Propagande : “les lionceaux du Califat”

Lundi 24 novembre, l’Etat islamique a mis en ligne sur Vidme une vidéo de propagande qui atteste pour la première fois de l’existence de camps d’entraînement djihadistes pour enfants. On y voit de jeunes garçons en uniforme noir s’entraîner au combat sous l’égide d’un adulte qui les dirige. Pour la décrypter, nous avons interrogé Wassim Nasr, journaliste à France 24 spécialiste des mouvements djihadistes, et David Thomson, reporter pour RFI et auteur du livre Les Français jihadistes (éd. Les Arènes).

par Mathieu Dejean

Dans cette vidéo, on voit des enfants recevoir un entraînement militaire brutal, se faire taper dans le ventre, casser des briques avec la tête et tirer avec des armes à feu. Ces scènes sont ponctuées par l’intervention d’un djihadiste qui semble diriger le camp : que dit-il ?

Wassim Nasr – Il explique que l’Etat islamique a eu l’idée de mettre en place un camp d’entraînement pour ces enfants qu’ils appellent “les lionceaux du Califat”, et que ce sont des enfants des mosquées. Cela signifie qu’a priori ce sont des enfants orphelins et des enfants de djihadistes. Le programme s’articule en trois phases. Une phase de combat au corps à corps, d’endurance, et d’entraînement militaire pour combattre “les mécréants”, les laïques et les chiites.

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La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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Radio Courtoisie : « En liberté surveillée » (Audio)

Le samedi 18 octobre 2014, dans l’émission “Le Libre journal des lycéens” sur Radio Courtoisie, Pascal Lasalle recevait Georges Feltin-Tracol, pour ses derniers ouvrages En liberté surveillée : réquisitoire contre un système liberticide, et Thierry Maulnier, un itinéraire singulier“.

Indifférenciation, sans-frontièrisme, mondialisation, tels sont les fondamentaux de l’idéologie dominante. Elle se raidit. Elle recherche le contrôle sur tout : sur les semences, qui ne sauraient être produites par tout un chacun (loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006), sur les médicaments, sur les idées, qui doivent être agréées, sur les comportements, qui doivent être conformes aux normes jugées « appropriées » par l’idéologie, sur le porte-monnaie des citoyens, qui doivent être endettés – sous prétexte de « relancer » la croissance – ce qui permet de les contrôler par le crédit.

Nous en sommes là. C’est très exactement un néo-totalitarisme post-démocratique. Il s’agit, comme avec tous les totalitarismes, de réduire la diversité du vivant. Tout doit être contrôlé et marchandisé. Or, le contrôle nécessite de rationaliser le vivant. Voilà les enjeux que Georges Feltin-Tracol nous aide à comprendre. Ce qui n’est pas mince. A lire pour retrouver (ou garder !) une joyeuse lucidité. Et l’envie d’enlever leurs masques aux imposteurs.

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Frédéric Encel : «L’Etat islamique partage la même vision du monde que les Saoudiens»

Docteur en géopolitique, Frédéric Encel est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages, principalement sur le Proche-Orient. Après Gilles Kepel et Jean-Pierre Filiu, Fréderic Encel publie un ouvrage de synthèse sur le Printemps arabe. Il le fait à sa manière, celle d’un spécialiste de géopolitique formé par Yves Lacoste. Sa démarche est de «tenter d’appréhender les représentations des acteurs, leurs manières de penser» le monde dans lequel ils agissent de manière politique. Très facile d’accès, l’ouvrage décrit ainsi ce que le printemps arabe a révélé – notamment l’échec d’une vision cynique de l’histoire.

Fréderic Encel «Géopolitique du printemps arabe» PUF, 245 pages, 18 euros.

Le roi Abdallah Al Saoud et le président Hollande, le 29 décembre 2013 à Riyad

Le pèlerinage de La Mecque le montre, l’Arabie saoudite reste centrale dans l’univers musulman. Pourquoi ce pays de 30 millions d’habitants a-t-il été épargné par le Printemps arabe ?

Parce que le régime disposait de tous les moyens de le tuer dans l’oeuf ! Pour au moins trois raisons, outre la répression policière. D’abord, le système féodalo-tribal sur lequel repose l’Etat et la société. C’est la vieille éthique bédouine de soumission au chef de la tribu, et de la soumission des tribus à la plus puissante d’entre elles, les Saoud. Ce n’est pas une société individualiste…

Ensuite, les sommes considérables que le pouvoir a injecté dans la société, dès les premières semaines du printemps arabe en Tunisie et en Egypte. On parle de 130 milliards de dollars versés en dix-huit mois, dans l’éducation, le logement, la santé, des secteurs en partie sinistrés. On ne dispose pas de données très fiables, mais on considère généralement que 20% des jeunes Saoudiens sont au chômage, dans un pays qui ne produit rien d’autre que du pétrole et du gaz. Ces fonds pharaoniques ont permis d’éviter les émeutes sociales.

Enfin, le formatage des esprits par le régime, très clairement d’inspiration islamiste radicale.
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Le nationalisme, l’investissement international et le commerce mondial n’ont jamais fait bon ménage

La déconnexion entre les événements géopolitiques et le sentiment des investisseurs est particulièrement forte : les événements en Russie, au Moyen-Orient ou en mer de Chine n’ont pas vraiment affecté les marchés d’actions. La mort de 200 000 Syriens depuis deux ans s’est accompagnée d’une hausse de ceux-ci. Les marchés seraient-ils donc myopes ? Bien sûr certains chocs géopolitiques inattendus provoquent une chute des marchés.

Par Bertrand Jacquillat

Mais celle-ci n’est en général que temporaire : que l’on songe aux événements du 11 septembre 2001 et la chute de 14 % du Dow Jones qui s’ensuivit. Cet indice, comme celui du Nasdaq, ne mit que deux mois pour retrouver son niveau précédent. En fait, le risque géopolitique n’a plus affecté durablement les marchés depuis le choc pétrolier des années 1970 qui suivit la guerre israélo-arabe de 1973 et la révolution iranienne de 1979.

Depuis cette époque, le monde a été caractérisé, non pas par le risque, mais par l’opportunité géopolitique.

La fin du maoïsme, la chute du mur de Berlin, la fin des dictatures latino-américaines ont provoqué l’ouverture d’immenses marchés à l’échange international, source de croissance.

Dans ce contexte d’opportunité géopolitique, le sentiment des investisseurs a été dirigé par l’économie et non par la politique : l’éclatement de la bulle Internet de 2000, la crise financière de 2008 et de l’euro, et les politiques monétaires accommodantes des banques centrales.

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Les jihadistes de l’État islamique seraient aux portes de Bagdad

ERBIL, Irak — Après une semaine d’offensive dans l’Ouest de l’Irak, les militants de l’État islamique ont pris le contrôle des villes clefs de la province d’Anbar et ont entamé le siège d’une des plus grande base militaire du pays, plaçant Bagdad à portée de leurs canons.

By Mitchell Prothero (Traduction libre, par FORTUNE)

Location: The militants are understood to have had their advance halted by U.S. airstrikes on Sunday at Ameriyat Al-Falluja  - a small city about 18 miles south of Fallujah and 40 miles west of Baghdad. But the clashes did not force the bulk of the fighters to retreat and many are said to have now advanced closer to the capital

 L’Etat islamique et ses alliés tribaux maîtrisent la province d’Anbar depuis leur dernière offensive surprise de décembre, mais leur avancée réalisée cette semaine est particulièrement préoccupante. Pour la première fois cette année,

les insurgés islamistes seraient présents en force à Abu Ghraib, la dernière ville de l’Anbar située dans les faubourgs de la capitale.

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Pourquoi les investisseurs se fichent de la guerre, de la terreur et du chaos

Le risque géopolitique actuel est quasiment nul. Quoique.

Au début de l’année, je suis intervenu sur le “risque géopolitique” durant une conférence d’investisseurs. J’ai rondement traité le sujet : la Russie, le Moyen-Orient, la Mer de Chine du Sud, l’Eurozone. Ensuite, j’ai pris un café avec un autre intervenant, un célèbre investisseur de fonds privés, et je lui ai demandé comment il évaluait le risque géopolitique.

Presque nul, répondit-il. Nous étudions les entreprises, le cash flow, les investissements eux-mêmes.

Comme l’homme qui s’exprimait ainsi est un milliardaire, qui a mis fin à la conversation en me proposant une place pour Madrid dans son jet privé, il serait idiot de ne pas prendre en considération son opinion. La plupart du temps, il est raisonnable de traiter l’actualité comme un simple bruit de fond, un peu plus important que la rubrique Sports.

Des événements qui sont des tragédies au niveau individuel sont sans importance pour les investisseurs. La guerre en cours en Syrie, qui a déjà coûté près de 200.000 vies, a lieu sur fond de marchés boursiers en plein boom.

L’absence de liens entre les marchés et la politique est particulièrement sinistre ces temps-ci. La semaine dernière, les colonnes des journaux étaient remplies d’articles sur la guerre en Ukraine, au Moyen-Orient, et sur une possible partition du Royaume-Uni : le FTSE a atteint son cours le plus élevé depuis 14 ans. La semaine précédente, le S&P 500 américain a franchi pour la première fois les 2.000 points.

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La France dans le piège centrafricain

A l’heure où notre pays a décidé d’intervenir en Irak, il existe d’autres théâtres d’opérations militaires françaises qui ont disparu des écrans radars médiatiques. C’est le cas notamment de la Centrafrique. Le pays n’est toujours pas stabilisée, les actes de brigandage viennent s’ajouter aux affrontements communautaires. Quant aux forces armées de maintien de la paix — notamment les troupes françaises — elles sont accusées de tous les maux.

Le 16 septembre dernier, après des cérémonies en grande pompe, la Centrafrique s’est réveillée avec une nouvelle force de maintien de la paix dans ses rues. Les soldats de la force africaine ont échangé leurs casques vert olive pour de beaux casques bleus de la force onusienne. La Minusca, 7 600 hommes envoyés notamment par le Pakistan, le Maroc et l’Indonésie, a pour mission de protéger les civils, organiser le désarmement, appuyer la transition et soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire. Celle-ci peut compter sur le soutien sur place du contingent dirigé par l’Union européenne de l’EUFOR-RCA (750 hommes) et par les 2 000 soldats français de l’opération Sangaris (à ce jour aucune date de retrait n’a été annoncée).

Plus de 10 000 hommes s’attellent donc désormais au maintien de la paix en République Centrafricaine. 

La crise de l’Etat Islamique et les affrontements entre la Russie et l’Ukraine

Au sommaire : Débat autour des actualités internationales : la crise de l’Etat Islamique et la visite de François Hollande en Irak, avec Frédéric Encel, professeur de relations internationales à l’ESG Management School et à Science Po Paris, auteur de “Géopolitique du Printemps arabe” et Vladimir Fédorovski, écrivain, auteur de “Poutine, l’itinéraire secret”.

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BFM – Good Morning Week-end – 13/09/14

Christian Harbulot : « Sabordage – Comment la France détruit sa puissance » (vidéo + audio)

On serait tenté de dire qu’il attaque sabre au clair ! Son but vise à restaurer rien moins que la notion de «puissance», dit-il. La charge de Christian Harbulot prend la forme d’un essai intitulé «Sabordage». En ces temps de débats sur la place de la France dans le monde, l’auteur confie les raisons qui l’ont poussé à écrire ce livre.

Il y décrit par le menu comment la France s’ingénie selon lui, depuis si longtemps, à détruire «sa» propre puissance. Il connaît le sujet. Dans les années 90, il a fondé l’École de guerre économique et rédigé de nombreux ouvrages où le passage à l’offensive est plus que préconisé aux services secrets comme à ceux qui les dirigent.

Que va devenir la France?, s’interroge Christian Harbulot à la première ligne de son essai. Et de constater, comme d’autres, la régression de notre pays largement entamée à ses yeux, depuis le milieu du XXe siècle.

Une spirale qui oblige maintenant «la France à réinventer sa puissance pour préserver l’avenir de son peuple et éviter de se saborder». Bref, cet essai dense, est aussi en forme de coup de gueule.
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Exclusif : l’OTAN va attaquer la Russie avec 12 avions

Par Carl

Vous, je ne sais pas, mais moi, je suis quelque peu désappointé par la lecture des prises de positions sur l’Ukraine vues sur Twitter, Facebook et autres commentaires parus sur d’honorables sites d’information – sans même parler de sites plus folkloriques, et je ne parle pas là du Gorafi. Si vous le voulez bien, résumons les événements de ces derniers mois, vus par nos experts en relations internationale en herbe (attention, parodie. Mais pas trop quand même).

Tout commence par Euromaïdan : une poignée de fascistes soutenus par BHL et John McCain renverse le gouvernement ukrainien. Oui, ce sont des oligarques corrompus mais les autres aussi sont des oligarques corrompus, en plus, ils sont nazis. L’accord d’association proposé par l’Europe (tiens, c’est marrant, je pensais qu’au niveau défense, elle n’était nulle part) est en fait un accord d’association à l’OTAN. Que personne à l’OTAN ou à l’UE n’ait eu envie jusque là d’intégrer l’Ukraine dans leurs organisations respectives n’a rien à voir là-dedans. D’ailleurs, les habitants de Kiev, à part quelques naïfs, n’ont rien à voir là-dedans. Lire la suite

Cyber Guerilla – Hackers, pirates et guerres secrètes

En moins de dix ans, le réseau internet est devenu accessible à tous. Les grandes puissances mondiales se préparent à la guerre sur Internet. Les services secrets recrutent des pirates informatiques. Ceux que l’on appelle les hackers vont être aux avant-postes de ces cyber conflits.

Spams, escroqueries, attaques d’ordinateurs zombies, diffusion de virus destructeurs, autant de moyens pour faire fortune aux dépens des citoyens utilisateurs et des grandes corporations. La gradation du crime sur Internet est à l’image du média lui-même : une foire où la créativité individuelle ou collective prend des formes toujours plus étonnantes.

Russie, USA, Estonie, Israël, cette enquête mène le téléspectateur sur les points chauds où les hackers et les gouvernements s’affrontent.

État islamique : D’où vient l’argent ?

(Traduction libre réalisée par Fortune)

En 2007, l’État islamique d’Irak était considéré comme «le plus riche des groupes d’insurgés» en Irak, avec 1 milliard à 1,5 milliards de dollars “de recettes grâce à des dons étrangers, une fiscalité appliquée et la confiscation de biens et de fonds Irakiens.” Mais l’irruption des États-Unis et les faux-pas de l’EI ont endommagé de façon significative la capacité du groupe djihadiste à lever des fonds.

Sept ans et trois acronymes plus tard, l’EI a amassé près de 2 milliards de dollars et a pris le contrôle de vastes portions de territoire dans le nord de l’Irak, y compris Mossoul et 35 pour cent de la Syrie.

Le redressement financier de l’EI a été marqué par un léger glissement. S’appuyant, depuis le départ des troupes américaines en 2011, davantage sur l’amélioration de la gestion organisationnelle et financière par le chef et calife auto-proclamé de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi que sur les réseaux locaux d’extorsions  (bien que ceux-ci soient toujours actifs).

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Comment la géopolitique du pétrole explique la crise en Irak

Les sunnites veulent se réapproprier des richesses qui leur échappent au bénéfice des chiites. Mais les djihadistes de l’EIIL comme les Kurdes et le pouvoir de Bagdad ont intérêt à maintenir les installations pétrolières en état de fonctionner. Au moins aussi longtemps que chaque camp espère l’emporter…

Par Gilles Bridier

En Irak, les conflits religieux rallumés par l’insurrection des djihadistes sunnites de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont de forts relents de pétrole. Dans un pays qui puise les neuf dixièmes de sa richesse nationale dans ses réserves d’or noir, le nerf de la guerre –l’argent– passe forcément par le contrôle des puits et des pipelines.

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Non pas LE mais LES pics pétroliers

Quand on parle du pic pétrolier, on fait référence au déclin de la production globale, comptée en nombre de barils. C’est une mauvaise manière, ou du moins une façon grossière, de “compter” qui masque bien des problèmes. Nous n’avons pas UN mais DES pic pétroliers.

Le pic des exportations / importations : pour un pays exportateur les soucis commencent bien avant qu’il n’atteigne son pic “local” car sa consommation interne grandi. Quand il exporte moins, sa rente diminue et la vie se complique. Le pic des importations est similaire mais pour un pays qui importe: même si les exportations globalement augmentent, si un pays voisin paye plus que vous, vos importations peuvent diminuer.

C’est le cas notamment pour l’occident qui importe de moins en moins car le surplus qui reste part en Asie. Donc même si en volume le pétrole augmente, il en reste moins pour nous de toute manière. Notez que pour l’instant on s’en accommode relativement bien.

Le pic pétrolier “local”. Que le reste du monde continue de produire ou pas, si votre pays à passé son pic pétrolier ça a des conséquences. Surtout quand ce pays est les USA. Leur propre pic (1971) à changé la géopolitique mondiale et les a obligé à se mêler des plus des plus des affaires des autres. Autre exemple l’Égypte qui a passé son pic pétrolier, n’exporte plus, et sombre dans le chaos car ils n’ont plus de ressources pour nourrir leur peuple.

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Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Radio Courtoisie : « Retour sur la question ukrainienne » (Audio)

Le samedi 26 juillet 2014, dans le Libre journal des lycéens sur Radio Courtoisie, Pascal Lassalle, assisté de Xavier Delaunay, recevait Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, sur le thème : « retour sur la question ukrainienne ».

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