Élections : « Votez Marchais ! »

Fortune a déniché pour vous, en vidéo, les critiques par le candidat Georges Marchais de la politique économique et sociale de Valéry Giscard d’Estaing et le programme alternatif du Parti Communiste français, lors de la campagne électorale présidentielle de 1981. Sujets: produire en France, protectionnisme, immigration…

Avec la participation d’André Lajoinie, Philippe Herzog, Pierre Juquin et Emmanuel Maffre-Baugé.

Vidéo du 14 avril 1981 :

Vidéo du 17 avril 1981 :

A 75 % les riches partiront ?

par Frédéric Lordon

Mais qu’ils partent donc, ils ne nous manqueront pas. Ils sont très remplaçables, leur fortune est inutile à l’économie, et elle est un trouble à l’ordre public. Ah oui : en partant, qu’ils n’oublient pas de déposer leur passeport à la porte. Avant de la prendre.

Les faux-semblants de la gauche serpillière

Il y a suffisamment de raisons d’être affligé de la campagne du candidat « socialiste » — qui ne trouve mot à redire au traité MES [1] institutionnalisant les principes de l’« ajustement structurel », promet de renégocier le TSCG [2] avec la franchise d’un trafiquant de voitures d’occasion, fait des moulinets contre la finance avant de se rendre à Londres jurer l’innocuité de ses intentions réelles — il y a, donc, suffisamment de raisons d’affliction pour ne pas noter le moindre tressaillement du gauchomètre, dont tous les tracés étaient restés jusqu’ici absolument plats. Sans doute l’oscilloscope n’est-il pas menacé d’exploser : le maniement de la fiscalité individuelle n’est le plus souvent qu’un instrument de correction d’effets dont on préfère ne pas attaquer les vraies causes.

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Que crève le système

Par Boreas
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Dans le contexte actuel de dé-mondialisation, on a pu lire récemment sur le blog de Paul Jorion, parlant de la divergence désormais avérée des grandes puissances économiques dans leur quête désespérée d’une illusoire reprise : « l’affirmation renforcée d’une politique du chacun pour soi (…) ne fera qu’accentuer la crise ».

C’est exactement ce que dit le LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) depuis l’an dernier, même si, au plan chronologique, ses prévisions se sont avérées à trop court terme : « d’ici la fin de l’été 2009. Sur fond de cessation de paiement des Etats-Unis s’ouvrira alors la période à partir de laquelle le « chacun pour soi » deviendra la règle du jeu international ».

Or, en effet, même dans le « chacun pour soi », ne gît aucune solution de continuité pour le système.

Parce qu’aucun des prétendus remèdes n’est viable (la planche à billets aux Etats-Unis et au Japon, les politiques d’austérité de droite – réduction des dépenses publiques – comme de gauche – augmentation des recettes publiques – en Europe).

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Quand le parti communiste était souverainiste, protectionniste et contre l’immigration…

Incroyable, le parti communiste fut un jour souverainiste et protectionniste. A l’époque, le PCF était dirigé par Georges Marchais. Et, surprise, son discours d’alors résonne aujourd’hui curieusement, tant il présageait des dérives actuelles du système.


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À qui profite l’immigration ?

Du regroupement familial à l’immigration choisie, l’union sacrée de la droite d’affaires et de la gauche bobo au service de la destruction des classes populaires françaises.

Avec par ordre d’apparition : Georges Marchais, Francis Bouygues, Éric Zemmour, un ouvrier français, Nicolas Domenach, François Hollande, Julien Dray.