Pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Cela fait maintenant près de 18 mois que les cours du pétrole ont commencé à dégringoler et dans leur sillage celui des principales matières premières, et rien absolument rien ne se passe au niveau de la croissance mondiale: le compteur reste bloqué autour de 2%, et aucun signe d’accélération n’est perceptible.

Pourtant, un contre-choc sur les matières premières notamment un contre-choc pétrolier correspond à une réduction de la rente des pays exportateurs dont on sait qu’elle est mal recyclée.

Pour faire simple il s’agit d’une redistribution des revenus pétroliers, détenus par un petit nombre de personnes ayant un fort taux d’épargne, aux consommateurs des classes moyennes du monde entier, qui ont une forte propension à dépenser.

C’est donc un stimulant de la croissance mondiale. Alors pourquoi fait-il pschitt cette fois-ci ?
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Gaz de schiste, les lobbies contre-attaquent

Depuis des années, les lobbyistes, hommes de main des industriels, jouent dans l’ombre des parties qui sacrifient la santé publique aux intérêts financiers. Vache folle, sang contaminé, amiante : dans ces scandales sanitaires retentissants, ils ont manipulé l’opinion et les politiques en toute impunité.

Aujourd’hui, leur nouveau terrain de jeu, c’est les gaz de schiste, dont la France a interdit l’exploitation en 2011. Depuis, les lobbyistes du secteur n’ont qu’un objectif : convaincre les politiques de faire marche arrière. Pour cela, ils noyautent les organes du pouvoir, s’appuient sur des hauts fonctionnaires, s’entourent de scientifiques complaisants, fournissent des études partisanes et bernent les médias.

France – 2014

Fossiles : dix raisons de sevrer la planète

La dépendance au pétrole, au charbon et au gaz a atteint des niveaux inégalés, menaçant l’environnement et l’économie mondiale. Pourtant, les alternatives existent et sont désormais rentables.

Nous sommes tous junkies. Dépendants au charbon, au pétrole et au gaz. Produits de la décomposition de forêts et micro-organismes voilà des millions d’années, les combustibles fossiles ont dormi sous terre jusqu’à ce qu’Homo Sapiens se mette à les extraire à marche forcée à partir du milieu du XIXe siècle. Grâce à ce shoot énergétique, tout est devenu possible : le drapeau sur la Lune, les fraises en hiver, la pâte à prout fluo. Plus que jamais, les hydrocarbures irriguent nos vies.

Et nos dealers sont bichonnés. Le Fonds monétaire international (FMI) estimait en 2013 que les gouvernements de 176 pays ont subventionné – allégements fiscaux, incitations ou financements directs – à hauteur de 1 900 milliards de dollars le secteur des énergies fossiles en 2011, soit 2,5% du PIB mondial.

Accros ou pas, il va falloir trouver notre bonheur ailleurs. La baisse du prix du pétrole pendant quelques mois nous a maintenus dans l’illusion de la défonce, mais il est déjà remonté. Les gisements facilement accessibles et peu chers à exploiter se tarissent. Surtout, si nous voulons avoir une chance de vivre dans un monde à peu près stable ces prochaines décennies, nous ne pourrons pas extraire jusqu’au dernier atome de carbone du sous-sol.

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Mathématique pétrolière

La réalité pétrolière glisse vers une nouvelle mathématique. Les énergies fossiles sont devenues des facteurs de décroissance dans les modèles économétriques, des facteurs de risque dans les équations financières.

Une autre étude confirme le nouvel éclairage désormais dévolu à l’univers des énergies fossiles au sens large, et à l’industrie pétrolière en particulier. Les expressions « retombées positives » et « rendement » sont désormais remplacées par « externalités négatives » et « risques financiers », changement climatique étant. Dans son rapport, la Banque HSBC va même jusqu’à prévenir les investisseurs et gestionnaires de portefeuille du danger de se retrouver avec, en mains, des « actifs échoués ».

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Traité transatlantique : Mythes et réalités sur les tribunaux d’arbitrage privés (Màj vidéo)

C’est sans conteste le meilleur argument des opposants au traité transatlantique Tafta/TTIP, qui organisent samedi 18 avril une mobilisation mondiale contre la négociation en cours entre les États-Unis et l’Union européenne : l’intégration au futur accord de l’ISDS, un mécanisme d’arbitrage privé qui menacerait de détruire toutes les règlementations environnementales, sociales ou sanitaires dans le seul but de préserver les profits des multinationales.

Au cœur d’une intense bataille diplomatique et politique au sein de l’UE depuis plusieurs mois, l’investor-state dispute settlement (mécanisme de règlement des différends investisseurs-États) s’attire toutes les critiques : on le tient responsable d’avoir permis à Philip Morris d’empêcher la mise en place du paquet neutre de cigarette en Australie, à Veolia d’avoir contesté la mise en place d’un salaire minimal en Égypte, à Lone Pine d’avoir attaqué l’interdiction du gaz de schiste au Québec et même à Vattenfall de s’opposer à la sortie du nucléaire en Allemagne.

C’est à dire de remettre en cause sur le terrain judiciaire des décisions démocratiques prises par les gouvernements selon la volonté des peuples. De purs mensonges, selon les défenseurs de l’ISDS, qui dénoncent une entreprise de désinformation sur un mécanisme indispensable dans un contexte de mondialisation.

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L’étrange résurgence d’un rapport sur le gaz de schiste en France

En tournant le dos au gaz de schiste, la France se serait privée d’une rente comprise entre 103 et 294 milliards d’euros sur trente ans, ainsi que de 120 000 à 225 000 emplois sur la même période, soit 1,5 à 2 points de chômage en moins. C’est ce qui ressort d’un rapport commandé en 2012 par Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, finalisé début 2014 mais jamais publié. Un document que « le gouvernement s’est empressé d’envoyer aux oubliettes », selon Le Figaro qui se l’est néanmoins procuré et qui en a publié l’intégralité sur son site Internet, lundi 6 avril au soir.

En janvier 2014, déjà, Le Canard enchaîné avait révélé l’existence de ce rapport. Si l’on ignore comment le document, dont Le Figaro écrit qu’il « n’a été tiré qu’en sept exemplaires », a refait surface un an plus tard, il n’apporte en réalité guère d’éléments nouveaux sur le fond du dossier. C’est-à-dire sur la possibilité d’utiliser une autre technologie que la fracturation hydraulique, interdite en France, pour exploiter les huiles et gaz de schiste. Il ne fait, sur ce point, que reprendre les travaux de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) publiés en novembre 2013. Il n’apporte pas non plus d’éléments étayant les perspectives de création de richesse et d’emplois annoncées.

Seule certitude : il resurgit dans un contexte où les industriels du secteur s’activent pour rouvrir le dossier des hydrocarbures non conventionnels en France. Décryptage.

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États-Unis : Face aux détracteurs du gaz de schiste, les géants de l’énergie ripostent

Aux États-Unis, comme en Europe, l’exploitation du gaz de schiste suscite le débat. Ses partisans veulent accélérer son exploitation, potentiellement génératrice de croissance économique.

Mais ses détracteurs dénoncent le procédé de fracturation hydraulique ou “fracking” qui consiste à aller chercher le gaz sous la terre à l’aide d’explosifs et de produits chimiques. Un procédé néfaste pour l’environnement.

Dans le Colorado, les habitants de sont mobilisés pour faire interdire ce qu’ils appellent le “fracking” dans plusieurs villes, mais les géants de l’énergie contre-attaquent.

Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie

La navigatrice française Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie. Pour elle, les océans sont en danger. “Aujourd’hui quand on a la chance de les fréquenter en long et en large, on voit, bien sûr la fonte des glaces au nord et au sud, la perte en poissons, mais on voit aussi la pollution“, s’inquiète la jeune femme.

C’est la première femme à avoir traversé le Pacifique à la rame et sans assistance. Sportive accomplie, Maud Fontenoy trouve aussi le temps de s’engager en politique ou d’écrire des livres. Son dernier ouvrage s’intitule “Les raisons d’y croire“.

Dans ce livre, la navigatrice aborde ainsi sa vision de l’écologie. Une vision qui fait parfois sursauter les écologistes. En effet, Maud Fontenoy ne cache pas être favorable à l’exploitation du gaz de schiste. “C’est le gaz naturel qu’on utilise tous les jours, sauf qu’on va le chercher un peu plus profondément. Il a été controversé parce que les techniques pour aller le chercher ont été polluantes. Moi ce que je souhaite c’est qu’on élabore des techniques non polluantes“, assure la jeune femme.

Europe : La déflation est-elle une bonne chose ?

Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui aucun prix n’a plus d’importance que celui du pétrole brut. Plus de 80 millions de barils sont produits et consommés chaque jour, dont la plus grande partie est vendue sur les marchés internationaux. Aussi la chute brutale du prix du pétrole brut (de 110 dollars le baril l’année dernière à environ 60 dollars aujourd’hui) permet-elle aux pays importateurs d’économiser des centaines de milliards de dollars. Pour l’UE et les USA, cela représente 2 à 3% de leur PIB.

Pour l’Europe, les avantages liés à cette baisse pourraient augmenter avec le temps, car les contrats à long terme de fourniture de gaz sont indexés sur le prix du pétrole. C’est un autre avantage pour le continent, car le prix du gaz naturel y était encore récemment beaucoup plus élevé qu’aux USA qui bénéficient du coût très bas du gaz de schiste.

Pourtant beaucoup d’observateurs estiment qu’un pétrole bon marché n’est pas sans inconvénient, car cela accroît les tendances déflationnistes dans les pays avancés déjà embourbés dans le piège d’une croissance faible. Selon ce point de vue, la chute du prix du pétrole va empêcher les banques centrales de ces pays d’atteindre le taux d’inflation de 2% que la plupart se sont fixées dans le cadre de leur mandat de maintien de la stabilité des prix.

C’est la première fois que les prix baissent depuis 2009 dans la zone euro qui se retrouve ainsi en première ligne. Elle devrait éviter la déflation parce que les pays débiteurs auraient alors encore plus de difficultés à rembourser, les premiers concernés étant ceux de la périphérie de la zone euro (la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Portugal et l’Espagne).
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États-Unis : Le nouvel or noir

Lorsque les États-Unis sont touchés de plein fouet par la crise en 2008, d’aucuns prédisent un avenir sombre à long terme pour le pays. Mais dans une économie alors balbutiante, la découverte d’une réserve de pétrole couplé aux progrès techniques afin d’extraire l’or noir va se révéler salvateur pour l’économie Américaine. 

Les États-Unis produisent aujourd’hui 8.5 millions de barils de pétrole par jour, ce qui en fait le troisième producteur au niveau mondial. Clé de la reprise économique? Certainement, et l’appétit insatiable de l’ogre aux billets verts lui fera peut-être détrôner les Russes et les Saoudiens à l’horizon 2020.

Sur fond de crise environnementale et sociale, le reportage revient sur ce qui constitue un nouvel eldorado pour les uns et le début d’une désillusion pour les autres.

L’Amérique se relève, la consommation reprend « normalement » au pays de l’Oncle Sam. Ce nouveau miracle économique vient du Nord et plus précisément de l’état du Dakota où un important gisement pétrolier fut découvert et immédiatement exploité.
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États-Unis : La révolution du gaz de schiste

Focus sur la ville américaine de Williston, dans le Dakota du Nord, auprès des travailleurs du pétrole. Le boom pétrolier profite à tout le pays, aux dépens de l’environnement, menacé par les rejets sauvages.

Scandale autour du gaz de schiste californien

Le gouverneur de Californie Jerry Brown va-t-il se montrer à la hauteur de ses prétentions à diriger l’Etat le plus « vert » de l’Union américaine ? Un mois après avoir fixé des objectifs ambitieux lors de la cérémonie d’investiture pour son second mandat, il est sous le feu des critiques non seulement des écologistes pour son refus d’interdire la fracturation hydraulique – seule technique d’exploitation du gaz de schiste – mais aussi de l’agence fédérale de l’environnement (EPA) pour avoir autorisé les compagnies pétrolières à rejeter des eaux contaminées dans les nappes phréatiques de Californie.

Samedi 7 février, une manifestation de près de 10 000 personnes, baptisée « Marche pour un vrai leadership sur le climat », est venue réclamer dans le fief même du gouverneur, à Oakland, l’interdiction de la fracturation hydraulique dans l’Etat, le troisième producteur de gaz et de pétrole du pays. C’était la manifestation la plus importante jamais enregistrée aux Etats-Unis contre la fracturation.

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États-Unis : Les Appalaches décapitées par les marchands de charbon

Aux États-Unis, Malgré le boom du pétrole et du gaz de schiste, le charbon demeure la principale source d’énergie aux États-Unis. Pour en accroître la production, les compagnies minières privilégient désormais l’exploitation à ciel ouvert en arasant les sommets à l’explosif. Ce procédé, très utilisé dans les Appalaches, a des conséquences environnementales désastreuses. L’extraction de cette source d’énergie ravage la nature… mais fournit des emplois.

L’après-midi du 5 avril 2010, une puissante boule de feu se propage dans les galeries de l’Upper Big Branch, une mine de charbon de la Coal River Valley, en Virginie-Occidentale. Des dizaines d’hom- mes sont pris au piège. Tandis que les camions-satellites de Cable News Network (CNN) sont dépêchés, le président Barack Obama intervient à la télévision.

Cette vallée encaissée, jalonnée de villages quasi fantômes, où l’eau du robinet a l’odeur du diesel, devient le cœur du cyclone média- tique américain. Le macabre suspense prend fin au bout de quelques jours : le bilan définitif s’établit à vingt-neuf morts.

Deux stèles ont été construites à la mémoire des disparus. L’une, taillée dans le granit, représente vingt-neuf silhouettes se donnant l’accolade. Financée par l’industrie, elle est dédiée à « tous les mineurs blessés, malades, ou morts au travail». L’autre mémorial, moins ostentatoire, est visible sur le lieu même du drame : vingt-neuf casques et autant de couronnes de fleurs. Sur le sol, un message tracé à la craie par un habitant, comme un cri : « Dieu bénisse le charbon. »
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Pétrole: surproduction, chute des prix, bulle de schiste…

L’expert américain Arthur Berman explique la chute des prix du pétrole par la conjonction d’un surplus de production et de l’arrêt à partir de juillet dernier des injections de liquidités dans l’économie américaine par la Réserve fédérale (Fed), ce qui a provoqué la hausse du dollar. A moins de 50 $ le baril, de nombreuses catégories de pétrole ont des soucis de rentabilité, notamment les hydrocarbures de schiste américains dont le boom de ces dernières années aurait résulté selon Richard Heinberg, autre expert, de la combinaison d’un prix élevé du pétrole et d’un financement facilité par la politique de la Fed. La bulle des schistes est prête à faire boum.

Choc de l’offre, choc de la demande, concurrence, machinations géopolitiques… Les spéculations vont bon train sur la chute des cours du pétrole, ce dernier ayant perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le mois de juin, passant de plus de 100 $ le baril à moins de 50 $.

Evolution du prix du pétrole entre début 2008 et octobre 2014 en comparaison des surplus et des déficits de production (moins de 50 $ le baril mi-janvier 2015). Doc. IEA/Arthur Berman

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L’or noir de l’Amérique

En 2009, la découverte d’un gigantesque gisement de pétrole de schiste dans le Dakota du Nord sonne comme une bonne nouvelle pour l’Amérique en crise. Plus de 16 000 puits pompent aujourd’hui le sol du Dakota du Nord.


Mais alors que l’argent et le pétrole coulent à flots, d’autres voix se font entendre : celles des fermiers de la région dont le bétail dépérit à vue d’œil, celles des habitants des petites villes dont l’eau potable s’irise soudain.

Le réalisateur est parti enquêter sur ce nouveau Far West et ses acteurs, avec en toile de fond les enjeux économiques gigantesques des hydrocarbures de schiste, mais aussi les enjeux de santé publique.

Réalisé par Pierre-Emmanuel Luneau-Daurignac (2014)

Arabie Saoudite : Même à 20 dollars le baril de pétrole, l’Opep n’empêchera pas la dégringolade

Même si le prix du baril a baissé de 50 % depuis le mois de juin et avoisine actuellement les 60 dollars, le cartel des pays pétroliers tient bon. Quoi qu’il arrive, le brut coulera à flots, prévient le ministre du Pétrole saoudien. Voici de quoi donner des sueurs froides au secteur mondial de l’énergie : quoi qu’il arrive, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continuera à pomper autant de brut, et laissera donc la chute des cours se poursuivre.

Avec une franchise inhabituelle“, le ministre du Pétrole saoudien, Ali Al-Naimi, leader de fait de l’Opep, affiche aujourd’hui sa volonté de défendre ses parts de marché “à tout prix“, constate le Financial Times.

Nous entrons dans une période effrayante pour le marché pétrolier“, commente un analyste interrogé par le quotidien britannique. “Pendant plusieurs années, nous allons être confrontés à une forte volatilité des prix. Pratiquement tout va en être affecté.

Quel que soit le prix, il n’est pas dans l’intérêt des membres de l’Opep de réduire leur production (…). Qu’il descende à 20, 40, 50 ou 60 dollars, peu importe“, déclare ainsi le ministre, dans un entretien publié par la revue spécialisée Middle East Economic Survey.
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Jean-Marc Jancovici : Une croissance bridée par la question énergétique ?

Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project et associé de Carbone 4, a été reçu sur Xerfi Canal dans le cadre de l’une des conférences de l’évènement “Journées de l’économie 2014 (JECO)” : “La croissance bridée par le manque d’énergie ?”.

États-Unis : l’État de New York interdit la fracturation hydraulique pour raison sanitaire

L’administration du gouverneur Andrew Cuomo a annoncé mercredi que la fracturation hydraulique serait interdite dans l’État de New York, mettant fin à des années d’incertitude.

La décision a été motivée par le fait que l’extraction du gaz de schiste pourrait contaminer l’air et l’eau et “poserait d’inestimables risques pour la santé publique”.

L’interdiction porte sur une durée de cinq années. Elle intervient au moment où les prix du pétrole et du gaz continuent de chuter, en partie grâce à l’augmentation de production de pétrole aux États-Unis.

New York Times

Le Québec dit non au gaz de schiste


« Je crois de toute façon qu’il n’y a pas grand intérêt à développer cette ressource, uniquement sur le plan économique et financier. De toute façon, l’acceptabilité sociale n’est pas là », a-t-il déclaré à l’animatrice Céline Galipeau. « Actuellement, je ne vois pas l’intérêt de développer ça. » – Philippe Couillard, Premier Ministre du Québec

Croissance américaine : Il ne faut pas s’emballer

La hausse du PIB plus forte que prévu au troisième trimestre (3,5% en rythme annuel) n’empêchera pas la croissance de plafonner autour de 2% sur l’ensemble de 2014. La consommation reste freinée par la montée des inégalités: la majeure partie de la population voit ses revenus au mieux stagne.

L’économie américaine serait-elle en passe d’accélérer ? On pourrait le penser, après l’annonce d’une croissance plus forte que prévu cet été. Elle a atteint 3,5% en rythme annuel, au troisième trimestre, au lieu des 3% attendus.

Les Etats-Unis, où le chômage est au plus bas (moins de 6% de la population active), seraient donc sur la voie d’une expansion à vive allure. Rien à voir avec la stagnation de la zone euro, qui flirte avec la déflation. La Fed aurait donc eu raison d’annoncer mercredi soir l’arrêt des mesures monétaires non conventionnelles de soutien à l’économie.

Un bilan pas si flatteur

A regarder les chiffres de plus près, le bilan apparaît moins flatteur. D’abord, en dépit de ces chiffres très élevés du troisième trimestre -à tout le moins en regard avec la situation européenne- la hausse du PIB ne devrait guère dépasser 2% en volume cette année. Pas de quoi pavoiser en regard des performances habituelles de l’économie américaine en phase de reprise, qui tangentent souvent les 4%.

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Il est urgent de préparer la décroissance !

Pour Thierry Brulavoine, Michel Lepesant et Christine Poilly, tous trois membres du Mouvement des objecteurs de croissance, “les partis médiatiques prouvent tous les jours leur incapacité à proposer la moindre mesure qui ose accepter la réalité d’un monde fini”. “C’est pourquoi, écrivent-ils, il faut appeler politiquement à une recomposition électorale autour d’un pôle antiproductiviste et anticonsumériste, donc anticapitaliste et révolutionnaire”.

Les partis de gouvernement et d’opposition, de la droite à la gauche, se sont engagés depuis des décennies dans une quête effrénée de croissance, par la promotion du consumérisme et du « progrès » technoscientiste. Les effets de ces politiques sont pourtant implacables : les 67 milliardaires les plus riches de la planète détiennent autant de richesse que les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres ; le 5e rapport du Giec annonce une augmentation de 4,8 °C d’ici à la fin du siècle, induisant des événements climatiques extrêmes, une insécurité alimentaire, une perte de biodiversité, plus de migrations contraintes…

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Gaz de schiste : Shell veut fracturer la planète

De l’Argentine à l’Ukraine, de l’Australie à l’Afrique du Sud en passant par les États-Unis, la Chine ou la Tunisie, Shell – première entreprise pétrolière mondiale – est en train d’accumuler les concessions de gaz de schiste, dans des conditions souvent controversées du point de vue social et environnemental. Cet activisme contraste avec le profil bas adopté par Shell dans son propre pays, dont la population est résolument opposée à la fracturation hydraulique. Hypocrisie qui lui vaut cette année une nomination aux Prix Pinocchio, organisés par les Amis de la terre pour dénoncer les doubles discours des multinationales.

Du gaz de schiste, Shell en veut, et en veut beaucoup. La multinationale pétrolière a mis les moyens pour accumuler d’énormes concessions un peu partout dans le monde. Dans un bref rapport intitulé « Shell : méga-fractureur global », l’organisation anglaise Platform énumérait les investissements de Shell dans le secteur des gaz et pétrole de schiste aux quatre coins du monde : en Amérique du Nord bien sûr, mais aussi en Chine, Argentine, Afrique du Sud, Turquie, Égypte, Tunisie, Algérie, Australie, Ukraine et Russie…

« Shell procède à des forages par fracturation hydraulique ou se prépare à le faire dans tous les continents, résume Platform. Ses activités de prospection et d’exploration se sont accompagnées d’une vaste campagne de relations publiques pour atténuer les controverses. »

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Allemagne : “Le marché de l’énergie est un désastre”

Le secteur de l’énergie est un « désastre » en Allemagne, et l’un de ses deux plus grands groupes est « plus ou moins mort », a déclaré Henri Proglio, le PDG de la compagnie électrique française EDF au Financial Times.

Il a estimé que l’Allemagne était un grand pays qui se portait bien, notamment dans le secteur automobile. « Mais en ce qui concerne l’énergie c’est un désastre. Les deux plus grandes sociétés, Eon et RWE, subissent une pression énorme. L’une d’elle est plus ou moins morte, et l’autre est dans une situation très difficile.

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon en 2011, la chancelière allemande Angela Merkel a décidé d’accélérer la sortie du pays du nucléaire et la transition énergétique vers les énergies renouvelables, un mouvement surnommé « Energiewende ».

Dans le Daily Telegraph, Ambrose Evans Pritchard avait parlé de « romantisme » à propos de cette décision. Il avait estimé que le choix de l’abandon du nucléaire, qui était à l’origine de la ruine du secteur énergétique en Allemagne, n’avait été fait que sur des conditions électoralistes. La chancelière, qui est à l’origine une spécialiste de l’atome, n’ignorait probablement pas que les centrales nucléaires allemandes ne risquaient pas d’être inondées comme l’avait été celle de Fukushima au moment du tsunami.
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Le Dessous des Cartes : Gaz de schiste, une nouvelle géographie de l’énergie ? (2/2)

De nombreux pays s’interrogent sur l’opportunité d’exploiter leurs ressources en gaz de schiste. Le Dessous des Cartes revient sur le cas des États-Unis, puis dresse un tableau de la situation mondiale, afin de mieux comprendre en quoi les gaz de schiste pourraient modifier la géographie de l’énergie et même jouer un rôle déterminant sur l’échiquier des grandes puissances.

Revoir la 1ère partie :

Le Dessous des Cartes : Gaz de schiste, techniques d’exploitation et impact environnemental (1/2)

L’exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel fait débat dans de nombreux pays. Dans ce premier volet, Le dessous des cartes s’interroge sur les techniques employées pour sa production, mais aussi sur les enjeux de son exploitation et son impact environnemental.

Faut-il faire le deuil du pic pétrolier ? (Audio)

En raison du développement exponentiel de l’exploitation du pétrole de schiste par facturation hydraulique sur leur territoire, les États-Unis se dirigent vers l’indépendance énergétique à l’horizon 2020. L’extraction du gaz de schiste à l’aide de la même technologie a déjà causé l’effondrement de son prix dans ce pays.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Débat entre deux spécialistes du secteur pétrolier et un économiste autour de la question: la théorie du pic pétrolier est-elle encore valide, et comment le “renouveau” du pétrole abondant s’inscrit-il en regard du changement climatique.

Cependant, plusieurs caractéristiques du pétrole de schiste rendent les prévisions de production incertaines: les puits exploités par fracturation produisent beaucoup la première année, puis les quantités extraites diminuent rapidement. Cela oblige les compagnies à ouvrir sans cesse de nouveaux puits pour maintenir le niveau de production.

La fracturation utilise beaucoup d’eau et de sable, éléments dont la disponibilité peut poser problème à terme. Les très nombreux produits chimiques utilisés pour fracturer la roche mère rendent les déchets produits hautement problématiques. Enfin, tant qu’une fracturation n’a pas été effectuée, il est impossible de déterminer à l’avance le potentiel d’un forage.

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États-Unis (Californie) : Contrecoup pour le pétrole de schiste

Le plus grand champ de pétrole de schiste des États-Unis, en Californie, vient de voir son potentiel diminué de plus de 95 %. Les industriels gardent la foi, tandis que les écologistes y voient l’occasion de mettre fin aux activités de fracturation hydraulique.

Mercredi 21 mai, l’Agence d’Information sur l’énergie (IEA), dépendante du ministère de l’Énergie des États-Unis, a infligé un coup dur au champ de pétrole de schiste de Monterey en Californie. Cette formation géologique était censée contenir l’un des plus grands volumes de pétrole non-conventionnel aux États-Unis avec la bagatelle de 13,6 milliards de barils, soit près d’un an et demi de la consommation du pays.

Mais au regard des difficultés pour exploiter ce champ, l’agence américaine a abaissé le volume techniquement récupérable de… 95,6 %, à 600 millions de barils.

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Gaz de schiste : la France va explorer en Algérie

Un accord permettant d’expérimenter une alternative à la fracturation hydraulique sur le territoire algérien sera signé.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait quelques confidences jeudi matin à un petit nombre de journalistes. Dans ses propos, une information : la France et l’Algérie vont prochainement signer un accord permettant des recherches françaises sur le territoire algérien dans le domaine de l’exploitation des gaz de schiste.

On sait le sujet sensible et capable de fâcher tout rouge l’allié écologiste. Les quelques permis d’exploitation à des fins de recherche délivrés sur le territoire national sont en effet considérés par les Verts comme des chevaux de Troie, prélude à l’exploitation tout court. Mais le gouvernement ne renonce pas à l’idée d’un mode d’exploitation moins dangereux pour l’environnement que la fracturation hydraulique, le seul disponible actuellement. C’est donc en Algérie que ces recherches seront menées. Les Algériens, eux, ne risquent pas de râler.

Algerie360

(Merci à ranelagh)

Le capitalisme est entré dans des logiques de destruction

Pour Saskia SASSEN, sociologue à Harvard, les chômeurs radiés, les classes moyennes chassées des centres-villes et les écosystèmes dévastés subissent un même phénomène : l’ « expulsion »

Aujourd’hui à Bilbao, la veille à New York, le lendemain au Royaume-Uni : entre deux avions, Saskia Sassen, professeure de sociologie à l’université Columbia, à New York, discourt, débat, provoque. Depuis vingt ans, elle scrute la mondialisation dans toutes ses dimensions – économiques, financières, politiques, sociales et environnementales. Cosmopolite, cette polyglotte née aux Pays-Bas, en 1949, a grandi à Buenos Aires avant d’étudier en France, en Italie et aux Etats-Unis. Elle publie ces jours-ci, aux Etats-Unis, Expulsions (Harvard University Press).

Dans votre nouveau livre, vous avancez que la mondialisation est entrée dans une phase d’ « expulsion ». Qu’entendez-vous par là ?

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États-Unis : Exégèse de la longue crise

Dans son nouveau livre TOO MUCH MAGIC publié aux Editions du Retour aux Sources, James Howard Kunstler décrit avec une sagacité quasi prophétique sa vision de l’issue de ce qu’il nomme la Longue Crise. Exégèse de la fin d’un paradigme.

La Longue Crise, c’est la crise d’un système économique et d’un ensemble de représentations collectives pathologiquement dépendantes du pétrole.

Dans son livre, Kunstler retrace l’itinéraire de cette crise. Sa démonstration, pragmatique, s’appuie avant tout sur des exemples concrets. Ainsi, tout à tour, il dresse le constat alarmant des projets d’urbanisme des banlieues américaines tentaculaires, nés de la quasi-gratuité du carburant et donc, de l’hégémonie de l’automobile, qui produisent des modes de vie de plus en plus problématiques. Il pointe les contradictions de la société de consommation de masse, complaisamment soumise à une certitude énergétique et productive indépassable, dont l’ultime illusion aura été la crise immobilière des subprimes instaurant l’idée magique de la maison pour tous et pour rien.

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Cinéma : Le documentaire sur l’environnement peine à respirer

Des films récents comme «La Ligne de partage des eaux» ou «Holy Land Holy War» témoignent de la difficulté de ce genre très présent dans les salles à transformer une inquiétude légitime en œuvre de cinéma.

Mercredi 23 avril est sorti en salles La Ligne de partage des eaux, de Dominique Marchais, un documentaire consacré à plusieurs enjeux environnementaux. Le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas seul –ni le seul documentaire, ni le seul à se soucier d’écologie.

Depuis une quinzaine d’années, profitant de certains dispositifs réglementaires et de l’effet d’une poignée de succès de box-office (Être et avoir, Le Cauchemar de Darwin), le nombre de documentaires sur les grands écrans ne cesse d’augmenter. En quinze ans, il est passé d’environ 40 à plus de 90 longs métrages.

Qui porte intérêt à la diversité des films et revendique la pleine appartenance de ce genre au cinéma devrait s’en réjouir. Les choses sont pourtant moins simples.

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États-Unis : La plus importante faillite dans le domaine de l’énergie

Un petit « Enron » par l’ampleur. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier la faillite de l’électricien texan Energy Future Holdings (EFH), qui détient 41 milliards de dollars (29,7 milliards d’euros) d’actifs.

Le groupe, qui dispose de plusieurs centrales thermiques et d’une centrale nucléaire dans le Texas, a demandé, mardi 29 avril, sa mise sous protection de la loi américaine sur les faillites (chapitre 11) à un tribunal du Delaware (côte est des États-Unis).

Il s’agit de la deuxième plus grosse faillite dans le secteur de l’énergie (derrière Enron, donc) et de la huitième tous secteurs confondus aux États-Unis, selon le cabinet spécialisé BankruptcyData.com.

EFH tombe, victime de son endettement et des gaz de schiste. Il s’agit, en effet, de la plus grosse acquisition par effet de levier (leveraged buy-out, LBO) de l’histoire, devant le rachat de RJR Nabisco en 1989 par le fonds KKR.

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Gaël Giraud : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »

Gaël Giraud, 44 ans, est directeur de recherche au CNRS et jésuite, il est membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de l’École d’Économie de Paris et du Conseil Scientifique de The Shift Project.

Contrairement à ce qui est écrit dans tous les manuels d’économie, l’énergie (et non le capital, sans elle inerte) se révèle être LE facteur essentiel de la croissance, selon Gaël Giraud. Économistes, perpétuez-vous depuis deux siècles la même bourde fatidique ?

Quel est le lien entre la croissance du PIB et la consommation d’énergie primaire ?

Quels sont d’après vous les indices d’un lien intime entre consommation d’énergie et croissance de l’économie ?

Depuis deux siècles, depuis les travaux de Smith et Ricardo, par exemple, la plupart des économistes expliquent que l’accumulation du capital est le secret de la croissance économique inédite que connaissent les sociétés occidentales, puis une partie du reste du monde. Marx était, lui aussi, convaincu de cette apparente évidence.

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Olivier Delamarche interrogé par “Devenons citoyens”, janvier-février 2014 (Màj avril)

Voici, dans l’ordre inverse de leur parution, les sept premiers épisodes d’une série de douze courts reportages didactiques consacrés à l’économie contemporaine et à l’impact qu’elle a sur chacun d’entre nous. Les cinq reportages suivants restent à venir.

Les cinq vidéos ajoutées le 08/04/14 :

Sommes nous proches d’une insurrection générale ?


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Europe : Les alternatives au gaz russe seraient rares et coûteuses

La crise suscitée par l’annexion de la Crimée et la menace, brandie à Moscou, d’un arrêt des livraisons de gaz transitant par l’Ukraine ont relancé la réflexion sur les moyens de réduire la dépendance énergétique européenne à l’égard de la Russie, mais les alternatives sont limitées et coûteuses.

Les Vingt-Huit ont accompli quelques progrès en ce sens après les crises commerciales de 2006 et de 2009 entre Kiev et Moscou, qui avaient perturbé les livraisons. Leur réseau d’acheminement des hydrocarbures a ainsi été amélioré, ce qui écarte un tant soit peu le risque de nouvelles perturbations, mais la Russie leur fournit toujours un tiers du gaz, du pétrole et du charbon qu’ils consomment, moyennant 250 milliards de dollars annuels.

S’il n’est pas très compliqué de trouver d’autres fournisseurs pour le pétrole et le charbon, la question du gaz est plus problématique puisque les gazoducs européens sont alimentés par un unique fournisseur: le géant russe Gazprom.

La part de marché de Gazprom en Europe augmente (du fait de la diminution de la production européenne; ndlr). L’objectif de diversification de nos approvisionnements ne sera donc pas accompli avant 2020“, observe Thierry Bros, spécialiste du marché gazier à la Société générale. Après cette date, poursuit-il, les alternatives resteront quoi qu’il en soit plus coûteuses si le tarif russe n’explose pas, poursuit-il.

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Olivier Delamarche : « Aux États-Unis, l’inégalité de distribution des revenus entraîne une baisse de la croissance »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion et Xavier Lépine, président de La Française Asset Management, le 10 mars 2014 sur BFM Business, mettent les points sur les i dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :
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