Chine : Pollution, le pays à bout de souffle

À quelques mois de la conférence sur le climat COP21, qui se tiendra à Paris, cap sur le pays le plus pollueur de la planète: la Chine. Pékin a beau avoir annoncé sa contribution pour réduire les gaz à effet de serre, le pays peine à mettre en place une économie plus verte. Le charbon représente toujours 70 % de l’énergie consommée en Chine.

Un soleil à peine visible, un brouillard épais qui recouvre tout… Après des décennies d’industrialisation à marche forcée, la Chine est à bout de souffle. En 2014, Pékin déclarait la guerre à la pollution et promettait de fermer les usines les plus polluantes. Mais derrière les effets d’annonce, prime la réalité économique. Comment concilier croissance et écologie ?

Malgré les mesures prises, difficile de s’en prendre aux entreprises disséminées à travers ce vaste territoire.La Chine viendra-t-elle à bout de sa pollution, l’une des plus importantes de la planète, sans porter préjudice à son économie ?

Allergies: quadruplement des concentrations en pollen d’ambroisie ?

Les concentrations dans l’air du pollen d’ambroisie à feuilles d’armoise, très allergisant, pourraient avoir quadruplé en Europe à l’horizon 2050. Le changement climatique serait responsable des deux tiers de cette augmentation, le tiers restant serait dû quant à lui à la colonisation de la plante, favorisée par les activités humaines.

Ces estimations, réalisées par des chercheurs (1)du CNRS, du CEA, de l’INERIS et du RNSA (2)en collaboration avec plusieurs instituts européens, montrent qu’il est aujourd’hui nécessaire de mettre en place une gestion coordonnée de cette plante invasive au niveau européen par un suivi sur le long terme des pollens et une cartographie de la présence des plantes. Ces estimations sont publiées dans la revue Nature Climate Change le 25 mai 2015.

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Changement climatique : “Les entreprises sont aussi la solution!”

À quelques mois de la Conférence internationale sur les changements climatiques, grands patrons, décisionnaires économiques et politiques se sont réunis à Paris pour échanger sur les différents moyens de réduire les émissions carbone.
Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, est l’un des chefs d’entreprise les plus impliqués dans les discussions sur le passage à une économie sans carbone, il se réjouit du succès de ce sommet. “Il y a des personnes qui disent : “les entreprises polluent, ce sont les principales responsables des émissions de gaz“, mais les entreprises sont aussi la solution !”, assure-t-il.

Climat : Un marché à 100 milliards de dollars pour la finance

Financer des transports urbains propres, des centrales photovoltaïques, des fermes éoliennes, des programmes de reforestation, des réseaux d’assainissement… Les enjeux climatiques qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre deviennent prioritaires dans les projets de développement économique et social. À neuf mois de la conférence de l’ONU sur le climat, les banques privées et publiques sont conviées à Bercy.

Ils prennent encore plus d’importance dans la perspective de la conférence climat, la COP21 – 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique -, qui se tiendra en décembre, à Paris. Les acteurs publics se mobilisent à l’instar de l’International développement finance club (IDFC) – instance réunissant 22 institutions publiques du Nord et du Sud, nationales et régionales, dont l’Agence française de développement – qui organise ce mardi, au ministère des Finances un forum sur la «Finance climat».

Sur 370 milliards d’euros de financement en 2013, l’IDFC a engagé 80 milliards sur des projets «verts». «L’objectif est d’adopter un langage commun sur ce qu’est un projet climat, d’adopter les bonnes pratiques et d’associer le secteur privé, banques, assurances ou fonds de pension, explique la directrice générale de l’AFD, Anne Paugam. Nous sommes pionniers dans ce volontarisme, en terme d’objectifs et de méthodes!»

Depuis 2005, l’AFD a financé 18 milliards d’euros sur des projets ayant un bénéfice sur le climat, dont 2,9 milliards en 2014.
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Lima et après ?

« Tout écroulement porte en soi des désordres intellectuels et moraux. Il faut créer des hommes sobres, patients qui ne se désespèrent pas devant les pires horreurs et ne s’exaltent pas pour chaque ânerie. Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté ». Antonio Gramsci, Cahier de prison n° 28.

Au lendemain de la Conférence de Lima sur le climat, les résultats de la coopération internationale en matière d’environnement sont décevants. Les États-Unis et la Chine étant peu disposés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2030, les perspectives futures, et notamment la Conférence de Paris en décembre 2015, ne sont guère plus réconfortantes.

L’année 2014 a connu une actualité climatique intense. Parmi les nombreux événements institutionnels en relation avec le sujet on citera la remise du cinquième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) [1] qui semble avoir, pour une fois, laissé sans voix les « climato-sceptiques », le sommet extraordinaire de l’ONU sur le climat qui s’est tenu à New York le 23 septembre et a réuni plus de 120 chefs d’État, l’annonce sino-américaine sur le climat effectuée le 12 novembre en marge du sommet de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) et, enfin, la Conférence de Lima qui s’est tenue du 1er au 14 décembre. Quels enseignements tirer de ces événements ?<

Et en particulier des deux derniers présentés comme devant contribuer à l’édification du futur régime climatique mondial censé voir le jour lors de la COP 21 [2] qui va se tenir à Paris à la fin de l’année.

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Pourquoi une grève de la production ne suffirait pas !

Partons de l’exemple concret de l’histoire d’un gobelet plastique.

Première étape : extraire le pétrole

Dans le monde, 27% des émissions totales de gaz à effet de serre sont liées à l’industrie des énergies fossiles, sans compter les marées noires et autres accidents de forages qui polluent les océans et sans compter les émissions libérées par la combustion de ces énergies fossiles pour leur utilisation finale (chauffage, transport, industries..). Le dernier rapport du GIEC préconise de laisser dans le sous sol 80% des énergies fossiles déjà connues afin de limiter la hausse de température liée à l’effet de serre et éviter l’emballement des changements climatiques.

Pourtant, financées par les plus grandes banques, ces multinationales du pétrole, championnes de l’extractivisme émettent toujours plus de CO2 à mesure qu’elles se tournent vers les énergies plus extrêmes : gaz et pétrole de schistes, sables bitumineux…

La connivence entre ces grandes multinationales pétro-gazières et les états est telle que leurs positions de par le monde sont assurées (cf Total et GDF Suez en France, et la « Francafrique »), souvent même au mépris des droits des peuples (mensonges, corruption, conflits armés).

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L’étrange résurgence d’un rapport sur le gaz de schiste en France

En tournant le dos au gaz de schiste, la France se serait privée d’une rente comprise entre 103 et 294 milliards d’euros sur trente ans, ainsi que de 120 000 à 225 000 emplois sur la même période, soit 1,5 à 2 points de chômage en moins. C’est ce qui ressort d’un rapport commandé en 2012 par Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, finalisé début 2014 mais jamais publié. Un document que « le gouvernement s’est empressé d’envoyer aux oubliettes », selon Le Figaro qui se l’est néanmoins procuré et qui en a publié l’intégralité sur son site Internet, lundi 6 avril au soir.

En janvier 2014, déjà, Le Canard enchaîné avait révélé l’existence de ce rapport. Si l’on ignore comment le document, dont Le Figaro écrit qu’il « n’a été tiré qu’en sept exemplaires », a refait surface un an plus tard, il n’apporte en réalité guère d’éléments nouveaux sur le fond du dossier. C’est-à-dire sur la possibilité d’utiliser une autre technologie que la fracturation hydraulique, interdite en France, pour exploiter les huiles et gaz de schiste. Il ne fait, sur ce point, que reprendre les travaux de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) publiés en novembre 2013. Il n’apporte pas non plus d’éléments étayant les perspectives de création de richesse et d’emplois annoncées.

Seule certitude : il resurgit dans un contexte où les industriels du secteur s’activent pour rouvrir le dossier des hydrocarbures non conventionnels en France. Décryptage.

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Cowspiracy : Le secret du développement durable

Ce documentaire enquête sur le silence qui pèse sur l’élevage industriel. Celui-ci est pourtant l’une des principales causes de la destruction de l’environnement.Pourquoi les grandes ONG écologiques le ménagent-elles autant ? Quelle est l’activité humaine qui a le plus d’impact sur l’environnement ? Ce ne sont pas les transports, pas l’industrie… Mais l’élevage industriel. C’est l’idée choc avancée par le documentaire qu’on pourrait traduire par : « La conspiration des vaches ».

Le réalisateur Kip Andersen, filmé par Keegan Kuhn, se met en scène, en tant qu’apprenti écolo d’abord bouleversé par le film “An Inconvenient truth” d’Al Gore. Il cherche quel peut être le geste le plus écologique à faire au quotidien. Il se renseigne donc sur les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre… et découvre à sa grande surprise que ce ne sont pas les transports ou l’industrie… mais l’élevage !

Changement climatique : Une escroquerie ?

Le réchauffement de la planète ne serait pas lié à l’activité humaine. Le Britannique Martin Durkin prend le contre-pied de l’actuel consensus sur l’évolution du climat en s’appuyant sur des interviews de scientifiques, d’économistes ou encore d’hommes politiques.

Un documentaire polémique, qui a été particulièrement controversé lors de sa diffusion au Royaume-Uni en 2007. “The Great Global Warming Swindle” est un film documentaire controversé du producteur de télévision britannique Martin Durkin, qui conteste l’avis de la majorité des climatologues selon lequel l’activité humaine serait la principale cause du réchauffement climatique.

Le film montre le témoignage de scientifiques, d’économistes, de politiciens, d’écrivains et d’autres personnes sceptiques par rapport au consensus scientifique sur l’origine anthropique du réchauffement climatique.

Chine : La révolution verte

De plus en plus confronté aux désastres écologiques, le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre développe des technologies de pointe pour résoudre les problèmes liés à sa croissance insolente.

Pollution de l’air et de l’eau, avancée des déserts, fonte des glaciers, conditions climatiques extrêmes, explosion démographique dans les villes… En Chine, conséquence d’une croissance économique toujours plus florissante, les catastrophes écologiques sont devenues une triste réalité.

Mais, depuis quelques années, le numéro un des émissions de gaz à effet de serre cherche — et trouve — des solutions particulièrement inventives à ses problèmes environnementaux.

Un travail de titan quand on sait que les réformes entreprises dans le pays au cours des trente dernières années ont généré une augmentation très rapide de la consommation d’énergie : toutes les heures, 1.800 nouvelles voitures y sont fabriquées, 480 tonnes d’ordures y sont jetées chaque minute et 100 tonnes de charbon brûlées toutes les secondes.

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Saga Cité

Court métrage d’animation sur la lutte contre les changements climatiques. Face à ces défis, l’urbanisme et l’aménagement du territoire ont un rôle central à jouer. En définissant la forme des collectivités à l’origine de nos habitudes de vie, ils permettent de réduire à la source les émissions de gaz à effet de serre.

Faut-il craindre les hydrates de méthane ?

Pourquoi diantre se préoccuper du méthane, tout d’abord ? Bien que “on” se focalise souvent sur le seul CO2 quand “on” parle de gaz à effet de serre, il n’en reste pas moins que le CO2 n’est pas le seul de ces gaz à être mis dans l’atmosphère par l’homme : environ un tiers de nos émissions se compose d’autre chose, et dans cet “autre chose” une bonne moitié est due au méthane.

Or le méthane, comme le CO2, est aussi un gaz “naturel” à effet de serre, en ce sens que, avec ou sans hommes, il y a du méthane dans l’atmosphère. Ce que nous avons fait durant les 2 siècles écoulés n’est pas d’avoir mis du méthane dans une atmosphère qui n’en comportait pas, mais d’avoir augmenté la quantité de méthane qui s’y trouvait.

Répartition approximative des émissions humaines de gaz à effet de serre par gaz, en pourcentage, hors ozone, pour l’année 2000. Source : GIEC

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Les émissions de CO2 liées à Internet polluent autant que l’avion

La pollution générée par Internet devient un réel problème. Si les données semblent virtuelles, leur transit entre serveurs est pourtant bien concret et polluerait autant que l’industrie aérienne, selon de récentes études. Des chercheurs élaborent de nouveaux modèles d’échange d’information afin de trouver un moyen de réduire au mieux l’empreinte carbone d’Internet.

L’échange d’information sur Internet depuis votre ordinateur se fait grâce à différents réseaux interconnectés (les nuages) par des routeurs (en bleu). Pour atteindre un serveur (en bas à droite de l’image), les routeurs transmettent l’information de proche en proche. Ils constituent des nœuds du réseau.

Se mettre au vert signifierait-il privilégier le papier à Internet ? Sur le Web, chacun partage et échange de différentes manières (par écrit, de façon sonore, visuelle, etc.). Et la virtualité de ce monde est souvent perçue comme une réponse aux problèmes environnementaux tels que l’utilisation excessive du papier, et donc la déforestation, ou bien l’utilisation des transports routiers ou aériens pour transmettre l’information.

Pourtant, la génération de 50 millions de tweets émettrait une tonne de CO2 dans l’atmosphère. Le simple fait de mettre en copie un destinataire pour un courriel équivaudrait à l’émission de 6 g de CO2. En outre, les chercheurs du Centre for Energy-Efficient Telecommunications (CEET) et des laboratoires Bell ont montré que les technologies de l’information et de la communication (TIC), qui englobent Internet, les vidéos, les fichiers sonores et autres services dans le cloud, produiraient plus de 830 millions de tonnes de CO2 chaque année.

Cela représente 2 % des émissions globales du principal gaz à effet de serre. Une telle quantité de CO2 équivaut aux émissions de l’industrie aérienne.
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Pologne : Pourquoi Varsovie dit non à la politique climatique

Par Rafał Zasuń

La Pologne a posé son veto à la directive sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2010, proposée lors du sommet européen à Bruxelles vendredi 9 mars. Un non sans surprise devant le flou de cette politique.

La confiance ne règne pas entre les fonctionnaires polonais et la commissaire européenne au climat, Connie Hedegaard – c’est le moins qu’on puisse dire. Mais là n’est pas le vrai problème. Les commissaires ne restent pas indéfiniment à leurs postes, et à Bruxelles, le bruit court que la prochaine Commission ne comportera aucun titulaire pour le climat.

Pis, la suspicion qui empoisonne l’atmosphère a commencé à gagner les relations entre Varsovie et quelques partenaires clés de la Pologne au sein de l’UE, à savoir l’Allemagne, la Suède et le Danemark.

Ce que les organisations écologiques et nos partenaires européens refusent d’admettre, c’est que la Pologne a déployé d’énormes efforts pour réduire ses émissions de dioxyde de carbone, en les ramenant de 453 millions de tonnes en 1990 à 377 millions de tonnes en 2009. Nous pourrions aisément atteindre l’objectif de l’UE (-20 % par rapport aux niveaux de 1990) d’ici à 2020.

Cela, sans passer par le système européen d’échanges d’émissions, qui ressemble à l’institution des indulgences au Moyen-Age, et sans avoir recours à de coûteuses subventions au profit de l’énergie éolienne.

Le mercantilisme et l’hypocrisie du XVIIe siècle
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La Californie remet en question son programme écologique

L’État américain, élève modèle en matière de protection de l’environnement, devra peut-être faire marche arrière. Un référendum entend préserver la croissance économique. Arnold Schwarzenegger est contesté pour avoir privilégié l’écologie au lieu des emplois.

L’écologie est un luxe que la Californie ne peut s’offrir dans le contexte économique actuel. C’est le postulat d’un groupe de pression nommé California Jobs Initiative Committee (CJIC). Son projet, qui prend la forme d’un référendum, vise à limiter les objectifs environnementaux que l’État s’est fixés il y a quatre ans.

Marché du C02 contesté

En 2006, le législateur californien et le gouverneur républicain Arnold Schwarzenegger ont approuvé une loi sur le climat qui impose, en quinze ans, une réduction des gaz à effet de serre à un niveau équivalent à celui de 1990.

Cela représente une diminution de quelque 25% par rapport au niveau actuel. Outre de nouvelles normes et régulations, le catalogue de mesures comprend la mise en place, dès janvier 2012, d’un marché de crédits d’émissions de CO2.

Selon le CJIC, cette législation menace une économie californienne déjà mise à mal par un taux de chômage élevé. La part de personnes sans emploi par rapport à la population active atteint en effet 12,6%, soit l’un des taux les plus élevés aux États-Unis. La législation, estime l’organisation, va entraîner une augmentation des prix de l’énergie et menacer plus d’un million d’emplois.

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Le pic pétrolier du brut est arrivé, avertit l’Agence de l’Énergie US

Washington envisage un déclin de la production de pétrole mondiale à partir de 2011.

Le Département de l’énergie américain reconnaît qu’“il existe une chance pour que nous fassions l’expérience d’un déclin” de la production mondiale de carburants liquides entre 2011 et 2015, “si les investissements font défaut,”, selon un entretien exclusif avec Glen Sweetnam, principal expert officiel du marché pétrolier au sein de l’administration Obama.

Cette alerte sur les capacités mondiales de production pétrolière, lancée depuis Washington, intervient au moment où la demande mondiale de pétrole repart à la hausse, et tandis que de nombreux projets d’extraction ont été gelés à cause de la chute des cours du brut et de la crise financière.

Glen Sweetnam, qui dirige la division internationale, économique et des gaz à effet de serre au sein de l’administration de l’information sur l’énergie du DoE, ne dit pas que les investissements nécessaires feront “défaut”. Toutefois, la réponse au problème de savoir où, quand et dans quelles quantités des sources supplémentaires de pétrole pourront être mises en exploitation, demeure largement “non identifiée” aux yeux du plus éminent analyste officiel en matière d’énergie au sein de l’administration Obama.
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USA : prime à la casse d’électroménager

A grand renfort de rabais et coupons, les Américains sont invités à mettre leurs vieux réfrigérateurs et machines à laver au rencart pour en acquérir de nouveaux, avec l’aide du gouvernement fédéral qui veut relancer l’économie et réduire les émissions de carbone.

Le programme, financé à hauteur de 300 millions de dollars, vise à encourager les consommateurs à se débarrasser de leurs vieux électro-ménagers pour s’équiper de cuisinières, lessiveuses et autres séchoirs plus économes en terme d’énergie. L’initiative s’est inspirée du succès du programme de “prime à la casse” pour les voitures (“cash for clunkers“) qui a dopé les ventes automobiles au coeur de la récession.

Selon les autorités, l’offre sur les équipements ménagers, qui constitue une petite partie du plan de soutien massif de l’économie de 800 milliards de dollars mis en place l’année passée, va aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que relancer les ventes et créer des emplois.

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Hausse de 40% de la demande mondiale d’énergie d’ici à 2030

L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) s’attend à un rebond du prix du baril de pétrole qui devrait atteindre 100 dollars en 2020 et 115 dollars en 2030, la demande d’énergie restant massivement orientée vers les énergies fossiles.

Les prix moyens pour 2009 devraient s’établir aux environs de 60 dollars en 2009, sur fond de déclin de l’activité, avant de rebondir “en raison de la reprise économique” pour atteindre 115 dollars dans vingt ans, en dollars constants de 2008 (c’est-à-dire hors inflation), indique l’AIE dans son rapport sur les perspectives énergétiques mondiales publié mardi.

Après une baisse de la consommation en 2009, la première depuis 1981, la demande mondiale d’énergie devrait augmenter de 40% d’ici à 2030, tirée quasi exclusivement (90%) par les pays émergents dont la Chine et l’Inde. Elle resterait dans une écrasante majorité (77%) tournée vers les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon…), responsables des émissions de gaz à effet de serre, selon le scénario “noir” envisagé par l’AIE.

Pour répondre à cette demande, les investissements requis d’ici à 2030 sont “immenses“, juge l’AIE, qui les chiffre à 26.000 milliards de dollars, soit 1.100 milliards par an. “La crise financière a rendu plus incertaine que jamais” la possibilité de mobiliser ces fonds, selon le rapport.

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