Inondations : L’urbanisation est-elle responsable ?

48 heures après les violentes intempéries qui ont causé la mort de 20 personnes dans le Sud-Est de la France, Yvette Veyret est l’invitée du Grand Soir 3. Pour la géographe spécialiste des risques naturels, ce phénomène n’est pas du tout exceptionnel.

“La Côte d’Azur connaît régulièrement de grandes précipitations qu’on appelle d’ailleurs des épisodes cévenols”, affirme-t-elle avant d’ajouter que “c’est quelque chose de tout à fait récurent”. Cependant, ces phénomènes pourraient devenir de plus en plus fréquents si le réchauffement climatique s’affirme.

Quand il tombe 150mm en deux heures, n’importe quel sol aura du mal à absorber. Néanmoins, la géographe note que “la Côte d’Azur a gagné deux millions de personnes en 50 ans, que l’urbanisation s’est faite tout à fait au hasard avec une pression foncière considérable”.

Aujourd’hui trois mesures sont envisagées : la protection, mettre des digues partout, s’adapter, connaître le danger et savoir qu’elle méthode utiliser, et enfin le repli stratégique, c’est-à-dire déménager.

Brésil : Quand la France réclamait l’Amazonie

La frontière entre la Guyane française et le Brésil ne fut fixée qu’en 1900. Un arbitrage suisse mettait alors fin à deux siècles d’incertitudes au cours desquels la France se rêvait à la tête d’un vaste territoire allant jusqu’à l’embouchure du fleuve Amazone. Récit d’une bataille historique entre la France et le Brésil qui a duré près de deux siècles et reste méconnue dans l’Hexagone.

L’histoire de ce territoire contesté entre la France et le Brésil est méconnue dans l’Hexagone. Et pour cause: c’est celle d’une défaite diplomatique pour les Français. Les Français ont un pied sur le plateau des Guyanes depuis le XVIIe siècle. Cette zone revenait aux Espagnol d’après le traité de Tordesillas de 1494 tranchant les terres à conquérir entre Portugais et Espagnols.

Mais ces derniers délaissèrent le plateau des Guyanes, jugé hostile, pour de plus riches colonies en Amérique du Sud et centrale. Français, Hollandais et Anglais purent donc avoir leur part, à la traîne des empires portugais et espagnols.

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Citations du Bac [Rediff.]

, correcteur de 71 copies de l’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat 2013, a relevé quelques passages qui nous incitent à plus de «liberté conceptuelle», à davantage d’imagination, à nous affranchir des carcans traditionnels du «savoir préconstruit». (Orthographe et syntaxe d’origine).

Géopolitique: repenser les clivages éculés!

- «Un acteur de la mondialisation qui favorise l’uniformisation des modes de consommation sont les firmes transnational puis les altermondialistes

- «Les crises pétrolières ont eu pour but premier de forcer les gouvernements internationaux à intervenir en Iran pour “chasser” les musulmans et restituer leurs terres aux palestinniens.»
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Libye : L’impossible État-nation

Comment l’histoire tourmentée de la Libye et son fonctionnement tribal ont façonné son présent chaotique.

Mouammar Kadhafi a régné durant quarante-deux ans sur le peuple libyen. Depuis son assassinat en 2011, le pays connait une grande instabilité politique et a sombré peu à peu dans le chaos. Un documentaire riche en témoignages qui décrypte l’histoire complexe d’un pays en pleine crise.

Italie : Sur la voie des voies romaines

À la découverte des principales voies romaines de l’Europe, cap sur l’Italie, entre Rome et Florence. En Italie, le long de l’antique Via Cassia, à la découverte de quelques splendeurs de la Botte.

Les Étrusques commencèrent à paver des routes dès l’an – 400, avant d’être imités par les Romains, qui perfectionnèrent leurs techniques. Nous parcourons l’Italie à travers son ancien et important axe impérial, la Via Cassia. L’occasion de découvrir quelques splendeurs de la Botte.

Le pivot géographique de l’histoire

Pour saisir les enjeux actuels, un petit détour sur une des cartes de Halford J. Mackinder ne manque pas d’intérêt.

Quelques éléments d’explication : Mackinder nous dit : « La prise de contrôle de la région terrestre centrale par une nouvelle puissance se substituant à la Russie, ne tendrait nullement à réduire l’importance géographique de la position pivot ». (1)
Reprenant les mots de Mackinder et en poursuivant la logique de son propos à l’aune de la géopolitique récente et en cours, nous pourrions avancer ceci :
Si une puissance particulière parvenait à renverser la Russie, ou à la contrôler, celle-ci  pourrait constituer un péril menaçant la liberté du monde pour la seule raison qu’elle ajouterait une façade océanique aux ressources du Grand continent – un accès aux mers chaudes – avantage qui demeure jusqu’à présent interdit à l’occupant russe de la zone-pivot.

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Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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Europe : L’odyssée d’un continent

Il a fallu des milliards d’années pour que l’Europe se forme, sous l’action de plaques tectoniques en perpétuel mouvement. Le globe-trotter Antoine de Maximy propose de découvrir son histoire et son actualité, inscrites dans les plis et les creux de la terre.

Le périple débute en Sicile, à Realmonte, où des dépôts de sel culminant jusqu’à 1500 mètres témoignent d’un événement survenu il y a six millions d’années. A cette époque, le continent africain s’avance vers l’Europe, fermant le détroit de Gibraltar. La Méditerranée s’assèche, laissant ces monticules salins, avant de se remplir de nouveau, 700.000 ans plus tard.

La stratégie de l’Anaconda

Pour le géopoliticien allemand Karl Haushofer les Anglo-saxons pratiquent la politique de l’Anaconda, consistant à enserrer progressivement sa proie et à l’étouffer lentement. – Article rédigé par Édouard Rix, pour la revue Réfléchir & Agir, automne 2012, n°42, pp. 45-47.

Dans “Terre et Mer“, Carl Schmitt rappelle que les cabalistes du Moyen-Age interprétaient l’histoire du monde comme un combat entre un animal marin, une puissante baleine, le Léviathan, et un animal terrien, éléphant ou taureau, le Behemoth (1). Ce dernier essaie de déchirer le Léviathan avec ses défenses ou ses cornes, tandis que la baleine s’efforce de boucher avec ses nageoires la gueule du terrien pour l’affamer ou l’étouffer.

Pour Schmitt, derrière cette allégorie mythologique se cache le blocus d’une puissance terrestre par une puissance maritime. Il ajoute : « l’histoire mondiale est l’histoire de la lutte des puissances maritimes contre les puissances continentales et des puissances continentales contre les puissances maritimes » (2), axiome que reprendront les géopoliticiens anglo-saxons.

Le Sea Power de Mahan

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La géoéconomie (Rediff.)

Pour Hervé Juvin, la géoéconomie va s’imposer comme l’économie de la sortie de crise. Quand l’économie se réconcilie avec la géographie et l’histoire, les climats, le sol et le sous-sol, la distance et la frontière, les peuples, les Nations et les cultures reprennent la place que la mondialisation et le libéralisme du marché avaient prétendu leur enlever.

Nous restons des hommes d’ici et des nôtres, de cette terre et de ses combats.

Les banlieues masquent les vraies fractures françaises

Addendum vidéo (Merci à Waza80)

Marc Voinchet reçoit Christophe Guilluy, géographe, auteur de « Fractures françaises ». France Culture – Les Matins – 27.10.2010

Quinze ans après le fameux slogan de campagne de Jacques Chirac sur la « fracture sociale », où en sont les inégalités ? Le constat du géographe Christophe Guilluy dénonce l’incapacité de nos dirigeants à pallier les inégalités territoriales.

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Il y a 15 ans maintenant, Jacques Chirac emportait l’élection présidentielle grâce à une intuition que résumait non pas son indigeste premier slogan « manger des pommes » mais le second, ô combien plus politique, dénonçant la « fracture sociale ».

Pour Christophe Guilluy, rien n’a vraiment changé en 15 ans. Au contraire, d’évitement en évitement, les cassures se sont approfondies, diffusées, multipliées, comme un cancer mal soigné se métastase.

Avec « Fractures françaises », son dernier essai, dont on peut lire quelques extraits ci-dessous, le géographe dresse un constat alarmiste sur la situation des couches populaires après 20 ans de mondialisation à marche forcée. Cette fois-ci, ce sera sans cartes, mais avec en appui un sérieux paquet de statistiques.

Car il s’agit ni plus ni moins pour ce chercheur que de dénoncer l’incroyable cécité des politiques publiques, à comprendre, apprécier, mesurer les inégalités territoriales qui se sont maintenant enkystées dans ce «vieux pays». Derrière ces territoires, ce sont évidemment des populations.

Alors que les dynamiques de mondialisation, de « métropolisation », et d’émergence du multiculturalisme à l’œuvre depuis deux voire trois décennies ont ébranlé le « principe d’égalité sociale ». Les réponses apportées ont à chaque fois tapé à coté de l’objectif, mainte fois répété, rarement atteint, de maintien des principes républicains.

La banlieue occulte tous les autres territoires

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L’effondrement de la mondialisation

Une conférence fondatrice sur l’effondrement de la mondialisation donnée à l’École militaire le 02 Février 2010.

Partie 1 – Les paradoxes de la mondialisation
http://www.dailymotion.com/video/xc8rn9
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