Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

Pourquoi une grève de la production ne suffirait pas !

Partons de l’exemple concret de l’histoire d’un gobelet plastique.

Première étape : extraire le pétrole

Dans le monde, 27% des émissions totales de gaz à effet de serre sont liées à l’industrie des énergies fossiles, sans compter les marées noires et autres accidents de forages qui polluent les océans et sans compter les émissions libérées par la combustion de ces énergies fossiles pour leur utilisation finale (chauffage, transport, industries..). Le dernier rapport du GIEC préconise de laisser dans le sous sol 80% des énergies fossiles déjà connues afin de limiter la hausse de température liée à l’effet de serre et éviter l’emballement des changements climatiques.

Pourtant, financées par les plus grandes banques, ces multinationales du pétrole, championnes de l’extractivisme émettent toujours plus de CO2 à mesure qu’elles se tournent vers les énergies plus extrêmes : gaz et pétrole de schistes, sables bitumineux…

La connivence entre ces grandes multinationales pétro-gazières et les états est telle que leurs positions de par le monde sont assurées (cf Total et GDF Suez en France, et la « Francafrique »), souvent même au mépris des droits des peuples (mensonges, corruption, conflits armés).

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L’étrange résurgence d’un rapport sur le gaz de schiste en France

En tournant le dos au gaz de schiste, la France se serait privée d’une rente comprise entre 103 et 294 milliards d’euros sur trente ans, ainsi que de 120 000 à 225 000 emplois sur la même période, soit 1,5 à 2 points de chômage en moins. C’est ce qui ressort d’un rapport commandé en 2012 par Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, finalisé début 2014 mais jamais publié. Un document que « le gouvernement s’est empressé d’envoyer aux oubliettes », selon Le Figaro qui se l’est néanmoins procuré et qui en a publié l’intégralité sur son site Internet, lundi 6 avril au soir.

En janvier 2014, déjà, Le Canard enchaîné avait révélé l’existence de ce rapport. Si l’on ignore comment le document, dont Le Figaro écrit qu’il « n’a été tiré qu’en sept exemplaires », a refait surface un an plus tard, il n’apporte en réalité guère d’éléments nouveaux sur le fond du dossier. C’est-à-dire sur la possibilité d’utiliser une autre technologie que la fracturation hydraulique, interdite en France, pour exploiter les huiles et gaz de schiste. Il ne fait, sur ce point, que reprendre les travaux de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) publiés en novembre 2013. Il n’apporte pas non plus d’éléments étayant les perspectives de création de richesse et d’emplois annoncées.

Seule certitude : il resurgit dans un contexte où les industriels du secteur s’activent pour rouvrir le dossier des hydrocarbures non conventionnels en France. Décryptage.

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La grande braderie de l’État

Le ministère de l’Économie planche sur des cessions importantes dans les entreprises publiques. Elles pourraient rapporter 16 milliards d’euros selon une étude.

L’étude Sodali réalisée pour le JDD

Tout est à vendre. Il y a un mois, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, annonçait la cession de 5 à 10 milliards d’euros d’actifs publics. Deux jours plus tard, il enfonçait le clou en ciblant l’ouverture du capital d’infrastructures de réseau. Le patrimoine de l’État, évalué à 110 milliards d’euros, va fondre dans les dix-huit prochains mois.

L’État a déjà vendu 3% de GDF Suez, 2% d’Orange et 3% de Safran sans que cela ne change son poids dans la gouvernance. Le mouvement va s’amplifier. “Nous pouvons réduire nos participations sans perdre de pouvoir, confirme un conseiller de Bercy. Il n’est pas nécessaire d’avoir autant de capital immobilisé pour avoir la même influence.

Le JDD a passé en revue les options du gouvernement et les projets qui sont “dans les cartons“. Il dispose désormais d’un arsenal législatif très avantageux : la loi visant à reconquérir l’économie réelle, dite “loi Florange“, votée en mars dernier.
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Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique.

C’est un véritable rouleau compresseur qui s’est mis en branle en faveur de l’exploitation des gaz de schiste. Le groupe de travail patronal franco-allemand sur la « compétitivité » et la « croissance » en Europe, mis en place sous l’égide du Medef et de la Fédération allemande des industries (BDI) [1], en a fait une de ses propositions phares. « L’Europe doit oeuvrer en faveur du développement des compétences industrielles et d’un cadre d’action pour le secteur des gaz non conventionnels (dont les gaz de schiste, ndlr)  », suggère-t-il, dans leur liste de 32 revendications patronales remises à François Hollande et Angela Merkel le 30 mai. A l’automne dernier, un plaidoyer « pour que la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste soit poursuivie », figurait déjà parmi les 22 propositions du rapport Gallois sur la compétitivité française.

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Redonnez le pouvoir aux régions !

La transition énergétique faite d’économies d’énergie, et de sources d’énergies renouvelables sera un camaïeu territorial et à ce titre éminemment régional. Cela c’est pour le rêve. Car pour atteindre la réalité il faut d’urgence réformer l’enfant terrible issu de la Libération, qu’est notre système énergétique actuel, centralisé et jacobin.

Il est né le 8 avril 1846 (1) lorsque 2 000 entreprises de transport et de distribution d’électricité ou de gaz ont été nationalisées pour fonder aujourd’hui le modèle que nous connaissons. Avec l’apanage de ces deux barons de l’énergie que sont EDF et GDF-Suez (ex GDF). Ce jour là les régions (2) ont été dépossédées de leur possibilité d’action envers des réseaux qui pourtant leur appartiennent. Cet hold-up institutionnel doit céder maintenant la place à un rééquilibrage du rapport entre autorités concédantes et concessionnaires.

Aujourd’hui, le monde a changé, des technologies de l’information à notre organisation économique. Mais le modèle lui n’a pas changé. Il reste en place contre vents et marrées et les majors n’ont pas vraiment intérêt à ce que cela change.

Transition énergétique : “Laissez-nous faire!”

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Pays-Bas : Eldorado fiscal pour les holdings de grands groupes français

De grands groupes français, dont EDF, GDF Suez, Thales et Veolia, recourent de plus en plus à des holdings financières installées aux Pays-Bas pour réduire leurs impôts, affirme le quotidien économique néerlandais Het Financieele Dagblad (FD), ce qu’ont contesté plusieurs d’entre eux.

Ces dernières années, l’utilisation des holdings financières aux Pays-Bas par des sociétés françaises a beaucoup augmenté“.

Évoquant les polémiques sur l’exil fiscal de riches Français comme la star de cinéma Gérard Depardieu ou l’homme d’affaires Bernard Arnault”, le journal affirme que l’État français, actionnaire de plusieurs sociétés citées, “profite lui aussi de régimes fiscaux plus favorables à l’étranger”.

Selon FD, en plus d’EDF, GDF Suez, Thales et Veolia, une vingtaine d’autres entreprises françaises dont le chiffre d’affaires dépasse les 2 milliards d’euros annuels ont créé une ou plusieurs holdings de ce type pour bénéficier des accords fiscaux bilatéraux entre les Pays-Bas et d’autres pays, permettant notamment d’éviter une double imposition.
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Dans un an, il y aura du vent dans le gaz

En Allemagne, des éoliennes sont sur le point de produire de l’hydrogène. Les éoliennes produisent de l’électricité suivant un procédé qui remonte à l’invention de la dynamo : la force du vent fait tourner les pales, qui entraînent un alternateur, lequel met en mouvement des électrons. Mais dans quelques mois, elles produiront aussi… du gaz !

De l’autre côté du Rhin, ce sera bientôt une réalité. Début décembre, un consortium d’entreprises a posé, près de l’aéroport de Berlin, la première pierre d’une centrale qui convertira en hydrogène le courant excédentaire d’une ferme éolienne voisine. Objectif : ne perdre aucun mégawatt de cette source d’énergie intermittente que l’on ne sait pas stocker sous forme électrique. Car, en Allemagne, le parc éolien s’est développé massivement, et les réseaux électriques n’ont pas suivi. Résultat, certains jours de vent fort, les éoliennes produisent trop d’électricité au regard de ce que les câbles peuvent acheminer. Ou alors, elles en produisent aux heures où on n’en a pas beaucoup besoin. Il faut donc les brider. Un comble ! Pour l’exploitant, ces jours de vent fort signifient paradoxalement une perte sèche…

Lassés de chercher l’adéquation parfaite mais impossible entre production et consommation d’électricité, certains opérateurs ont donc eu cette drôle d’idée : pourquoi ne pas utiliser l’énergie éolienne excédentaire pour d’autres usages, en la convertissant en gaz ? Sous cette forme, plus besoin de céder aux caprices de la demande : le gaz se stocke, et il ne suit pas les mêmes pics de consommation que l’électricité. Le procédé indispensable à cette transformation se nomme électrolyse. On l’apprend en cours de chimie au lycée. Ou comment décomposer l’eau en oxygène et en hydrogène par l’électricité en utilisant des catalyseurs.

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Dès 2020, on roulera avec de l’essence aux algues

Lancé le mois dernier près de Montpellier, le projet Salinalgue, porté par GDF Suez et Air liquide, vise à produire à grande échelle une microalgue utilisée comme biocarburant automobile.

Dunaliella salina est une espèce d'algue verte halophile que l'on peut trouver plus particulièrement dans les marais salants et les zones dont la salinité est moyenne.

 A première vue, le salin de l’île Saint-Martin, près de Montpellier, ressemble à n’importe quel autre marais salant. Pourtant, c’est là qu’a été inauguré le 5 avril le projet Salinalgue mené par un consortium porté par deux industriels, la Compagnie du vent, filiale de GDF Suez et Air liquide, trois PME, l’Etat, cinq grands laboratoires et une fondation.

Objectif?

Produire à l’échelle industrielle une microalgue, la Dunaliella salina, pour l’utiliser comme additif au carburant de nos voitures.(…)

« C’est le même principe que le colza par exemple, détaille le chercheur. L’huile est séparée pour être mélangée au carburant classique à hauteur de 7% pour un litre. Le reste, sous forme de protéines, deviendra du tourteau pour l’alimentation du bétail. » Rien n’est perdu.

Et, à l’opposé des agrocarburants actuels (lire ci-dessous), la Dunaliella salina ne monopolise aucune terre arable et ne consomme que de l’eau salée, pour un rendement énergétique 10 fois plus élevé, soit 10 t d’équivalent pétrole (tep) par hectare.

(…)

Seul bémol : comme les biocarburants actuels, son rendement est inférieur au carburant classique. En clair, l’automobiliste roulera quelques kilomètres de moins pour des tarifs à la pompe identiques… le prix à payer pour la défense de l’environnement.

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Quand les fonds émergents s’invitent dans le CAC 40

L’irruption du Qatar dans le capital de Lagardère n’est pas un cas isolé. Au cours des derniers mois, de nombreux investisseurs moyen-orientaux et chinois ont profité du repli des fonds anglo-saxons pour acheter des actions de grands groupes français.

Le PSG, le sponsoring du Grand Prix de l’Arc de triomphe, l’hôtel Lambert sur l’île Saint-Louis, à Paris, et accessoirement la reprise du maroquinier Le Tanneur… Longtemps, les incursions du Qatar en France ont semblé se cantonner aux domaines du sport, de l’immobilier ou du luxe. Mais quelque chose a changé, fin 2011, lorsque le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) a franchi à la hausse le seuil des 10 % du capital de Lagardère, devenant au passage son premier actionnaire. L’événement n’a rien d’anecdotique. Il illustre au contraire un mouvement de fond, car le petit Etat gazier n’est pas le seul à s’intéresser aux entreprises françaises. Depuis quelques mois, le plus souvent de façon très discrète, d’autres investisseurs moyen-orientaux, mais aussi chinois, sont apparus au tour de table de grands groupes tricolores. Outre QIA - également présent au capital de Vinci via sa filiale Qatari Diar -, le fonds chinois Safe (State Administration of Foreign Exchange) a été l’un des premiers à passer à l’offensive : il est aujourd’hui actionnaire de Total et de GDF Suez. Plus récemment, le conglomérat chinois Fosun est devenu le premier actionnaire de Club Méditerranée, et, l’été dernier, le fonds CIC (China Investment Corp.) a réussi un coup de maître en prenant 30 % de la filiale d’exploration-production de GDF Suez…

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Le compteur électrique intelligent, gadget pour « bobos » ou service public?

Le nouveau compteur électrique “intelligent” va-t-il permettre à tous les Français de mieux contrôler leur consommation d’énergie ou cette faculté sera-t-elle réservée à quelques consommateurs riches et motivés ? Le débat est vif et encore loin d’être tranché.

Baptisé Linky, ce compteur capable de transmettre des informations à distance doit être installé dans 35 millions de foyers d’ici à 2020. A l’origine, sa mise en place visait à réduire les déplacements d’agents ErDF chargés des relevés de consommation et autres interventions techniques. Le nouveau compteur doit permettre au gestionnaire du réseau électrique d’économiser 35 millions de kilomètres par an en frais de déplacements.

L’efficacité énergétique n’était pas l’objectif prioritaire“, rappelle Michèle Bellon, présidente d’ErDF. Mais depuis 2007, le Grenelle de l’Environnement a fait du compteur intelligentun outil de maîtrise de la consommation d’énergie.

Une mission qu’il risque cependant d’avoir du mal à remplir, d’après l’Agence de l’Environnement et de Maîtrise de l’Energie (Ademe). L’Ademe a en effet souligné que Linky ne permettait pas de faire des économies d’énergie, sauf à lui adjoindre un “affichage pédagogique en temps réel” de la consommation d’électricité.

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Réforme du marché de l’électricité : ce qui va changer

Le Parlement français a adopté définitivement dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi relatif à la Nouvelle Organisation du Marché français de l’Électricité (Nome) qui prévoit qu’EDF cèdera jusqu’à 25% de sa production nucléaire à ses concurrents. Décryptage.

1) Les prix vont augmenter

Principale crainte soulevée par ce texte, qui doit entrer en vigueur début 2011 : la hausse des tarifs. Tandis que les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour, les groupes de l’opposition de gauche ont voté contre, affirmant que cette réforme se traduirait par une augmentation de 11 à 15% des tarifs.

Pour sa part, l’UFC-Que Choisir, organisation de défense des consommateurs, a affirmé dans un communiqué publié jeudi dernier que cette réforme risquait d’entraîner une forte hausse des tarifs « de 7% à 11% dès la mise en place de la loi et de 21% à 28% d’ici 2015 ».

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Quand l’industrie européenne finance les climato-sceptiques US

Des sénateurs américains ont reçu plus de 306.000 dollars des “plus gros pollueurs européens.” Le Réseau Action Climat tient ces chiffres de la Commission fédérale électorale américaine.

Le rapport affirme que le cimentier français Lafarge, responsable de l’émission l’an dernier de 15 millions de tonnes d’équivalent CO2, a versé 34.500 dollars aux sénateurs climato-sceptiques américains.

Dans ce document, la fédération d’associations explique que “les plus gros pollueurs européens” ont versé plus de 306.000 dollars en 2010 à des sénateurs climato-sceptiques ou opposants à la loi sur le climat aux États-Unis.

Nouvel Obs

La “diversité” : enjeu économique ou outil politique ?

Deux articles du Monde parus le 3 octobre 2009, intégralement reproduits ci-dessous, brossent un tableau complaisant de la “diversité” dans le domaine économique :

  • I – Le chômage augmente moins vite en banlieue que dans le reste du pays

Entre juillet 2008 et juillet 2009, le nombre de demandeurs d’emplois dans les zones urbaines sensibles (ZUS) a augmenté de 20,7 %. Soit moins vite que le taux de chômage global sur le territoire qui, dans le même temps, augmentait de 24,3 %, selon des statistiques inédites de Pôle emploi.

Deux lectures sont possibles de ce constat. Optimiste, la première amène à observer que la situation dans les ZUS se dégrade un peu moins que dans le reste du territoire alors qu’on pouvait y craindre une chute brutale de l’emploi.

Pessimiste, la seconde conduit à relever que ces mauvais résultats s’ajoutent à des années de ségrégation et de discriminations et aggravent un environnement social déjà très dégradé.

Avec un taux de chômage qui reste globalement deux fois plus élevé en ZUS que dans le reste de la population. Et une population jeune (moins de 26 ans), dont 40 % des actifs restent sans emploi. Lire la suite

EDF : pourquoi ça va augmenter

Attention ! Hausse des tarifs d’électricité en vue (+ 25 % en 4 ans). Les députés examinent le projet de réforme du marché de l’électricité, présenté comme le plus important depuis l’après-guerre et qui vise à entamer la domination de l’ancien monopole public EDF tout en garantissant des prix régulés pour les particuliers.

Annoncé en septembre 2009 par le Premier ministre, le projet de loi Nome (Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité) a été en grande partie élaboré sous pression de la Commission européenne. Bruxelles a en effet engagé plusieurs procédures contre la France visant les tarifs réglementés proposés par EDF aux entreprises hexagonales. Ces tarifs, fixés par l’État et inférieurs aux prix de marché, sont susceptibles de constituer une distorsion de concurrence en faveur des entreprises françaises, selon la Commission.

Si elle est adoptée, cette réforme va obliger EDF à céder, à prix coûtant, jusqu’à un quart de la production d’électricité de son parc nucléaire à ses concurrents (GDF Suez, Poweo, Direct Énergie). Mais elle devrait aussi provoquer une augmentation des tarifs de l’électricité pour les ménages de 11,4 % dès 2011 puis de 3,5 % par an, soit jusqu’à 25 % d’ici à 2015.

Le gouvernement a donc choisi la voie qui vise à permettre aux fournisseurs alternatifs d’accéder à l’électricité bon marché produite par les 58 réacteurs nucléaires français. Ce parc nucléaire confère actuellement un avantage compétitif à EDF, que ses concurrents ne parviennent pas à entamer. La réforme prévoit aussi la suppression des tarifs réglementés pour les entreprises mais leur maintien pour les particuliers, une disposition appréciée par les associations de consommateurs.

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Revenus 2009 des [grands] patrons : un recul en trompe-l’oeil

En renonçant à lever leurs stock-options, les grands patrons ont fait légèrement baisser leur rémunération globale… dont toutes les autres composantes ont crû malgré la crise.

Les salaires de base

Que les résultats soient bons ou mauvais, le salaire minimal tourne autour de 1 million d’euros en moyenne pour l’élite du CAC.

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Les cumulards du CAC 40

39 des 40 entreprises du CAC 40 ont au moins un administrateur en commun les unes avec les autres. Certains administrateurs siègent même dans six conseils à la fois. Malgré les promesses et les réformes, la consanguinité du capitalisme français est toujours aussi prégnante. Démonstration en images.

Malgré tous les codes de conduite et autres principes de « corporate governance» les conseils d’administration du CAC 40 sont toujours largement consanguins. Toutes les sociétés du CAC sauf une (Unibail Rodamco) partagent des administrateurs avec une autre [1]*.

Ainsi, Total et Lafarge partagent quatre administrateurs, de même que Alstom et Bouygues. Les deux tiers des membres du conseil d’administration de Total sont également administrateurs d’une autre société du CAC. Et 94 dirigeants du CAC 40 exercent des fonctions d’administrateur dans une autre entreprise.

Au niveau de leurs conseils d’administration, Total, GDF-Suez et BNP Paribas sont les plus connectées avec chacune 19 liens avec d’autres entreprises du CAC 40. Puis viennent Saint-Gobain avec 18 liens, et AXA avec 17. Tandis que Lafarge et Sanofi-Aventis ont chacune 15 liens avec d’autres sociétés. Les sociétés qui comptent le moins d’administrateurs cumulards sont Unibail-Rodamco (zéro lien) ainsi que Peugeot, Arcelor-Mittal et STMicroelectronics (deux liens chacune).

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CAC 40 : les actionnaires d’abord

Malgré la crise, les entreprises du CAC 40 ont réalisé des profits élevés en 2009. Et elles distribuent beaucoup de dividendes.

Alors que la hausse du chômage se poursuit, les entreprises du CAC 40 ont publié, ces dernières semaines, des résultats relativement bons pour l’année 2009. Elles ont, en effet, engrangé quelque 47 milliards d’euros de profits cumulés, en recul tout de même de 20% par rapport à 2008. Quant à leur chiffre d’affaires, il a baissé de 10% en moyenne.

Comment expliquer cette relative résistance ? En grande partie, par la nature de l’activité des champions français. Parmi les entreprises les plus profitables en 2009, on trouve en effet, en premier lieu, les banques, à l’exception notable de la Société Générale, qui n’en finit pas de payer le prix de la priorité qu’elle a accordée aux activités de marché, et des actifs toxiques, qu’elle avait inconsidérément accumulés jusqu’à la crise financière.

Les banques commerciales récoltent le fruit de l’aide des Etats et des banques centrales. Ces dernières ont en effet abaissé les taux d’intérêt à court terme quasiment à zéro, pour inciter les banques commerciales à prêter aux particuliers et aux entreprises à des taux attractifs. Ce qu’elles n’ont fait que de façon très limitée. Elles ont, en revanche, profité de cette aubaine pour gonfler leurs marges.

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Fiscalité des entreprises : plus on est gros, moins on paie…

Un nouveau rapport du Conseil des prélèvements obligatoires constate que ce sont les plus grandes entreprises qui paient le moins d’impôts. Les raisons en sont faciles à voir : les multinationales maîtrisent parfaitement le recours aux paradis fiscaux et aux multiples « niches fiscales ». Elles ont aussi des filiales à l’étranger et peuvent, via les prix de ventes internes à l’entreprise, s’arranger pour déclarer leurs bénéfices là où les impôts sont les plus faibles.

Les chiffres de l’impôt sur bénéfices pour la période 2006-2008 (voir le tableau ci-après) montrent que seules quatre entreprises du CAC 40 ont payé un impôt sur les sociétés qui corresponde au taux officiel en France.
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(31.10.2009)

Shell supprime 3.500 emplois

Le groupe pétrolier britannique Royal Dutch Shell a annoncé une baisse de 62% de son bénéfice net part du groupe au troisième trimestre, et indiqué que son plan de restructuration en cours avait déjà abouti au départ de 5.000 employés du groupe. Les Échos

USA: Exxonmobil divise son bénéfice par 3

Le géant pétrolier américain Exxonmobil a publié un bénéfice net part du groupe divisé par plus de trois au troisième trimestre à 4,730 milliards de dollars, en-dessous des attentes de Wall Street, invoquant la chute des prix du pétrole comparé à l’été 2008. Les chiffre d’affaires du groupe a chuté de 40% à 82,260 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient sur 79,29 milliards de dollars. Romandie

Allemagne: le résultat net de BASF chute de 69%

BASF a annoncé une chute de 69% de son résultat net au troisième trimestre, car le chiffre d’affaires de ses activités chimie et plastique a été pénalisé par la baisse des prix et des volumes. Le chimiste allemand a confirmé que la reprise était “lente et inégale.Easy Bouse

Intelligence économique

Mike Welton, conseiller du cabinet d’intelligence économique Montrose Associates est depuis le mois dernier Chairman de Premier Oil Plc., une société pétrolière qui s’est toujours distinguée par sa capacité à investir dans des pays risqués : elle est actuellement présente, entre autres, au Pakistan et au Sahara occidental. Fondée en 2003 par Michael Maclay, Montrose est présidée par l’ex-ministre britannique des affaires étrangères Douglas Hurd et dispose d’un conseil consultatif dont le Chairman est l’ancien PDG de BP, David Simon (Lord Simon of Highbury), qui est également administrateur de GDF-Suez. Intelligence Online N° 603

(Merci à Erwinn)