De l’Alberta à l’Arctique, le lourd tribut environnemental des sables bitumineux

Dans les plaines de l’Alberta, au Canada, des firmes pétrolières canadiennes et internationales, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent les gisements de sables bitumineux à un rythme effréné. Malgré la chute actuelle des cours du pétrole, elles espèrent encore tripler leur production d’ici 2030. S’il est beaucoup question de l’impact des sables bitumineux en termes d’émissions de gaz à effet de serre, on parle moins de ses conséquences sur les ressources en eau. Extraction excessive et pollutions commencent pourtant à faire sentir leurs effets en aval, et peut-être jusqu’à l’océan Arctique. Sur fond de dérèglement climatique et de fonte des glaciers, le développement incontrôlé de l’industrie pétrolière de l’Alberta pourrait ainsi affecter une large partie du Grand Nord canadien. Premier volet d’une enquête exclusive sur les sables bitumineux et l’eau réalisée par Edward Struzik, journaliste canadien.

200 kilomètres en aval des exploitations géantes de sables bitumineux du nord de l’Alberta, un aborigène du nom de Joe Wandering Spirit vit dans une cabine d’une seule pièce, avec un chat sauvage et une meute de chiens de traîneau qu’il tient attachés lorsqu’il n’est pas en train de chasser, de poser des pièges ou de pêcher. Ici, au cœur du delta Paix-Athabasca, l’un des plus importants deltas d’eau douce au monde, vivre dans une contrée sauvage moitié terre moitié eau n’est pas sans risques pour un homme vieux de 75 ans comme lui. Chaque année, au moment de la rupture printanière des glaces, les rivières sinueuses du delta peuvent changer abruptement de cours et déborder soudain de leurs rives.

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Comportements des Français pour une transition écologique

Entre réflexions et sujétions, si il est au combien un sujet déterminant sur notre avenir, l’énergie, entre usage, choix de production, mobilise les grands acteurs de notre société, à travers la conférence environnementale, politiques, ONG, syndicats de salariés, employeurs, élus, se sont réunis dans un contexte de crise économique et sociale.

Dans une approche globale, les questions environnementales sont étroitement liées à celles sociales, savoir si la société est prête à modifier ses comportements, ses actes ?

A ces réponses notamment dans ce contexte de réflexion d’envergure sur la transition écologique, et particulièrement sur la question énergétique, la connaissance de l’état de l’opinion des Français sur les différentes énergies et sur leur consentement à agir ou à payer en vue de la réduction des émissions de gaz à effet de serre est cruciale.

Ainsi, le Commissariat Général au Développement Durable a publié une étude synthétisant trois enquêtes réalisées par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les français et les énergies renouvelables et leurs propensions à modifier leurs comportements.

Le coût de l’énergie reste une question centrale : face à une montée des prix, la moitié des Français réduirait sa consommation.

L’étude montre qu’en 2012, tout comme en 2011, les Français sont favorables aux énergies renouvelables. Solaire, bois, pompes à chaleur, ils seraient près de 60 % à les choisir pour se chauffer, s’ils en avaient la possibilité. Les éoliennes obtiennent également un accueil positif. Sensibles à la question environnementale, les Français sont prêts à modifier leurs comportements face au changement climatique, deux tiers même à faire des sacrifices. Un tiers déclare avoir déjà agi ou avoir l’intention de le faire pour réduire sa consommation d’énergie.

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