouvelle fois, pour leurs frais. A gauche, les accusations proto-staliniennes de M. Mélenchon contre les « 17 salopards » de l’Eurogroupe ( « dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse [sic], il s’appelle Pierre Moscovici… ») nous feraient presque regretter la modération de feu Hugo Chavez et ont l’effet d’un boomerang. A droite, les éditorialistes de la presse anglo-saxonne, tout heureux de divertir l’attention des marchés loin de l’effondrement de l’économie et des finances publiques britanniques, se réjouissaient de la énième implosion imminente de la zone euro.

Ces partisans de la mort de l’euro devront prendre leur mal en patience : l’Eurogroupe a spectaculairement retourné, au bénéfice des intérêts des citoyens de l’Union européenne, une situation très mal engagée la semaine dernière.

Rappelons les chiffres, quand on parle de Chypre. Cette île de la Méditerranée est pour l’Union européenne un caillou dix fois plus petit que la Grèce : 0,2% du PIB et de la population de l’Union. Un caillou petit, mais costaud : à l’image d’autres îles ayant prospéré dans le giron britannique (Jersey, Guernesey, les îles Caïmans, les îles Vierges britanniques, etc.), Chypre est devenu un paradis bancaire et fiscal.

Les banques s’y sentaient tellement bien qu’à force d’effets de levier, d’expositions excessives aux activités de marché, de prêts abondants, permis notamment par l’appartenance à la zone euro (et la garantie implicite de la BCE), elles ont fini par représenter 670% du PIB de l’île.

Qui dit mieux ? Pas la France (387%), ni l’Allemagne (333%), qui se sont gardées de cette déviance. Seule la Grande-Bretagne, avec les banques de la City, approche le niveau de Chypre (507% du PIB – source : European Banking Federation).

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Crise à Сhypre : Et si le rêve européen touchait à sa fin ?

Par Alexandre Latsa

Les récents événements à Chypre ont donné lieu à un déferlement médiatique excessif et souvent bien éloigné de la réalité. Le pays en 2011 avait pourtant une dette en pourcentage du PIB inférieure à celle de la France, de l’Italie et de l’Allemagne. Jacques Sapir rappelle en outre que les banques chypriotes ont aujourd’hui des actifs qui sont égaux à 7,5 fois le PIB de l’Ile, alors que la moyenne dans l’UE est de 3,5 fois, mais que c’est largement moins par exemple que le Luxembourg dont les actifs bancaires pèsent 22 fois le PIB.

Un peu d’histoire

La partie sud de l’île de Chypre (la partie nord étant envahie militairement par la Turquie depuis 1974) est peuplée de 770.000 habitants et ne représente que 0,3% du PIB de la zone euro. L’île, bien que relativement méconnue du grand public, du moins jusqu’à cette crise, a eu une histoire très tumultueuse la partageant largement entre l’Occident et l’Orient. Les lecteurs souhaitant en savoir plus peuvent consulter cette histoire illustrée de l’île s’arrêtant à 2004.

C’est justement cette année-là que Chypre a rejoint l’Union Européenne (le pays étant le plus riche des nouveaux entrants à l’époque) puis, en 2008, Chypre a intégré la zone euro. A ce moment l’île connaissait déjà des afflux de capitaux russes et la législation fiscale y était déjà sensiblement la même qu’aujourd’hui.

La même année la crise financière à frappé l’île comme tous les pays occidentaux et lors de la restructuration de la dette Grecque, les actifs des banques Chypriotes (qui contenaient une forte proportion de bons du trésor grecs) ont été brutalement dévalorisés par cette décision de l’Eurogroupe.

Le racket fiscal: nouvelle solution pour régler la crise?
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“Irak : dix ans après l’invasion, le risque d’une guerre civile”

Dix ans après l’invasion de l’Irak par les Américains et les Anglais, le point sur la situation dans le pays, où stabilité et sécurité sont loin d’être acquis.

Bagdad. Une image parmi d’autres des attentats qui ont fait 65 morts en Irak, le 19 mars 2013, à l’occasion du dixième anniversaire de l’invasion du pays

Dix ans après la mission Iraqi Freedom, menée par les Américains et les Anglais, pour renverser Saddam Hussein, l’Irak est toujours un pays d’une grande instabilité, déchiré par des tensions entre communautés et secoué par des attentats terroristes.

Pourquoi, alors que le pays s’est doté d’une constitution et est redevenu un grand pays exportateur de pétrole, la situation est-elle toujours aussi instable d’un point de vue politique et communautaire ?

Karim Pakzad, chercheur à l’Iris, spécialiste de l’Irak, analyse pour BFMTV.com une situation complexe aux sources de tension multiformes.

Quelle est la situation politique en Irak aujourd’hui ?
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Angleterre : Les énergies renouvelables en passe de remplacer le nucléaire

La Grande-Bretagne passe la cinquième et s’apprête à lancer le plus grand parc éolien off-shore au monde, en se lançant un défi sans précédent : les énergies renouvelables doivent avoir dépassé le nucléaire en termes de puissance avant 2018.

Il s’agit là d’une prévision élaborée par l’association du secteur des énergies renouvelables ‘Renewables UK’ et reprise dernièrement par le quotidien « The Guardian », après l’entrée en fonction de la première turbine du London Array, ce gigantesque réseau d’éoliennes établi à l’embouchure de la Tamise.

Le parc sera activé en plusieurs phases, la première devant être normalement achevée d’ici la fin de l’année 2013 : 175 turbines Siemens pour un puissance totale de 630 MW, capables de fournir de l’énergie à 470,000 habitations. Dans un deuxième temps, le parc devrait atteindre les 870 KW.

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L’UE mesure enfin l’urgence sociale de la crise

Réunis en sommet à Bruxelles les dirigeants européens ont évoqué la guerre civile en Syrie, qui entre dans sa 3e année. Sur le plan interne, ils veulent se donner des moyens pour accélérer la croissance et la création d’emplois, face à la colère qui monte et à l’euroscepticisme qui gagne du terrain.

Rome, 14 novembre 2012 : heurts entre police anti-émeute et manifestants contre l’austérité

L’emploi, plus particulièrement celui des jeunes, est redevenu une préoccupation de premier ordre au sein de l’Union européenne. Alors que la colère gronde dans la rue face à un taux de chômage battant record après record et face à des millions de jeunes en manque de perspective, alors que l’euroscepticisme gagne du terrain, les dirigeants européens ont consacré leur sommet de ces 14 et 15 [mars 2013] au volet social de la crise. Ils ont décidé de mettre les bouchées doubles pour favoriser la croissance et l’emploi.

Jusqu’ici, pour les dirigeants européens, issus pour la plupart des partis politiques conservateurs, la priorité était de redresser les finances publiques, corriger les déséquilibres macroéconomiques et restaurer la confiance des investisseurs. Il ne fallait en tout cas pas dépenser ce qu’on n’avait pas. La croissance et l’emploi allaient suivre. L’Allemagne d’Angela Merkel, était le modèle tout indiqué à suivre.
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Banques : Des bonus qui ne passent plus

Les aides astronomiques consenties aux banques européennes n’ayant pas permis de relancer la croissance, le climat change en Europe. La grogne monte contre les abus du secteur privé. L’opinion a soif de vengeance et les banquiers ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes, écrit un chroniqueur britannique.

Les paysans se soulèvent dans toute l’Europe. C’est après les banquiers qu’ils en ont, et ils ne plaisantent pas. Jusqu’à présent, la crise du crédit a suscité réprobation et perplexité. Les banques ont réussi à persuader le monde entier qu’il s’agissait d’un coup du sort. De fait, elles étaient “too big to fail” et leurs dirigeants trop irréprochables pour expier leurs fautes. En quatre ans, les banques britanniques ont reçu près de 500 milliards d’euros en fonds publics et en papier-monnaie. Elles ont remonté la pente, comme de bien entendu, et sont restées riches, tandis que tout le monde s’appauvrissait.

La colère gronde. Ni le secteur bancaire, ni le gouvernement n’ont été capables de redresser la situation. Les gens ont soif de vengeance, et contre toute attente, c’est le Parlement européen qui leur permet de l’assouvir en déclarant que les banquiers européens ne pourront pas percevoir de bonus supérieurs à leur salaire – ou deux fois supérieurs à celui-ci s’ils obtiennent le feu vert des actionnaires. Une disposition valable partout et pour tout banquier étranger travaillant au sein de l’UE.

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La Pan-Europe de Coudenhove-Kalergi : La naïveté comme projet !

Et si la naïveté était le trait commun des partisans d’une fédération européenne ? Près de 90 ans après la publication de Pan-Europepar le comte Coudenhove-Kalergi, en 1923, la question mérite d’être posée. Cette conception de l’Europe, portée dans l’entre-deux-guerres par Aristide Briand a été balayée par l’histoire.

Richard de Coudenhove-Kalergi, fils d’un diplomate austro-hongrois et d’une Japonaise reçut, en Bohême, une éducation européenne et cosmopolite prolongée par des études au Thérésianum de Vienne. Devenu tchèque après la chute de l’Empire d’Autriche-Hongrie en 1919, il commence à réfléchir à la nécessité de créer un nouvel ordre européen. Il influence notamment le Président tchèque Masaryk pour rassembler l’Europe de l’Est dans une fédération mais se heurte, déjà, aux nationalismes. De ce projet, seule, restera la Petite entente.

Face à l’émergence de grandes entités continentales, en Russie, aux Etats-Unis, face à la Grande-Bretagne et son vaste empire, pour Coudenhove-Kalergi, l’Europe doit s’unir et s’édifier selon quatre étapes autour des nations continentales. La première serait la mise en place d’une conférence paneuropéenne. La deuxième étape consisterait en l’établissement d’une cour d’arbitrage entre les Etats pour éviter les conflits.

La troisième, la création d’une union économique paneuropéenne. Enfin, la quatrième étape serait la constitution de la Pan-Europe autour d’une Chambre des peuples et d’une Chambre des Etats de 26 représentants.

En 1926, le premier congrès paneuropéen se réunit à Vienne. De nombreux intellectuels soutiennent le mouvement mais aussi des personnalités politiques comme Edouard Herriot et Aristide Briand.

Qui reprend et porte ce projet ?

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États-Unis : Apprendre à écrire ne sera plus obligatoire dans les écoles de 45 États

À l’heure ou nous envoyons des mails, textos ou messages tchats au détriment de belles lettres manuscrites, est-il toujours légitime d’apprendre à écrire à l’école  ? La question peut surprendre.

Pourtant aux États-Unis, elle a déjà été tranchée : d’ici 2014, l’écriture manuscrite sera un enseignement optionnel dans 45 États américains. À la place, sera privilégié l’apprentissage de … Word.

Après tout, en Grande Bretagne d’après un sondage, 40% des citoyens déclarent n’avoir rien écrit à la main depuis 6 mois.

Pour Monica Baerg, 16 ans, élève au lycée d’Arcadia en Californie, écrire en attaché, ça ne sert à rien. Les devoirs sont systématiquement tapés à l’ordinateur. Quand Monica est forcée d’utiliser un stylo, elle écrit en lettres d’imprimerie. “Personne ne nous a jamais forcés à utiliser l’écriture cursive, donc c’était pénible de mémoriser les lettres“, raconte cette adolescente… qui a cependant des difficultés à déchiffrer ce que ses parents écrivent.
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