Sarkozy invite Baroin dans une conférence pour la banque Goldman Sachs à Londres

L’ex-président emmène pour la première fois un ancien ministre pour assister à l’une de ses conférences privées, pour la banque Goldman Sachs. Arnaud Montebourg dénonce le choix de se laisser inviter par une banque «qui a été très critiquée».

L’ex-président emmène pour la première fois un ancien ministre pour assister à l’une de ses conférences privées, pour la banque Goldman Sachs. Arnaud Montebourg dénonce le choix de se laisser inviter par une banque «qui a été très critiquée».

Nicolas Sarkozy passera l’après-midi à Londres pour y donner une conférence sur la politique européenne. Il le fait à l’invitation de la banque Goldman Sachs. Pour ce court déplacement, Nicolas Sarkozy emmène avec lui François Baroin. Il avait déjà demandé à Alain Juppé de l’accompagner lors d’un aller-retour en Libye, en février dernier. Mais il s’agissait d’une occasion spéciale, à l’invitation du gouvernement libyen. Cette fois-ci, il choisit de convier un ancien ministre à une conférence privée, au cours de laquelle il rencontrera, «à titre privé», le premier ministre David Cameron au 10 Downing Street.

«Si vous êtes payé par Goldman Sachs, comment faites-vous pour critiquer Goldman Sachs ?»

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif

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Chypre : Le lobby bancaire US aurait intérêt à semer la panique

L’Institut de la finance internationale voudrait semer la panique sur les marchés européens et plomber l’économie de l’Union européenne qu’il ne s’en prendrait pas autrement …

L’IIF, lobby bancaire très influent, basé à Washington, représentant les principales banques de la planète – et loin d’être totalement neutre sur le dossier – a estimé mercredi que le plan adopté in extremis pour sauver Chypre de la faillite risquait d’être appliqué à d’autres pays de la zone euro.

Mettant parallèlement en garde contre son impact sur les risques accrus de récession que pourraient engendrer de telles mesures pour l’économie chypriote. Histoire encore de noircir le tableau ? Selon l’Institut, les pertes très importantes que devront supporter les déposants et les impacts du plan sur le secteur financier chypriote pourraient conduire à une récession de près de 20% entre 2013 et 2015.

« Selon nous, les investisseurs seraient bien avisés de considérer la solution trouvée à Chypre (…) comme le reflet de la façon dont les futures tensions seront gérées », préconise l’IIF dans un rapport.

Ajoutant toutefois que la possibilité qu’une telle approche soit généralisée dans la zone euro devrait encore être étudiée de près.

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